Disclaimer: Les personnages et l'univers de Harry Potter ne m'appartiennent pas, mais alors pas du tout, et oui, tout appartient à J.K Rowling.
Seulement quelques personnages sortent de ma petite tête , et je n'en tire heureusement aucun bénéfice, si ce n'est quelques reviews esperées =S ! xD
Chapitre 6: Et c'est là que tout commence!
Frustration.
C'était sans aucun doute le sentiment dominant de l'esprit agité du jeune Potter. L'on pouvait aussi y trouver de la colère, tournée vers on ne savait qui ni quoi avec précision.
Malgré tout, faisant les cents pas dans la petite pièce du 4 Privet Drive et abîmant par le même coup le tapis déjà bien usé, Harry s'appliquait à réfléchir avec un semblant de calme.
Calme.
Il souffla. De frustration sans doute. Puis soupira. Soupira et soupira et soupira encore. Et encore.
Une heure passa. Ou peut être plus, la notion du temps lui étant devenu comme étrangère, égarement probablement dût à son cerveau déjà bien épuisé de s'être ainsi survolté.
Calme et réflexion étaient donc les maîtres mots.
D'abord, pourquoi un tel sentiment de frustration ?
Probable que ce soit le fait que Rémus l'ait finalement convaincu de ne pas se plonger dans les souvenirs découverts la veille dans cette étrange boîte magique. S'il s'agissait réellement de souvenirs. Il faut pourtant admettre que le Lycan avait très certainement raison. Qu'est ce qui nous prouvait que ce sont des souvenirs ? Et si tel était bien le cas, qu'est ce qui nous prouvait qu'ils n'étaient pas piégés ? Ou même qu'il faille les regarder ! Après tout, ils étaient bien cachés, il aurait pût ne pas les découvrir. Seulement voila. Ils étaient bels et bien la, posés sur son bureau. Son instinct seul lui conseillait de les regarder. Seulement Harry avait bien du mal à retrouver confiance celui-ci, surtout si une tache tel qu'un choix lui incombait.
Nouveau soupir. Mal à la tête, il avait mal à la tête !
Fusse de fatigue ou de réflexion, mais notre pauvre sorcier épuisé finit pas s'endormir paisiblement – ou pas d'ailleurs.
oOoOoOo
D'un bon tout en hauteur et en précision, elle attrapa la première branche de l'arbre et en quelques mouvements souple se hissa jusqu'à son sommet. Elle l'observa un moment de l'arbre d'où elle était perchée. Qu'il ressemblait à leur père…
La fenêtre s'ouvrit sans bruit et une silhouette se faufila tel une ombre jusqu'au chevet du lit où Harry dormait d'un sommeil agité. Elle le regarda pendant des heures, assise à même le sol. Dans son regard dansait toute sorte d'émotions, mais deux flammes prenaient plus de place que les autres. Deux flammes d'amour et de culpabilité qui se livraient un combat acharné pour décider de qui aura le droit de rester. Il s'avéra plus tard que c'est la culpabilité qui prendra le plus souvent le pas sur l'amour, le rejetant jusqu'au plus profond de son être, sans pour autant que l'autre n'arrive à l'amoindrir. Il était là, mais elle refusait de le montrer, rongée comme elle l'était par la culpabilité.
Se fut sur ce regard si tourmenté qu'il en était magnifique qu'Harry tomba en ouvrant les yeux l'espace d'une fraction de seconde. Un regard si frappant et semblable au sien qu'il ne l'oublierait jamais. Deux yeux verts émeraude avec des paillettes noisette, qui devaient être malicieuses à la base. Il eut tout juste le temps de sentir une main sur son front avant de s'endormir de nouveau, mais cette fois plus paisiblement que depuis bien longtemps.
Elle lui jeta un dernier regard. Regard pour le moment chargé d'amour porté sur l'être qui dormait à présent comme un ange. Si fragile et vulnérable qu'elle sentit la culpabilité revenir à la charge. Elle posa un dernier tendre baiser sur son front, un baiser qui effleure, un baiser soupir. Elle tourna les talons et s'en fut. Ne laissant derrière elle qu'une sensation fugace et un léger bout de papier qui vint se poser avec la légèreté du vent sur le sol près de la fenêtre.
