Note : J'ai dû couper un chapitre trop long en deux, donc, il ne se passe pas grand-chose dans celui-ci. Juste Sam et Dean, mais c'est l'essentiel, non ?

Chapitre 7 : Un restaurant et son stationnement

Portage, Indiana, 1 janvier

-Dean ?

-Sam.

-Tu es… tu es vert.

-C'est le… L'odeur de tes… oh non…

Dean repousse sa chaise et se faufile entre les tables éclairées aux chandelles du restaurant en marmonnant des excuses. Sam soupire et fait un signe à la serveuse en contemplant son assiette fumante de linguinis carbonara.

-Je… je voudrais autre chose, dit-il en esquissant son plus beau sourire.

La serveuse, mi-cinquantaine, visiblement peu ravie de passer les festivités de la nouvelle année à travailler, le regarde avec un air de bouledogue enragé.

-Pas à votre goût, monsieur ?

-Non… non…C'est euh… délicieux. J'ai juste changé d'idée, dit Sam en souriant encore plus largement.

En fait, madame, je n'ai même pas goûté. Voyez-vous, mon frère est enceinte et il ne peut pas supporter cette odeur… entre autres.

Sam imagine le choc dans le visage long de la serveuse et étouffe un éclat de rire dans sa gorge.

-Qu'est-ce que vous voulez ? demande la femme en sortant son carnet de sa poche.

-Euh… La même chose que lui, dit Sam en désignant l'assiette de Dean. Un steak, des pommes de terre en purée, quelques légumes cuits à la vapeur –pour lesquels il s'est battu bec et ongles avec son aîné. Loin d'être son repas préféré. Au moins, il est certain de pouvoir conserver son assiette.

-Okay, marmonne la serveuse en se retournant.

-Euh, madame ?

Elle se retourne, les sourcils froncés. Prête à mordre, songe Sam. Il n'essaie même plus de la charmer. Elle semble immunisée à ses grands yeux de chien battu.

-Pourriez-vous ramener l'assiette tout de suite ?

La serveuse a un soupir peu discret, prend l'assiette brusquement et marche d'un pas traînant vers les cuisines. Le menton dans la main, Sam pense rêveusement à ses pâtes jusqu'à ce que Dean vienne le rejoindre, l'air un peu emprunté en pantalon et chemise.

Il s'effondre sur sa chaise et se penche vers Sam. «Comment quelque chose de gros comme une cerise peut me rendre aussi malade ?» susurre-t-il entre ses dents.

-Ce sont les hormones, répond Sam patiemment. Tu vas bien ? Tu penses que tu vas pouvoir manger ?

Dean considère son steak avec appréhension.

-Peut-être. Toi, qu'est-ce que tu vas manger ?

-J'ai commandé la même chose que toi.

-Sam Winchester daigne goûter à de la viande rouge, se moque Dean en découpant un minuscule morceau de viande.

Il le glisse dans sa bouche et commence à mâcher avec hésitation. Puis, son visage s'éclaire. Visiblement, c'est un feu vert pour le steak, et Dean paraît heureux comme un enfant à Noël.

-Je vais manger de la viande rouge et toi, tu vas manger tes légumes, sermonne Sam.

Dean hoche la tête et avale une énorme bouchée de pommes de terre. «C'est… tout ça c'est…merci» marmonne-t-il d'une voix étouffée.

Le restaurant est un établissement propre et de qualité, mais sans prétention. Sam a voulu célébrer le nouvel an, pour une fois. Penser à ce que l'année à venir va changer pour eux lui donne le vertige, mais c'est une bonne sensation, comme quand on dévale des montagnes russes. Il a également une surprise pour son frère. L'enveloppe est à l'abri dans la poche de son pantalon.

Face de Bouledogue amène bientôt son assiette. Les frères Winchester prennent le temps de manger dans un silence confortable. Dean garde les légumes pour la fin, les mâchant et les avalant rapidement, comme on le ferait avec un médicament. Il noie le tout à coup de grandes gorgées d'eau. Sam sourit intérieurement, mais se garde de passer le moindre commentaire.

-Tu vas finir ça ? demande son frère en pointant de sa fourchette le steak à peine entamé, trop saignant, qui gît dans l'assiette de Sam au milieu des sucs de cuisson.

