The « Dark legends quileutes pack » Contest
Titre: Fatalité
Disclamer: tous les personnages appartiennent à Stéphenie Meyer (sauf ceux que j'ai inventés), seule l'histoire est créée par mes soins.
Il n'avait pas le droit ! Sous prétexte qu'il était l'alpha, il pensait avoir tous les droits. J'étais en colère, vraiment furieuse. Sam m'avait exclue parce que j'avais osé parler de sa petite chérie ''Emily''. Et il pensait vraiment que j'allais juste revenir en me traînant à quatre pattes. Il pouvait toujours rêver ! Je sais ! Je vais partir ! De toute façon je ne manquerai à personne. Ils pensent tous que je suis jalouse car Sam m'a quittée pour ma cousine mais en fait je n'en avais royalement rien à foutre de qui baisait Sam. C'est juste … je n'en pouvais plus de jouer à la gentille petite louve qui sauve les humains des méchants vampires peut-être que c'est eux qui ont raison au final. Les humains ne sont pas nos égaux alors je ne vois pas pourquoi nous devrions faire comme s'ils l'étaient. Toute ma vie j'avais fait les bons choix et où cela m'avait-il mené ? Je suis seule, la meute entière me déteste, mon frère me hait (pas comme si ça faisait quelque chose), mon père est mort et m'a mère s'est trouvé un copain. Tout le monde autour de moi vit dans un bonheur parfait. Aujourd'hui c'était à moi d'avoir ma fin heureuse. Le juste retour des choses.
Oui, j'étais furieuse et au lieu de partir faire un tour et revenir comme un bon petit chien, j'eus une meilleure idée. Pourquoi pleurer sur mon sort si je ne me donnais pas les moyens d'être plus haut ? Après tout j'ai tout pour moi. Je suis une femme et une louve. Je suis forte et à partir de maintenant je suis aussi … impitoyablement mauvaise.
Ma décision prise, je m'élançais à toute vitesse et me transformais. Mes membres se contorsionnaient mue par une force indescriptible. La magie qui émanait de moi était étouffante mais elle avait un goût amer attirant. Dark magic. Je sentais mon corps changer tout en restant le même sauf que je ne souffrais plus. Le mal était vraiment plus alléchant.
Une fois métamorphosée, je courus à travers la forêt et m'évadai tout simplement. J'avais succombé au mal et pourtant je ne me suis jamais sentie aussi bien. Ça avait été si facile, si normal comme si … comme si j'étais née pour faire partie des ténèbres. Pas besoin de règles, pas besoin de quelqu'un ni de quelque chose. Juste la liberté. Pouvoir sentir le vent s'engouffrer dans mon pelage sans me soucier de rien parce qu' aujourd'hui je suis peut-être seule mais libre. Lors de ma transformation j'avais senti un lien se couper. Maintenant, je comprenais que c'était le lien qui me reliait à la meute, à l'alpha. Je n'étais plus une Quileute mais Leah … juste Leah.
Quelques minutes, heures ou jours, je ne sais plus, plus tard, je sentis une odeur humaine. Je m'en approchai et découvris un couple. Bien sûr ! Pourquoi n'y avais-je pas songé ? La partie importante allait commencer. J'avais pris une décision mais allais-je m'y tenir ? Pour ça, je n'avais qu'une chose à faire. Après cela, je pourrais enfin vivre comme je l'entendais. J'allais les tuer. Aucun retour en arrière ne sera possible. Plus personne ne pourra me sauver mais voulais-je être sauvée ? Non.
Je repris forme humaine et m'avançai dans mon plus simple appareil vers l'homme qui se trouvait maintenant seul à chercher du bois. Je me plaçais derrière lui et l'enlaçais, laissant mes mains naviguer sur son torse. Il tourna la tête et comprit que je n'étais pas sa copine. Néanmoins, il me sourit et regarda à nouveau devant lui. Il n'était pas laid mais je ne pouvais le qualifier de beau. Il était humain mais il était surtout mort.
-Je suis électrique ce soir... Susurrai-je à son oreille et d'un coup sec et précis, plaçai mes mains de chaque côté de sa tête avant de lui casser la nuque de sang-froid.
