C'est bien joli de mettre ces deux-là en amitié, mais d'où vient-elle cette relation ? Dans le jeu, on la suppose puisque Cait Sith aide les Turks, mais on n'a aucune information supplémentaire. Alors j'ai inventé ma propre thèse. Cette fic se déroule sept ans avant Final Fantasy VII. Reeve a donc 28 ans, et Tseng seulement 23.
• #7 : Par quoi tout découle et tout commence
Cela faisait huit ans qu'il était Turk, huit ans qu'il avait appris les divers moyens de tuer un homme -arme blanche, arme à feu, à mains nues dans les cas extrêmes- et ceux de délier les langues les plus tenaces. Ses mains étaient imbibées du sang de milliers de victimes, et son âme emplie des larmes qu'il avait versés pour les premières, le temps de s'habituer. Car l'être humain finit par s'habituer à tout : on peut lui infliger les pires conditions de vie, le traiter plus bas qu'un animal, il finit par prendre cela comme un concept tout à fait normal qui n'omet aucune objection. A ce stade de sa réflexion, l'homme stoppa momentanément ses gestes, ses mains restant suspendues, accrochées à la cravate qu'elles voulaient nouer autour du cou. Continuerait-il à s'enliser dans une vie que même le chien le plus galeux aurait rejeté ? Finirait-il par perdre toute humanité ?
L'homme se refusa de penser davantage à cela. Réfléchir pouvait se révéler une torture dans certains cas, et cela n'avait comme conséquence que de faire remonter à la surface de mauvais souvenirs, et rouvrir des blessures qui ne seraient jamais totalement cicatrisées. Inutile de se morfondre sur le passé, on ne ressuscitait pas les morts par la force de la pensée. Les mains adroites finirent de serrer le noeud, lissèrent la veste du costume pour en faire disparaître le moindre pli et se glissèrent dans la sombre chevelure de l'homme. En un tour de main, celle-ci fut nouée dégageant le visage dur et froid d'un homme de vingt-trois ans ayant vécu davantage que n'importe quel vieillard tremblotant. Qui avait vu des cruautés qui auraient pu le mener à la folie s'il n'avait pas eu un soutien.
Le PHS vibra, tressautant sur la table. Tseng s'en saisit, portant le combiné à son oreille. Le programme de la journée différait de ce qui avait été prévu à la base, mais à cela aussi il était habitué depuis le temps. Ce qui l'amena à accepter la nouvelle mission qu'on lui confiait sans chercher les tenants et aboutissements de l'affaire. Récupérer des plans de réacteur dans un QG ennemi, quoi de plus naturel ?
***
On dit que ne pas avoir de nouvelles de quelqu'un signifie que la personne doit être dans une bonne situation qui ne requiert pas d'en divulguer des informations. C'est vrai dans certains cas, mais contradictoire dans d'autres. Veld piétinait dans son bureau, tournant en rond. Il avait déjà classé les dossiers, geste inutile vu que le travail avait déjà été accompli par son second mais cela lui avait permis de tromper le temps durant quelques instants. Mais maintenant le doute et l'inquiétude pouvaient s'insinuer en lui, ronger ses espérances. Il n'avait nullement des doutes sur la capacité du Turk qu'il avait envoyé, toutefois il savait qu'il l'avait envoyé dans la gueule du loup. En sortirait-il vivant ?
Quand le travail ne peut plus être un échappatoire, la dernière solution reste la machine à café. Veld poussa la porte de son bureau, ne répandant pas au salut poli des Turks et autres employés de la Shinra placés plus bas que lui dans la hiérarchie. Tout son esprit était en train de fomenter des théories et hypothèses sur le déroulement de la mission. Que le Turk revienne avec un bras ou une jambe en moins, mais qu'il ne le pousse pas à contacter les pompes funèbres. C'est tout ce qu'il souhaitait.
