Quelques jours plus tard
Virginie devait rentrer a Barcelone et Céline se sentait de nouveau de trop. Elle avait passé ces derniers jours entourée d'un pécheur très sympathique et d'une cheffe de chantier qui ne semblait vouloir que son bonheur. Changement radical de ce qu'elle avait vécu avec Vincent.
D'ailleurs, elles avaient suivit de près les informations. A l'affut de la moindre nouvelle ou du moindre indice qui pourrait faire basculer l'enquête. Heureusement pour elles, rien n'avançait et rien ne contredisait la chute accidentelle. Même si elles étaient soulagées, elles avaient toujours peur qu'un indice puisse les incriminer. Les affaires de Céline, son portefeuille et ses quelques habits n'avaient pas été retrouvé par les enquêteurs. Ce qui faisait que Céline avait du faire des démarches administrative pour les récupérer.
Ça avait été difficile de rejoindre tous les documents vu qu'elle n'avait plus rien. Mais, heureusement, elle avait eu l'aide de son médecin de Paris et grâce a son nom et ses amis elle avait pu retrouver plus d'informations qu'elle n'avait jamais eu. Ce n'était que le début des recherches et même si l'administration était frileuse de donner une identité à une inconnue sans documents, ils avaient fini par faire quelques compromis.
Les jours avançait et la vie reprenait son cours. Céline avait fait un tour sur la place du Mistral et y avait rencontré tous ses anciens amis. Enfin, amis... Connaissances était plus exacte. Elle ne semblait pas avoir beaucoup de véritable amis.
FLASHBACK
Deux jours plus tôt
Bonjour! Lança un homme aux cheveux grisonnant derrière son bar, une fois qu'elles étaient entrées. Oh Virginie! S'exclama t il en faisant le tour du bar pour venir a leur rencontre. Céline. Fit il avec un sourire. Il se tourna a nouveau vers la brune. Ça fait un moment qu'on ne vous a pas vu dans le coin toutes les deux...
L'homme n'était pas au courant des problèmes de Phénicie, ni de ce qu'il s'était passé dans leur couple. A vrai dire, Virginie ne savait pas si Céline avait tout raconté à Thomas, qui l'aurait forcément dit a son père, mais a présent elle était fixée. Eh bien je suis partie bosser à Barcelone, c'est pas tout près. Dit elle avec un sourire. Elle enlaça le vieil homme avec un sourire.
Barcelone?! Pourquoi aller si loin? Il y a plein de travail ici... Il se tourna vers Céline. N'est ce pas?
Céline se contenta de hocher la tête en guise de réponse. A ce moment la Thomas fit son apparition. Céline? Dit il en écarquillant les yeux. Céline! Il s'approcha d'elle et la serra fort dans ses bras. Puis il s'écarta violemment. Tu sais que je devrais te faire la gueule pour m'avoir snobé pendant plus d'un an?
Désolée. Dit simplement Céline, qui s'était tendue face a cette embrassade soudaine.
Enfin, on peut pas trop lui en vouloir. Dit Virginie avec un sourire en coin.
Quoi? Dit le jeune homme. Vous vous êtes enfuies toutes les deux, c'est ça? Histoire de vous rabibocher loin de Marseille?
Pas vraiment non, grimaça la brune. Alors, j'imagine qu'elle ne t'a rien dit?
J'ai du mal a suivre. Dit Thomas, alors que le vieil homme s'était rendu a nouveau vers le bar pour encaisser une cliente. Mais il écoutait d'une oreille la conversation.
On s'est disputée et je suis partie. Enfin... J'ai fui. J'ai pris mes affaires et je me suis tirée de Marseille. Je suis allée vivre chez mon père et au bout d'une semaine j'avais déjà mon billet pour Barcelone. Commença Virginie, mais Thomas fixait Céline qui n'avait pas dit un mot. Il avait du mal a la reconnaitre, tant elle semblait mal a l'aise. Chose assez rare pour être soulignée.
Et toi? demanda t il a la blonde.
Je... Je ne sais pas. Commença t elle, toujours mal a l'aise. J'ai eu un accident il y a presque un mois. J'ai eu un mauvais coup a la tête et je suis devenue amnésique. Je commence seulement a me remettre de tout ça... Je vivais a Paris et une des internes de l'hôpital m'a gentiment hébergé chez elle. Ensuite, nous sommes arrivées sur Marseille il y a deux semaines, pour l'enterrement de sa grand mère. C'est tout ce que je sais.
Mon Dieu! Souffla le serveur en écarquillant les yeux. Alors c'est pour ça que je n'avais pas de tes nouvelles.
Oui enfin... J'aurais probablement pu t'en donner avant, j'imagine. Commença Céline. Je suis désolée.
Mais maintenant tu es la! Dit l'homme avec un sourire. On va t'aider a te souvenir... J'ai de nombreuses anecdotes a te raconter! dit il avec un énorme sourire en les emmenant vers une table. Papa! Je prends ma pause! lança t il au vieil homme toujours derrière le bar.
