Et voici la suite. Comme d'hab, j'espère que ça vous plaira ! ^_^
Et encore merci à tous ceux qui me suivent et me commentent ! Ca me fais chaque fois plaisir !
Allez, bonne lecture !
Chapitre 4 : Partir ou… (Partie 1)
Karev, un coton enfoncé dans la narine, ainsi que Cristina, Meredith et Izzie, étaient assis en face de Richard Webber, dans son bureau, n'osant pas le regarder. Lui, en revanche, gardait les yeux rivés sur eux, les mains croisées sur son bureau, le regard furieux allant de l'un à l'autre. Le silence s'allongea un moment, rythmé par le tic-tac constant de la pendule suspendue au mur. Après un temps qui sembla s'étirer indéfiniment, le Chef de la chirurgie rompit l'omerta, faisant retentir sa voix grave dans laquelle se lisait le mécontentement.
-Très bien, ce petit jeu a assez duré ! Je veux que l'un d'entre vous m'explique ce que signifiait cette altercation verbale dans le hall de mon hôpital.
Personne ne répondit. Karev fixait ses chaussures, Meredith ses mains, Izzie se mordillait la lèvre inférieur en observant le pot de fleurs sur le bureau et Cristina restait les bras croisés, regardant les gens qui passait sur la passerelle, dans le dos du Chef.
-Non mais est-ce que vous vous rendez compte des problèmes que vous créez ! Plusieurs personnes se sont plainte que des résidents se bagarraient comme des enfants à l'accueil. C'est un service de chirurgie ici, pas une cour de récréation !
Malgré ses tentatives, aucuns d'eux ne sembla vouloir parler. Il devait provoquer une réaction pour avoir des réponses.
-Meredith !
Elle releva la tête et le regarda droit dans les yeux, avec l'air de celle qui ne comprend pas ce qui se passe.
-Peux-tu me dire pourquoi le Dr Newton a envoyé son poing dans la tête de Karev et s'est en aller l'air furieux ? D'autant qu'il ne répond pas à son bipper.
Grey jeta un coup d'œil à ses camarades, puis répondit :
-Pour être honnête, je n'ai aucunes idées de la raison de cette bagarre, Chef.
-Stevens !?
-Il se pourrait que ce soit en partie de ma faute, Monsieur.
-De votre faute ? Et qu'avez-vous fait pour contribuer à ce règlement de compte.
-Et bien… (Cristina lui lança un regard furibond qui signifiait clairement « tais-toi ou je t'étrangle »). C'est une nouvelle cravate que vous portez ?
-Ho, c'est bon, c'est moi le responsable ! s'exclama Alex, surprenant tout le monde.
- Karev ?! s'étonna Richard.
- Il s'était confié à moi sur ce qui s'était passé à Boston, et j'ai craqué en le racontant à Izzie.
- Donc Stevens était aussi au courant ?
- Oui Monsieur, répondit Karev, mais je précise que c'est Cristina qui a envenimé la situation !
- Quoi ?! s'exclama l'Asiatique, choquée de voir Alex se retourner contre elle.
- Moi j'étais au courant de ce qu'il avait bien voulu me dire, mais Yang a voulu creuser en profondeur.
- D'accord, et qu'est-ce que vous avez découvert de si important que ça déclenche une guerre ?! gronda Richard en se levant, contournant son bureau pour venir s'assoir dessus, en face des autres.
Il savait parfaitement ce qu'il s'était passé à Boston, les faits exacts pour lesquels Newton était parti du Misery Hospital, le meilleur des hôpitaux universitaires de la Côte Est. Les événements qui avaient poussé un brillant résidant de chirurgie à quitter son poste pour fuir ses démons. Il le savait pour la simple et bonne raison qu'Arthur le lui avait confié lors de son entretien d'embauche, il n'avait pas cherché à le cacher, dans un souci d'honnêteté. Webber trouvait cela admirable que ce jeune ait trouvé le courage de continuer et de reprendre si peu de temps après les événements, alors qu'il devait encore être fragile. Pourtant, durant la semaine écoulée, il avait fourni un excellant travail, tout à fait constant. Il avait même refusé le soutient psychologique que Richard lui avait proposé, gardant le sourire. Et là, ces imbéciles de résidants, aussi brillants et prometteurs soient-ils, avaient décidé de répandre des ragots sur le dos du nouveau, réveillant certainement en lui de terribles blessures. Le Chef adorait vraiment cette bande d'idiots qu'avait formé Miranda Bailey, mais qu'est-ce qu'ils pouvaient lui causer comme problèmes, entre eux-tous ! Il soupira, puis demanda d'un ton calme mais colérique :
-Et je peux savoir ce que vous connaissez des raisons du départ du Dr Newton de Boston ?