La boisson de la machine a café était infecte comme toujours. A se demander si les responsables d'entretien et réparateurs ne se vengeaient pas de ce que leur faisait subir les employés en trafiquant le distributeur. Veld tentait d'ingurgiter ce qui avait l'aspect d'un café, mais un goût indistinguable, quand un poids percuta ses jambes. Le chef des Turks baissa le regard. Ce qu'il distingua d'abord furent deux semelles de chaussures, portées par une personne plutôt petite vu leur taille. Le propriétaire des chaussures se releva d'un bloc, montrant son faciès de félin. La surprise de Veld laissa place à une moue amusée. L'homme s'accroupit pour se retrouver au niveau du chat robotique qui s'était mis debout.
- Tu te balades sans ton maître, Cait ?
Le félin ne put répondre, son maitre venant justement de le retrouver et de le saisir pour le porter dans ses bras. Veld se releva, tandis que le maître du robot s'excusait de l'intrusion de sa création.
- J'espère qu'il ne vous as pas dérangé... Je n'arrive pas encore à le contrôler parfaitement.
- Il n'y a eu aucun mal, tempéra Veld. De sa main libre, il tapota le crâne de Cait qui émit un court miaulement. Je constate que ta création avance à grands pas, tu as de solides connaissances dans la robotique, Reeve.
- Oh, pas autant que Mademoiselle Scarlet... minimisa le jeune homme.
Ce dernier avait presque honte de se retrouver face à un supérieur et qui plus est avec son projet de robot-espion. Ne lui avait-on pas dit que son robot ressemblait à une peluche pour gosses ? Cela ne l'empêchait pas de préférer sa création, aussi pitoyable soit-elle, à un simple robot ne ressemblant qu'à un amas de métal froid et sans vie. Jouant distraitement avec l'une des pattes gantées du robot, Reeve finit par reporter son attention sur son interlocuteur.
- Au fait, Monsieur Veld, que faites-vous ici ?
- J'attends le retour, que j'espère victorieux, de quelqu'un.
La personne à laquelle Veld faisait allusion arriva au même moment, regardant alternativement les deux interlocuteurs qui avaient stoppés leur discussion en le voyant. Ne tenant aucunement compte de la cause de tels regards, le Turk salua son supérieur comme l'usage le lui demandait.
- J'ai récupéré les plans, déclara Tseng en tendant les papiers à Veld qui s'en saisit. Je vous donnerais mon rapport au plus tard ce soir, comme prévu.
N'attendant nulle réponse, Tseng repartit en direction de son bureau. Le froid qu'avait provoqué l'arrivée du Turk se dissipa peu à peu alors que Reeve cherchait à détendre l'atmosphère.
- Il semble ne pas s'être trop mal sorti, n'est-ce pas ? ajouta-t-il d'un ton hésitant à la vue de la figure sérieuse de Veld.
- Les blessures physiques ne sont pas forcément celles dont on souffre le plus, remarque doctement Veld avant de rejoindre à son tour, son bureau.
Laissé seul, Reeve réfléchit à la portée des paroles de l'homme, son robot pendant mollement dans ses bras comme une marionnette dont les fils avaient été soudainement coupées.
***
La neige tombait sans discontinuer. Depuis combien de temps ? En tout cas assez pour que les rues et la chaussée soient couvertes de blanc et fassent sortir moufles et écharpes aux habitants. Le spectacle laissait indifférent le Turk qui ne pensait qu'à revenir chez lui et se perdre dans l'oubli du sommeil. Oublier ce qu'il avait commis et ce qu'il commettrait encore. Oublier ce qu'il était réellement : un assassin.
D'épais flocons de neige tombaient sur ses épaules lui arrachant des frissons involontaires. Les blessures qu'il avait reçus durant sa mission le fragilisaient mais il ne voulait pas en tenir compte. Il avait tenu jusque là, il tiendrait encore. Obstiné il continuait sa marche, ne voulant pas avouer qu'il fléchissait parfois, qu'il se retenait à grand-peine de s'allonger à même le sol pour s'endormir et oublier la douleur. Plus de douleur, plus de torture moral, plus de déchirement... La blancheur de la neige devenait brusquement fascinante et attirante. Peut-être est-ce pour cela qu'il se penchait de plus en plus, se laissant entraîner par sa langueur, interrompant toute réflexion, se laissant lentement emporter. Dormir. Oublier. Pourquoi souhaiter autre chose ?