S'en était suivit de nombreuses discussions, entrecoupées de pas mal d'allées et venues ainsi que d'autres personnes qui avaient reconnu le couple.
FIN DU FLASHBACK
A l'aéroport
La fin des vacances approchait pour Virginie, elle avait du repartir sur son chantier et avait proposé a Céline deux choix : de rester avec les Beaumartin ou de l'accompagner. La blonde avait hésité parce qu'elle était encore un peu réticente a l'idée de faire ouvertement confiance à quelqu'un. Mais les soirées qu'elles avaient passé durant la fin des vacances de Virginie avaient été un délice. Sauf qu'elle n'avait aucun revenu et pas de moyen de se payer un billet d'avion. Et pas encore tout les papiers nécessaire pour prendre l'avion, même si elle pouvait différer son départ et la rejoindre une fois qu'on lui aurait remit sa carte d'identité. Comprenant que Virginie ne roulait pas sur l'or non plus, elle avait décliné l'offre pour rester avec Amandine Beaumartin et son mari. Thomas n'ayant pas la place chez lui et n'ayant pas de revenus pour loger dans un hotel, ça avait été le plus pratique.
Elle avait accompagné la brune et l'aidait a porter son sac à main. Ensemble, elles avaient fait la queue au guichet et Virginie avait remit son gros sac a dos sur le tapis roulant. Ensuite, lorsqu'il avait fallu passer les portes avec le billet, Virginie avait serré la blonde dans ses bras lui promettant de l'appeler tous les jours. Contrairement aux embrassades de Thomas ou Vincent, Céline ne se sentait pas mal a l'aise. Elle aurait pu rester ainsi de longues minutes, mais Virginie rompit le contact lui souhaita bon courage puis s'éloigna pour se mettre derrière la file d'attente. Céline ne resta pas très longtemps et retourna rapidement chez Amandine.
Ce qui était étrange pour Céline c'était de voir a quel point Virginie la connaissait. Bon, elles avaient vécu plus d'un an ensemble, mais contrairement a Chaumette qui la côtoyait depuis plus longtemps, la brune percevait beaucoup plus de choses. Comme le mal être de Céline en présence d'inconnus. Ou ces moments de réflexions qu'elle prenait pour se décider. Ainsi que sa tristesse de ne jamais se souvenirs des choses qu'on lui racontait. La brune lui laissait du temps, elle attendait patiemment sans s'énerver. Contrairement à Vincent. Céline se sentait en sécurité et heureuse à ses cotés sans savoir vraiment pourquoi...
Malheureusement, malgré le bonheur une ombre planait au tableau. L'amnésie de Céline ne semblait pas vouloir la quitter. Et, en dehors de l'histoire qu'elles avaient eu récemment en commun et son rêve, Céline n'avait pas d'autres souvenirs. Virginie était des plus patientes et jouait les amies sympa pour ne pas lui faire peu et elle lui en était reconnaissante, mais au fond d'elle, elle savait qu'un jour ou l'autre il faudrait passer un cap. Comme pour Vincent. Et ça lui faisait peur.
Elle héla un taxi et retourna chez Fernand pour débarrasser le peu d'affaire qu'elle avait. Elle souffla en sachant que cette course était payé par la brune, encore, et qu'elle lui était redevable d'une chose supplémentaire.
Chez Amandine et François.
Le couple avait accueilli a bras ouvert la blonde. Ils écoutèrent l'histoire abracadabrantesque qu'avait vécu leur nouvelle amie. Ils ne comprenaient pas pourquoi Vincent jouait ce double jeu. Bien sur, Virginie et Céline n'avaient pas avoué ce qu'il s'était passé chez Vincent. Elles s'étaient contentés de dire qu'elles s'étaient croisée, un jour, et que Virginie avait rétabli la vérité. Les infos à la télé avaient fait le reste. La vie de Vincent et ses magouilles parlaient pour lui. Et, dans le fond, Céline était soulagée de ne pas avoir a trop en parler et de laisser le présentateur anoncer la vraie vie du gérant de la boite de BTP.
Les informations télévisuelle ne parlèrent plus de Vincent Chaumette et Céline en était venue a regarder sur l'ordinateur ou dans les journaux. Mais au bout de quelques semaines, rien n'avait évoluée et l'affaire avait fini par être classée. Céline se sentait soulagée de ne pas être liée a tout ça, surtout pour Virginie. Elles s'appelaient régulièrement, mais Céline sentait bien que la brune se sentait toujours coupable.