Tous échangèrent des regards, craintifs, atterrés, attristés. Izzie regarda le sol, Alex détourna le regard quand le Chef le fixa. Finalement, ce fut Meredith qui, après un instant de silence, redressa la tête et déclara :
-J'ignore les détails, mais apparemment, une rumeur c'est répandu durant l'après-midi, colportée par le bouche-à-oreille.
-Et que disait cette rumeur ? demanda Richard, tournant la tête vers l'Asiatique. Yang, qu'avez-vous appris de vos investigations sur Arthur Newton.
-Monsieur… (elle se redressa sur son siège). Un contact que j'ai au Misery m'a révélé qu'apparemment, Arthur Newton aurait entretenu des relations d'ordre sexuel avec l'un de ses titulaires.
-Un homme, précisa Isobelle en continuant de fixer le sol.
Le fait qu'elle se soit sentie obligée de soulever ce point fit tiquer Webber. Mais il ne réagit pas tout de suite, curieux de savoir la suite. Il dirigea son regard sur Karev. Celui-ci le remarqua et poursuivit, franchement mal à l'aise.
-Newton m'avait confié une partie de l'histoire, que Yang m'a complétée avec ce qu'elle avait appris. J'en ai parlé à Izzie, et visiblement, elle n'a pas su tenir sa langue.
En disant ça, il lui avait lancé un regard de reproche, qu'elle prenait visiblement très à cœur, ses yeux brillant de larmes contenues. Grey prit le relai.
-Visiblement, la rumeur c'est répandue très rapidement et Arthur l'a appris. Il nous a rejoint dans le hall, l'air franchement énervé, et a frappé Alex en plein visage.
-Il nous l'a fait façon pétage de blond, se marra nerveusement Cristina, se qui lui valu des regards méprisants de la part du Chef et d'Isobelle, mais elle avait l'habitude du mépris de cette dernière à son encontre.
-Il y a eu des cris, repris Meredith, puis il nous a assené la vérité.
Là, elle marqua une pause, elle venait de se poser une question, à propos du Chef, et tourna la tête vers lui, fixant son regard dans le sien. Il devait savoir quelle était la question qui lui brûlait de poser, cela se voyait au visage attristé qu'il arborait. Elle lâcha enfin les mots qui s'étaient formés dans son esprit :
-Vous saviez.
Richard ferma les yeux, il devait répondre. Il prit une grande inspiration, soupira, puis répondit :
-Oui, je savais.
-Alors expliquez-nous, se crispa la jeune femme, que c'est-il passé exactement là-bas ?
-Ce n'est pas à moi de vous l'apprendre, rétorqua Webber en se levant, toisant du regard les quatre personnes assises devant lui.
Il y eut un long silence, bien plus pesant que les précédents, bien plus oppressant aussi. Finalement, Richard le rompit, contenant sa colère.
-J'espère pour vous que votre bêtise ne causera pas de tore au Dr Newton et qu'il ne sera pas au trente-sixième dessous demain. Vous lui présenterez des excuses, chacun, en ma présence. Et vous avez intérêt à ce que celles-ci soient sincères ! Jusqu'à ce que se soit fait, vous êtes tous quatre privés de blocs !
-Mais, Chef… s'insurgea Yang en se levant d'un bond, frustrée par cette punition. Pas de bloc, juste pour ça ?!
-Vous vous comportez comme des gamins, je vais vous traiter comme des gamins, répliqua Richard en plantant sur elle des yeux furibonds. Maintenant, dehors !
Tous sortirent de la salle sans un mot, sauf Meredith, qui resta assise, plantée sur sa chaise, regardant fixement le Chef. Cristina s'arrêta sur le pas de porte pour voir si elle se décidait à la suivre, vit que le Webber la fixait toujours et sortit dans le couloir, là où il ne pouvait plus la voir. Une bonne minute s'écoula, durant laquelle Grey et Richard se fixèrent, puis celui-ci demanda, d'un ton plus tendre :
-Tu veux ajouter quelque chose Meredith.
Elle eut un sourire crispé, un de ceux qu'elle savait si bien faire et qui indiquait clairement son mécontentement, en répondant.
- Non, rien.
Elle se leva et sortit directement sans un regard en arrière, laissant son mentor seul, se frottant le visage de la main, désespéré de voir ses résidents s'entredéchirer comme ça. Décidément, son hôpital commençait à prendre une mauvaise pente. Le Seattle Grace avait été de longue année en tête du classement des hôpitaux universitaires, mais cette année, il était passé en deuxième position, et si tout continuait à partir en vrille comme c'était en train de le faire, ça n'allait pas s'arranger, il le craignait.
oOoOoOo
Le lendemain, les quatre anciens internes de Bailey attendaient en rang, près du tableau d'occupation des blocs. Karev bailla, visiblement, il avait mal dormi, comme tous, d'ailleurs. Le Chef leur avait demandé à leur arrivée de ne rien commencé avant que Newton ne soit arrivé pour qu'ils lui présentent des excuses, seulement, cela faisait déjà presqu'une heure qu'ils attendaient, il aurait du arriver maintenant.
