Hey ! Me revoici pour un os Morgan/Reid. Basé sur la fin de l'épisode 2 de la saison 11, quand l'affaire est finie et que l'équipe rentre par l'avion. Personnellement je me suis éclatée à l'écrire, alors j'espère qu'il vous fera rire. Je vous laisse lire.
Ah et c'est un rating M. Régalez vous.
- Que pensez-vous de la synchronicité ? Demanda Reid au docteur Lewis.
Dans le jet du BAU, les deux agents entamèrent une conversation sur le sujet que Reid trouvait passionnant. Puis jetant un coup d'œil à son collègue Morgan qui se situait dans le siège face au canapé qu'il occupait, il ajouta.
- Il existe un lien très fort pour la vraie amitié. Donc dans 185 ans je pourrais me venger de la blague que m'a faite Morgan la semaine dernière.
Le métis ne put retenir un sourire face à cette phrase.
- Tu peux y aller beau gosse je t'attends, rigola t-il, certain que le génie ne pourrait faire pire que ce qu'il avait fait.
- Compte sur moi, déclara Reid, la tête bourdonnant d'idées.
Le brun le dévisagea suspicieux. Les blagues entre eux deux étaient monnaie courante. Il se rappelait la fois où il avait donné le numéro du génie aux journalistes, ces derniers n'avaient pas arrêté de le déranger. Mais cette fois-ci il avait été loin, et le génie semblait un peu trop guilleret pour qu'il ne s'inquiète pas. Pour la première fois il regrettait sa blague. Peut être que donner les coordonnées du génie à un masseur gay n'était pas une très bonne idée.
L'envie était trop forte. Quand il avait trouvé ce prospectus de masseur gay, il n'avait pu s'empêcher de céder à la tentation et de composer le numéro, puis après avoir parcouru le programme s'était décidé pour une formule coquine. Elle comprenait massage détente, puis taquineries osées. Les termes étaient assez suggestifs pour qu'il opte pour celle-ci sans demander plus de précisions. Pour compléter le tout, il avait donné l'adresse et le numéro de son jeune collègue. La pub vendait un jeune homme musclé aux cheveux de jais. Parfait pour le jeune génie. Il avait un peu hésité, mais presque sur des gouts en matière sexuelle du jeune homme, il avait franchis le pas. Il avait précisé que Reid risquait d'être réticent, et qu'il ne fallait pas se gêner pour lui forcer un peu la main. Fier de lui il avait raccroché, priant pour que ça fonctionne. Il avait hâte d'être lundi au bureau pour voir son collègue.
Bien évidemment rien n'avait fonctionné comme prévu. Il n'avait eu comme réponse à sa plaisanterie qu'un regard noir du génie. Dès qu'il avait essayé de le questionner sur le sujet, il se fermait comme une huitre, sans parler de ses sous-entendus qui tombaient à plat. Bref, il ne saurait jamais comment la soirée s'était déroulée. Et maintenant il craignait la revanche du jeune homme. Il haussa les épaules et s'enfonça dans son siège. Bof, il ne lui ferait pas grand-chose.
oOo
Morgan flottait. Il se sentait étrangement bien, incroyablement léger, comme si son corps n'était que guimauve. Il battit des paupières avec une extrême paresse. Sa peau nue reposait sur un tissu doux au toucher duquel il ne voulait s'extraire. Il grogna pour la forme, sachant qu'il était temps de se lever. Mais à peine esquiva t-il un geste qu'il retomba lourdement sur le matelas. Son corps ne répondait plus à ses ordres. Repoussant la panique qui l'envahissait, il se concentra essayant de se remémorer les événements de la veille.
Il y avait eu cette soirée mémorable en boite avec leur nouvel agent. La musique, ces corps chauds qui dansaient tout contre lui, l'enchainement des verres. Du coin de l'œil il avait vu Reid qui restait un peu à l'écart se faire draguer ouvertement par le barman. Puis lors d'une danse, pensant que son attention était occupée ailleurs, il avait versé une poudre dans son verre. Lui idiot qu'il était l'avait avalé d'un trait, comme pour défier le génie. Il ne l'avait pas quitté du regard durant cette descente lui faisait clairement comprendre qu'il savait ce qu'il avait fait.
La drogue n'avait pas fait effet immédiatement. Il en avait sentit les premières prémices quand ils atteignaient le parking. L'air frais lui avait fait tourner la tête. Il s'était sentit étourdit puis… Rien, le trou noir. Il avait beau chercher dans sa mémoire, rien. Aucun souvenir. Il ouvrit les yeux espérant trouver dans le décor un indice de sa fin de soirée.
Paresseusement, il se redressa et se cala contre des oreillers. Bon, il avait finit dans un lit. Il regarda autours de lui pour se figer face à cette apparition. Sur les draps de velours se trouvait une silhouette trop bien connue. Sa peau pâle se détachait du tissu. Non, à y regarder de plus prêt, elle n'était pas si blanche que ça. Des dizaines de tâches rougeoyantes venaient la décorer. Des suçons, s'étrangla t-il. Il gémit une fois de plus. Mais qu'avait-il bien pu faire hier avec le génie, car il n'y a pas à douter que c'était lui qui lui avait laissé ces belles marques.