Amandine avait proposé a Céline de voir un psychologue, chose qu'elle avait refusé au premier abord. La question de l'argent la dérangeait toujours et elle ne voyait pas comment s'en sortir sans un travail. Alors, Amandine lui proposa un poste de standardiste dans l'entreprise d'une amie. Céline n'avait pas forcément les qualités requises, mais l'amie d'Amandine avait bien voulu faire un compromis. Si les débuts avaient été chaotique, Céline avait réussit assez facilement a se plier aux demandes. Marie, la gérante de l'entreprise avait rapidement vu que la blonde savait être organisée.
Céline avait reçu depuis peu ses nouveaux papiers et voyait régulièrement Thomas. Mais, ce dernier semblait plus intéressé par lui faire voir des choses plutôt que de lui raconter son passé. Céline avait compris que Virginie devait lui en avoir touché quelques mots. Même si elle aimait le fait que Virginie se préoccupe d'elle, la blonde n'avait pu s'empêcher de lui faire part de sa vision des choses une fois au téléphone. Virginie s'excusa platement tandis que Céline lui expliquait qu'elle comprenait mais qu'elle voulait faire les choses par elle même. Elle avait besoin d'avancer, mais elle avait aussi besoin de savoir qui elle était pour se reconstruire.
Céline avait donc commencé des séances chez la psychologue après la fin de sa première semaine de travail. C'était le début d'un nouveau mois et le retour imminent de Virginie. Tout commençait a rentrer dans l'ordre. Enfin presque, Céline avait envie d'indépendance. Mais elle ne voulait pas froisser ses hôtes en partant du jour au lendemain.
Bonsoir! Dit Céline avec un sourire. Elle accrocha son manteau dans l'entrée et pénétra dans le salon.
Amandine était assise dans le canapé du salon et lisait un livre. Elle releva les yeux vers la blonde et lui sourit. Bonsoir. Ta séance s'est bien passé?
Ça a été. Dit Céline, ne voulant pas s'étendre sur le sujet. Besoin d'aide pour préparer le repas?
Oh, c'est déjà fait. Dit Amandine en posant son livre. J'ai profité du calme tout a l'heure pour tout faire cuire, il ne reste plus qu'a réchauffer.
J'aurais aimé pouvoir t'aider ce soir... Dit la blonde en venant s'assoir a ses cotés.
Ne t'inquiètes pas, ça me fait plaisir.
Oui, mais je me sens... J'ai l'impression de ne jamais faire grand chose, ici. Soupira la blonde.
Tu es notre invitée, c'est normal.
Mais je... Céline hésitait a lui dire tout haut ce qu'elle pensait. Elle voulait tellement donner un coup de main. Se sentir un peu plus utile. Depuis qu'elle avait repris une vie normale, elle voulait se rendre utile dans tout et ne plus dépendre des autres. C'était peut être stupide mais c'était sa façon de les remercier en quelque sorte. J'aurais vraiment voulu le faire.
Demain soir, si tu veux. proposa Amandine avec un doux sourire. Il y aura d'autres soirée dans la semaine ou tu pourras m'aider, ne t'inquiètes pas.
Oui enfin... Je ne vais pas rester ici indéfiniment. Dit Céline en tripotant nerveusement un des plaids du canapé. Elle l'avait sortit, mais elle n'était sûr de pouvoir faire face au regard d'Amandine.
Ou... Oui c'est vrai. L'autre femme semblait surprise. La blonde n'avait jamais parlé de ça avant. Peut être que la séance chez la psychologue avait déclenché quelque chose? Tu penses partir, c'est ça? Demanda la plus vieille, voyant que la jeune femme ne semblait pas vouloir en dire plus.
Je... Je ne sais pas trop. Céline souffla, le sujet était encore sensible. Elle avait l'impression de tout faire de travers et d'avoir froissé son hôte. Probablement un jour... J'imagine.
Tu as une idée de quand?
Quand ça t'arranges.
Oh tu sais... Dit Amandine avec un sourire en coin. Tu pourrais rester la des années que ça ne me dérangerais pas!
Céline releva les yeux vers la femme, pensant qu'elle blaguait mais fut surprise de voir qu'elle était très sérieuse. Ah bon?
Bien sur! Je suis pratiquement seule tous les soirs... Tu as du le remarquer. Alors ta présence et ton écoute, c'est un plaisir! François ne supporte pas que je me plaigne, alors que toi tu m'écoutes sagement sans me juger. C'est vraiment un agréable de t'avoir ici. Ne crois pas que je te dise tout ça pour que tu te sentes à l'aise. Crois moi, je le pense vraiment. Dit Amandine avec un petit sourire réconfortant.
Céline n'en revenait pas. Elle était si déconcertée qu'elle mit un moment avant de répondre et de réagir. C'est... C'est vraiment gentil! Merci. Et sache que j'aime t'entendre raconter toutes ces choses. J'ai l'impression d'être un peu normale, comme ça.
Mais tu es normale! S'exclama Amandine en prenant les mains de la blonde. Tu verras, toi aussi tu vas te créer des souvenirs. Tu te feras des amis et tout reviendra dans l'ordre.
