J'me suis rendu compte que ça faisait un bail que je n'avais pas posté de nouveau chapitre…

Mais étant donné que j'ai écrit jusqu'au onzième, une fois arrivés là, les publications seront beaucoup moins fréquentes encore, j'ai toujours un peu de mal à m'y mettre…

(Vous êtes effectivement tout à fait en droit de vous demander pourquoi j'ai commencé à écrire mdr)

Quoi qu'il en soit, j'vous souhaite une bonne lecture ;)

Chachou Potter

Chapitre 7 : Bonne nouvelle et fouilles

"- Remus m'a répondu… Il n'a pas eu besoin de chercher loin : Regulus Andrew Black !

- Le frère de Sirius !

- Le frère de Sirius…"

Depuis que Remus leur avait répondu, Harry ne cessait de se demander comment découvrir si Regulus avait détruit l'Horcruxe ou pas. Il avait décidé de se rendre au 12, Square Grimmaurd dès le week-end suivant.

Mais il y avait encore une semaine à attendre avant de pouvoir, peut-être, en savoir plus… D'ici-là, il aurait sûrement découvert le prétexte pour lequel il se rendait là, si quelqu'un de l'Ordre le surprenait.

Ce matin-là, alors qu'ils déjeunaient tous en silence (depuis la nouvelle de la mort des parents de Seamus, on n'osait pas trop manifester une quelconque gaieté en sa compagnie), un hibou vint apporter une lettre à Ron, celui-ci se demanda qui pouvait lui écrire car il ne reconnaissait pas l'oiseau, mais se dépêcha de l'ouvrir. Après un court temps de lecture, il se tourna vers ses meilleurs amis avec une expression très heureuse sur le visage :

- C'est une lettre de Fred et Georges. Bill a réussi à attraper Greyback ! leur expliqua-t-il

- Quoi ? Sérieusement ? Demanda Hermione, une lueur de méfiance dans les yeux.

- J'ai une tête à plaisanter sur ce sujet-là ? S'exclama Ron, indigné.

- Non, c'est vrai, excuse-moi ! Mais c'est vrai GENIAL ! S'exclama-t-elle en le serrant dans ses bras, avant de devenir aussi rouge que les cheveux du rouquin.

Ron n'en menait pas large, non plus, il ne savait plus où se mettre. Hermione s'écarta, toujours très gênée par cet élan de bonheur… imprévu. Elle reprit d'une voix timide :

- Pas vrai, Harry ?

Harry, qui, jusque là, n'avait pas réagi, sortit de son nuage :

- Hum, excusez-moi, oui, c'est vraiment formidable !

Bill avait toujours rêvé de se venger de ce salaud, depuis qu'il l'a défiguré… avoua Ron rêveusement, reprenant peu à peu un visage de couleur normale.

- Je me disais… reprit Harry. Les jumeaux ne t'ont pas dit ce qu'ils avaient fait de Greyback ? Ils l'ont livré au Ministère ?

- J'espère que non ! Ce serait une stupide erreur… dit Hermione.

- C'est ce que je me disais aussi, répondit Harry. Ce type mérite d'être condamné à mort… C'est tout !

- Entièrement d'accord ! Appuya Ron.

Ils se dépêchèrent d'apprendre la nouvelle à Ginny qui en fut tout aussi heureuse et à la moindre occasion, ils se retrouvaient pour en discuter dans un coin plus discret tous les quatre. Ils étaient vraiment contents qu'il y ait un Mangemort en moins dans la nature, mais ne pouvaient pas se permettre de faire circuler la nouvelle avant qu'on le leur permette.

Ginny, qui se demandait ce qu'était ce malaise entre Ron et Hermione qui subsistait depuis le début de la journée, attrapa Harry par le col alors qu'il allait aller au cours de Potion avec ses amis.

- Dites-donc, monsieur Potter, n'auriez-vous pas une petite anecdote croustillante qui m'expliquerait le comportement de mon frère et de ma meilleure amie ? Demanda-t-elle avec engouement.

- J'étais dans la lune quand il s'est passé quelque chose, Miss Weasley, répondit Harry sur le même ton, mais je crois qu'Hermione s'est jeté dans les bras de Ron en apprenant la nouvelle !

- Ah bon ? Seulement ? S'exclama Ginny, déçue.