OoOoOo
Quand il se réveille, il se sent étrangement mieux. Il est calme, détendu, les interrogations qui s'agitaient furieusement en lui la veille s'étaient éteintes, ne laissant derrière elles que des problèmes résolus, ou non, mais qui flottaient dans un esprit désormais serein. Ainsi qu'une résolution. Implacable. Il ne laisserait plus des gens innocents mourir des mains de ce monstre et de ses sous fifres. Il se rendait à présent compte qu'il ne devait pas se concentré uniquement sur les gens qu'il aimait. Il devait vaincre ce fichu serpent inhumain pour sauver le maximum de vie. Il le savait à présent. Elu ou pas, il donnerait le meilleur de son être pour permettre aux gens de vivre sans qu'une menace permanente n'assombrisse chacun de leurs lendemains. Non pas parce qu'il s'en sentait contraint mais parce que c'était sa nature. Il le savait à présent. Il ne voulait pas juste égoïstement ne sauver que les personnes qu'il aimait, mais permettre à tous de vivre dans un monde sans ténèbres - dans la mesure du possible évidemment. Il lui fallait se servir de ses peines, de ses douleurs, et de ces erreurs passées, les accepter, les analyser et les comprendre pour finalement s'en servir pour avancer en essayant de ne pas les réitérer.
Place à l'action.
Seul ou pas, il était décidé à avancer.
OoOoOoOoO
- Avance encore d'un pas à droite. Non à droite je t'ai dit!
- Oui, oui à droite c'est bon ça va !
- Bien. Maintenant arrête de bougonner et recule de quatre pas à gauche.
- C'est une blague ? Tu viens de me dire d'avancer d'un pas à droite !
- C'est quand même pas de ma faute si l'émetteur ne peut pas émettre correctement !
- Ah bah moi qui croyait que c'était TOI qui l'avait inventé ! Mais tu as raison, c'est surement de ma faute ! Néanmoins je ne crois pas que ce soit ce fichu émetteur qui me fait tourner en rond depuis plus d'une heure!
- Oui bon d'accord. Mais c'est facile à dire pour toi, c'est super dur de comprendre ce machin !
- Et c'est bien pour ça qu'on est là à essayer de le tester depuis une éternité !
Sentant que son heure allait arriver plus vite qu'il ne l'avait prévu, le pauvre petit elfe décida d'en profiter une dernière fois. Il reprit donc la parole :
- Bon, alors tu vas rester là à te plaindre jusqu'à ce que le jour ne se lève où bien on peut continuer ?
Sentant que ces chances de survit s'amoindrissait à chaque instant, il enchaîna :
- Bon ça y est, t'as reculé ?
- Jol ! Si tu ne m'indique pas le chemin maintenant…
Croyez le ou non, il n'avait absolument aucune envie de connaître la fin de cette phrase !
- Ok ok. Il y a à environ deux mètres de toi une espèce de petit roché ou tu peux poser un de tes pieds, mais eulement un seul, et tu devras garder l'autre en équilibre parce que tu seras au milieu d'un précipice. Ensuite tu pourras t'agripper à la branche basse d'un arbre non loin de là que tu remonteras en vitesse parce que je le soupçonne de pouvoir s'enfoncer, dans ce que je crois être du sable absorbant, à la moindre variation de poids. Ensuite il te faudra te débrouiller seule parce que je n'arrive pas à voir plus loin. Simple, nan ?
Grognement rageur.
- Et bien sur, il n'y a pas d'autres chemins ?
- Mais évidemment ! Pour qui me prends-tu impérialissssime altesse ?
Tout cela d'une voix d'une mielleusité insupportable. Lénaé imaginait sans mal l'air faussement angélique de son assistant TEMPORAIRE, statut dont à présent elle se délectait.
Se jurant de l'assassiner elle se rendit compte qu'elle ne le pourrait que si elle se sortait d'affaire. Quelle idée de tester ce nouveau sortilège dans ce coin dangereux et surtout en compagnie de cet inventeur de malheur !
oOoOoOoOo
Maintenant juché en haut de l'arbre qui commençait son inexorable descente, elle imaginait les plus douces des tortures…
- Je vais te tuer, tu le sais, hein ?
oOoOoOoOo
Harry,
Je connais tes tourments. Tu es un Potter et je ne doute pas que quelle qu'elle soit, ta décision sera la bonne, et à partir de maintenant, je serais là pour toi si tu le veux bien. Pour t'aider dans ta tache en t'apportant tout ce que je suis en mesure de t'apporter, même si c'est peu et que le principal tu le tireras de toi-même. J'ai confiance en toi et je crois que tu es prêt. Penses-tu l'être ?