Céline lui fit un sourire triste, essayant de refouler ses larmes. Amandine était une amie en or et elle était ravie de l'avoir rencontré. Merci. Dit simplement Céline tout en baissant le regard.
Allez, on ne va pas tomber dans les bras en pleurant... C'est pas le jour! Dit Amandine en se redressant. Ce soir c'est bouillabaisse. J'espère que ça te va?
Oui, très bien. La blonde s'essuya rapidement le coin de l'œil. Amandine avait raison ce n'était pas le moment de pleurer. Et puis, elle ne partait pas au bout du monde. Elle se leva a son tour pour accompagner l'autre femme dans la cuisine.
Des nouvelles de ton ancienne boite de BTP? Amandine était a présent devant les fourneaux et avait remit le gaz pour faire réchauffer leur repas.
Heu... Oui. Je dois revendre les parts à un possible acheteur. C'est lui qui a déjà celles de Vincent. Il veut rebaptiser l'entreprise comme avant, parce que le nom de Vincent à trop été sali par les informations. Il m'a demandé la permission et je lui ai dit oui.
Tu es sûre de ne pas vouloir retourner dans ton ancienne entreprise? D'avoir fait le bon choix?
Si j'y suis partie c'était pour de bonnes raisons. Et puis, d'après Thomas tout a changé. Vincent a tout refait et on ne reconnait plus rien. Souffla Céline. Elle se souvenait encore très bien du jour ou elle était partie visiter les locaux avec son ami. Elle n'avait pas pu le faire seule et il s'était gentiment proposé.
Elles valent cher ces parts?
Le prix de mon prochain appartement, probablement sourit Céline. Ils ont parlé de 150 000 Euros, mais c'était une estimation.
Amandine se retourna les yeux écarquillé. 150 000 euros?! C'est énorme!
Phénicie semble être une entreprise assez florissante, malgré les magouilles de Vincent. Je n'ai pas tout compris, mais depuis qu'on s'est mit a faire dans le développement durable, il parait que Phénicie a eu plus de contrats... Céline avait été aussi surprise qu'Amandine lorsqu'on lui avait annoncé le prix de ses parts. Elle s'était aussi sentie soulagée de voir qu'elle avait enfin quelque chose de son ancienne vie qui lui permettrait de bâtir la nouvelle.
Oh vous construisez écologique?
Je crois... Virginie m'a dit qu'a l'époque ou elle y travaillait elle utilisait pas mal de matériaux écologiques. Qu'après ça on avait eu pas mal de contrats parce que l'écologie, c'était la vague du moment.
Eh bien... lâcha Amandine en coupant le gaz. Je suppose qu'une fois que tu les auras, tu pourras commencer a visiter des appartements. Sourit la femme.
Je suppose... Dit Céline en imaginant ces moments ou elle allait devoir faire des visites et commencer enfin cette nouvelle vie.
Septembre 2010
Céline était en pleine recherche d'appartement, c'était l'heure de sa pause et il lui restait encore 5 minutes. Elle savait qu'elle verrait Virginie le soir même, la blonde voulait se préparer un petit catalogue de ces choix pour le montrer à la brune. Bien que leur relation restait toujours platonique, Céline avait proposé a la cheffe de chantier de partager ce nouveau foyer.
La blonde souhaitait vraiment être indépendante et elle savait très bien qu'en hébergeant Virginie, ça n'allait pas être tout a fait le cas. Mais l'appartement serait à son nom et même si Virginie avait longuement bataillé pour lui verser un loyer. Elles étaient tombées sur un accord : Virginie ne lui verserait quelque chose, que lorsqu'elle trouverait du travail. Une façon pour Céline de prouver sa gratitude envers la brune qui, durant tout ce temps, l'avait aidé.
Virginie avait sourit et lui avait expliqué que ça lui rappellerait leur début. Céline avait donc écouté attentivement toute l'histoire de le colocation, celle avant qu'elles soient en couple. Céline avait depuis, réfléchit longuement a tout ça. Avait elle prit la bonne décision d'héberger Virginie? N'allait elle pas se sentir de nouveau prise au piège comme pour Vincent? Virginie supporterait elle le fait de vivre avec son ex sans tenter quelque chose? Et puis, pourquoi lui avoir proposé de vivre avec elle si elle voulait tant avoir son indépendance? Peut être qu'inconsciemment, elle avait envie d'être avec la brune. Peut être que, finalement, elle l'avait toujours souhaité. Et peut être que son cerveau ne voulait pas lui livrer cette information mais le lui démontrait de cette façon? Elle n'arrivait pas a comprendre pourquoi ça lui faisait peur et pourquoi elle en avait très envie en même temps. Peut être que l'histoire que lui avait raconté Virginie ne l'avait pas aidé. Ou peut être que Céline se faisait juste des idées?
Hey! Lança une voix dans son dos.