Reid remua dénudant davantage son corps. Morgan se retint de lui sauter dessus, il devait se calmer immédiatement. Hélas une partie de son anatomie ne semblait pas de cet avis. Elle se réveilla, le faisant frissonner. Pour ajouter à sa torture, son collègue tourna dans son sommeil venant à moitié sur lui. Involontairement, il bougea tout contre lui, contre sa virilité dressée. Au secours, il allait le tuer s'il continuait ainsi. Morgan devait agir. Au diable la délicatesse. Il poussa celui qui le prenait pour oreiller d'un geste brusque qui eut le mérite de le réveiller, tandis que lui se reculait au maximum. C'est alors qu'il vit le regard de Reid, parfaitement éveillé. Le génie ne le tromperait pas, il s'était collé volontairement à lui, feignant l'endormis.
- Tout va comme tu veux ? demanda innocemment Reid.
Morgan grogna de frustration, il ne tenait plus, il devait se soulager.
- Je peux savoir ce que tu m'as fait avaler hier.
Reid battit des cils, et à cet instant, Morgan aurait pu le prendre pour le jeune homme innocent qu'il savait n'être désormais qu'une façade. Le jeune homme n'avait rien d'une vierge effarouchée.
- Rien, juste un petit stimulant, révéla t-il.
Morgan frémit face à ce qu'il insinuait.
- Il se peut que tu restes dans cet état pendant un certain temps, continua t-il désignant son problème d'érection.
Le sang du métis ne fit qu'un tour, et sa testostérone prit le dessus.
- Ne crois pas que tu ne vas pas m'aider, murmura t-il à l'oreille du jeune homme en le tirant sous lui.
Il passa sur son corps, envoyant valser toute barrière. Sur le matelas désormais vide de draps, il se mit à contempler son corps. De toute évidence, ils n'avaient pas fait que dormir dans ce lit la veille. Sa mémoire ne répondait plus à son désir de se souvenir, mais il n'en avait que faire, il allait pour la seconde fois profiter de ce corps tant désirable. Des gémissements lui parvinrent à ses oreilles alors que sa langue traçait des sillons brulant sur la peau laiteuse, accentuant ses marques déjà présentes. Le génie ne semblait pas se plaindre de ce traitement s'il devait juger les bruits qui sortaient de sa bouche et ses ongles qui griffaient son dos. Lui aussi allait arborer de belles marques.
Leurs deux virilités entrèrent en contact les faisant soupirer de délice dans une parfaite harmonie. Morgan capta le regard du jeune homme encore plus embrumé que le sien. Il y lut la luxure et l'envie. Ce fut suffisant pour qu'il ose davantage. Ses mains restées assez sages jusqu'ici partirent plus bas, s'insinuant entre ses fesses. Presque timidement, il entra dans l'antre de chair, récoltant un mouvement lascif de Reid qui le fit grogner. Il fallait qu'il se calme ou il ne tiendrait pas longtemps avant de le prendre sauvagement.
- Morgan, supplia Reid. Je ne suis pas en sucre, tu peux y aller, l'encouragea t-il.
Ces mots eurent le don de le ramener sur terre. C'est vrai, Reid était un homme, il pouvait y aller. Il se positionna entre ses cuisses et entra d'un mouvement brusque, avant de s'immobiliser. Tous les deux reprirent leur souffle, et Reid entama des vas et viens de bassin, surprenant Morgan. Le génie en voulait davantage, et ce fut lui qui mena la danse. Morgan ferma les yeux sous le plaisir. Même s'il était celui qui possédait le génie, à cet instant, il avait l'impression d'être le soumis. Il ne fallut pas longtemps avant que les deux hommes ne rendent les armes. Ils se libérèrent de leur semence. Morgan ne dut qu'à ses muscles pour ne pas écraser son collègue. Il s'écroula à ses cotés.
- Ouah, souffla t-il.
Reid se colla à lui cherchant les bras du métis. Un brin protecteur et possessif, il ne se fit pas prier pour l'envelopper de ses bras.
- Que m'as-tu fait Spencer, murmura t-il.
Le jeune homme leva un œil interrogateur vers lui.
- Je crois que tu m'as ensorcelé.
Le génie émit un rire frais.
- C'est plutôt à moi de te poser la question. Qu'est ce qui t'as prit de m'envoyer cet homme. La prochaine fois, je veux que ce soit toi qui vienne me masser, dit-il avec un clin d'œil suggestif.
Morgan haussa les sourcils, cette dernière phrase n'était pas tombée dans l'oreille d'un sourd.
- Fais attention, tes désirs pourraient devenir réalité.
Reid étouffa son rire contre les tablettes de chocolat du métis, chatouillant Morgan. L'homme le ramena face à son visage, captant ses prunelles caramel.
- Fais attention petit génie, je crois bien que tu m'as versé un philtre d'amour. Et je ne compte pas te lâcher de si tôt.
Reid lui répondit d'un tendre baiser sur le nez.
- Et moi je ne compte pas te lâcher. Je te dois au moins une bonne dizaine de représailles pour toutes les blagues que tu m'as faites.
Morgan le dévisagea. Si le jeune homme lui réservait des surprises comme celles-ci, il était partant. Mais il faudrait quand même qu'il le renseigne sur la nuit qu'il avait oubliée.
Les deux hommes retombèrent sur le matelas dans un fou rire. Les prochains jours promettaient d'être explosifs.
Tadam ! J'espère que ça vous a plu. Ça change un peu de ce que je fais habituellement et cette fois-ci il y a un petit lemon.
Je vous dis à la prochaine pour la suite.