-C'est ridicule, émit Cristina, les mains croisées dans le dos.
-J'te le fais pas dire, répondit Alex, se balançant d'avant en arrière.
-Je vous rappelle que c'est de votre faute si on en est là, lança Izzie.
-Ho, fit Cristina calmement, se tournant légèrement vers elle avant de continuer d'un ton sarcastique. Rappelle-moi qui a répandu l'affaire à tout l'hôpital.
-Ferme-là, fulmina la blonde.
-Je vous signale que je suis obligée de partager votre punition alors que je n'était au courant de rien, alors bouclez-là s'il vous plait. Lança Meredith, les mains dans les poches de sa veste, d'un ton sans conviction.
Après encore un petit moment, Bailey, passa dans le couloir, lisant un dossier. Elle leur passa à côté, se rendit compte de leur présence, et revint sur ces pas, s'arrêtant devant eux avec un regard interrogateur. Elle leur demanda :
-Je peux savoir pourquoi vous restez planté ici, à ne rien faire, depuis tout à l'heure ?!
-On doit attendre, répondit Grey d'un ton sans entrain.
-Attendre ? Attendre quoi ?! Que vous preniez racines ?!
-Le Chef veut que l'on attende ici jusqu'à ce que Newton arrive, raconta Karev.
-Pour nous excuser, ajouta Isobelle.
-Je sais ce que le Chef vous a demandé ! répliqua sèchement Miranda. Je sais ce que vous avez fait et je vous avouerais que je ne suis vraiment pas fière de vous, bande d'idiots ! Ce que je vous demande c'est qu'est-ce que vous faite encore ici ? Newton ne viendra pas.
-Quoi ?! s'exclama Cristina.
-Il a faxé sa démission tôt ce matin. Personne ne vous l'a dit ? D'ailleurs, je ne vous félicite pas, à lui seul il aurait facilement pu tous vous remplacer ! (Bien sûr, elle ne le pensait pas vraiment, mais elle était très énervée contre eux et ils méritaient une bonne baffe).
En entendant l'annonce du départ d'Arthur, les quatre échangèrent un regard, puis se retournèrent pour partir en courant en direction du bureau du Chef. Tous sauf Cristina, qui resta plantée là, face au Dr Bailey qui la fixait avec une expression dubitative.
-Ca ne me concerne pas vraiment, tenta d'expliquer la Coréenne. S'il a décidé de partir, je ne vois pas pourquoi je…
Le Tiran la fixait d'un air franchement mécontent, lui faisant le légendaire regard auquel personne n'osait dire non. Cristina déglutit difficilement, détournant le regard. Miranda continuait de la fixer. Finalement, elle céda, lançant un regard au ciel, agacée de sa propre faiblesse.
-C'est bon, j'y vais aussi !
Et elle partit à son tour, mais à pas nonchalants. La Cheffe des résidants la regarda s'éloigner dans le couloir, puis fit un petit digne appréciatif de la tête, satisfaite de ce qu'elle venait de faire. Elle reprit son chemin, elle devait aller expliquer une procédure à un patient.
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Richard n'eut pas le temps de comprendre ce qui se passait. Il était tranquillement assis à son bureau, relisant avec agacement pour la énième fois le faxe reçu plus tôt, lorsque Karev, Meredith et Izzie débarquèrent comme un ouragan, sans même prendre la peine de frapper avant d'entrer. Ils se postèrent près du bureau, devant lui, parlant tous en même temps, dans une cacophonie assourdissante. Il se leva, énervé.
-Ca suffit, qu'est-ce qui ce passe !
Ils se turent, puis, Meredith reprit la parole, seule et posément.
-Chef, est-ce que ce que le Dr Bailey vient de nous dire est vrai ?
-Est-ce qu'Arthur a donné sa démission ? précisa Izzie, faisant sa tête d'hystérique.
Webber soupira longuement. C'était donc ça. Il ferma les yeux un instant et désigna la feuille sur son bureau.
-Oui, c'est vrai.
-Il ne peut pas faire ça ! s'exclama Karev, hors de lui.
-Il peut et il l'a fait ! rétorqua Richard d'un ton sec.