Céline se retourna subitement et fit un énorme sourire a la brune. Virginie! Elle se leva pour venir l'enlacer. Je croyais que tu devais rentrer ce soir? Dit elle en s'écartant légèrement pour la regarder dans les yeux.
Je voulais te faire une surprise, j'ai prit l'avion un peu plus tôt. Je suis arrivée il y a une heure. Je viens juste de déposer mes affaires chez mon père... Expliqua t elle sans se départir de son sourire.
C'est une surprise réussie dit Céline en lâchant définitivement Virginie des bras. Elle ne voulait pas le faire, mais ça aurait été trop bizarre de rester enlacées indéfiniment.
Tu finis à quelle heure?
Vers 19 heures...
Tu veux que je vienne te chercher? J'avais prévu de t'emmener manger quelque chose dans un restaurant...
Si tu veux... Enfin, je vais peut être devoir passer chez Amandine pour me changer. Commença la blonde en regardant ses habits de travail.
Pas obligée, tu es très bien comme ça.
Céline avait commencé a s'acheter quelques blazers et des pantalons pour le travail. Lorsqu'elle avait expliqué tout ça a Virginie, la brune avait rit en lui disant qu'elle n'avait pas changé niveau vestimentaire. Céline avait été ravie de cette nouvelle et s'était empressé de remplir encore plus sa garde robe. Après avoir fait une dizaine de magasins, elle s'était rendue compte qu'elle aimait faire du shopping.
Sûre? Demanda la blonde en jetant un dernier regard a ses nouvelles chaussures.
Sûre. Répondit la brune avec un énorme sourire.
Lorsque 19 heures était arrivé, Céline eu la surprise de voir Virginie sur un scooter. Elle était garée presque devant l'entrée et l'attendait patiemment avec un second casque a la main.
C'est nouveau? Demanda la blonde en s'approchant de Virginie tout en désignant la bécane. Tu n'as plus ta mobylette?
C'est mon ancien scoot', je l'avais laissé chez un ami et... Je suis allée le récupérer tout a l'heure. Expliqua t elle. Et puis la mob c'est un peut ringard, non? Dit elle avec un sourire en coin.
La blonde hocha la tête en guise de réponse, récupéra le casque et monta sur le scooter. Elles firent pratiquement le tour de Marseille avant d'arriver a destination. Et, comme sur la mobylette, Céline s'était agrippée désespérément a Virginie. Elle ne se sentait pas a l'aise sur ce genre de machine, mais c'était la seule qu'avait Virginie, elle ne pouvait pas se plaindre d'avoir un moyen de locomotion rapide. Une fois arrivées devant le restaurant, Céline se dépêcha de se lever pour s'éloigner de la bécane.
Elle enleva son casque sous le regard amusé de Virginie. Quoi? Demanda la blonde.
Ça aussi ça n'a pas changé. Tu détestes mon scooter.
Et c'est maintenant que tu me le dis?!
Bah si je te l'avais dit avant, tu ne serais pas montée dessus. J'ai pas raison?
Mhh... Grogna la blonde tout en tendant son casque à Virginie.
Une fois installées à la table réservée, Virginie récupéra les menus posé devant elles. Tu as réussit a nous trouver quelque chose? Demanda t elle sans lever les yeux de la carte.
De quoi? Céline l'avait regardé un peu perdue. Elle n'arrivait pas a savoir si elle parlait des plats proposés ou d'autres choses.
L'appartement... Tu as trouvé quelque chose qui te convient?
Oui et non. J'aurais voulu avoir ton avis aussi...
Oh tu sais, c'est surtout le tien. Et tant que tu y seras bien, ça m'ira aussi. Dit la brune avec un sourire.
Oui enfin... Il faut aussi que tu t'y sentes a l'aise. Dit Céline avec un petit sourire. Ça va être aussi ton appartement. Ça lui faisait presque bizarre de dire ça. Comme si tout était redevenu à la normale.
Le reste du repas fut surtout centré sur ce nouveau logement. Céline lui avait montré les brochures et les appartements qu'elle avait sélectionné. Une fois qu'elles avaient fixé leur choix, il ne restait plus qu'a prendre rendez vous pour visiter.
Au dessert, Virginie lui raconta toutes les histoires qui lui était arrivée récemment. Même si elles se téléphonaient régulièrement, elles avaient espacé leurs appel. Le travail de Céline et ses nouveaux horaires avait changé les plans et elles n'avaient pas pu s'appeler autant de fois qu'elles le voulaient. Elles avaient espacé leurs appels a une fois par semaine. Du coup, cette dernière semaine avait été bien remplie et il y avait pas mal de chose à raconter.
Dans leur nouvel appartement
Le déménagement n'avait pas été très long pour Céline, quand a Virginie elle avait ramené quelques vieux meubles de chez son père. Histoire de ne pas faire complètement vide. Puis, petit a petit l'appartement s'était remplit de nouveau meubles et de nouvelles choses, remplaçant les anciennes. Virginie avait rapidement retrouvé du travail dans une autre boite de BTP et au bout de 2 semaines elles avaient fini par prendre leur marques.