Je viendrai demain pour connaître ta réponse.
Puisses-tu entendre le vent chantonner à ton oreille…
Le message n'était pas signé mais Harry n'eut aucun mal à en deviner l'émettrice.
Pour ce qui était de sa culpabilité, il décida de la mettre de côté, elle et des dizaines d'autres interrogations.
Il fallait se concentrer sur la question qui lui était posé.
S'évitant un mal de crâne qui apparaissait comme inévitable, il ne se pencha pas sur le problème qui n'en était après tout pas vraiment un. Il savait déjà que prêt ou pas, il accepterait. Il laissa alors sa confiance spontanée et naturelle prendre le pas de ses émotions. Il savait qu'il prendrait les yeux fermé tout ce que pourrait bien lui apporter cette aide inespérée, même si elle se présentait sous la forme d'une hypothétique sœur.
OoOoOoO
- Alors, tu es… Ma sœur ?
Il avait prononcé ces mots après maintes hésitations. Mais alors qu'ils franchissaient la barrière de ses lèvres, il se rendit compte des émotions que sa simple prononciation soulevait en lui.
- Il semblerait bien.
La réponse était sèche, ce qui déstabilisa Harry. Il recommença alors à se poser des questions. Si elle l'avait laissé souffrir seul toutes ces années contrainte et forcée, alors comment pouvait-elle le traiter ainsi aujourd'hui ? Cela signifiait-il qu'elle l'avait volontairement ignoré pendant tout ce temps ?
Il avait du mal à y croire. Ou plutôt ne voulait pas y croire. Mais le fait qu'elle détourne sans cesse son regard du sien ne l'aida pas et finit au contraire pas le déstabiliser encore plus. Il avait depuis toujours prit l'habitude de comprendre les émotions des gens en regardant dans leurs yeux. Cela le déstabilisait presqu'autant que ses sautes d'humeur incongrues et inattendues. Il fallait qu'il dise quelque chose.
- Euh… Mais alors, tu es la fille de James et Lily Potter ?
Non mais quel idiot Potter ! Tu n'avais pas une question encore plus stupide ?
- Il y a de grandes chances en effet puisque je viens de t'affirmer que j'étais ta sœur.
Elle avait prononcé cette phrase d'un ton égal, pourtant son visage afficha un sourire moqueur qui le fit se crisper. A la fois de honte et de colère. Contre lui sans doute mais à sa grande surprise, contre sa… sœur – Décidemment c'était vraiment étrange ! - Après tout, comment osait-elle se moquer de lui après toutes ces années de douloureuse absence ?
Il reprit néanmoins la parole :
- Désolé. Je ne savais pas quoi dire d'autre. C'est que tout cela est nouveau pour moi, et je ne comprends pas tout.
- En effet, c'était le moins qu'on puisse dire.
Cette fois, ce fut elle qui reprit la parole, mais pas moins sèchement:
- En effet, cela semble évident. Seulement, nous n'avons pas de temps à perdre avec ce genre de détails. Tu as encore beaucoup de progrès à faire si tu veux espérer ne serait-ce que d'approcher d'assez près Voldemort pour pouvoir voir sa langue fourchu plus d'une fraction de seconde, ce qui représente le temps qu'il lui faut pour te lancer un sort qui pourrait être le dernier que tu verras. Au regard de la situation actuel on ne peut plus se permettre de se reposer sur une chance insolente.
Il ne pouvait pas y croire ! Blessé, il baissa les yeux. Après tout, il fallait admettre qu'elle avait raison. Et dire qu'il y avait cru l'espace d'une nuit.
Il y eut un silence, puis :
- As-tu donc perdu toute dignité, toute fierté ? Comment peux-tu espérer faire pencher la balance si tu n'as même pas la rage de vaincre ?
La rage de vaincre ? Bien sur qu'il avait la rage de vaincre ! Elle ne savait pas de quoi elle parlait ! Lui, Harry Potter n'avait pas la rage de vaincre ?
Devant son regard qui c'était redressé de colère et d'une fierté nouvelle, Lénaé eu un sourire tendre l'espace d'une seconde, avant de reprendre un masque impénétrable.
