Bonjour à tous !

Je tiens à m'excuser du retard sur la publication de ce chapitre mais je suis tombée malade, je vous épargne les détails un peu glauque… Mais voilà aujourd'hui tout va bien !

Je tiens à remercier Megane49 qui travaille sur l'histoire, elle fait un boulot formidable !

Je tiens à remercier les nouvelles personnes qui suivent cette histoire mais je dois vous avouer que je suis légèrement déçue de n'avoir que peu de réactions… N'hésitez pas à laisser un petit commentaire ! J'apprécie énormément !

Je vais répondre aux commentaires des invités :

Kyllmy : Merci pour ce nouveau commentaire, j'espère que ce chapitre va t'ouvrir l'appétit pour la suite de l'histoire ! Désolé encore pour le retard, bisous.

Guest (Sam ?) : Merci pour ton commentaire, je pense qu'Erica est juste une humaine avec un taux plus élevé en matière de survie contrairement à Bella. Tu verras par la suite le rapprochement subtil entre Erica et Rosalie. Rosalie reste une femme jalouse des humains donc même si Erica rentre davantage dans ses grâces ce n'est pas encore gagné ! L'effet Jasper comme tu dis sera expliquer bien plus tard (peut-être même beaucoup plus tard) donc patience ! Je pense que Bella apprécie que quelqu'un veille sur elle contrairement à sa mère qui reste un peu tête en l'air … J'espère que la suite te plaira encore ! Bise.

Chapitre 7 : Métronome

Comment les choses avaient pu si mal tourner ? Il y a encore 48 heures, nous étions à Forks, Bella heureuse avec Edward.

Je commençais enfin à revivre mais on me retirait ce droit.

James m'avait pratiquement déchiré la gorge avec ces dents acérées mais la douleur n'était rien comparée au feu qui brûlait à l'intérieur de moi.

C'était tellement froid que cela me brûlait, tout brûlait. Chaque partie de mon corps n'était que douleur et je ne pouvais rien faire pour l'arrêter. J'entendais au loin, des voix, des cris, des murmures mais surtout j'entendais un horrible bruit, une femme hurlait à la mort.

C'était moi. C'était moi qui hurlait comme une folle.

Qu'on arrête de me torturer, je ne le supportais plus. J'avais déjà trop enduré, souffrir plus était impossible pour moi.

Je ne pouvais plus respirer, le sang s'écoulant de ma plaie à la gorge m'empêchais de respirer.

Alors c'était comme ça que j'allais mourir ? Moi, me noyant dans mon propre sang ?

Mon cerveau endoloris me rappela d'un article lu sur internet, la noyade était l'une des morts les plus douloureuse. Se noyer dans son propre sang était encore pire selon moi.

- Elle va lâcher Carlisle ! cria quelqu'un.

Oui, oui je crois que je vais lâcher.


Deux jours plus tôt

- Je vais la rejoindre, assurai-je à Charlie, et si elle veut quand même aller à Phoenix, je l'accompagnerai, je ferais attention à elle, je te le promets Charlie, finis-je en remettant mon casque.

- Faîtes attention à vous et appelle-moi dès que tu es avec elle ! Insista Charlie encore bouleversé, j'hochais la tête avant de monter sur ma moto et d'aller à la poursuite de Bella, je savais déjà où elle allait et ce n'était pas Phoenix.

Je revis pour la première fois depuis longtemps la sublime maison des Cullen. Le garage était grand ouvert et il semblait y avoir beaucoup d'animation, la camionnette de Bella était là comme je l'avais imaginé. J'étais arrivée quelques minutes après elle. Elle était dans les bras d'Edward au moment où je m'arrêtais. Je respirais un bon coup, pas besoin de m'énerver. Bella allait bien, pour l'instant.

Carlisle et Emmett étaient en pleine discussion et ne semblaient pas m'avoir vu ou ils m'ignoraient, je ne savais pas trop. Esmée et Rosalie remplissaient un sac de vêtements pour le mettre ensuite dans le coffre d'une BMW noir. Plus loin, Alice et Jasper complotaient dans leur coin. Au moment où j'enlevais mon casque, Bella se précipita sur moi, Edward me regarda d'un air grave.