Seulement, l'accident de Vincent semblait planer encore au dessus de leur tête. Particulièrement pour Virginie qui continuait de faire comme si de rien était, tandis que Céline avait au moins une oreille attentive. Quand elle allait a ses séances chez le psy, elle pouvait raconter toutes ses craintes vis a vis de cette affaire close mais qui pouvait ré ouvrir a tout instant. Du moins, c'était les peurs de la blonde. Rien n'indiquait que l'affaire avait de nouveaux éléments pour ça. Après plusieurs discussions avortées sur le sujet, Céline avait fini par forcer Virginie a aller prendre rendez vous. Ça n'avait pas été simple et la brune avait longtemps freiner des quatre fer pour l'éviter.
Céline avait fini par lui donner un ultimatum. Soit elles se parlaient et tentait d'avancer ensemble, soit Virginie en discutait avec elle soit avec sa psy. Virginie ne se sentait pas capable de parler de ce sujet à la blonde. Elle était persuadée que Céline était encore trop fragile pour faire face a ce genre de conversation. Par dépits, elle avait été a un rendez vous. Et, contrairement a ce qu'elle avait pensé la prise de contact avait été positive.
La psychologue de Céline était une femme assez jeune, rousse et plutôt pétillante. Le docteur Sinclair était loin de l'idée des psy que se faisait Virginie, en réalité. Ce n'est qu'au bout de nombreuses séances qu'elle commençait s'ouvrir et comprendre le fond du problème. L'état de Céline, l'accident qu'elle avait provoqué, formaient un tout. Certes, cet accident les avaient rapproché, en quelque sorte... Mais leur rupture semblait être la cause de l'état de Céline. Comme si cette rupture lui avait bloqué le reste de ses souvenirs.
Alors, Virginie ne parlait ni de cette histoire ni même de celle qui les avaient plus ou moins réunit : la mort de Vincent. Parce que, d'un coté c'était douloureux d'y faire face... Et qu'ensuite, si elle se souvenait de la véritable histoire et de cette séparation ça risquait de rompre le lien fragile qu'elle avait tenté de construire avec la blonde durant tout ce temps.
Vous avez conscience que vous ne pouvez pas bâtir quelque chose sur des mensonges? Lui avait demandé le docteur Sinclair.
Et si je lui dit tout, je ne pourrais plus rien bâtir du tout, puisqu'elle s'en ira.
Qu'est ce qui vous fait croire qu'elle ne restera pas?
Parce que je l'ai abandonné? Parce que je ne me suis pas battue pour elle? Parce que j'ai fuit? Parce qu'elle déjà peur de moi et qu'elle pense que je suis devenue une criminelle?
Vous pensez qu'elle a peur de vous?
Je ne sais pas... Souffla Virginie. Peut être qu'inconsciemment, oui.
Et vous préférez qu'elle ait peur de vous et de lui mentir, plutôt que de lui dire la vérité afin qu'elle puisse se faire une opinion? Vous avez peur de sa réaction?
Sa réaction, je la connais... Lâcha Virginie déçue.
Sauf que vous avez oublié qu'elle a changé. Il s'est passé des choses, depuis. Vous l'avez aidé de nombreuses fois, je ne pense pas qu'elle puisse oublier ce que vous avez fait pour elle.
Mais est ce que ça sera suffisant? Demanda Virginie inquiète.
Je ne peux pas vous répondre. Pour le savoir il faudrait que vous lui posiez la question. Dit la rousse avec un sourire en coin. Virginie le lui retourna avec plus de tristesse.
Une fois qu'elle était sortie de l'immeuble, Virginie s'était mise a réfléchir. C'était peut être ridicule et complètement puéril, cette rupture n'était pas horrible elles ne s'étaient pas dit les pires horreurs à la figure mais... Virginie ne voulait pas rompre ce nouveau lien qui les unissaient. Certes, ce n'était pas un lien d'amour mais elle pouvait s'en contenter. Il était trop fragile, elle ne pouvait pas se permettre de tout envoyer en l'air pour un simple souvenir. Céline ne semblait plus aussi triste, elle arrivait a vivre sans son passé. Ce passé douloureux qui l'avait de nombreuses fois détruite. Ce passé qui les avaient fait se séparer. Pourquoi raviver tout ça?
Elle souffla en se souvenant que son père les avaient invité ce soir. Ce dernier semblait trouver un malin plaisir à raconter toutes ses histoires de jeunesse à chaque fois qu'il voyait la blonde, Virginie préférait encore quand les deux se détestaient. Avec cette nouvelle situation, son père était devenu plus conciliant à l'égard de Céline. Mais lorsque la blonde s'éloignait d'eux, il ne cessait de lui poser des questions sur l'avancement de leur « couple ». Et elle qui avait déjà du mal avec ses propres pensées, elle ne pouvait pas entendre constamment son père lui poser encore plus de questions.