- J'ai fait volontairement usage d'un pragmatisme blessant, Harry, pour t'amener à te rendre compte de ce que tu risquais de devenir en te laissant aller comme tu l'as fait jusqu'à présent. Tu ne peux pas te le permettre. Les gens ordinaires, oui. Mais tu n'es pas de ceux-là. Alors que l'on trouverait normal d'accorder un temps pour récupérer de toutes ces morts malheureuses à n'importe qui d'autres, toi, tu ne peux pas te le permettre. Pas de pause, pas de répit. Tu ne récupéreras que lorsque vous aurez remporté cette guerre! Et pour cela, tu dois récupérer cette fierté et ne plus jamais laissé personne te dire de telles choses. Et surtout pas moi ! Fais en sorte que les gens te respectent, Harry. Pour ton pouvoir, ta puissance, tes qualités d'homme et de meneur – car c'est bien à cela que tu dois te préparer-, et pas pour une chance miraculeuse, une hypothétique prophétie, et l'espoir stérile que cela leur inspire ! Parce que ces gens là ne sont que des faibles qui préfèrent regarder passivement ce qui se passe en priant pour que l'issue leur soit favorable plutôt que d'agir pour que cela arrive. Tu ne dois pas être de ceux-là, mon frère. Tu es un Potter, tu appartiens à une tout autre trempe ! Et surtout, tu es Harry. Et tu es ce que tu es. Et cela personne ne peut ni le nier ni te l'enlever. Est-ce que c'est clair ?
Il acquiesçât, ahurit par le flot de paroles inattendu.
- Une dernière chose avant de commencer, tu n'es pas un faible, Harry. Loin de la. Tu ne l'as jamais été et tu ne le seras jamais si tu arrives à t'en rendre compte, quoi que puissent en dire les autres. Je crois en toi et en tes capacités. Si quelqu'un peut vaincre, ne doute pas qu'il ne peut s'agir que de toi. Oh et profite bien de ce moment de « complimentassions » parce que c'est très probablement le dernier. Ah et concernant le passage sur les Potter, oubli, je me suis donné l'impression d'être un de ces mangemort et de te pressé le cerveau sur la pureté du sang et toutes ces balivernes idiotes du même genre… Beurk, beurk, et re-beurk !
Elle lui fit un clin d'œil et il vit passer sur son visage une fugace expression de dégout amusé avant de retrouver son expression faciale habituelle : Une implacabilité digne de Rogue en personne. Non. Bien qu'il ne cru pas cela possible, une implacabilité plus encore implacable que celle de Rogue. Même dans son regard ne dansaient aucunes émotions. Puis elle reprit la parole, pour ne prononcer qu'un seul et unique mot :
- Prêt ?
Il revit alors son arrivée.
Flash-Back
Il dormait plus paisiblement que jamais, lorsque :
-On se bougeeee misérable petit sorcier humain !
Il sursauta et se leva d'un bond, les yeux écarquillés de stupeur et de frayeur. Non mais quelle frousse !
Il se détendit imperceptiblement en observant celle qui venait de lui offrir ce réveil tonitruant. Elle était allongé sur le lit qu'il venait de quitter une fraction de seconde plus tôt – Non mais comment avait-elle fait pour se déplacer aussi vite ?—et le regardait avec une expression malicieuse.
-Alors quoi, tu vas passer la journée à me regarder la bouche ouverte ?
- Euh… Alors, Tu es… Ma sœur ?
Fin du Flash-Back
- C'est assez bien pour une première fois !
Assez bien ? Il venait de faire plus d'une dizaine de fois le tour de plusieurs pâté de maison et c'était assez bien ? Mais elle voulait le tuer ou quoi ? Il regrettait presque d'avoir prononcé ce simple mot qui revenait – Il n'avait aucun mal à le pressentir— à un aller simple en enfer ! Mais il rejeta vite ces pensées. Bien sur qu'il ne regrettait pas. Comment aurait-il put ? Il se sentait enfin en paix avec lui-même. Il avançait enfin ! Il sourit et songea qu'il avait bien fait d'éviter de parler de ses entraînement de quiddich, de toute façon il aurait eu bien du mal à parler tant il était essoufflé !
Il réussit quand même tant bien que mal à parler entre deux halètements… :
- Mais, n'est-ce pas un compliment ?