- Ne reste pas là Erica ! Il y a eu un problème pendant la partie de Baseball, heureusement que tu n'es pas venue avec moi sinon il te chercherait aussi, débita Bella paniquée, les bras gesticulant dans tous les sens.

- Stop ! criai-je, que quelqu'un m'explique ce qu'il se passe et tout de suite, exigeai-je. La colère me possédant brusquement. Tous arrêtèrent de bouger avant de me fixer en fronçant les sourcils.

- Tu vois Edward ! Elle l'a refait indiqua Alice perturbée.

- Qu'est-ce que je fais ? Répondis-je excédée par la situation qui m'échappait.

- Rien ce n'est pas le moment réfuta Edward catégorique.

Je repoussais sèchement Bella sur le côté avant de m'avancer rapidement vers lui, la colère bouillonnant dans mes veines.

- Expliques-toi maintenant. Parce que je viens de laisser Charlie seul à la maison et complètement dépassé par la situation. Il ne sait rien sur les vampires mais moi si, alors parle maintenant ! Ripostai-je menaçante.

Un homme noir apparu soudainement derrière Edward. Il avait des dreadlocks et ne portait pas de chaussure, ces vêtements étaient sales et déchirés mais surtout il avait des yeux aussi rouges que le sang. La surprise passée, une lourde peur s'insinua dans mon corps à la vue de ce nouvel individu inconnu.


Laurent, ce vampire aux yeux rouge avait un nom. Il me faisait froid dans le dos en me regardant comme si j'étais un délicieux repas. Je me sentais nue devant son observation minutieuse, inconsciemment je reculais de quelques pas, refermant mes bras sur mon corps.

- Recules-toi ! Ordonna Carlisle à quelques mètres de nous à l'attention du vampire, ne t'approches pas d'elle !

Il se plaça entre moi et l'homme aux yeux rouges, comme pour me protéger.

- Excusez-moi, marmonna le vampire avant de reculer de quelques pas tout en baissant la tête en signe de soumission, faîtes attention à la femelle surtout, elle est redoutable, autant que James, ajouta-t-il. Il fit un dernier signe de tête en direction d'Edward avant de disparaître.

J'attendais toujours qu'on m'explique ce qu'il s'était passé, la peur me tordant encore les entrailles. Mes mains tremblaient contre mon corps, je les frottais l'une contre l'autre pour me reprendre avant de lever les yeux vers Carlisle. Toujours dos à moi faisant mur aux autres.

- C'est qui James ? Et la …femelle ? Demandai-je maladroitement, peu habituée à utiliser ce mot pour désigner une femme.

Carlisle se retourna vers moi doucement, fixant son regard dans le mien. Je sentis une chaleur se diffuser à l'intérieur de moi, dissipant les dernières traces de peur. Pendant une seconde j'eus envie de le toucher, d'être contre lui pour me sentir définitivement protéger contre le reste du monde mais je m'abstins, me sentant observer par les Cullens et Esmée. Je refoulais au plus profond de moi cette soudaine envie. Je baissais les yeux, gênée par mes pensées.

- Est-ce que tu vas bien ? Me demanda Carlisle à voix basse.

- Oui ça va, murmurai-je en détournant les yeux, les autres Cullens reprenaient leurs activités. Je sentis deux doigts glacés soulever mon menton, au lieu de me crisper à ce contact, je me détendis immédiatement. Je rencontrais le regard doré et soucieux de Carlisle.

- Je ne l'aurai jamais laissé te faire du mal, m'assura-t-il, ces doigts froids et durs glissant le long de ma mâchoire avant de reculer.

- Je sais… soufflai-je perturbée par sa caresse étrange. Je ressentais un mélange de plaisir et de contentement comme si son contact m'avait manqué. J'ai confiance en toi, ajoutai-je malgré moi en me mordant la lèvre regrettant de m'être laissée aller.

Il m'offrit un petit sourire satisfait en réponse.

- Explique-moi ce qu'il se passe, articulai-je lentement, une pointe de culpabilité me traversa en voyant Esmée s'éloigner en direction de la maison avec Bella. Je flirtais avec son mari alors que la situation semblait dramatique.

Carlisle raconta rapidement la partie interrompue de Baseball par les nomades et James, le traqueur chassant sa nouvelle proie, Bella.