Décembre 2010
Dans le nouvel appartement, les habitudes changèrent. Être constamment en tête a tête les avaient rapproché. Si Virginie s'en réjouissait, Céline restait encore un peu distante. Elle avait encore du mal a comprendre pourquoi son corps réagissait aussi facilement en présence de Virginie alors que son propre cerveau lui bloquait l'accès à leurs souvenirs.
A la fin de ce quatrième mois de cohabitation, Virginie commençait sérieusement a désespérer. Elle n'avait rien voulu tenté depuis qu'elles habitaient ensemble. Noël approchait et il semblerait que même cette magie n'opérait pas sur la blonde. Son cerveau gardait jalousement leurs souvenirs... Mais aussi celui de cette rupture qu'aucunes des deux n'avaient souhaité.
Virginie se rendait compte que tout ça été puéril et qu'elle pouvait faire face. Mais c'était plus simple d'avoir cette conversation dans sa tête que face a la blonde. Il fallait qu'elle parle a Céline ce week-end. Il fallait qu'elle lui avoue tout ça, tant pis si elle devait se trouver un nouveau logement après. Tant pis si ça l'éloignait de Céline... Tant pis si elle perdait tout. Elle ne pouvait pas consentement se sentir mal a l'aise ou d'espérer que Céline se souvienne pour ensuite être soulagée qu'elle ne se souvienne pas. Ces sentiments contradictoires la fatiguait.
C'était vendredi soir, le jour des courses. Virginie était censée les faire mais elle s'était endormie a l'appartement. Céline avait trouvé sa colocataire totalement avachie sur le canapé. Elle l'avait réveillée et elles avaient décidé d'aller ensemble faire des petites courses dans le supermarché le plus proche. Malheureusement Virginie avait eu un problème avec son scooter et elles avaient du y aller a pieds. Si Céline avait été ravie de ne pas monter sur "l'engin de torture", Virginie avait froncé des sourcils. Il fallait qu'elle s'occupe de ça demain et qu'elle trouve un garagiste. Ca reporterait sans doute la conversation qu'elle voulait avoir avec Céline. Encore.
Après avoir prit le strict nécessaire, elles se dirigèrent vers l'appartement. Sauf qu'a force de faire des détours, puisque la majorité des magasins avaient fermé a cause de l'heure tardive, elles étaient bien plus loin de chez elles que d'habitude. Heureusement, elles étaient peu chargées. Même si le froid était plutôt mordant et qu'il faisait nuit, c'était supportable grâce a leur manteau épais et chaud.
Je suis sure qu'on va mettre des heures pour... Céline s'arrêta net dans sa phrase en voyant une petite ruelle qui lui rappelait quelque chose. Ces derniers temps, des petits détails commençaient peu à peu à lui revenait en mémoire. Bien qu'elle aurait voulu partager tout ça avec Virginie, elle décidait de se concentrer un maximum en espérant lui faire la surprise a Noël.
Pour le moment c'était des petits détails. Comme certains lieu ou certains souvenirs d'enfances par des odeurs. La dernière fois ça avait été une odeur de pluie sur le bitume. Elle avait sentit de nombreuses fois cette odeur, mais l'autre fois il y avait eu quelque chose d'autre. Une odeur de plante mélangée a toutes ces senteurs. Et elle avait eu un flash d'une petit fille qui était tombée de vélo et qui pleurait assise sur le bitume. Elle savait que c'était elle et que c'était quelque chose qui lui était arrivé. Ça avait été rapide, trois secondes tout au plus. Mais, c'était la première fois qu'elle avait en tête autre chose que ses souvenirs habituels.
Quelque chose ne va pas ? Demanda Virginie qui s'était retournée vers elle et qui la regardait, inquiète.
Non... C'est rien. Dit elle alors qu'elles s'engouffraient dans la petite rue. Elles avancèrent doucement vers une place que Céline avait l'impression de connaître. Elle observa les lieux et aperçu un banc entouré de pigeons qui mangeaient des restes de pains.
Virginie se figea quelques secondes. Vu qu'elles étaient plus loin, elles n'avaient pas pour habitude de passer par la. Ce détour par cette ruelle... Ce banc et ces pigeons... Elle avait eu le même flash que Céline, sans le savoir. Leurs ancien loft n'était pas très loin de cette petite place. Et il leur arrivaient de passer ici lorsqu'elle rentrait de courses ou qu'elles voulaient se balader. C'était dans une « autre vie ». Curieusement, Céline avait trouvé son nouvel appartement dans le coin aussi. Finalement, sans le savoir la blonde habitait le même quartier qu'avant.