-Serre-toi, je t'en prie, dit-il en repoussant son assiette.

Il sirote son eau minérale. Sam n'a jamais apprécié l'alcool de la même façon que Dean. Ce n'est pas un gros sacrifice pour lui de s'empêcher de boire devant son frère, qui fait preuve d'une volonté de fer, même si la bière lui manque visiblement. Il est même philosophique. «C'est un mal pour un bien, au fond. Je buvais trop. Je buvais trop depuis trop longtemps. Je ne suis même pas sûr que je vais recommencer, après.» Le regard incrédule de Sam lui a valu un coup de poing sur l'épaule.

La serveuse sinistre vient les desservir et leur offrir un dessert et du café. Sam voit Dean hésiter.

-Tu as droit à deux par jour, dit-il doucement.

Son frère rougit et lui lance un regard noir.

-Non je… je vais prendre la tarte aux cerises et euh… du lait, marmonne-t-il en fixant ses doigts.

-Un thé, rien d'autre pour moi, merci.

Il attend le départ de leur rayon de soleil pour sourire à Dean de toutes ses dents.

-Pas de commentaire, grogne ce dernier en chiffonnant sa serviette.

-Je ne t'ai jamais vu boire du lait, même pas quand on était jeunes.

-Okay, pas la peine de t'énerver, Sammy. Mon Dieu, tu veux passer une annonce dans le journal ?

-Tu sais que je t'aime.

-Tu m'adores, corrige Dean en le pointant du doigt. Et la prochaine fois que tu mentionnes mon… état devant quelqu'un, je t'arrache la tête.

-J'ai parlé de café, rien d'autre. D'ailleurs, je te l'ai dit, tu peux en boire en quantité raisonnable. C'est sans danger pour le fœtus.

Dean hausse les épaules. «Je sais, mais je me sens coupable quand j'en bois. Si je ne peux pas en profiter, ça ne vaut pas la peine. Par contre, je ne vois pas pourquoi toi tu t'en priverais.»

-J'ai peut-être envie de boire du thé.

-C'est ça.

Tout est une question d'équilibre et de délicatesse, a compris Sam au cours des deux dernières semaines. Malgré son «état», Dean reste Dean. Même s'il commence à accepter la situation, Sam sait que son frère continue d'enfouir ses angoisses, ses questions et ses insécurités le plus profondément possible, mais il y arrive moins bien qu'avant. La faute aux hormones, entre autres. Une minute, Dean peut se taper sur les cuisses en écoutant une vieille reprise de sitcom la seconde d'après, Sam le trouve debout à la fenêtre, le regard mélancolique, lui posant une question impossible du genre : «Je me demande ce que p'pa penserait de tout ça.»

Il faut savoir lire l'humeur de Dean, être attentif à tous les signes. C'est épuisant, mais Sam ne se plaint pas. Il aime son frère entièrement, les mauvais comme les bons jours. L'idée d'avoir un enfant, d'en porter un, creuse tranquillement son chemin dans l'esprit de son frère, et Sam entend bien le soutenir à chaque étape.

Ils se sont déplacés lentement au cours des deux dernières semaines, prenant le temps de se reposer, de laisser passer les heures oisivement. Sam a acheté d'autres livres traitant de grossesse et du développement d'un enfant (Mon Dieu, Sammy, tu prépares une thèse de doctorat ? S'est moqué Dean en fouillant dans le sac de la librairie rempli à pleine capacité. Mais un peu plus tard, Sam l'a surpris à feuilleter un album illustré sur la croissance utérine du fœtus.). Il se connait suffisamment pour savoir qu'il ne sera pas rassuré tant qu'il n'aura pas ingéré toutes les information possibles. Le reste du temps a été consacré à une autre recherche.

Sam sort l'enveloppe de sa poche pendant que Dean racle les dernières gouttes de jus rouge dans son assiette et suce sa fourchette avec une expression d'extase presque indécente.

-Qu'est-ce que c'est ?

-Ouvre.

-Sam… gronde Dean en s'emparant de l'enveloppe. Il en sort un simple bout de papier sur lequel deux mots ont été soigneusement tracé. Rania Suleiman. «Qui c'est ?»

-Ton docteur.

-Mon docteur ?