C'était fait. Aussi facilement que ça. Je revins à leur campement où se trouvait la fille, ramassai une branche qui se trouvait par terre et la lui plantai dans la poitrine. L'amour ne paye pas tout comme la gentillesse. J'entrai dans leur tente et fouillai dans les habits de ma dernière victime et trouvai mon bonheur : une jupe en cuir noir avec la veste assortie, des bas avec porte-jarretelles tout aussi noirs, des sous-vêtements en dentelle de la même couleur et un tee-shirt blanc le tout avec des talons aiguilles noirs. Décidément, ils n'étaient pas ici pour faire du camping. J'enfilai tout et marchai dans le bois sans aucun état d'âme, sans aucun regard pour mes victimes. Ne dit-on pas ''les morts avec les morts, les vivants avec les vivants'' ? Au bout d'une bonne heure, j'arrivai enfin à l'orée de la forêt. La question était dans quel ville, état ou même pays étais-je ? Seul le temps nous le dira, ça tombe bien j'en ai à revendre. Je sortis de derrière les arbres et atterris dans un parking désert. Parfait. Moi qui avais besoin d'un moyen de locomotion. Je n'avais qu'à en faucher une mais le choix n'était pas génial. Je pris donc celle en meilleur état c'est-à-dire une Mini Cooper noire. Super. Je conduisis à travers – je l'appris plus tard – Sacramento jusqu'au lendemain soir. À la tombée de la nuit, j'entrai dans un bar dans l'espoir de pouvoir trouver mon meilleur ami. Jack Daniel's. Le bar était vide comme je les aime. Je m'assis au comptoir et attendis que le barman revienne de je-ne-sais-où quand une chanson qui passait à la radio retint mon attention les paroles étaient :
I won't cry myself to sleep, like a sucker.
I won't cry myself to sleep, if i do, I'll die.
Now you fall asleep with another, damn you.
Je ne veux pas pleurer jusqu'à m'endormir, comme une idiote.
Je ne veux pas pleurer jusqu'à m'endormir, si je le fais, je meurs.
Maintenant tu t'endors près d'une autre, maudit toi.
Pourquoi est-ce que cette chanson me parlait elle ? Peut-être parce que je n'aurais pas mieux dit. Sauf que pour moi le ''tu'' représente plutôt l'homme en général. Je haïssais les gens amoureux. Et je me détestais de les jalouser. Pourquoi m'enticher de quelqu'un qui ne me servirait à rien ? Et puis à quoi bon repenser à ça maintenant, j'avais pris ma décision. Plus de retour en arrière.
C'est le barman ma foi canon qui me sortit de mes idées noires.
-Que puis-je faire pour vous satisfaire. Murmura-t-il en se penchant sur comptoir.
-Me baiser ici et maintenant mais pour l'instant je me contenterai d'un double whisky. Rétorquai-je froidement. Il sembla décontenancé mais se reprit en me servant.
C'est dans un silence parfait que je bus mon verre avant de me lever pour partir. Je sortis quelques billets que j'avais trouvés dans la voiture et les posai sur le comptoir. J'allais passer la porte quand le barman m'interpella.
-Dis ta proposition tient toujours. Lança-t-il comme si nous étions de vieux amis.
Je savais très bien de quoi il parlait mais allais-je succomber ? Certainement. Et c'est comme ça que je me suis retrouvée allongée sur ce putain comptoir avec la bouche d'un beau barman soudée à la mienne. Ses mains étaient partout sur moi. Sur mes seins en train de les malaxer durement à travers mon tee-shirt, sur mes jambes les écartant fébrilement ou encore dans mes cheveux courts. En parlant de durement, je sentis en même temps son excitation contre mon corps. Mais je décidai de prendre les choses en main et le poussai d'une main. Il me regarda surpris et en retour je lui souris moqueusement en me mettant debout sur le comptoir. Je commençai par enlever mon haut lui dévoilant ma poitrine ornée de dentelle rouge sang et lâchai un petit rire en l'entendant soupirer. Je continuai avec mes talons et ma jupe lui laissant le plaisir de pouvoir me désirer.
-La vue te plat ? Demandai-je narquoisement.
-Je ne … je ne veux pas te mentir. Bafouilla-t-il comme un pré-pubère.
-Alors ne parle pas. Répondis-je sèchement.
Je terminai lentement, très lentement de me dévoiler pour lui laisser le temps de baver. Je fis glisser ma bretelle gauche, le coté du mal, le long de mon bras Cette fois je l'entendis bien grogner et je descendis du comptoir satisfaite mais pas complètement. À son tour maintenant. Il me regarda perdu alors que je m'approchais de lui, féline. Je le pris par les épaules et l'envoyai contre le bar sans aucune douceur. Il m'avait excitée, il devait assurer. Il me fixa pendant un long moment surpris que je sois aussi forte ce qui eut le don de m'énerver.