C'était aussi simple que ça. Ils avaient formé des groupes et avait déjà préparé un plan de bataille pour traquer le tueur à leur tour. C'était effrayant de voir à quel point la vie de Bella était menacée aussi simplement pour une simple rencontre avec un nomade. Ils recommençaient à tous s'agiter, parlant, s'échangeant les dernière instructions, Emmett était clairement le plus excité de tous.

Rosalie n'était pas franchement ravie de la tournure des événements, et je pouvais le comprendre, Bella avait mis en danger involontairement sa famille par sa seule présence parmi eux.

Alice se figeait régulièrement, ses yeux se perdant dans l'espace. Je compris qu'elle déclenchait son don pour voir l'avenir de Bella, Jasper à côté d'elle lui parlant dès qu'elle revenait à la réalité.

Esmée revint avec Bella quelques instants plus tard portant une chemise et un pantalon trop long pour elle. Esmée avait échangé ses habits avec Bella. Camoufler et mélanger les odeurs pour que James ait plus de mal à retrouver Bella m'avait expliqué Carlisle voyant mon regard surpris.

- Et moi ? Questionnai-je

- C'est hors de questions ! ripostèrent Bella et Carlisle en même temps.

- Bella, je viens de promettre à ton père que je resterai avec toi, je lui ai promis que je m'occuperai de toi. Alors si tu crois que je vais attendre sagement que ta famille de vampire règle le problème, tu te fourre le doigt dans l'œil ma grande, rétorquai-je glaciale. Je reste un repas pour un vampire, mon odeur ou mon sang, je ne sais pas trop comment ça marche, ça peut toujours aider à tromper ... James.

Je trouvais cela bizarre d'appeler par son prénom un vampire qui avait décidé de tuer Bella.

- Elle n'a pas totalement tort, avoua Jasper après quelques secondes, ça pourrait marcher, Alice ? continua Jasper, tout le monde se tourna vers elle tandis qu'elle ouvrit grand les yeux pour se figer de façon surprenante.

- Oui ça nous aidera davantage à éloigner Bella d'ici, l'un de nous prendra la moto d'Erica. Elle paraissait sûre d'elle.

Un grondement sourd provint de Carlisle, instinctivement, pour la première fois, je n'eus pas peur, au contraire, je lui touchais le bras lui faisant comprendre que ça irait. Il baissa les yeux vers moi, le dilemme que je lui imposais semblait le faire souffrir mais il finit par céder après lui avoir rappelé que c'était Bella qui était en danger.

Je m'éloignais de lui avant de m'avancer vers Rosalie pleine d'appréhension.

- On doit échanger nos vêtements lui expliquai-je maladroitement, elle me toisa, livide et ahuris.

- Pourquoi je ferai ça ? Riposta-t-elle Elle est un..

- Un danger, oui je sais, chuchotai-je, je comprends que tu ne supportes pas que l'on soit ici parmi vous et je suis d'accord avec toi mais autant mettre le plus de chance de notre côté et de votre côté pour éviter que ça tourne mal, ajoutai-je doucement, s'il te plait.

Elle resta quelques secondes silencieuses, pesant le pour et le contre avant d'accepter. A mon plus grand étonnement, elle me prit dans ses bras sans effort et se rua à l'intérieur de la maison. Nous nous déplaçâmes à une vitesse surprenante pendant quelques secondes avant d'arriver dans une des chambres de la maison.

Je n'eus pas le temps d'observer cette nouvelle pièce que déjà Rosalie enlevait son bombers et son t-shirt avant de me les tendre, je fis de même avec mon t-shirt et ma veste en cuir. Elle continua avec son jean et me le tendit. Nous nous changeâmes sans mot et sans un regard. Par chance nous faisions pratiquement la même taille, bien qu'elle soit plus pulpeuse que moi. Une fois changées, elle me reprit dans ses bras avant de me ramener au garage.

- Merci ...Rosalie, soufflai-je un peu étourdie par ce petit voyage, elle continua de marcher avant de s'arrêter.

- Je ne le fais pas pour toi ni elle, dit-elle de sa voix froide et mordante tout en désignant du menton Bella qui était installée dans la voiture noire, parlant par la fenêtre ouverte à Edward.

- Je sais, c'est moi qui le fais pour elle, terminai-je en lui souriant avant de tourner les talons et de rejoindre Bella à l'arrière de la voiture.