Comme à chaque fois où il expose le résultat de ses recherches, Sam adopte un ton autoritaire légèrement condescendant. Et fier. Sam est fier. «J'ai commencé par le journal de papa, ses contacts –qui sont tous morts : Pasteur Jim, Caleb, Daniel Elkins, Helen et Bill…»

-Je sais tout ça, Sam, tranche Dean, une ombre passant sur son visage.

-Euh… Ouais… Reste Joshua, mais j'ai tout essayé, et je n'ai pas réussi à le rejoindre. Puis je me suis souvenu de Lucas Murphy, le neveu de Jim.

-Qui ?

-En fait, je ne l'ai rencontré qu'une fois. Je devais avoir quinze ans… Si tu te rappelles, tu as passé un mois en traction à l'hôpital cet été-là.

Dean grimace à la mention de l'incident. «Le foutu fantôme d'une bibliothécaire. Elle m'avait poussé dans un escalier en colimaçon. Je me rappelle de chaque marche, Sam. Mon cul aussi.»

Sam n'aime pas non plus se rappeler du moment où il a découvert le corps inerte de son frère, sa jambe droite dans un angle étrange, et de s'être dit que c'était un cadavre qu'il contemplait. Il frissonne. «Oui, bon, donc, au bout de deux semaine, papa et moi on se tapait tellement sur les nerfs qu'il a fini par m'envoyer à Blue Earth. C'est là que j'ai rencontré Lucas. Il avait quoi… trois ans de plus que moi, super intelligent : il étudiait la physique cantique, je pense. Bref, on s'entendait bien, et il se trouve qu'avant mon arrivée Lucas avait découvert l'emploi moins… officiel, de son oncle. Il était en train de le persuader de lui montrer ce qu'il savait, et il était têtu, autant qu'un Winchester. Bref, je m'égare un peu...»

-Un peu ? demande Dean en souriant. Tu sais que ma capacité d'attention est limitée.

-Excuse-moi. Donc, après ça, Lucas et moi on s'envoyait des courriels de temps à autres, et j'ai vu qu'il était vraiment enthousiaste à propos de la chasse. Ensuite, je suis parti à Stanford et nos courriels se sont espacés. Les dernières nouvelles que j'ai eu de lui datent de la fin de ma première année… C'était une invitation à son mariage, mais bon, tu te rappelles que j'étais jeune et con et que j'avais décidé de mettre autant de distance possible entre la chasse et moi…

Un voile de tristesse assombrit les yeux de Dean. Il tend la main pour la poser sur celle de Sam.

-Tu étais jeune et con, mais tu avais le droit de faire ce dont tu avais envie, Sam.

Son cadet secoue la tête, comme pour chasser une nuée de mauvais souvenirs.

-Je me suis rappelé que, dans son courriel, il me racontait qu'il avait sauvé sa fiancée d'un Djinn, et aussi qu'elle était étudiant en médecine, Ça valait la peine d'essayer de retrouver Lucas.

-Un peu tiré par les cheveux, mais bon raisonnement.

-Et je l'ai retrouvé.

-Je ne m'attendais à rien de moins de ta part, Sammy.

Sam sourit et son visage s'éclaire. Les compliments de son frère ont toujours le même effet sur lui. «J'ai dû faire des dizaines d'appels, en commençant par le Minnesota, et j'ai dû utiliser quelques alias mais bon, je t'épargne les détails. Nous nous sommes parlés hier matin.»

-Quand tu t'es enfermé dans les toilettes.

-Mmm mmm. Lucas Murphy a repris le travail de son oncle et est toujours marié à la même femme. Ils ont une petite fille. Sa femme est médecin de famille, lui chasse. Ils habitent à Portsmouth, au New Hampshire. C'était… c'était bien de parler avec Lucas après quoi… dix ans ? Je lui ai expliqué que nous étions dans une situation particulière et que nous avions besoin d'un docteur qui soit au courant de… de ce qui se passe vraiment, pour la chasse et tout. Je n'ai rien dit d'autre, Dean. Je voulais en discuter avec toi avant.

-Rania Suleiman, c'est sa femme ?

-Oui. Écoute, je sais que tu n'es pas prêt à leur faire confiance, mais nous n'avons pas beaucoup d'options, Dean. Sans les contacts de Bobby, c'est le mieux que j'ai pu faire. Je suggère qu'on aille au moins leur rendre visite. On pourra prendre une décision plus éclairée à ce moment-là.

