Hop hop, regadez qui arrive à petits pas discret, c'est le chapitre 7 !

Notre chère maître des potions commence à se détendre un peu, et je dois vous avouer que c'est pas facile à gérer, j'ai du mal à rendre un homme si secret et sombre, aussi détendu.

Disclamer : Touuuujouuuurs pareiiiiiil !

Bonne lecture !


Chapitre 7 : Trêve de Noël

Lorsque Calypso se réveilla il était midi passé. Elle avait beaucoup dormi ces quelques jours. Le contre coup de ce qui s'était passé dans le bureau de la directrice, sans aucun doute. Son esprit avait enfin pu digérer les révélations de ce jour-là. Elle ne ressentait plus de haine et un sentiment de soulagement l'envahissaient. Cependant tout cela l'avait considérablement épuisé. Elle se tortilla dans son lit tout en se frottant les yeux énergiquement et s'étira de tout son long. Ressentant un regard sur elle, elle tourna sa tête à droite et laissa échapper un petit cri de surprise. La main posée sur sa poitrine, elle se redressa.

- Sally ! Tu m'as fait peur ! Qu'est-ce que tu fais debout sur ce tabouret ?

- Sally est désolée d'avoir fait peur à Miss. Sally a été chargée de veiller sur le repos de Miss, alors Sally est là.

- Par qui donc ? demanda-t-elle passablement étonnée.

- Par Madame La directrice. Sally fait aussi des rapports à Monsieur qui s'inquiète pour Miss.

Calypso piqua un fard monstre, esquissant un sourire. Puis un grognement s'échappa de son ventre, lui annonçant une fin de loup.

- Sally voit des étoiles dans les yeux de Miss lorsqu'elle entend parler de Monsieur, taquina l'elfe espiègle. Sally va aller chercher un bon petit déjeuner pour que Miss puisse contenter son estomac affamé !

Lorsque l'elfe disparut de son tabouret, Calypso sortit de ses draps de soie pour se rendre dans la salle de bain. Elle savait que l'elfe reviendrait rapidement avec un petit déjeuner copieux qu'elle n'arriverait sûrement pas à terminer. Après une toilette rapide, elle passa un jean et un pull de laine angora tous les deux noirs, qui ne manquerait pas de lui tenir chaud par ce temps froid. Un claquement sonore se faisant entendre dans l'autre pièce, Calypso sortit de la salle de bain.

Comme elle l'avait deviné, Sally était revenue avec un petit déjeuner qui aurait pu contenter la moitié des élèves de Poudlard. C'était exagéré, mais cette pensée la fit sourire. Il y avait, posé sur la table basse, une théière fumante qui dégageait une agréable odeur de bergamote, des toasts grillés accompagnés d'une motte de beurre et de trois petits pots de confiture : fraise, cerise et abricot. Quelques brioches cachaient une assiette constituée de deux œufs au plat et de bacon. Et pour finir, un jus d'orange ainsi qu'une salade fruit. Calypso en salivait d'avance.

- Sally, tout ça m'a l'air délicieux, dit-elle en s'asseyant sur le canapé.

- Sally savait que Miss avait très faim, Sally a fait son petit déjeune en conséquence.

- Tout est parfait, Sally, je te remercie.

Sally inclina respectueusement la tête, debout devant la cheminé.

- Je ne vais pas être capable d'engloutir tout ça, veux-tu le partager avec moi ? Enfin, si tu as faim.

Sally sursauta, manquant de tomber en arrière.

- Sally trouve que Miss est vraiment généreuse, mais Miss ne doit pas traiter Sally comme son égale.

- Allez, grimpe et mange un morceau avec moi. Ou je me fâche, conclut-elle avec un sourire.

Sally, les yeux pétillants, s'assit sur le canapé. Calypso lui tendit un toast qu'elle avait tartiné de confiture de fraise.

- Sally est contente que Miss ne soit plus si revêche avec elle. Comme Monsieur. Il est très gentil avec Sally.

