Bonjour, bonsoir,

Hé oui c'est encore moi ! J'écris la suite des deux petits OS précédents.

Je ne pensais pas du tout que ça prendrais cette tournure mais je me rend compte que ça me fait du bien d'écrire quand je ne vais pas bien (et quand je vais bien aussi quand même ^^).

Comme les deux OS précédents ce n'est pas très travaillé et j'ai un peu écris ça d'un seul jet.

Comme d'habitude je m'inspire de ma vie sentimentale et j'utilise les personnages du Web Show.

Comme d'habitude je ne prétends défendre aucune cause et je me fiche de l'orientation sexuelle et romantique de nos vidéastes chéris (ici Antoine et Mathieu).

Sur ce, bonne lecture bande de coléoptères !


Le début de l'acceptation

Une lame s'enfonce dans mon estomac.

Une montée de larmes arrive à mes yeux et ma vue se brouille.

Je relis ce message.

Encore. Encore.

Mon cœur s'accélère. Non ça va trop vite. Beaucoup trop vite

-On se fait du mal, je te fais du mal et ce n'est pas mon but. Je préfère qu'on arrête la désolé.

Le déni.

-Non non tu plaisantes

-Je ne veux pas que ça s'arrête !

Mais moi-même je ne crois pas en ce que je viens d'envoyer. Il n'y a plus d'espoir non. Tu m'as dis que c'était fini. C'est que ça doit être fini.

Mais une partie en moi hurle que non. C'est impossible. Ça ne peut pas s'arrêter. Pas aussi vite. Pas comme ça.

J'ai tellement mis de temps et d'efforts à t'avoir auprès de moi et en une dispute tu abandonnes.

Je ne peux pas tolérer ça c'est impossible.

Si j'avais pu hurler je l'aurais fais. J'aurais d'abord balancé mon téléphone contre un mur. J'aurais ensuite laissé sortir toute la rage et la tristesse qui m'ont assaillie à cet instant.

La colère

Mais à cet instant j'étais au cinéma alors je ne pouvais pas laisser exploser ma peine. J'ai juste fixé mon téléphone et une unique larme a coulé le long de ma joue tandis que les lumières de la salle s'éteignaient annonçant le début du film.

Excellent timing ceci-dit. J'ai pu laisser mon visage aller à ma douleur sans avoir à me cacher, l'obscurité le faisant pour moi.

Le film a noyé ma peine même si à chaque fois que je me détachais ne serait-ce qu'un peu de l'écran ma vue recommençait à se flouter.

L'expression

Je suis resté silencieux et j'ai étouffé le vide en moi.

Une fois le film fini je suis sorti du cinéma tel un zombie. J'ai pris mécaniquement le métro jusqu'à l'appartement. Tout avait perdu de sa couleur. Je me sentais si seul.

Puis cette souffrance apaisée, elle s'est transformée en un immense vide en moi. Plus rien n'avait de sens. Tout était terne et plat.

Arrivé chez moi j'ai passé la soirée à m'abreuver de vidéos en tout genre pour ne plus penser à toi. Pour ne plus penser au fait que je n'embrasserai plus tes lèvres si douces, que je ne toucherai plus ton corps, que je ne le sentirai plus contre moi, que je n'aurai plus la douce sensation de tes cheveux entre mes doigts ou ton odeur si particulière dans mes narines.

Je n'aurai plus ce sourire. Ce sourire si doux et dissimulé pour se faire discrets.

Ça me manque déjà.

A quand remonte ton dernier « Je t'aime » ?

A hier soir.

Comment avons-nous pu passer d'un extrême à l'autre en si peu de temps ?

Je ne comprend pas moi-même comment tu as pu si vite décider de tout arrêter.

Car là, pour une fois dans ma vie, je pense n'y être pour rien. Je n'ai pas provoqué cette chute.

Je sais que tu penses qu'on ne se ressemble pas assez, qu'on a pas les même valeurs.

En effet moi je ne crois pas à l'amour fou ni au mariage. De plus je suis très engagé politiquement et je m'assume vachement. Oui je suis comme tout le monde, j'ai mes petits complexes mais ils sont minimes.

Toi au contraire tu es bien plus introverti, tu as vécu des choses plus dures que moi et tu crois en des valeurs plus traditionnelles. Tu rêves d'un grand mariage avec une grande cérémonie et tu crois en l'âme sœur avec qui on passe toute ta vie. Tu t'extasie devant les couples qui durent des années et des années. Mais surtout tu as des complexes.

Tu me l'as dis un jour. Tu veux faire de la chirurgie esthétique. Pourquoi pas si ça t'aide à te sentir mieux je ne te juge pas. Mais je ne vois pas ce qu'il y aurait à refaire en toi tu es si parfait…

Tu voulais quelque chose de construit et de durable alors que moi je te trouvais beau et attirant et ça a suffi pour m'intéresser à toi.

Moi je passe mon temps à m'indigner de la sous-représentation des minorités dans les médias, je passe mon temps sur twitter et j'aime la psychologie.

Toi la psychologie te gonfle, ma passion pour twitter t'énerve et tu regardes beaucoup la télé.

Effectivement vu comme ça nous n'avions pas grand-chose en commun et dès le début de notre relation tu l'as souligné.

Moi ça ne me dérangeais pas. Il me suffisait de faire attention à ce que je disais pour nuancer mes propos devant toi. Ce n'était pas si complexe que ça.

Mais toi j'imagine que ça t'as paru beaucoup trop.

En effet comment pouvais-tu t'imaginer construire quelque chose avec quelqu'un qui n'a pas la même vision du couple que toi.

Mais moi j'aurais tout fait pour rester avec toi. Malgré tout j'étais si bien Mathieu.

Là je suis si mal en cet instant car si nous étions encore ensemble j'aurais dû être dans tes bras à cet instant précis chez toi à te câliner. Mais finalement je suis seul chez moi et je me sens si creux.

C'est très bête mais dès que j'irai un peu mieux j'irai à la recherche d'une nouvelle relation. Car j'ai besoin de combler ce vide. Pourquoi ai-je toujours besoin d'aimer quelqu'un me direz-vous ?

Moi-même je ne sais pas mais dès tout petit j'ai commencé à m'intéresser aux filles. Je ne comprends pas moi-même pourquoi je suis comme ça.

Mais je vais trouver le moyen de combler ce vide que tu as créé Mathieu car je vais continuer à te voir très régulièrement et il faut que j'aille de l'avant.

Mais au moins j'aurais réussi quelque chose avec cette relation. Je me suis accepté tel que je suis. J'ai eu la preuve de ma bisexualité. Je me sens enfin légitime.

J'ai été amoureux d'un garçon, j'ai embrassé un garçon, j'ai eu des envies physiques avec un garçon. J'ai dit à mes parents que j'étais en couple avec un homme.

Donc malgré la peine que j'ai encore, je me sens apaisé d'une certaine manière au fond de moi.

Merci Mathieu.

Je suis triste que tu m'ais largué par sms car moi j'ai toujours mis un point d'honneur à quitter mes relations face à face. Mais peut-être que ce n'est pas si mal que ça au final. On aura évité les crises de larmes. C'est plus propre comme ça.


Voilà voilà, j'espère que cet OS vous a plu. N'hésitez pas à laisser un petit commentaire (même si il fait que quelque mot c'est pas grave ça fait toujours plaisir et c'est la seule récompense des auteurs du ff !)

Gros bisou à toi petit coléoptère silencieux !