Le mois de juillet vit venir le jour des onze ans du brun où Néréis prévint Harry qu'il était temps qu'il acquière une baguette, comme chaque sorcier en avait le droit à cet âge. Ils allèrent à cet effet au chemin de traverse à Londres, afin de se rendre chez le très réputé Ollivander.
Chapitre 6 : Lettre et baguette
Ce même mois de juillet du côté de Little Whinning, Mattheo vit pour la première fois dans la boite aux lettres, une lettre qui lui était adressée. Il eut tout juste le temps d'entendre son pachyderme de cousin se précipiter vers lui, et forma rapidement un choya de glace sous son pied afin que celui-ci glisse pour une raison qui lui était inconnue. Ces quelques secondes où le regard de Dudley fut dévié vers le sol qui se rapprochait lui permirent de cacher la lettre sous son T-shirt sans que personne ne la remarque. Il pourrait la lire plus tard, le plus urgent était que personne ne la trouve car si c'était le cas, il se doutait qu'il n'aurait pas le droit ne serait-ce que de la décacheter.
Il ne put commencer sa lecture qu'une fois dans son placard, après avoir servi le petit déjeuner à sa famille et fait ses corvées matinales. L'enveloppe était étrange, de couleur violette, et venait du Collège de Sorcellerie de Poudlard. En voyant cet expéditeur, il commença à se demander si ce n'était pas une blague. Se disant qu'il n'avait rien à perdre, après tout, ce qu'il faisait avec la glace était peut-être de la magie, il décacheta la lettre pour y découvrir un parchemin recouvert d'une écriture fine et penchée.
Cher Mr Potter,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendons votre hibou ou votre chouette avant le 31 juillet.
Veuillez croire, cher Mr Potter, en l'expression de nos sentiments distingués.
Un hibou ? Ou une chouette ? Là, effectivement, il devait rêver. D'après la lettre il devait envoyer une réponse avec un oiseau. Sachant qu'en parler avec les Dursley était exclu, il décida d'attendre, en espérant que celui qui avait envoyé la lettre s'inquiéterait de ne pas recevoir de réponse. Il cacha soigneusement la lettre dans son placard, sous son matelas, là où il avait déjà caché des livres et des affaires de l'école. Il avait en effet réussi à défaire les planches qui représentaient le sol de sa « chambre » et à faire une cavité assez grande pour être une bonne cachette.
Quelques jours plus tard, il acquit la certitude que la lettre n'était pas une blague lorsqu'il entendit sa tante hurler en ouvrant la porte le 31 juillet. En passant la tête par l'entrebâillement de sa porte de placard, il pu apercevoir une ombre gigantesque dans l'entrée, qui appartenait à un homme barbu d'une taille absolument anormale. Apparemment cet homme le cherchait.
« Mattheo Potter ? » Demanda-t-il à l'adresse de Dudley qui descendait l'escalier, et qui sous le choc s'assit directement sur les marches en tremblant, montrant l'entrée du placard où il avait aperçu son cousin.
Le géant se dirigea droit vers lui, baissant la tête pour ne pas racler contre le plafond, et poussant en même temps une tante Pétunia pâle comme la mort.
« Ah Mattheo, je me doutais bien que tu ne pouvais pas être devenu si gros ! » Le salua-t-il de sa grosse voix bourrue.
« J'ai quelque chose pour toi, il doit être un peu écrasé, je crois que je me suis assis dessus en venant mais ça doit toujours être bon. » Il lui tendit sur un gros paquet un peu aplati, d'où se dégageait une odeur de chocolat, comme il fut confirmé à son ouverture.
Mattheo n'en revenait pas. Un inconnu arrivait chez sa tante et son oncle le jour de son anniversaire, et lui offrait directement un gâteau. Ca ne lui était jamais arrivé.
« Euh monsieur ? Qui êtes-vous ? » Lui demanda-t-il timidement. Après tout, l'homme était assez impressionnant.
« Ah non non non pas de monsieur. Appelle-moi Hagrid, gardien des clefs et des lieux à Poudlard. »
« Et. . . c'est quoi Poudlard ? »
« C'est quoi Poudlard ? Mais. . . vous ne lui avez rien dit ? » Demanda-t-il en se tournant interloqué vers l'oncle Dursley qui venait de se montrer, restant sous le choc devant la vision qui s'offrait à lui.
« Rien dit ? Il n'y a rien à dire. Sortez de chez moi tout de suite, vous n'avez rien à y faire. » Tenta son oncle, rouge comme une tomate de fureur.
« Bande de larves Dursley, vous étiez sensés lui apprendre. » Rugit le géant, faisant se ratatiner cachalot père. Puis il se tourna vers le jeune Mattheo, tout son calme revenu.
