Ca fait longtemps que j'ai pas écrit… Désolé désolé désolé!

— Et mais j'y pense, s'exclama Clint, c'est à cause de Jarvis que JARVIS s'appelle JARVIS!

Les autres le regardèrent avec incrédulité.

— Et il t'a fallu tout ce temps pour t'en rendre compte? se moqua Natacha.

— Eh! J'avais d'autres choses plus importantes en tête! se défendit Clint.

— Tu es vraiment une personne étrange, camarade, renchérit Thor.

Ces remarques, ajoutées aux yeux écarquillés de Steve fixés sur lui comme si il venait d'une autre planète, vexèrent Clint si bien qu'il parti bouder dans un coin.

Fury secoua la tête, choqué.

— Et voilà mon équipe de superhéros, grommela-t-il.

Rhodey le regarda avec pitié.

Bruce secoua la tête et se tourna vers l'écran qui s'alluma à nouveau.

Tony avait 8 ans. Assis sur son lit, le carnet qu'il avait recut à son anniversaire était ouvert sur ses genoux.

Dessus étaient dessinés des plans pour un robot. En haut, Tony avait écrit la principale fonction de ce robot: effectuer des ordres simples.

Il était monté sur des roulettes. Principalement composé d'un bras électronique, il avait une sorte de main à 3 doigts au bout. Tout autour étaient écrites des annotations telles que « aider à manipuler », « rangement », …

Tony tourna les pages et dévoila un brouillon de programme. Au centre était écrit: Just A Rather Very Intelligent Program.

Les mots étaient écrits en vrac sur la page. « Être mon ami », « Être là pour moi », « Accent anglais »,…

Certains mots étaient à moitié effacés par des larmes.

Tony tourna une dernière page.

Le projet était plus aboutit, plus annoté, mieux dessiné que les autres. Comme si Tony y avait plus de coeur et plus de temps.

Ce n'était pas un projet pour l'aider ou être son ami.

En haut était écrit « Super-héros ».

Tony avait dessiné une armure.

Le casque avait deux yeux et pas de bouche. Une flèche le reliait au mots «JARVIS ».

Sur gants et les pieds devaient servir au vol. Les autres parties de l'armure devaient contenir des missiles et autres armes.

Le principal problème semblait être l'alimentation. La question était soulignée en rouge suivie de points d'interrogation.

Avec un soupir, Tony ferma le livre et se leva.

Il descendit jusque devant la porte de l'atelier et frappa deux fois à la porte.

Entre.

Tony poussa la porte et se dirigea le bureau de son père où il posa son carnet. Il se tourna ensuite vers son père, sobre, debout devant une paillasse, un tube à essai dans une main et une fiole dans l'autre.

Viens ici, lui dit le scientifique.

Tony s'avança et se plaça à côté de son père. Ce dernier lui tendit la fiole. Tony la saisit à sa main se mit instantanément à bruler.

De l'acide avait coulé sur le côté du récipient. Serrant les dents et retenant ses larmes, il tint bon jusqu'à ce que son père la lui reprenne, ses mains protégées par des gants en plastique. Tony alla immédiatement rincer sa main mais la brulure laisserait surement des traces et le ferait souffrir plusieurs jours.

Il retourna attendre près de son père. Après un long moment, son père posa ses ustensiles et jeta ses gants.

Il se dirigea vers son bureau et s'assit tout en sachant que Tony le suivrait.

Tes devoirs? demanda-t-il en montrant le carnet.

Oui père, répondit Tony.

Howard ouvrit le petit livre et feuilleta les pages. Il s'arrêta sur celle où était dessinée la BS450. La bombe était petite et efficace. Destinée à tuer vite et bien. Une bombe Stark.

Je ne vois pas ce que je t'avais demandé, dit-il sèchement.

Tony se balança nerveusement sur ses pieds.

Et bien? renchérit Howard.

Je… Je ne savais pas comment faire…

Tu ne savais pas ou tu ne voulais pas?