… Ce qu'il regretta aussitôt. Le regard qu'elle lui lança et le grognement qu'elle poussa l'inciterait désormais à plus de prudence.
- Ah bon ? Eh bien pour la peine tu me fais 30 pompes et tu enchaîneras avec une centaines d'abdominaux. Alors, qu'est ce-que tu attends feignasse, que je double le tarif ?
« Sadique va ! » Il le pensa très fort mais évita de prononcer quoique ce soit, il n'était tout de même pas maso ! Il s'en félicita en apercevant par à coups son regard de vainqueur et son sourire victorieux devant l'image de son frère souffrant le martyr.
OoOoOoO
Il avait dit souffrir le martyr ? Il se rendait à présent compte que le terme souffrir le martyr n'avait pas de limite pour l'impitoyable jubilation de celle-qui-était-à-présent-sa-sœur– Il ne savait toujours pas comment l'appeler—à le voir souffrir. S'il avait cru souffrir le martyr, il revisita son jugement dès le lendemain et les jours qui suivirent. Même le terme de souffrance prenait un autre sens. Ce qu'il vivait alors n'était qu'une partie de plaisir comparé à ce qu'elle lui préparait. Surtout qu'aujourd'hui son aire angélique ne présageait rien mais alors vraiment rien de bon – en tout cas pour lui!
- Hum… Tu sais qu'en tant que mentor ou maître ou n'importe quoi d'autres dans le même style, tu me dois en plus du plus grand respect, une confiance absolue ? Tu le sais, n'est-ce pas ?
Oh non ! Il n'était pas encore prêt à mourir ! Il n'en était qu'au troisième jour et il commençait déjà à se demander s'il allait sortir vivant de cet arrangement fou pour lequel il avait donné son accord presque sans hésitation.
En effet après la course et presque deux jours entiers de test en tout genre, Harry et celle-qu'il-ne-savait-pas-encore-comment-nommer avaient décidé d'un programme pour le reste de l'été, période convenu d'un commun accord par les deux protagonistes, même si la plus vieille avait bougonné que rien ne pourrait être obtenu d'un être aussi empoté, maladroit, malingre et dénué de talent en seulement deux mois. Elle avait penser poursuivre après les vacances mais Harry avait avancer le fait qu'il serait trop compliqué que cela continu à Poudlard, à moins qu'elle n'en parle à Dumbledore. A la grande surprise d'Harry, elle s'était crispé à l'entente de ce nom et avait annoncé que c'était juste hors de question, et elle avait ensuite convenu qu'il devrait alors continuer son entrainement seul.
Elle était revenue le lendemain, réveillant un Harry épuisé des émotions et exercices de la veille, bien avant le lever du jour.
OoOoOoO
On y était. Les ondes de magie noire pulsaient tout autour d'elle, mais ils la laissèrent pourtant passée.
« C'est à croire qu'une fois maté, tu deviens son maître.
- Eh bien je préfèrerais que tu ne sois la maîtresse de personne, sauf peut-être de la magie blanche. Pouah cette aura maléfique me fout les jetons !
- Jol, lâche moi la main veux-tu ?
- Alors ça, c'est juste hors de question !
- Jol… Je te préviens que si tu ne…
- Quoi ? Tes menaces ne serviront à rien, parce que si je te lâche je meurs et si je te tiens, eh bien tu me tus ! Comme le résultat est le même de toute façon, tant qu'à faire, je préfère mourir de tes mains !
- Peut-être, mais la magie noire ne te torturera pas ! Alors que moi…
Le petit elfe bougonna mais ne la lâcha pas.
- Jol !
- Bon bon, Ok !
Il lui lâcha la main après encore un certain temps d'hésitation.
- Tu sais, c'est quand même curieux que je n'ais jamais senti la magie noire qui pulsait de ce mur auparavant. Surtout que j'ai examiné le moindre recoin de ce palais à ton ordre il y a à peine deux mois.
- Ce que je trouve curieux, moi, c'est ton habileté à me tutoyer, inventeur ! Et puis, peut-être est-ce ton habitude de ne jamais faire ce qu'on te demande comme on te le demande !
- Ah parce que toi tu te conformes aux protocoles, peut-être?
- Bien sur ! Qu'insinues-tu par là ?