-De toutes façons, ajoute Dean après avoir vidé son verre de lait d'un trait, ce n'est pas comme si on pouvait ouvrir le bottin et se choisir un obstétricien. Merci, Sam. «Eh ! C'est pas mauvais, ajoute-t-il en désignant son verre vide, l'air franchement surpris.

Il aborde une fine moustache blanche au-dessus de la lèvre. Sam ne peut s'empêcher de s'étirer par-dessus la table et de l'embrasser pour sucer doucement le lait sur sa peau tiède. Ils paient en vitesse et quittent le restaurant.

L'appétit sexuel de Dean a franchement diminué au cours du dernier mois. Normal, selon l'un des livres de Sam, et attribuable aux symptômes de nausées et de fatigue. Aussi, lorsque Dean exprime la moindre envie, par un geste, un regard, un mot, un soupir, Sam est prêt. Toujours prêt. Comme un scout.

Et ce soir, visiblement, Dean n'est même pas en mesure d'attendre qu'ils soient rentrés au motel. Quand Sam claque la porte du passager, son frère l'agrippe par le col de sa veste et presse sa bouche contre la sienne, si violemment que leurs dents s'entrechoquent. Il prend le contrôle du baiser, enfouit sa langue dans la bouche ouverte de Sam et en explore chaque racoin en poussant des gémissements rauques. Sam perd la tête à peu près à ce moment, met fin au baiser et grimpe sur la banquette arrière, entraînant Dean avec lui.

Dans un enchevêtrement de bras et de jambes, les deux amants réussissent à enlever leur veste, déboutonner leur chemise et leur pantalon. Sam se retrouve à moitié assis sur la banquette, la tête frôlant le toit de l'Impala, son dos appuyé contre la fenêtre. L'une de ses jambes pousse dans la portière opposée, l'autre est posée sur le plancher dans un angle bizarre. C'est extrêmement inconfortable, mais c'est aussi le dernier de ses soucis. Son frère est chaud et dur entre ses jambes il a les pupilles dilatées, les lèvres humides et gonflées. Il ne porte rien sous sa chemise et Sam promène frénétiquement ses mains sur les muscles ferme de son abdomen, en lui murmurant des obscénités. Dean presse son érection contre la sienne, et le frottement du tissu est presque insupportable.

Puis, dans un moment d'égarement, Sam oublie la nouvelle condition de son frère et promène ses doigts sur ses mamelons. Instantanément, Dean s'immobilise et s'éloigne un peu. «Oh, merde, Dean, je suis désolé je… je n'y ai pas pensé.» murmure Sam, essoufflé, les cheveux devant les yeux et les joues rouges.

-Non, attend, répond son frère qui porte une main à son mamelon gauche et l'effleure doucement.

Sa tête se renverse vers l'arrière et il jure.

-Quoi ?

-Ce… ça ne fait plus mal c'est… Mon Dieu Sam, c'est…

Sam fronce les sourcils et essaie à son tour, caressant délicatement les deux tétons qui pointent aussitôt, tirant de son frère une série de gémissements qui font tressaillir son sexe à l'étroit dans ses boxeurs.

-Continue s'il te plaît, supplie Dean qui, sans attendre la réponse, recommence à jouer avec les boutons roses et sensibles sur sa poitrine, visiblement incapable de retenir les longues plaintes basses qui s'échappent de sa gorge.

Pendant un instant bref, Sam est persuadé qu'il va jouir dans son pantalon, comme un adolescent en chaleur. Faisant appel à toute sa volonté, il prend une longue inspiration tremblante et tente de calmer les battements de son cœur. Il immobilise les mains de son frère entre les siennes et le pousse lentement vers l'arrière, jusqu'à ce que Dean soit couché sur le dos. Sam descend son pantalon et ses boxeurs sous ses hanches, s'attarde un instant à la vue du pénis dressé de son frère qui claque sur son ventre, laissant une trace luisante de liquide juste sous son nombril.

«Sam» gronde son frère en tendant les mains pour essayer de l'attirer à lui.