Il attrapa la feuille et en lut un paragraphe à voix haute :
-Et pardonnez mon manque de résistance, mais je ne peux pas travailler dans un endroit où mon passé est connu de tous mes collègues. J'étais venu à Seattle pour un nouveau départ, et je retrouve les mêmes problèmes, les mêmes rumeurs à mon encontre qu'à Boston. Dans ces condition, je vous prie de m'excuse, Monsieur Webber, mais je pose présentement ma démission. Je vous remercie de m'avoir accordé une chance, mais il faut désormais que je sois réaliste et que je quitte de manière définitive la chirurgie. Plus rien ne saurait être comme avant à présent…
Richard reposa le fax, lançant un regard attristé et en colère à ses résidant. Il y eut un court silence, puis il ajouta :
-Je pense qu'il n'y a rien à rajouter. Nous perdons un excellent médecin par vos bêtises. Maintenant, retournez vous occuper de vos patients, je ne veux plus vous voir.
Sur ces mots, ils sortirent, retrouvant Cristina sur le pas de porte. Ils gardaient le silence, allant s'assoir dans leur couloir habituel, sur les brancards près des fenêtres. Ils restèrent un long moment sans dire un mot, jusqu'à ce que George passe par là. Il s'arrêta devant eux et les regarda fixement, cherchant à comprendre la raison de leurs mines sombres.
-Qu'est-ce qui ce passe ? demanda-t-il enfin en fixant Izzie.
-Arthur a démissionné, répondit Meredith en fixant le mur en face.
-Quoi ?!
-On a été des imbéciles, poursuivit Isobelle, tu te souviens ce que je t'ai dis hier ?
-Oui.
-On avait tore (elle baisa les yeux sur ses mains, qu'elle tripotait nerveusement).
-Je n'aurais jamais imaginé que ce soit possible, répliqua Yang.
-Que quoi soit possible, interrogea George.
-Arthur n'était pas avec son titulaire, fit Meredith sans conviction.
-C'est son titulaire le fautif, ajouta la blonde.
-Fautif de quoi ?
-Il a violé Newton ! répondit simplement la Coréenne, comme s'il s'était agit d'une évidence.
-Pardon ?!
Karev frappa du poing dans le mur derrière lui, visiblement énervé. Il se leva est disparu rapidement au bout du couloir.
-Qu'est-ce qu'il a ? demanda Cristina, ne comprenant pas sa réaction.
Izzie et Meredith soupirèrent. Elles commençaient à bien connaitre Alex, et savaient qu'il était en train de culpabiliser. Une culpabilité qui, chez lui, s'exprimait par un rejet de responsabilité, un déni de soi-même et enfin par une colère sourde.
-Quelqu'un peut m'expliquer toute l'histoire ? questionna l'interne redoublant, complètement perdu.
Yang regarda au ciel en émettant un râle d'exaspération et partit à son tour. Stevens et Grey expliquèrent rapidement tout le problème à leur ami, qui fut choqué.
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Dans son minuscule appartement, Arthur Newton restait allongé sur son lit, les yeux rivés au plafond. Il avait passé la matinée faire ses cartons, qu'il n'avait pas encore terminé de déballé. Sur la table de camping en Formica dépliée dans le coin cuisine se trouvait des cartes, des prospectus et un journal médical déplié à la page des emplois. Il avait repéré un poste au Texas et avait décroché un rendez-vous la semaine prochaine. Avec un peu de chance, le centre hospitalier universitaire de Dallas Este Chance était suffisamment éloigné des Etats du Nord pour pouvoir prendre un vrai nouveau départ. Mais il craignait que ses problèmes le rattrapent une fois de plus. Si tel était le cas, il ne pensait pas pouvoir s'en relever cette fois. Si encore une fois il devait repenser au passé, il laisserait tomber définitivement la chirurgie.
Son téléphone sonna. Il n'avait plus de portable, ayant préféré le faire désactivé pour éviter qu'un ancien de Boston ne le retrouve. Il laissa sonné jusqu'à ce que le répondeur automatique se déclenche.
-Bonjour, vous êtes bien chez Arthur Newton. Je ne peux pas vous répondre actuellement mais laisser un message et je vous rappellerais dés que possible. « Bip ».
-Arthur, c'est Karev…
Le jeune homme ne sursauta même pas, ne fut même pas surpris d'entendre la voix de son ancien presque nouvel ami. Il tendit la main, décrocha le combiné, le reposa pour éteindre la conversation, et le décrocha à nouveau, le posant à côté de l'appareil. Ainsi, personne ne pourrait l'atteindre.
Voilà, votre avis ?
Au fait, comme je l'ai déjà dis dans le prologue, "Karev Anatomy" n'est qu'un nom provisoir, mais je n'arrive pas à trouver un titre convenable. Alors, j'aimerais savoir si vous avez des propositions ? °v°
Merci d'avance !