Virginie lui avait fait redécouvrir Marseille, la place du mistral et leurs habitants, mais la mémoire de la blonde restait inchangée. Et a présent la brune se demandait pourquoi elle ne lui avait pas fait revisiter les endroits ou elles allaient, avant. Pourquoi elle s'était contenté de lui faire voir les lieux les plus connu de Marseille et non les coins tranquilles ou elles allaient. Comme cette petite place, ou elles se trouvaient a présent. Même si ce n'était que des lieux de passages ça aurait pu aider. Il fallait voir la tête soucieuse de Céline, la brune était persuadée qu'il se passait quelque chose.
Eh, y'en a qui sont bien gâtés même avant Noël. Dit Virginie avec un sourire, essayant de capter l'attention de la blonde. En vain. Elle donna un petit coup de coude a Céline pour lui désigner les pigeons.
Mhh ? La blonde sortit de ses pensée pour regarder l'endroit ou était les oiseaux. Et la, un nouveau flash fit son apparition.
FLASHBACK
Tu crois qu'on sera comme eux dans 30 ans ? Elles passaient a coté du couple et Virginie chuchotait a sa compagne pour ne pas que les vieux puissent l'entendre.
Non. Céline marqua une courte pause et se tourna vers la brune qui la regardait en fronçant des sourcils. On sera bien mieux. Dit la blonde avec un sourire. Elles se mirent a pouffer de rire en s'éloignant de la place sous le regard étonné des deux autres.
FIN FLASHBACK
Céline s'était figée au milieu de la place. Ce souvenir elle s'en rappelait. D'ailleurs ce n'était pas le seul... Elle avait l'impression qu'une vanne s'était ouverte et a présent tous pleins de bribes lui revenaient en mémoire.
Virginie avait continué son chemin en regardant les pigeons qui mangeaient, ravis, et qui ne se préoccupaient pas du monde extérieur. Elle ouvrit la bouche pour parler à Céline, mais en se retournant il n'y avait plus personne. Lorsqu'elle regarda en arrière elle la vit, complètement figée, bloquée dans ses pensées. Revenant sur ses pas, elle s'approcha de la blonde et posa ses sacs par terre. Lui posant doucement une main sur le bras, elle tenta d'entrer dans le champ de vision de la blonde.
Ça va ? Lui demanda t elle inquiète.
Céline avait un énorme sourire collé au visage. Les pièces du puzzles semblaient s'assembler peut a peut dans son esprit. Elle acquiesça lentement et regarda Virginie. Certes, il y avait encore quelques zones d'ombres mais la blonde savait qu'a présent, ce n'était qu'une histoire de patience et de temps. Il fallait qu'elle en discute avec sa psy, cette avancée allait changer considérablement les choses.
Ne sachant pas trouver les mots pour lui dire, elle se contenta de répéter mots pour mots son souvenirs. Tant pis pour Noël et l'effet de surprise. Surtout que cette fois ce souvenirs était beaucoup plus long et important. Elle espérait juste que Virginie se rappelle de ce moment aussi. Tu crois qu'on sera comme eux dans 30 ans ? Dit elle en désignant le banc avec un sourire.
Virginie mit un moment avant de comprendre et son air ahurit fit rire Céline, qui lâcha ses sacs pour se jeter dans les bras de la brune. La cheffe de chantier se rattrapa de justesse pour ne pas basculer et les faire tomber en arrière. Elle sourit et se blottie rapidement dans le cou de la blonde respirant a plein poumon une odeur longtemps oubliée. Elles étaient amies, et grâce a ça Virginie pouvait la voir et être auprès d'elle. Mais la brune ne s'était que très peu risquée a des gestes d'affections et... Dieu que son odeur lui avait manqué !
C'est avec un énorme sourire qu'elles se détachèrent l'une de l'autre pour se faire face. Virginie ne voulant pas la laisser trop s'éloigner, continuait de lui tenir la taille de ses bras. Céline de son coté avait toujours les bras autour du cou de Virginie.
Non, murmura la brune tout en fixant ce regard azur qui lui avait manqué aussi. A présent elle voyait dans ses yeux que quelque chose avait changé. La Céline d'avant était de retour. On sera mieux. La blonde s'avança vers Virginie et l'embrassa. La brune s'empressa de lui rendre son baiser, le sourire au lèvres. C'était définitivement la meilleure soirée de sa vie. Noël bien avant l'heure, pour elles aussi.
FIN
Note de l'auteur : Il y a eu pas mal de changements pour ce dernier chapitre. J'ai du ré écrire pas mal de choses parce qu'il y avait beaucoup de manques et que ça ressemblait plus a une suite d'idées plutôt qu'une fin d'histoire. J'espère que la fin ne vous parait pas trop bâclée. J'hésite cependant a écrire un épilogue (qui n'est pas du tout fait et que je devrais écrire de bout en bout)... J'ai quelques idées, mais J'hésite a terminer sur quelque chose de bien différent. Vos avis sont les bien venus : épilogue ou pas épilogue? ^^