- Et oui, un rien perturbe mes meilleurs amis, ma chère et tendre ! Maintenant puis-je disposer, avant de me ramasser une retenue par ce cher Sluggy, qui ne m'a plus tellement à la bonne, depuis que je n'ai plus ce fameux don en potion ?

- Bien sûr, très cher, décampez, je vous prie !

Harry tournait le dos à sa petite amie et allait partir quand celle-ci le retint :

- Une seconde, Harry ! Tu n'aurais pas oublié quelque chose ?

- Heu… non, répondit le jeune homme, déconcerté.

- Comment ça, non ! S'exclama-t-elle en lui bondissant dessus pour l'embrasser, à tout à l'heure, mon ptit chou.

- Mon ptit chou ?

- Mon ptit chou !

- Mais c'est d'un ridicule !

- Tu t'y feras, mon ptit chou, déclara Ginny en ricanant, avant de reprendre d'un faux ton sérieux. Bon allez, dégage maintenant, parce que j'aimerais t'avoir ce soir et que tu ne sois pas en retenue ! A tantôt !

Et elle partit.

Harry se vit retirer 20 points à Gryffondor pour retard injustifié, mais le professeur Slughorn ne jugea pas utile de le garder en retenue ce soir. Il n'a sûrement pas encore oublié l'épisode du souvenir qu'Harry a réussi à lui soutirer.

Le lendemain matin, une ancienne photo de Greyback s'étalait en couverture de la Gazette du sorcier.

"Le célèbre Mangemort Fenrir Greyback, capturé par le Ministère

Hier, en fin d'après-midi, le renommé Auror Alastor Maugrey, dit Fol-Œil, a amené au Ministère le corps sans vie du loup-garou ayant tué tant d'innocents. L'Auror a déclaré avoir réussi à capturer Greyback grâce à l'aide de Bill Weasley, le fils d'Arthur Weasley, travaillant à la Banque Gringott's.

Pour plus d'informations, reportez-vous à nos articles en pages 2 à 10."

- Sans vie ? S'étonna Ron. Mais il était encore en vie quand les jumeaux m'ont envoyé la lettre.

- A mon avis, les membres de l'Ordre ont trouvé plus judicieux de le rendre au Ministère hors d'état de nuire… Il aurait encore réussi à s'échapper, fit remarquer judicieusement Harry. Tu ne crois pas, Hermione ?

- Oh, si sûrement ! Et c'est beaucoup mieux comme ça ! Je me demande comment ils l'ont tué…

- J'espère qu'il a souffert, en tous cas ! S'exclama Ron avec une expression vengeresse qu'on ne lui connaissait pas.

- Oh Ron ! S'indigna Hermione. C'était peut-être un monstre, mais quand même !

- Tiens, tu me reparles toi ! Dit Ron sarcastiquement.

- C'était toi qui ne me parlais pas ! Rétorqua Hermione.

- Et comme d'habitude, c'est ma faute !

- Bon sang Ronald Weasley, quand est-ce que tu grandiras ?

Le ton montait de plus en plus quand un troupeau de filles de troisième année, Gryffondor, Pouffsouffle et Serdaigle confondues interrompirent la dispute.

- Ronald Weasley, tu… tu es bien le frère de Bill Weasley ? Demanda l'une d'entre elles en rougissant furieusement.

- Oui, je suis son frère, pourquoi ? L'interrogea-t-il.

- Waw ! Ça doit être génial ! Tu es aussi courageux que lui ? S'emballa une autre fille.

- Heu… Même plus ! Répondit celui-ci fièrement.

Toutes les filles se mirent à glousser. Quand Ron se leva, elles l'accompagnèrent hors de la salle et Hermione paraissait carrément indignée.

- Mais enfin, elles sont ridicules ces filles ? Je ne comprends pas ce qu'elles lui trouvent, d'abord ! Commença Hermione.

- Oh, Herm', c'est bon, ce n'est pas la peine de nous piquer une crise de jalousie ! S'exclama Harry en se levant, entraînant Ginny à sa suite.

- JE NE FAIS PAS UNE CRISE DE JALOUSIE ! Hurla la brunette.

- Nonnnn, Hermione, tu ne fais pas une crise de jalousie ! Dit Harry sur un ton peu convaincant, avant de partir en courant.

- HARRY POTTER, reviens ici tout de suite !

Mais il était déjà loin.