Une main l'agrippa par l'épaule, redressant son corps qui était sur le point de basculer. Le Turk se détacha brusquement de la prise, frustré d'avoir été vu dans un moment de relâchement. Il se retint de dire ses quatre vérités à son prétendu sauveur. Sauveur qu'il finit par reconnaître et dont l'identité l'étonna autant que sa présence et son geste. Pourquoi un homme comme Reeve Tuesti, à qui il parlait pratiquement jamais, l'avait-il aidé ?
- Vous allez bien ? s'enquit Reeve avec une hésitation qui montrait sa peur de s'immiscer dans des sujets qui ne le concernaient pas.
- Je m'en sortirais bien tout seul.
Se rendant compte que son ton pouvait paraître comme un reproche cinglant, et ce pauvre bougre n'avait rien fait pour mériter une telle gifle psychique, Tseng tâcha de se radoucir un minimum.
- Mais je vous remercie de votre aide. Rien ne vous obligeait à...
Une brûlure sinistre l'obligea à ravaler ses mots. Sa main se posa sur l'origine du mal, comme si en palpant sa blessure il pouvait ôter toute souffrance. Sans s'en rendre compte, le Turk s'était laissé tomber sur les genoux, l'humidité de la neige s'insinua sous ses vêtements. La brûlure stagnait dans ses côtes, rongeant ses poumons, l'élançant à chaque inspiration d'air froid. Maudite blessure qui se rappelait à son insu ! Il croyait l'avoir bridé, l'avoir réduit à néant par quelques soins et sa seule volonté. Mais ce corps faible demandait grâce malgré lui.
- Sans vouloir vous vexer, je pense que votre état demande l'aide d'une personne compétente.
Reeve avait prononcé ces mots d'une voix basse, s'étant agenouillé auprès du Turk qui serrait les dents pour ne pas hurler de rage et de douleur. Il écarquilla les yeux quand il vit une figure de chat apparaître à travers l'ouverture du manteau de l'homme. Tout comme son supérieur qu'était Veld, il lui fallut quelques instants avant de reconnaître le fameux Cait Sith. Il fut encore plus surpris quand le chat robotique sortit du manteau et posa sa tête sur son épaule. Les deux hommes se dévisagèrent avant de regarder à nouveau le chat qui ne bougeait nullement d'une moustache. Jusqu'à ce que Reeve ramène à l'ordre sa création.
- Cait ! Veux-tu bien revenir ici et cesser d'importuner les gens sans raison ?
Le chat obéit docilement, mais se détachant comme à regret du blessé qui ne savait quoi penser de la scène. Devait-il trouver cette réaction touchante ou complètement farfelue ? Le robot disparut dans les plis de manteau, gardant tout de même sa tête hors de l'ouverture. Son maître aida le Turk à se relever, évitant de poser ses mains sur les zones douloureuses. Comme si rien n'avait interrompu leur précédente conversation, Tseng donna sa vision des faits.
- Vous connaissez des personnes qui ne poseraient aucune question sur mon état ou ne chercherait pas à venger la mort d'un proche que moi ou un de mes collègues a froidement abattu ?
- On peut demander assistance à Monsieur Veld, hasarda timidement Reeve.
- Je ne pense pas que mon état soit tel qu'il faut... Que faites-vous ? s'écria le Turk alors que son interlocuteur se saisissait d'un portable que Cait venait de lui tendre.
- Appeler des secours. En espérant que vous ayez bien le numéro de Monsieur Veld dans votre répertoire...
Le Turk tâta ses poches. Le chat robotique lui avait subtilisé son PHS sans qu'il s'en rende compte ! Il lança un regard noir au coupable qui lui répondit par une mine d'innocence feinte. S'il n'était pas en proie à la douleur, il aurait déjà réduit ce robot à un amas de métal bon pour la déchetterie nationale. Malgré ses années de service à la Shinra, son côté impulsif reprenait parfois le dessus.