Nous roulions depuis plusieurs heures dans la BMW aux vitres teintées, Jasper conduisait, Alice sur le siège passager avant, ils se tenaient tendrement la main. Leur amour si visible me fit mal aux yeux et au cœur mais je me ressaisissais. Ce n'était pas le moment, Bella avait besoin de moi. Le soleil commençait tout juste à se lever, Phoenix était encore loin.

- Je suis contente que tu sois venu vivre à la maison avec nous, m'avoua Bella au bout d'un moment, je suis rassurée quand tu es avec moi, continua-t-elle.

- Je pars quelques heures et tu te fais traquée par un vampire psychopathe, plaisantais-je, sans vouloir vous vexer, ajoutai-je à l'attention de des deux autres vampires qui nous accompagnaient. Tu es un vrai aimant à problème Bella Swan …

- Où es-tu allée d'ailleurs ? Me coupa Bella en se tournant vers moi, sa question me mis mal à l'aise, je n'avais pas prévu de parler de ça maintenant, Jasper dû sentir mon angoisse monter car il me fixa quelques secondes dans le rétroviseur avant de reporter son attention sur la route. Je respirais doucement pour me calmer, au bout de quelques secondes ça allait mieux. Alors ? insista Bella curieuse

- Pardon, j'étais perdue dans mes pensées, je suis allée voir une ancienne amie à Ocean Shores. Ça faisait très longtemps que je ne l'avais pas revu, ça m'a fait du bien, avouai-je en lui adressant un sourire confiant.

Dès notre sortie de Forks, j'avais appelé Charlie pour le rassurer, je lui avais expliqué que nous allions bien à Phoenix sans pour autant donner plus de détails tout en essayant de minimiser les faits.

- Charlie qui n'a jamais fait de fugue à cause d'un petit problème d'ado ? Plaisantai-je à moitié. Je reçus en contrepartie trois regards surpris, je les ignorais tout en continuant de rassurer Charlie. Il finit par capituler. Oui Charlie, tout ira bien, je te le promets. Il commençait à me poser des questions par rapport à Alexandra mais je le coupais avant qu'il n'en dise davantage. Je réalisais bien que cette conversation n'était pas totalement privée, les deux vampires à l'avant pouvaient tout entendre. Charlie on va s'arrêter pour la nuit terminai-je, oui je lui dirais.

Je raccrochais et m'adressais à Bella qui se sentait coupable pour son départ précipité de chez Charlie et surtout de la façon dont cela s'était produit.

- Charlie m'a dit de te dire qu'il ne t'en voulait pas et que… je cherchais les bons mots pour expliquer l'état dans lequel il se trouvait, enfin il t'aime quoi que tu fasses ou dises, récitai-je

Elle ne me répondit rien mais je sentis sa main chercher la mienne avant de reporter son attention à l'extérieur par la fenêtre de la voiture.


Nous étions confinés dans une chambre d'hôtel à la périphérie de Phoenix, le soleil était éblouissant, je comprenais à ce moment-là pourquoi les Cullen était venu se réfugier à Forks. J'avais remarqué au moment où Jasper était passé devant la fenêtre, le rideau étant mal tiré, les résultats du soleil sur la peau d'un vampire.

C'était incroyable, sa peau brillait comme des milliers de diamants, ce n'était définitivement pas humain.

Depuis je ne cessais de le dévisager, il finit par être mal à l'aise. Il grogna doucement pour exprimer son mécontentement.

Bella était à cran, ça devenait franchement stressant pour tout le monde, j'avais bien essayé plusieurs fois de la distraire mais elle finissait toujours par s'énerver avant de commencer à pleurer puis de finir par s'excuser de son comportement.

Alice était occupée à se concentrer sur l'avenir, Jasper à ses côtés essayant de glaner la moindre information à transmettre aux autres par téléphone. Ils se gardaient bien de nous dire comment se déroulait la chasse à James.

Je pensais constamment à Carlisle, savoir ce qu'il faisait, où-était-il ? Pourquoi il ne rappelait pas ? Est-ce que cette chasse allait bientôt se finir ? Puis je me stoppais consciente que ça me faisait plus de mal qu'autre chose.

Je recommençais le même rituel une heure après. Cela faisait déjà cinq fois que je le faisais.