Et oui, je suis plus forte que toi mon coco ! Pensai-je amèrement. L'ambiance était passée de lubrique à sincèrement tendue.
-Bon ben, t'attends quoi ? Le déluge ? Ou tu veux que je t'aide peut-être ? Souris-je toute mon excitation retrouvée.
-Je vais pencher pour la deuxième option. Répondit-il en reprenant contenance.
Il commença alors à faire passer au ralenti son tee-shirt par-dessus sa tête et je dus avouer à mes dépends que même si c'était complètement idiot je trouvais ça totalement excitant. Hum. Ses abdos étaient un pur délice pour mes yeux avides de plus. Il était musclé mais pas à l'excès, ce qui le rendait d'autant plus plaisant à regarder.
Je me mordis la lèvre d'appréhension alors qu'il glissait deux doigts sur les bords de son jeans. Il le fit lentement, très lentement, tomber sur ses pieds et l'enjamba sans me lâcher des yeux.
Il allait faire la même chose avec son boxer mais je l'en empêchai.
-Laisse-moi faire … susurrai-je d'une voix sensuelle en tombant à ses genoux.
J'arrachai son dernier vêtement d'un geste net et précis et, sans qu'il ne s'y attende, prit toute sa longueur dans ma bouche. Il m'attrapa par les cheveux et me fit pomper durement.
-Huum … oui … bordel … comme ... me
Alors qu'il grognait et gémissait fortement, je continuai de pomper. Je faisais tourner ma langue autour de sa verge avant de le mordre. J'étais la dominante. Il n'était qu'un jeu.
-Aie ! Mais... dit-il en me fixant interloqué.
-Désolé. Souris-je innocemment.
Je ne lui laissai pas le temps de répliquer et le jetai sans aucune douceur sur une banquette alentour.
Je me mis à califourchon sur lui alors qu'il essayait de se relever. Il avait compris que j'étais dangereuse mais son excitation n'avait pas changé. Ah. Ces humains me feront toujours rire.
Je m'empalai sur lui faisant claquer nos cuisses alors qu'il grimaçait de douleur. Il essayait toujours de se relever donc je posai une main autoritaire sur son torse le maintenant allongé. Il dut comprendre car il ne fit plus rien. Je continuai mes va et viens mais ce n'était pas assez. Je me penchai donc sur son oreille et chuchotai.
-Dis … le.
-Qu … quo ... quoi … ?
-Dis que je suis celle qui domine.
-Tu …
Je claquai sa cuisse pour qu'il réponde. Le pauvre avait du mal à se retenir mais il semblait savoir que je le tuerai s'il jouissait avant moi. Je le tuerai de toute façon.
-Tu … es … la … do … do … do …
Je claquai encore mais plus fort cette fois. Il gémit de douleur et recommença.
-Tu … es … la … do … dominante. Lâcha-t-il enfin.
Je le claquai encore pour le plaisir et sentis l'orgasme me submerger. J'arquai mon dos et lançai ma tête en arrière en criant à la délivrance.
-Oh ! Oui !
Je repris mon souffle et vis qu'il me fixait. Je lui souris gentiment avant de juste lui fracasser la tête contre la table la plus proche. Je me levai et allai derrière le comptoir pour me laver les mains. Ça avait été un bon moment.
Je ramassai mes habits et me rhabillai.
En passant la porte je risquai un regard au corps inerte que j'avais laissé. Pathétique. Pitoyable. Je ris toute seule et remontai dans ma voiture en route pour ''de nouvelles aventures''. Je mis le contact et éclatai de rire sans aucune raison.
Pendant ce temps-là, à la réserve Pov Sam
J'étais tranquillement en train de regarder un match dans ma petite maison pendant qu'Emily préparait le dîner quand toute la meute entra. Je les regardais, hagard.
-Que se passe-t-il ?
-C'est Leah. Elle est partie. Répondit Seth.
-Quoi ? Et c'est pour ça que vous venez ? Elle fait ça souvent. Elle reviendra.
-Non. Murmura Embry.
-C'est différent. On ne l'entend plus lorsqu'on se transforme. Précisa Paul.