Le week-end arrivait enfin et Harry avait tout prévu, pour son petit voyage à Londres. Il avait décidé de jouer franc jeu et avait été trouver le professeur McGonagall en milieu de semaine, lui demandant de le laisser aller au Quartier général de l'Ordre.

FLASH BACK

Harry s'avançait vers le bureau de McGonagall, à la fin d'un cours de Métamorphoses.

- Professeur, puis-je vous parler un instant ?

- Bien sûr Potter, c'est à quel sujet ? Vous n'avez pas de difficulté en cours, je crois ! Vous avez parfaitement réussi à transformer votre bureau en cochon… Que me vaut donc l'honneur de votre visite ?

- J'aimerais me rendre au QG de l'Ordre, ce week-end ?

- Ah oui ? Et pour quelle raison, Potter ?

- Professeur, si je pouvais vous le dire, je le ferais ! Mais c'est un secret qui ne m'appartient pas, j'ai promis au professeur Dumbledore de n'en parler à personne, alors s'il vous plaît… Pourrais-je m'y rendre ?

- Je suppose que si je vous dis non, vous réussirez quand même à y aller… soupira McGo.

- En effet, professeur, c'est très important !

- Très bien, Potter ! Et voulez-vous me dire comment vous comptez y aller ?

- Je me disais… commença Harry, que vous me laisseriez bien utiliser la Poudre à Cheminette de votre bureau…

- Ah, Potter ! Vous ne changerez donc jamais !

FIN DU FLASH BACK

Avant de monter au bureau de la directrice, le samedi soir, Harry alla prévenir Hermione de son départ. Celle-ci n'avait pas encore très bien digéré ce qu'Harry avait dit, mais lui souhaita quand même bonne chance, avant de lui demander d'un ton amer s'il allait maintenant prévenir Ron.

- Si je le retrouve, dit Harry en souriant, il est toujours fourré avec ses groupies…

- Tu ne trouves pas qu'elles exagèrent ? Sérieusement, Harry… dit-elle d'un ton piteux.

- Bien sûr que si ! Mais Ron a toujours tellement voulu avoir un peu de « gloire », il n'allait pas la refuser, maintenant qu'elle se présentait à lui ! Mais ne t'inquiète pas, Mione, ça lui passera.

- Je suis heureuse pour la famille Weasley qu'elle ait un peu de succès pour ce qu'a fait Bill, même s'ils s'imaginent au Ministère que c'est Maugrey qui a attrapé Greyback grâce à Bill et non que Bill l'ait attrapé lui-même, comme dans la réalité. Mais je voudrais que Ron redevienne… normal.

- Je te redis de ne pas t'inquiéter ! Ron se rendra bientôt compte de ses priorités, et les filles finiront bien par se lasser de lui.

- C'est sûr ! Enfin le bon côté de l'histoire, c'est que les Weasley n'auront plus de problèmes financiers avant un bout de temps

- Pour une fois, le Ministère a bien réagi, c'était une bonne idée, cette prime allouée aux familles ayant dénoncé un Mangemort, ou l'ayant localisé.

- Une merveilleuse idée, même ! Je crois qu'elle vient de Griselda Marchebank, la présidente de l'Académie des examinateurs magiques, tu te souviens d'elle ?

- Evidemment, dit Harry. Bon, je dois y aller, à demain, Hermione.

Harry passa vite dire au revoir à Ginny, puis essaya de trouver Ron, en vain. « Il faudra vraiment que je parle avec lui, quand je reviendrais, pensa Harry, il va trop loin »

Quand il arriva devant le bureau directorial, il donna le mot de passe aux Gargouilles :

- Fruitella.

Il sourit en repensant à la tête qu'il avait fait quand le professeur McGonagall lui avait dit le mot de passe, avant que celle-ci ne lui dise qu'elle voulait rendre hommage, en quelque sorte, à Dumbledore, en donnant à son bureau, un mot de passe qu'il aurait pu choisir.

La directrice l'attendait, assise sur le siège qu'occupait autrefois, le grand Albus Dumbledore.

- Je commençais à me demander si vous ne vous étiez pas dégonflé, Potter, déclara-t-elle.

- Excusez-moi, professeur, j'ai été retardé.

- Tenez, dit-elle en lui tendant le pot de Poudre de Cheminette, et soyez rentré avant Minuit !

- Très bien, professeur.

Ça lui laissait 5 heures, ça devrait être suffisant.