Je n'étais pas encore aussi stressée que Bella mais contrairement à elle, je savais reconnaître une situation où nous n'avions aucun contrôle.

- Comment fais-tu pour rester aussi calme ?! Explosa-t-elle d'un coup, sa prise de parole soudaine me surpris et perturba mon petit rituel, je la regardais indifférente, Alice et Jasper s'était retournés vers nous pour comprendre ce qu'il se passait. Alice n'avait pas vu venir le fait que Bella perdrait la tête dans une chambre d'hôtel. Tu n'es pas inquiètes pour les autres ?! Continua-t-elle dans sa folie, elle finit par se lever du lit sur lequel on était affalée depuis deux bonnes heures avant de se poster devant la fenêtre, j'ai besoin de respirer, souffla-t-elle découragée, sa colère était redescendue aussi vite qu'elle était arrivée.

- Quand j'étais dans … ce genre de situation ajoutais-je après un moment d'hésitation, elle me regarda confuse, attendre, repris-je, ne pas comprendre ce qu'il se passait, je jouais à un jeu…

Flashback cinq ans plus tôt

- Tu vas attendre bien sagement dans cette pièce me dit l'aide-soignante. La pièce contenait un lit simple, un petit bureau en face de la fenêtre à barreau, et un WC. Elle me poussa à l'intérieur avant de refermer la porte.

Attendre combien de temps ? Et pourquoi ?

Mon père m'avait emmené ici puis il était parti avec un médecin dans un autre couloir.

J'attendis comme m'avait demandé l'aide-soignante. Elle revint quelques minutes plus tard avec une grande boîte, un puzzle, elle s'assit à côté de moi dans le lit se tenant à bonne distance et étala les pièces du puzzle puis commença à les assembler un à un.

Je l'avais regardé, impassible, je savais ce qu'elle voulait faire. Mais je ne voulais pas parler.

Je reportais mon attention sur le mur en face de moi, un mur blanc où les briques étaient encore apparente.

Mon père, trop démuni face à moi m'avait abandonné. Je le compris bien plus tard quand le soleil finis par décliner à mesure que le temps s'écoulait. La soigneuse avait fini le puzzle et était partie.

Elle finit par revenir au bout d'un certain temps.

Cette fois elle amena avec elle un grand livre blanc, elle lut la première ligne, sa voix était mesurée, calme et douce.

- Il existe dans la maison de cire, trois poupées, Annabelle, Maria et Pêche. Elles vivaient toutes ensembles depuis que leurs parents étaient partis voyager dans le monde des rêves. Leur maman était une otarie du nom d'Olympe et le papa était une étoile se prénommant Safran.

Je l'avais regardé complètement abasourdis, son histoire n'avait aucune logique. Imperturbable, l'aide-soignante continua à lire son histoire, inconsciemment je m'étais rapprocher d'elle pour savoir qui était l'auteur de ce livre complètement farfelu. Il n'y avait aucune phrase dans ce livre, juste des mots éparpillés sur les pages de gauche et des petits dessins sur la page de droite. Le livre en lui-même était entièrement blanc, sur la quatrième de couverture, je pu lire ces quelques mots « Libère ton imagination, crée ton destin ». Cette phrase m'interpella, je n'avais plus rêvé de quoi que ce soit depuis l'incident.

Elle se tourna vers moi en me souriant, elle avait les dents du bonheur, un petit défaut dans son sourire qu'il la rendait plus humaine. Elle devait être âgée d'une trentaine d'années, de longs cheveux bruns avec quelques reflets roux, de grands yeux marrons et un nez légèrement retroussé avec quelques tâches de rousseurs.

- Que font-ils dans le monde du rêve Safran et Olympe ? Se questionna la femme, elle avait l'air vraiment perplexe face à sa question. Une question tout à fait sérieuse.

Fin du Flashback

Du polo, avai-je répondu sur un coup de tête.

- Erica ? me secoua Bella, Quel jeux ? Me demanda-t-elle en revenant s'asseoir à côté de moi dans le lit.

- Je te donne des mots, des noms, des couleurs, des prénoms ou autres et tu dois me raconter la plus merveilleuse des histoires, répondis-je, elle me regarda perplexe devant mon idée, bon je commence, tu vas voir, c'est très amusant et ça occupe. Je regardais Alice et Jasper qui était assis sur le canapé de la chambre, vous pouvez aussi participer, leur proposai-je, donnez-moi chacun trois mots.