- Je n'ai pas revu Severus. Comment va-t-il ?

- Monsieur travaille beaucoup. Sally est obligée de venir le gronder pour qu'il pense à manger.

- Que fait-il s'il n'est plus professeur ?

- Sally ne sait pas très bien. Il travaille sur une potion qui n'arrête pas d'exploser avant d'être terminée. Monsieur s'énerve tout le temps contre son chaudron.

Calypso croqua dans un toast de confiture de cerise, sa curiosité piquée par les mots de l'elfe.

- Sally doit vous laisser Miss, et vous remercie d'avoir partagé votre petit déjeuner avec elle. Mais maintenant elle doit aller aider ses amis à préparer le réveillon de Noël de demain soir.

- Va, je vais sûrement aller à Pré-au-lard faire quelques petites emplettes.

Claquant des doigts, Sally disparut. Calypso, elle, enfila ses chaussures et passa sa cape de voyage, conception spéciale de Madame Guipure pour les rudes hivers.


Le soir du réveillon de Noël, Poudlard s'était couvert d'un épais manteau de neige qui ne cessait de s'épaissir grâce aux flocons qui tombaient sans interruption, et le lac noir était à présent gelé. Les quelques élèves restant pour passer les fêtes au château rentraient en courant pour passer leur costume de soirée, après une courte bataille de boules de neige récréative. Ils trouvaient cela plus excitant de nuit, l'obscurité ne permettant de voir la cible correctement augmentait la difficulté et les rires.

Calypso était émerveillée lorsqu'elle entra dans la grande salle pour rejoindre ses collègues. C'était magnifique ! Des guirlandes de houx et de gui ornaient les murs et, comme du temps où elle y était étudiante, pas moins de douze sapins se dressaient tout autour de la salle, tous décorés de chandelles, de nœuds, et de divers autres décorations. Une grande table de bois trônait au centre de la salle, élèves et professeurs s'y mêleraient pour les festivités, sans barrières, mais avec respect.

Les professeurs Flitwick, Chourave, Trelawney et Fiertalon étaient déjà attablés, attendant leurs compagnons en discutant. Trelawney lorgnait sur la bouteille de Xérès sur la petite table dressée pour l'apéritif, mais il fallait attendre. Flitwick parlait avec Chourave de racines de mandragore.

- Bonsoir à tous ! Entonna Calypso avec le sourire.

Tout le monde lui répondit de sa petite phrase personnelle, sans pour autant oublier de relever le ton amicale qu'elle avait dans la voix.

- Voilà un état d'allégresse que nous ne vous connaissions pas, Calypso. Noël vous adoucirait-il ? Lança Fiertalon.

Les professeurs Chourave et Flitwick coordonnèrent, par hasard, la même grimace, traduisant une erreur de la part de Fiertalon. C'était la fête et lui ne trouvait rien de mieux que débuter les hostilités.

- Il n'est pas rare, je puis vous l'assurer. Nous dirons simplement qu'une longue et douloureuse histoire m'a fait énormément de mal, m'empêchant de voir les belles et bonnes choses autour de moi. Mais maintenant que je connais la vérité, mon cœur retrouve la joie de se laisser porter.

Flitwick soupira de soulagement tandis que sa collègue de droite souriait de toutes ses dents. Calypso n'avait plus rien à voir avec cette femme stricte et amer du début d'année.

Très vite, ils furent rejoints par le reste des invités. Seule une quinzaine d'élèves étaient présents, ainsi que la totalité des professeurs. Et, à la grande surprise de tous, Severus Rogue était également de la partie.

Le repas se déroula dans la joie et la bonne heure, tout le monde se laissant aller aux effusions de rire. Même Severus riait. Entre ses dents, certes, mais il riait.

- Madame la Directrice, est-ce vrai que vous avez été frappée de quatre éclairs de stupefixion ? Questionna un élève de deuxième année dont les lunettes lui mangeaient la moitié du visage.