Finissant d'échanger quelques mots avec son interlocuteur, Reeve rendit le PHS à son propriétaire qui s'en saisit le plus calmement possible, évitant de broyer au passage quelques doigts. Surtout demeurer calme et maître de soi.
- Verdict de l'appel des secours ? hasarda le Turk en se préparant au pire.
- Monsieur Veld va venir nous chercher pour vous amener et prodiguer des soins.
- Magnifique...
Le mot était pur ironie et Reeve n'en fut pas dupe. Cette nouvelle expression d'orgueil finit par briser son amabilité que lui avait forgé une éducation bien trop ancrée sur la politesse.
- Je préfère me faire détester d'un homme plutôt que d'avoir sa mort sur la conscience.
L'individu ne prononça pas un mot de plus, pas même pour répondre à Veld lorsque celui-ci arriva pour prendre le relais et s'occuper à son tour de Tseng. Ce dernier eut comme un sursaut de culpabilité en voyant le regard dur et fuyant de l'homme, un regard constrastant avec la mine de déception de Cait Sith.
***
- Cela aurait pu mal finir. Heureusement que ton corps a pris l'habitude d'être tant maltraité.
Tseng ne répliqua aucunement aux paroles de cet homme qui était à la fois son supérieur et son père adoptif. Sa main tâta les ecchymoses noirâtres -donc celles actuelles, les plus anciennes devenant d'un jaunâtre douteux-, les multiples cicatrices qui saturaient son corps ponctuant son épiderme d'entailles brunâtres. Sa main finit par atteindre la cause de sa souffrance de tout à l'heure. Une plaie aux bords déchiquetés, il y a quelques instants encore suintante de sang. La peau autour avait été partiellement arrachée, un spectacle guère agréable à voir. Le Turk avait cru que sa plaie était superficielle mais il s'était lourdement trompé.
- Si ta description est exacte, continua Veld, l'arme qu'a utilisé ton ennemi est un katar. C'est une arme que l'on utilisait beaucoup à une certaine époque dans les régions orientales. Et encore, tu as eu de la chance. Certains prototypes de cette arme étaient doté d'un mécanisme permettant à la lame de se scinder en trois parties. Je te laisse imaginer les dégâts...
Il les imaginait que trop bien. Ce n'était pas encore aujourd'hui qu'il sentirait le sapin, n'en déplaise à Avalanche ou tout autre ennemi de la Shinra. Le Turk referma sa chemise, remerciant Veld de s'être déplacé pour l'aider.
- Et où comptes-tu aller ainsi ? demanda ce dernier alors que Tseng venait d'ouvrir la porte d'entrée.
- Dans mes quartiers.
La réponse était brève, sans appel mais cela n'empêcha pas Veld de barrer la porte au Turk, usant des blessures de celui-ci comme argument pour demeurer ici pour la nuit. Tseng ne chercha pas à interférer davantage, de toute évidence tout le monde était contre lui ce soir et personne ne prêterait attention à ses demandes. Soupirant, le Turk monta à l'étage. Il avait passé une partie de sa vie dans une telle maison, et dans cette même ville éloignée de Midgar qu'était Kalm. Après la destruction accidentel de la ville, celle-ci avait été reconstruite exactement comme elle était auparavant. Et cette demeure n'avait pas échappée à la règle. Il suffisait de pousser une porte pour se retrouver des années en arrière, comme si le temps s'était arrêté et venait juste de reprendre son cours.
Tseng poussa une des portes, celle qui menait auparavant à la chambre de la fille unique de Veld. Chaque objet était disposé à sa place, comme si leur propriétaire allait revenir pour s'en emparer. Et cette constatation arracha un soupir mélancolique au Turk. Il avait connu la petite Félicia, subit ses brimades de gamine à l'imagination débordante de supplices, mais elle ne le haïssait pas, elle l'avait considérée comme un frère tombé du ciel. Alors revint cette interrogation obsédante. Est-ce que quelqu'un continuerait à se souvenir de lui même après sa mort, comme le faisait Veld envers sa femme et sa fille ? Serait-il aimé au point qu'on souffre pour lui lorsque tout va mal ?