Son cadet se défait aussi de l'emprise de son pantalon et empoigne son pénis dont il serre la base pour pouvoir durer plus longtemps. Dean remonte ses genoux et le laisse s'installer entre ses jambes. «Sam, si tu ne veux pas que je me touches, occupe-toi de moi» dit-il en cambrant les hanches à la recherche d'un peu de friction.

Sam ne se le fait pas dire deux fois. Il se penche lentement et se met à sucer l'un des mamelons de son frère tandis qu'il fait rouler l'autre tout doucement entre ses doigts, incapable de croire aux cris de plaisir qu'il réussit à soutirer à Dean, qui enfonce ses doigts dans la peau ferme de ses fesses, comme s'il cherchait un point d'ancrage. Sam lève la tête un instant.

«Je suis sûr que je peux te faire jouir sans toucher ton pénis, juste en continuant ce que je suis en train de faire.»

Il se met à souffler sur le téton à vif qu'il léchait une seconde plus tôt. Dean ouvre les yeux, les sourcils froncés, le visage tordu dans une magnifique expression de plaisir. «Je… halète-t-il. Je me fous de la manière dont tu …aahh… t'y prend, Sammy. Ferme-la et continue.»

Sam obéit. Il l'embrasse à nouveau pour pouvoir l'entendre gémir dans sa bouche à lui tandis que ses mains continuent de travailler les mamelons abusés. La poitrine de Dean se soulève de plus en plus vite, et il agite les jambes involontairement, visiblement tout près de l'orgasme. L'un de ses doigts se glisse entre les fesses de Sam et appuie doucement sur son anus. C'est au tour de Sam de pousser un cri bas, sauvage. Il se relève pour pouvoir s'empaler sur le doigt de son frère, pour pouvoir regarder Dean, voir son scrotum se tendre se remonter sous son pénis furieusement rouge, gonflé, tout luisant de liquide pré éjaculatoire.

«Tu vas jouir bientôt» affirme Sam lui pinçant brutalement les seins.

Dean se mord les lèvres pour s'empêcher de crier. Ses yeux se fixent dans ceux de Sam. «Oui» finit-il par murmurer. Puis il renverse la tête vers l'arrière pendant que son frère continue de masser ses mamelons et de s'empaler sur son doigt jusqu'à ce qu'il vienne frotter sa prostate. Quelques secondes plus tard, Dean a à peine de temps de lancer un avertissement. «Sam je vais… je vais… SAM !»

Sam a tout juste le temps de baisser les yeux pour voir le sperme jaillir du sexe de Dean dans un mouvement de hanches frénétiques et tracer de longs cordons blancs sur son ventre. Cette vision, combinée à la pression sur sa propre prostate et au cri étranglé de son frère, entraîne Sam dans son propre orgasme. Il ferme les yeux et laisse le plaisir éclater en lui, hors de lui, à grands coups de bassins involontaires, tandis que sa semence se mêle à celle de son amant.

Il faut chaud dans l'Impala. Sam est pressé contre son aîné, leurs jambes emmêlées, et Dean lui caresse doucement les cheveux. Aucun des deux n'a la force de bouger. Pour l'instant. Pour toujours, pense Sam qui réprime un bâillement.

-Jamais ressenti ça de toute ma vie, dit Dean avec satisfaction.

-Et tu n'as jamais crié comme ça non plus, ajoute Sam.

Cette réplique lui vaut une tape derrière la tête. Il éclate de rire. «Quoi ? Tu peux pas savoir l'effet que ça me fait quand tu fais tous ces espèces de bruits et de couinements…»

-Sam. Je ne couine pas. Et si tu ne veux pas te contenter de ta main pour le prochain mois, il serait temps de ferme ta gueule.

-Okay, consent son cadet en frottant son nez dans son cou.

-Il faut croire qu'il y a des avantages imprévus à… tout ça, murmure Dean.

-Je pense que j'ai lu quelque chose là-dessus.

-Tu m'étonnes.

Sam relève la tête et sourit à son frère.

-Alors ?

-Alors quoi ?

-On part pour le New Hampshire ?

-Oui. Mais Sam : si jamais je… Si nous avons des doutes à propos de Murphy et de sa femme…

-Je ne t'obligerai à rien si tu n'es pas à l'aise.

-Okay.

-Okay.

À SUIVRE…