- Que je n'ai jamais vu quelqu'un faire fit des règlements de la sorte, nom d'un bébère à plume !
Elle sourit malicieusement avant de se pencher sur le problème soulevé par son compagnon quelques instants plutôt. Elle s'accorda un temps de réflexion avant de reprendre la parole :
- La magie était très bien camouflée. Je ne l'aurais jamais découverte si je n'avais entendu ces murmures…
- Murmure que tu es bien la seule à n'avoir jamais entendu !
- Qu'insinues-tu, encore ?
De nouveau ce petit air agacé qui lui faisait retrousser le nez de bien belle manière pour une impératrice. Rhaa, qu'il aimait l'énervé ! Il pourrait y passer la journée tant cela lui faisait plaisir. Il en oubliait même qu'elle pouvait le faire disparaître de la surface de cette terre d'un claquement de langue. Mais le jeu en valait bien la chandelle !
- Qu'il est étrange que tu sois la seule à l'avoir entendu alors que je suis passé des centaines de fois devant ! Et parfois même avec mes outils de détection infaillibles.
- Et bien apparemment pas si infaillible que ça ! A l'image de leur créateur, sans doute.
Ce fut au tour de l'elfe de bougonné. On pouvait s'attaquer à lui, mais surement pas à ses créations ! Il allait le lui exprimer de bien belle façon mais il n'en eut pas le temps.
- Bien, assez perdu de temps. Met en route l'émetteur…
Puis, se tournant vers lui avec un air menaçant…
- … Et cette fois, tu as intérêt à le faire bien !
Oula elle n'avait pas l'air de plaisanter. Il allait falloir qu'il fasse un effort cette fois.
Elle avançait comme elle le pouvait, comme embourber dans une masse inextricable d'une étrange matière épaisse et visqueuse. La masse de magie entassée ici était impressionnante. Malgré tout, avec l'aide de Jol qui la guidait grâce à l'émetteur, elle parvint – Non sans peine—à sortir de la masse. Au premier pied dehors, la scène s'illumina. Elle se trouvait devant un portail lumineux.
- Léni ? Lénaé ? Altesse ?
- Silence, Jol !
- Mais je sens un important afflux de magie. C'est… C'est tout bonnement incroyable !
- Je sais Jol, je l'ai senti moi aussi.
- Mais… Mais comment est-ce possible ?
- Et encore, si tu voyais ce que je vois…
Cette phrase lui ramena le souvenir tout frais de la « démonstration » de combat de la veille.
Flash Back
Elle retint sa respiration. Tout reposait sur ce qu'elle allait découvrir derrière cette arche magique. Les mondes que les elfes créateurs imaginaient du tout au tout étaient chaque fois différents. Elle espérait ne pas être tombée sur un elfe vicieux, mais étant donné que celui-ci était au service exclusif de sa grand-mère, elle ne s'attendait pas à un monde fait de fleurs et de gentilles petites créatures dont la principale caractéristique serait de faire des chatouilles à ceux et celles qui croisent leurs chemins.
Quand elle traversa le portail et que l'habituelle sensation de traverser un voile humide l'assaillit, elle se rendit compte qu'elle avait eu raison.
Tout dans ce monde évoquait le danger. Pas d'arbre comme tout elfe en a l'habitude, juste un maquis infranchissable transpirant l'humidité, l'absence de fleurs, le marais profond jusqu'aux genoux ou la seule végétation des lieux poussait, l'odeur de pourriture dans l'air, l'obscurité de l'endroit, et surtout, surtout, l'absence de magie. En effet, un elfe créateur pouvait interdire à tous ceux qui foulaient son monde de pratiquer la magie. Certain elfes des plus puissants pouvaient même changer le centre même de son univers en court de « Partie ». Bien que cela soit interdit, elle ne doutait pas que certain ait déjà réussi cet exploit. Après tout, derrière divers prétexte, les créa-mondes n'avaient qu'un seul but précis, hors des entraînements : Tuer un elfe. Car en effet, tuer un elfe en combat singulier s'avérait une tâche des plus difficiles. Plus encore de le faire sans « bruit », pour que les « autorités » ne soit pas mise au courant. Parce que oui, tuer un elfe en dehors du combat singulier était strictement interdit. Etrangement ce devait être la loi la plus respectée de toute, les elfes étant très pointilleux sur leur sens de l'honneur.