« Tu es un sorcier Mattheo, fils de Lily et James Potter qui ont vaillamment combattu pour la lumière jusqu'à ce jour fatidique où ils nous ont quitté. »
« Ils ne sont pas morts dans un accident de voiture ? »
« Un accident de voiture ? ? » Manqua s'étrangler Hagrid. « Comment un simple accident de voiture aurait-il pu les tuer ? » Sembla-t-il demander aux Dudley, son regard noir de retour.
Il expliqua alors à Mattheo son histoire et son rapport avec un mage noir du nom de Voldemort. Ensuite, après avoir fichu une peur bleue à son oncle et sa tante, et fait apparaitre une queue de cochon sur Dudley qui avait essayé de manger son gâteau, ils partirent pour Londres afin de faire ses courses de rentrée.
Ils allèrent ainsi au chemin de traverse, un endroit où les sorciers pouvaient acheter tout ce dont ils pouvaient avoir besoin au cœur même de la capitale. Ils passèrent à Gringott où le jeune garçon découvrit un compte plus que bien garni, puis Hagrid le déposa devant Mme Guipure pour ses robes d'écoles. Là il fit les essayages en compagnie d'un autre garçon de son âge aux cheveux blond platine. Ce dernier n'arrêtait pas de parler, et sembla à Mattheo bien arrogant pour son âge, mais il était en réalité bien trop intéressé par tout ce qui se passait par la vitre pour vraiment y prêter attention. Il retint à peine le nom de son futur compatriote, Draco. . . quelque chose.
Finalement, Hagrid revint le chercher avec une surprise, une magnifique chouette blanche pour son anniversaire, qu'il décida sur une intuition d'appeler Hedwige. Il ne restait plus que la baguette.
Ils allèrent pour cela chez Ollivander, célèbre fabricants et marchant de baguettes. La boutique paraissait sans dessus dessous lorsqu'ils y entrèrent, et Ollivander était en train de ranger divers boites sur des étagères qui montaient jusqu'au plafond.
« J'arrive dans un instant, un client difficile vient de passer, il y a un peu de désordre. »
Après avoir mis sans doute une énième boite à sa place, il leur adressa à nouveau la parole.
« Je suis à vous. Aah Mr Potter. Je me souviens bien de la baguette de vos parents. Voyons voir ce qui vous conviendrait. » Il déposa devant le futur élève plusieurs boite qu'il lui demanda d'essayer.
Mattheo se saisit d'une baguette au hasard, et l'agita légèrement, ne sachant que faire d'autre, mais ne s'attendant à la catastrophe qui suivit son mouvement. La moitié des boites d'une étagère d'écroulèrent, provoquant une pile désordonnée au sol. Il reposa immédiatement le bout de bois le plus loin possible de lui.
« Mmm, pas celle là donc. . . » Murmura pour lui-même le vendeur.
Il continua ainsi pendant quasiment une heure à essayer diverses baguettes, de bois et de contenu différent, provoquant au mieux rien du tout, au pire un mini cataclysme à l'intérieur de la boutique. Il commençait à désespérer quand au leu de lui tendre un autre bâton magique, Ollivander reprit la parole.
« Et bien, et bien, c'est la journée des clients difficiles on dirait. Attendez-moi là que je trouve votre bonheur. Jamais quelqu'un n'est reparti les mains vides d'ici. » Et il partit dans l'arrière boutique, ramenant trois boites poussiéreuses et paraissant bien plus vieilles que les autres du magasin. Il demanda à Mattheo d'en essayer une parmi les trois.
Celui-ci se saisi donc d'une des baguettes qui l'attirait plus que les autres, et alors qu'il l'agitait, s'attendant au pire, il sentit un brusque courant d'énergie l'envahir alors que des étincelles sortaient de l'extrémité du bout de bois.
« Baguette de bois de houx, 30,5 cm, plume de phénix de glace. Etrange, très étrange.» Murmura le vieil homme, le scrutant de ses yeux translucides.
« Qu'est ce qui est étrange ? » Lui demanda Mattheo, d'autant plus perplexe devant l'air étonné de Hagrid.
« Les phénix de glace sont des créatures très rares, on pense qu'il y en a plus que les phénix de feu mais ils sont plus solitaires donc plus difficiles à voir. Très peu de baguette utilisent leurs plumes. C'est d'autant plus étrange que je viens à peine de vendre après plus d'une heure de recherche, une autre baguette possédant une plume de phénix, mais de feu cette fois.
Les coïncidences n'existent pas Mr Potter, je ne sais pas ce que ça veut dire, mais souvenez-vous en. » Termina mystérieusement le vendeur.