- Absolument, Mr Edwards.

- C'est absolument fascinant. Vous êtes incroyable ! Si je puis me permettre, Madame La directrice, peu de gens aurait survécu à ceci à votre âge.

- Minerva nous enterrera tous ! S'exclama Madame Pomfresh. Je l'ai toujours dit. Elle a une force et une santé de fer.

- C'est la conception Ecossaise, on ne fait pas mieux dans le coin, ria Minerva.

- Exactement ! Renchérit un autre élève de Serdaigle en cinquième année. Je suis écossais, et j'ai guéri de la dragoncelle en une semaine. Les médicomages n'en revenaient pas ! J'aurais dut y rester, j'étais trop jeune pour combattre la maladie.

Tous rirent de bon cœur lorsque la dinde, accompagnée de marrons et de petites pommes noisettes, fit son apparition dans les assiettes. Ils se souhaitèrent un excellent appétit et attaquèrent le repas.

- Professeur Rogue, j'ai ouïe dire que vous travaillez à la conception d'une potion de votre crue, commença Calypso en avalant discrètement sa pomme noisette. A quoi est-elle destinée ? Enfin si vous ne voyez pas d'inconvénient à en parler à un confrère et ses collègues.

L'homme avala une gorgée de whisky pur feu, se redressa en raclant sa gorge, puis planta son regard dans celui de la rousse.

- Si cela ne vous ennuie pas, j'aimerais que ça reste confidentiel tant que je n'aurais pas passé l'étape fatidique de l'explosion.

Il grimaça, agacé de repenser à cette étape qu'il n'arrivait jamais à passer sans engendrer de catastrophe. A tel point qu'il en arrivait à se demander s'il n'avait hérité du don de Seamus Finnigan pour la pyrotechnie.

- C'est bien dommage. Mais vous pouvez passer cette étape, vous êtes un excellent potionniste. Faîtes preuve de patiente, ou demander de l'aide.

Les regards de Severus et de Calypso se croisèrent. Son dernier conseil n'était pas anodin, elle sous-entendait bien qu'elle lui proposait son aide. Et, à en croire les yeux ébènes de son voisin, il avait saisi la subtilité.

Jamais Calypso n'avait passé un aussi bon réveillon. Le repas était à se damner, entre la dinde, les saucisses, les sauces crémeuses, la bûche de Noël et le pudding, c'était parfait. Les élèves avaient sorti les pochettes surprises et les pétards qui explosaient en faisant jaillir des cadeaux. Ils avaient ainsi entraîné les professeurs dans le port de chapeaux en carton ou de divers bonnets, tous plus ridicules les uns que les autres, mais qui suscitaient les rires de chacun. La musique avait entrainé chacun à danser une petite valse. Calypso ne put s'empêcher de rire en voyant Severus, l'air blasé, danser avec la directrice, coiffé d'un superbe chapeau d'amiral. Elle avait même rougit lorsque celui-ci, agacé par les rires moqueurs de sa confrère en matière de potion, lui tira la langue comme un enfant.

Lorsqu'elle quitta la table, longtemps après les élèves ainsi que les professeurs Sinitra, Trelawney et Flitwick, elle avait les bras encombrés de cadeaux. Parmi eux, une écharpe noire douce et moelleuse accompagnée d'une broche prenant forme d'un corbeau, offerte par Minerva avec amitié. Severus se leva à son tour, saluant discrètement les professeurs encore présents, puis, d'un pas pressé, il rattrapa Calypso. Minerva eut un sourire radieux à cette vision. Calypso avait trouvé la paix, et, bizarrement Severus changeait petit à petit. Etait-il sur le chemin de la sérénité lui aussi ?

- Me permettez-vous de vous escorter jusqu'à vos appartements ? Lui glissa-t-il lorsqu'il fut à son niveau.

Calypso laissa échapper un petit rire en même que l'un de ses cadeaux. Severus le ramassa et prit la décision de le garder sous le bras pour la décharger un peu.