Quand il débarqua dans la cuisine de l'Ordre, il se rendit compte qu'il n'avait pas pensé à tous les gens qui pourraient être là. En effet, un grand nombre de personne se trouvaient à table, en train de manger. Parmi eux, Tonks, Remus, Bill, Fleur, des membres de l'Ordre qu'il ne connaissait pas et…

- Harry ? Mais que fais-tu ici ? Demanda Mrs Weasley. Il n'est rien arrivé au moins ?

- Je viens pour faire des recherches, ne vous inquiétez pas Mrs Weasley.

- J'espère que le professeur McGonagall est prévenu !

- Bien sûr, je l'ai prévenue Mrs Weasley ! Je vous laisse, je n'ai pas beaucoup de temps.

- Viens au moins manger quelque chose !

- Peut-être après, si je trouve ce dont j'ai besoin ! Merci Mrs Weasley !

- Mais…

- Maman, tu vois bien qu'il est pressé, l'interrompit Bill. Salut Harry.

- Salut Bill, salut tout le monde ! Félicitations, Bill, à propos, c'est un beau coup que tu as fait en capturant Greyback.

- Merci, Harry.

- Je resterais bien encore discuter, mais j'ai du pain sur la planche, déclara Harry.

- Tu veux de l'aide ? Demanda Remus.

- Non, ça va, merci. A tout à l'heure, dit-il avant de sortir de la pièce et de monter les escaliers quatre à quatre.

- Je me demande bien ce qu'il mijote, dit Tonks.

- Dumbledore lui aurait confié une mission… avoua mystérieusement Remus.

- Une mission ? Demandèrent plusieurs personnes en cœur ?

- Je n'en sais pas plus… répondit le loup-garou.

Pendant ce temps, Harry était arrivé dans le grenier où tous les objets ne renfermant pas de magie noire de la famille Black étaient entreposés. Il fouilla avec précautions et plusieurs fois, il crut trouver ce qu'il cherchait par exemple, quand il trouva un vieux médaillon, mais ce n'était pas celui de Voldemort…

Après trois heures, alors qu'il commençait à se décourager, il trouva quelque chose qui pourrait l'aider. Un vieux livre poussiéreux ayant pour titre « Journal intime de R.A.B. »

Il feuilleta rapidement le carnet écrit d'une écriture typiquement masculine, pleine de ratures et arriva bien vite aux dernières pages.

Là, il trouva la réponse à la question qu'il se posait :

"20 octobre 1980,

J'ai peut-être trouvé où Voldemort a caché son Horcruxe, je vais partir à sa recherche et quoi qu'il arrive, je le détruirai ! Même si je dois donner ma vie pour ça ! De toutes façons, ce Mage Noir l'a déjà détruite… J'ai trouvé un sort qui permet de détruire l'objet qu'on a en main, en mourant… Donc même si je meurs, l'Horcruxe sera hors d'état de nuire !

Je te dis, en tous cas, adieu, journal !"

C'était les mots qui concluaient le fameux journal intime. Un grand sourire s'étala sur le visage d'Harry et il fourra le livret dans sa poche.

Il comptait rentrer immédiatement à Poudlard, mais Mrs Weasley le retint :

- Allez, Harry, viens manger quelque chose ! Je suis sûre que tu as faim et encore un peu de temps.

- D'accord… répondit Harry, de mauvaise grâce.

- Dur dur de lutter contre Molly Weasley, hein Harry ! Déclara Bill.

- Et comment !

Harry mangeait tout ce que Molly lui mit dans son assiette, quand une question lui revint :

- Au fait, quand vous l'avez capturé, Greyback n'était pas encore mort, si ?

- Non, avoua Bill, mais on ne pouvait pas le livrer vivant au Ministère.

- Il aurait fini par s'échapper à nouveau, dit Fleur.

- Je peux vous demander comment vous l'avez tué ? demanda Harry en frissonnant.

- On lui a fait avaler de l'argent… C'est mortel pour un loup-garou, répondit Bill.

Harry resta encore un peu à discuter de tout et de rien avec les gens présents, c'est-à-dire juste Bill, Fleur, Mr et Mrs Weasley et Tonks, Remus étant déjà aller se coucher, fatigué par la pleine lune qui approchait.

Quand il revint à Poudlard, le bureau de McGonagall était vide et il s'empressa d'en sortir et de retourner à la tour de Gryffondor en pensant fièrement qu'il ne restait plus « que » trois Horcruxes à trouver…