La réponse ne vint toujours pas, résidant quelque part dans un lieu où on ne pouvait pas la saisir. Le Turk dut se contenter de refermer la porte sur un pan de son passé, et replonger dans l'oubli du sommeil.
***
L'homme vérifia que toute personne étrangère était dans un secteur éloigné de son bureau avant de ressortir sa création robotique. Il préférait éviter les remarques peu amicales de Scarlet qui ne cessait d'affirmer qu'elle seule savait véritablement ce qu'était un robot et comment le concevoir. Certes il fallait avouer qu'il avait encore quelques difficultés au niveau de l'intelligence artificielle, mais on s'improvisait pas dieu créateur du jour au lendemain.
- Monsieur Tuesti ?
L'interpellé leva la tête, foudroyant du regard l'intrus lorsqu'il le reconnut. Sans même le saluer à son tour, Reeve reprit son occupation première : bricoler Cait Sith afin de régler quelques dysfonctionnements. Ce qui ne l'empêcha pas de saluer l'arrivée de l'intrus à sa façon.
- Tiens donc, le blessé d'hier soir a rentré ses crocs aujourd'hui ?
Toute personne qui l'aurait traité ainsi, et n'étant pas un supérieur hiérarchique, se serait retrouvé avec une balle entre les yeux comme punition. Toutefois le Turk reconnaissait qu'il était en tort cette fois-ci et qu'il méritait un tel accueil après le comportement qu'il avait eu.
- Je viens m'excuser... Je n'aurais pas dû vous parler ainsi alors que...
- Je vous ai déjà pardonné vous savez ? répliqua Reeve avec un sourire en coin.
Tseng resta interdit, ne comprenant pas ce brutal changement de comportement de la part du responsable du développement urbain. Ce dernier connecta un des fils électriques de son robot, avant de reprendre le fil de la conversation. Tout en tentant difficilement d'avoir un rire amusé devant la mine ébahie du Turk.
- J'attendais simplement que vous veniez faire vos excuses. On dit que la nuit porte conseil... Je crois qu'elle a aussi effacé la rancune que j'avais envers vous.
- Dois-je... vous en remercier ?
Le rire échappa à l'homme. Non pas un rire moqueur, mais plutôt nerveux et résultant du côté touchant et presque gamin des paroles du Turk. Reeve se leva de son siège et posa sa main sur l'épaule du Turk.
- On ne remercie pas la gentillesse d'une personne. On l'accepte tout simplement. Et avec le sourire.
- Et ne peut-on pas remercier cette personne par un geste amical ? Comme par exemple... Tseng prit une mine de réflexion, regardant le bureau avant de poser son regard sur le robot. Faire en sorte qu'un de ses projets soit accepté par la Shinra et en devienne un des éléments essentiels ?
Sous le coup de la surprise, Reeve fixa le Turk cherchant à savoir si une moquerie se glissait sous ses paroles et que sa proposition n'était pas une simple raison de rajouter une critique de plus sur son projet d'espionnage robotique. Mais peut-être fallait-il parfois faire confiance et accepter une main tendue. Haussant les épaules, Reeve finit par accepter la proposition.
- Je vais tacher d'organiser une réunion avec le Président, promit Tseng. Comptez moi déjà comme un des défenseur de votre projet, ajouta-t-il avant de sortir du bureau.
Devait-il se sentir réjoui ? Reeve regarda son robot avec ses fils électriques sortant de son ventre ouvert, son faciès expressif. L'imaginer comme un outil au service de la Shinra était une chose difficile à concevoir, et il se doutait que le Président ne l'utiliserait pas à des fins glorieuses pouvant aider les habitants de Midgar. Mais qui sait, peut-être que lui, simple employé de la Shinra, pourrait gagner de la reconnaissance. Mais le plus important pour le moment était qu'il avait trouvé un allié. Peut-être même un ami qui sait. A quelques mètres de là, un Turk pensait exactement la même chose.