- Avec plaisir, professeur Rogue. Quoi que je doute que nous soyons sauvagement attaqués dans les couloirs. De plus, nous allons presque au même endroit vous et moi, conclut-elle.

Dans le hall d'entrée, ils prirent tout droit, puis bifurquèrent à nouveau à droite. Ils parlaient potions, et grands écrivains. Severus s'arrêta net.

- Je n'arrive pas à croire qu'une petite écervelée comme vous puisse lire et aimer Barnabas Chaudronneux.

- Ecervelé vous-même ! S'empressa-t-elle de répondre, de la malice dans ses yeux. Mais oui, j'aime ses théories depuis toujours, je trouve cela profondément fascinant. Pas vous ?

Severus acquiesça d'un signe de tête, n'osant pas avouer qu'en son unique opinion, Barnabas Chaudronneux est le meilleur potioniste que la terre ait porté. Ils reprirent leur route, tournant à droite dans le long couloir. Ils tombèrent alors nez à nez avec Peeves qui jetait des bombabouses dans le couloir.

- Tiens donc, mais que vois-je ? Des tourtereaux qui se laissent bercer tendrement dans la nuit de Noël. Vous êtes- vous embrassés sous le gui, les amoureux ?

Peeves volait dans le couloir, fier de ses paroles. Calypso, elle, devint écarlate, tandis que Severus commençait à perdre son légendaire self control.

- « Les amoureux de noël se roulent des pelles. Ils se tiendront la main pour la saint valentin. Les amoureux de noël se roulent des pelles. Ils se tiendront la main pour la saint valentin ! »

- Il suffit, Peeves ! Assez de ton venin et de tes boniments ! Tonna Severus.

- « Les amoureux de noël se roulent des pelles. Ils se tiendront la main pour la saint valentin. Les amoureux de noël, se roulent des pelles. Ils se tiendront la main pour la saint valentin ! » Chanta une nouvelle fois l'esprit frappeur.

- Très cher Peeves, le professeur Rogue vous a demandé d'arrêter et vous ne l'écoutez pas. Je me vois donc dans l'obligation de faire ceci : MONSIEUR LE BARON ! Appela Calypso.

Par chance pour eux, le Baron Sanglant était dans le couloir adjacent au leur et les rejoignit dès l'appel. En voyant Peeves se tordre de rire devant les deux serpentards, il comprit.

- Peeves, dit-il d'une voix rauque et forte, cesses donc d'importuner ses braves gens de tes fadaises. Files d'ici ! Je ne veux plus te voir traîner dans ce couloir.

Gêné par l'arrivée du Baron, le fantomatique trublion s'éleva dans les airs, se confondant en excuses mielleuses.

- Très bien votre excellence sanglante, je m'en vais. Je voulais simplement m'amuser, mais je ne les embêterais plus. C'était une regrettable erreur de ma part. Je vous demande de pardonner ses plaisanteries à ce bon vieux Peeves.

Et il fila ailleurs.

- Pardonnez-lui ses boniments et passez une bonne fin de soirée jeune gens, dit le Sir Sanglant.

- Merci Baron, conclut Calypso.

Severus raccompagna la jeune femme jusqu'à sa porte. Ils échangèrent encore quelques mots sur Barnabas Chaudronneux, puis Calypso souffla son mot de passe pour accéder son appartement. Il était tard et elle mourrait d'envie de plonger dans son lit.

- Eh bien… Bonne nuit, professeur Rogue.

- La belle nuit à vous aussi, professeur de Milliflore, salua-t-il en reprenant le couloir vers ses quartiers.

Alors qu'elle allait passer la porte, Severus rebroussa chemin.

- Professeur, je... euh... Balbutia-t-il.

- Oui ?

- Non rien… Laissez tomber… Abandonna-t-il.

Puis il repartit vers ses appartements.


Et voilà pour le chapitre 7, ça fait un peu transition, un peu, pas beaucoup, ça avance tout doucement, mais surement.