Sans les voir elle sentait les regards de ceux qui la scrutaient depuis le monde réel grâce à des écrans magiques invisibles de son côté. Elle devrait d'ailleurs se renseigner sur ceux-ci.
Elle avançait prudemment depuis des heures lui semblait-il, essayant de faire abstraction des formes de vies très potentiellement dangereuse qui lui frôlaient les jambes à chaque instant. Elle se demandait le sens de tout cela. Etait-ce pour l'épuiser ? Pourtant tout le monde savait bien que les elfes possédaient une endurance extrêmement poussée. A moins que ses adversaires ne la sous-estimaient. Elle comprit au moment ou elle sentit une forme de vie gigantesque rampé dans sa direction. Elle comprenait ! Ce n'est pas son endurance physique qu'ils voulaient épuisés mais son endurance mentale. Il était en effet des plus compliqué de maintenir ses perceptions à l'affût pendant longtemps. Et elle venait de le faire plusieurs heures d'affilées ! Elle remercia mentalement son entraînement intensif, et encore plus celui de Lian, qui lui avait appris comment reconnaître si des formes de vies avaient des intentions fraternelles ou au contraire belliqueuses. C'était le cas de celle-ci, sorte de serpent géant. Affûtant au maximum ses perceptions, elle réussit à trancher la tête de la bête d'une brusque accélération avant même que celle-ci ne sorte de l'eau. En effet, certain elfe pouvait pousser la perception de leur environnement jusqu'à pouvoir voir distinctement même les choses invisibles ou très lointaines. Il s'agissait de la double vision. Elle eut le temps de voir grâce à son regard normal (en catégories elfes bien entendu, nda), que son environnement changeait pour devenir une forêt aux arbres gigantesque. Et c'est grâce à sa perception qu'elle sentit également les assaillants arriver.
OoOoOoO
De ce côté ci du portail, les commentaires allaient bon train. Au début on s'interrogeait sur la durée du chemin parcouru, le temps de l'autre côté d'un portail passant d'une façon aléatoire en fonction de ce que voulait l'elfe créateur. De notre côté, 10 minutes s'étaient écoulées. De l'autre probablement plusieurs jours au vu de la fatigue progressive de Lénaé, même si aucun couché de soleil n'avait eu lieu. Surement un piège pour lui enlever ses repères chronologiques.
Pas très Fair-play mais à quoi d'autre pouvait on s'attendre. Néanmoins Lian était fière d'elle sans se l'avouer. Il connaissait Lénaé et son endurance et c'est uniquement grâce à cela qu'il savait à peu près combien de temps était passé. Il l'applaudit mentalement lorsqu'elle réussit à couper la tête de ce monstre étrange qu'il avait eu à peine le temps d'apercevoir avant qu'il n'essai de lui sauter dessus. Sa vitesse et sa précision avait impressionné les autres, il pouvait le sentir. Pourtant, lui, était déçu quelque part. Il ne reconnaissait pas pouvoir faire mieux, mais elle, si. Quand il avait commencé à lui apprendre comment développé sa perception, il ne s'attendait pas à un tel résultat. Lui-même réputé pour ce talent avait été rapidement rattrapé puis dépassé par Lénaé. Il pensa un instant à toutes ces leçons prisent en secrets. Elle lui dirait probablement qu'il lui avait appris certain petit truc utile, mais elle ne reconnaitrait pas ce qu'elle pense réellement à haute voix. Il était persuadé qu'au fond elle penserait que c'est lui qui lui à toute apprit, que ce qu'elle était, elle le lui devait, à lui et à ses autres mentors. Il lui répondrait certainement que sans lui elle ne serait rien, mais lui penserait que si quelqu'un avait tiré quelques chose de ces leçons, c'était bien lui. Il avait eu du mal à se l'avouer au début, orgueil oblige, mais une fois que celle-ci comprenait le principe de ce qu'il lui enseignait, elle poussait sa compréhension du phénomène à son paroxysme, jusqu'à le développé à son niveau le plus haut. A partir de ce moment là, c'est elle qui prenait la place de professeur, et bien qu'il ne lui avouerait pas, il avait appris d'elle bien plus qu'elle n'avait appris de lui. Il lui aurait confié sa vie sans hésiter. Il l'aurait suivi les yeux fermé. Toujours en faisant semblant de les ouvrir, le même orgueil toujours présent. Une vague de nostalgie dévastatrice le prit soudainement, alors qu'il réalisait qu'après ce qui s'était passé, tout était fini. Il fut sorti de sa léthargie lorsqu'il sentit un changement d'éclairage et entendit les sursauts surpris des autres. Une dizaine d'assaillants. Peuf rien de plus facile pour elle. Mais il se ravisa bien vite.