Et soudain je repartis des années en arrière, peu de temps après ma première mutation. Les autres pensaient que j'étais parti par peur mais en fait Billy m'avait amené chez un chaman qui m'avait raconté toutes nos légendes. Mais une des plus noire me revint en mémoire.
Il avait dit : -Dans la plupart des légendes nous sommes du côté du bien mais il existe bien d'autres légendes moins plaisantes à entendre comme celle que je vais te raconter. Il y a de cela bien des décennies, un jeune homme du nom de Mataka Katawe a déserté la meute alors que nous étions en pleine guerre contre les sang-froid mais le pire a été lorsqu'il a rejoint leur camp. Là-bas, il a épousé une humaine retenue esclave par les vampires. Ils devaient s'enfuir ensemble à la tombée de la nuit et vivre libre. Mais sa déserte contrairement à ce qu'il pensait lui avait coûté cher. Il était devenu un tueur et rien ne pouvait plus l'arrêter, il l'a compris et sa femme l'a fuit craignant pour la vie de son enfant, elle était enceinte. Elle est arrivée à la réserve, a accouché et y a abandonné son enfant pour repartir à la recherche de son mari. Elle pensait idiotement qu'elle pourrait le ramener. Il l'a tuée et s'est senti tellement coupable qu'il a renoncé à sa part humaine pour devenir un animal. C' était une fatalité. Pour l'instant nous n'avons pas eu de problèmes de ce genre mais en désertant il a maudit toute sa lignée.
Il avait enchaîne sur d'autres légendes mais c'était celle-ci qui m'avait le plus marqué. Si Leah faisait partie de sa lignée alors elle n'aurait aucune chance de retour en arrière.
-Oh mon Dieu ! Sam ! Tu dois la retrouver ! S'écria Emily me ramenant à la réalité.
-Vous cherchez dans tous les environs ? Demandai-je à la meute.
-Oui. Répondirent-ils en cœur.
-On a une trace. Rétorqua Jacob se détachant du groupe.
-Allons-y.
Pov Leah
Cela faisait près d'un an maintenant que j'étais partie et je ne me suis jamais sentie aussi bien. J'avais tué tellement de gens que mes doigts ne suffisaient plus pour les compter. Je m'étais improvisée veuve noire et étais devenue riche. Mais je n'en pouvais plus, mon corps ne pouvait plus continuer à ce rythme-là. Alors aujourd'hui, j'avais pris ma décision. J'étais en ce moment même sur la falaise de la Push. Retour aux sources. J'allais sauter lorsqu'un bruit attira mon attention. Je me tournai pour voir apparaître Sam à l'orée du bois.
-Salut. Dis-je d'une voix enfantine.
-J'avais raison.
-A propos de quoi ?
-De toi Leah.
-Bien sûr. Le grand Sam a toujours raison.
-Reviens dans la meute. S'il-te-plait. Pour ton bien.
- Je ne peux pas !
-Pourquoi ?
-Je ne veux pas !
-Quoi ?!
-C'est à cause d'Emily ? Tu sais que je ne peux pas contrôler ça ! Lança-t-il accusateur.
-Mais arrête de te prendre pour le centre du monde ! Je ne t'aime pas !
-Tu as vraiment changé.
-Non, j'ai toujours été comme ça c'est toi qui ne me connais pas !
-Tu as peut-être raison … mais les Quileutes ne sont pas comme ça.
-Alors peut-être que je n'en suis pas une.
-Mais peut-être que si. Me supplia-t-il mais ça ne marchait plus.
-Je ne t'aime plus Sam. Je suis passée à autre chose mais ne compte pas sur moi pour suivre tes règles en bois ! Je ne suis plus une Quileute et je …
-Ne fais pas ça ! Leah ! Tu ne sais pas ce que tu fais ! Tu ne pourras plus redevenir humaine.
-Alors peut-être que j'en ai juste marre de devoir être humaine. Je suis une louve bordel ! Je suis un animal … Adieu Sam.
Et sans prendre mon reste je courus jusqu'au bord de la falaise et dans un plongeon magistral disparus … à jamais.
Pov Sam
Je rentrai et trouvai toute la meute dans mon salon m'interrogeant du regard.
-Elle est partie à jamais.
-Quoi ? Mais on a mit près d'un an à la suivre et quand enfin on a une chance de la ramener dans le droit chemin, tu l' as laissée s'enfuir ! Explosa Seth.
Mais je ne l'écoutai pas parce que je savais. C'était la fatalité.
FIN