- Eh bien, Arc-en-ciel, bois et tulipe, commença Alice, feu, sable et Texas continua Jasper, je regardais Bella attendant ces mots.

- Vous êtes sérieux ? demanda-t-elle incrédule, son humeur redevenait aussi sombre qu'avant.

- Bella allez ! l'encourageai-je, s'il te plait…

- Bon bon… Alors je choisis, prison, chasseur et ennuie, répliqua-t-elle irritée, je soufflais devant son manque de coopération, je choisis, espoir, gagné et amour, annonçais-je ironique en regardant lourdement Bella. Je me réinstallais plus confortablement dans le lit avant de commencer l'histoire quelques secondes plus tard.

- Il était une fois, dans un arc-en-ciel très lointain à des millions de kilomètres d'ici, vivait ensemble Espoir et Ennuie, ils s'aimaient d'un amour de feu. Un jour, Ennuie décida de créer un diadème pour l'anniversaire d'Espoir. Un diadème fait de bois et de sable. Une fois le diadème finis, une nuit une tulipe envieuse vint dérober le diadème. Ennuie découvrit le vol le lendemain, fou de rage, il décida de partir à la recherche du diadème perdu. Il demanda à son ami Texas s'il savait où se trouvait le diadème volé. Texas avait le pouvoir de retrouver les objets égarés, il lui dit que la Tulipe envieuse l'avait caché dans la prison du chasseur. Ennui se mit tout de suite en route pour la prison du chasseur, il retrouva la Tulipe et le diadème volé. Il lui demanda pourquoi il lui avait volé ce diadème, Tulipe lui avoua qu'elle était si triste de ne pas connaître le grand amour qu'elle pensait le trouver avec ce diadème. Ennuie fut attristé par l'aveu de Tulipe, il lui confia quelque chose, le grand amour ne se trouve pas dans un diadème ou tout autre objet, il se gagne en conquérant le cœur de l'être aimé… Fin ! Annonçais-je en tapant dans mes mains.

- Waouh ! s'exclama Alice, c'était incroyable, tellement magique et complètement fou ! Je me sentais comme Espoir dans ton histoire, et je suppose que je suis Ennuie ? Compléta Jasper avec une grimace, Alice lui embrassa la joue pour confirmer.

- Et bien je dois dire que tu es parvenue à occuper mon esprit pendant cinq minutes, avoua Bella atone, ton histoire était tellement tordue et étrange que tu as court-circuité mon cerveau, plaisanta-t-elle.

- C'est le but de ce jeu ! A qui le tour ? demandai-je heureuse de voir l'effet bénéfique de ce jeu sur Bella.

- Moi ! Moi ! s'exclama Alice en tressautant sur les coussins du canapé.

Nous avions joué pendant longtemps, tellement longtemps que je commençais à avoir mal à la tête à force de devoir imaginer des histoires plus folles à chaque fois. Alice était vraiment très douée, Bella un peu moins mais elle jouait le jeu et Jasper pas du tout, ces histoires étaient toujours effrayantes surtout qu'il en rajoutait en utilisant son don pour nous angoisser davantage.

Jasper était en train de terminer son histoire, Bella et moi nous étions considérablement rapprochées l'une de l'autre quand tout d'un coup Alice se figea d'un coup avant de prendre précipitamment une feuille de papier et un crayon posé sur la table et se mit à dessiner frénétiquement. Nous nous précipitâmes tous sur elle, c'était la première fois depuis que nous étions partis qu'elle dessinait pendant qu'elle avait une vision. Son dessin était incompréhensible pour moi.

- Il y a un téléphone ici, dit Bella indifférente en pointant du doigt un espace encore vierge de la feuille.

A suivre…


Alors dîtes-moi ce que vous pensez de ce nouveau chapitre ! J'ai hâte de connaître votre avis.

Petit extrait du prochain chapitre :

« Je prenais régulièrement l'habitude de toucher cette cicatrice, je me sentais proche de lui, une partie de lui était continuellement avec moi, il avait apposé sa marque sur mon corps et j'aimais ça. Je me sentais tordu en pensant cela mais je m'en fichais maintenant, je devais accepter mon attirance pour Carlisle.»

à mercredi prochain ! (sans faute promis !)