Je….

Tu n'as pas le CHOIX, jeune homme. Tu es un Stark. Les Starks créent des armes. C'est dans notre sang. La prochaine fois que tu ne me rend pas tes devoirs faits tels que je te l'avais demander, tu ne verras la cuisine ni la salle à manger pendant une semaine. La durée augmentera chaque fois que tu te rebelleras. Sache que ton corps peut tenir jusqu'à 70 jours sans nourriture.

Oui père, murmura Tony.

Howard continua à feuilleter le carnet et tomba sur l'armure de Tony.

Qu'est-ce que ceci? demanda-t-il.

Un sourire se forma immédiatement sur le visage du garçon.

C'est une armure de super-héros. Elle peut voler, lancer des fléchettes tranquillisantes ce qui évite de tuer, elle peut…

ASSEZ! hurla Howard. Tu n'est PAS un super-héros, tu ne le seras JAMAIS!

Sur ce, il jeta le carnet vers son fils et lui fit signe de partir.

Tony, tremblant, ramassa son bien et se rua dans sa chambre. Entre temps, il avait commencé à pleurer et s'effondra à terre en sanglots.

Il resta comme ça de longues minutes. Il se saisit ensuite violemment du cadeau de Peggy et déchira le projet Super-héros.

— Je savais qu'il avait toujours voulu aider les autres, être un héros, même si il refuse de l'admettre.

Pepper posa ensuite un baiser sur les lèvres de son amant et continua à lui caresser les cheveux. Elle semblait avoir oublier le monde qui les entourait tout deux.

Clint les regarda avec douceur. Ses yeux s'allumèrent soudainement et un sourire satisfait s'étala sur ses lèvres.

— J'avais raison!

Il entama ensuite une danse de la victoire. Natasha le ramena au calme avec une légère tape sur la tête.

— C'a explique pourquoi Stark n'aime pas qu'on lui tende des choses, déclara Fury.

— Oui, répondit Natasha. Je n'avais jamais réussit à comprendre.

—Quoi! s'exclama Clint. La grande Black Widow n'a pas réussi à percer Tony Stark à jour?

Ce qui lui value une deuxième tape sur la tête.

— Il n'y a pas de quoi rire, Clint.

Thor avait serré les poings et tremblait de rage. Il laissait enfin sortir ce qu'il pensait de cet homme.

— Un père ne devrait jamais infliger cela à son fils. Il ne devrait jamais briser ses rêves. Si nous étions à Asgard, il subirais les pires châtiments.

Ses yeux lançait des éclairs.

— Sans offense, Captain, ajouta-t-il.

— Pas de problème, Thor. Ce n'est pas l'homme que j'ai connu.

Thor sembla reprendre le contrôle de ses émotions.

— Je ne vois pas comment un père peut haïr son fils à ce points.

— Je ne crois pas qu'il détester vraiment Tony, dit Bruce.

Tout le monde le regarda, ébahi. Comment pouvait-il dire ça après tout ce qu'ils avaient vu? Bruce s'explique sous les regards interrogateurs.

— Je pense que le problème est qu'il ne sait pas comment… aimer Tony. Son premier 'fils' est mort à la guerre.

Il lança à regard désolé à Steve.

— Par exemple, enchaina-t-il, il ne veut pas que Tony veille être un super-héro. C'est possible que ce soit par haine, mais je pencherais plutôt pour cette hypothèse: il ne veut pas que Tony meurt. Il ne veut pas qu'une autre personne à laquelle il tient meure à cause de lui en essayant de sauver des innocents.

Cela les plongea dans un silence songeur. Était-ce possible? Qu'en pensait Tony?

La culpabilité se rua à nouveau sur Steve.

Rhodey y pensait aussi mais il tournait en rond, rongé lui aussi par la culpabilité. « Et dire que je n'arrête pas de lui demander des armes… »

Voila voila… J'espère que ça vous a plu.

Commentez svp, ca m'encourage :)