Des sélunos. Ou plus communément, lycanthropes.
ooOoOoOoo
Elle en sortit triomphante. Bien évidemment. Après plus de deux heures de ce côté-ci, ce qui devait correspondre à des jours et des jours sans pitié là-bas, elle sortait enfin. Et en vie. Hors du portail, le regard des gens avait changé. Maé n'avait jamais était aussi fière de son amie. Non, de sa maîtresse. Elle regarda celle-ci. Elle ne l'avait jamais trouvé aussi belle mais surtout aussi sauvage.
Imperceptible soupir de soulagement de Lian que je dois être la seule à avoir entendu. Je lui lâchai d'ailleurs la main, quelque peu honteuse, et reprenait une respiration normale, apaisée. Il me regarda en souriant :
- Tu peux être fière de ton amie, Maé.
Ce ne fut qu'alors qu'elle l'observait attentivement qu'elle se rendit compte que son sourire était triste, et son regard nostalgique.
Elle lui répondit doucement d'un oui presqu'inaudible alors qu'elle le regardait attentivement et qu'il continuait:
- Lénaé à de la chance de t'avoir, Maé.
- Prequ'autant que de t'avoir toi !
Son sourire s'élargit en quelque chose de plus sincère, quelque chose d'indulgent.
- Tu te trompes Maé. Je ne suis rien pour elle. Rien d'autre qu'une distraction dans son quotidien.
Puis, avec un clin d'œil :
- Et tu sais bien qu'il en est de même pour moi !
Il eut une expression indéfinissable, puis tourna les talons. Elle lui attrapa la main avant qu'il ne soit trop loin.
- Mais… Tu ne va pas la saluer ? C'est carrément un manque de respect Lian, et je ne peux pas te le permettre !
- Maé… Il soupira. Je vais partir avec mon Seigneur, comme mon devoir m'y oblige.
- Et alors, il…
- Et je ne reviendrais pas.
- Que…Qu'est ce que tu as dit ?
- Je ne suis pas bon pour les adieux.
Il tourna les talons pour de bon.
- Tu n'es juste qu'un lâche Lian le lieutenant !
Elle ne se rendit pas compte que la situation pouvait paraître étrange aux yeux des personnes alentour, laissant place à un quiproquo des plus étrange. Eux ne virent qu'une femme enceinte traitée un homme qui lui tournait le dos, de lâche.
L'impératrice rejoignit doucement son trône, se tourna vers la foule, la tête bien haute mais sans prétention dans son regard, et clos le bal. Chacun vint la saluer, avec désormais plus de respect et de déférence, même si certains sentiments tenace résidaient.
Quand il ne resta plus personne que le seigneur Noir, elle releva d'ailleurs l'absence de son lieutenant mais ce força de n'éprouver qu'un sentiment de calme acceptation, celle-ci se leva et le rejoignit au milieu de la salle. Il lui fit une révérence qu'elle salua d'un hochement de tête. Il était temps pour lui de reprendre sa place. Alors qu'elle ne fut pas sa surprise...:
- Je pars demain, altesse.
- Oh, et bien j'espère que ce séjour parmi nous vous aura été bénéfique et que votre voyage de retour se passera sans encombre. Les routes ne sont pas toujours sûres partout en cette saison.
Ils s'observèrent tout les deux en silence, jusqu'à ce que le Seigneur noir se décide de reprendre la parole :
- Je vous en remercie, Altesse. Je vous fais alors mes adieux, bien qu'ils ne soit qu'éphémères, car je reviendrais bientôt. Après tout, il nous faut des lors commencé à organiser notre mariage, n'est-ce pas?
Voili Voilou! Dans le prochain je mettrais sans doute plus de Harry et elle. L'histoire commence juste à prendre forme! Merci à tous ceux qui m'ont lu, et je n'oserais pas réclamer reviews après autant de temps d'absence!
J'espère à très bientôt dans des reviews ou dans le prochain chapitre,
Hahahihihahi
