Hello ! Comme vient de me faire remarquer FewTime via Twitter, j'ai complètement oublié de poster. Je suis terriblement désolée, j'ai fini ce chapitre ce matin, après l'avoir réécrit au moins 5 fois et avoir effacé 2 fins de chapitre qui n'allaient pas... A vous de me dire si ce que j'ai gardé vaut quelque chose.
Et merci beaucoup de me laisser une chance dans ce terrain si éloigné du Jisbon. ^^
Merci surtout à Whyserious, Totorsg, Z2vy
AAdeline: Je dois t'avouer qu'au début, j'étais morte de trouille, les fans du Jisbon sont dangereuses ! xD Et ce chapitre, c'est un peu comme signé mon arrêt de mort, mais bon, j'suis allée au bout ! Contente que ça t'ait plu jusque là et merci beaucoup surtout. :)
Et FewTime: Comme j'aime tes longues reviews ! Celle-ci, je l'ai lu sur mon portable dans le bus après une matinée blasante, et j'ai ri toute seule, les autres ont du me croire cinglée. ^^ Sinon, si tu as aimé Lisbon désorientée, tu auras sûrement une overdose dans ce chapitre... Qui lira verra hein! Oh et tu m'as fait rire avec les draps, j'ai pensé à toi en réécrivant ce chapitre du coup. Et je pense sincèrement que Wainwright a du potentiel, mais comme pas mal de perso du Mentalist, il n'est pas creusé par les scénaristes, ils sont tellement concentrés sur Jane que certains persos avec du potentiel sont d'une superficialité à pleurer. uu" Oh, et nous différons toujours sur le perso de Lisbon dans cette saison... Mais en même temps j'détestais la saison 3 et pas toi. Il faut de tout ! ^^
Partie VII :
Lisbon rouvrit les yeux à l'entente de cris et de bruits sourds sous elle. Elle croisa le regard de Wainwright qui se demandait lui aussi pourquoi ils étaient encore en vie, puis entendit la voix rassurante de Cho hurler aux hommes de main de Devereux de lâcher leurs armes. Elle ferma à nouveau les yeux, cette fois de soulagement. Elle ne mourrait pas aujourd'hui... Luther Wainwright non plus.
Elle le sentit lâcher sa main et le vit se relever difficilement, le corps douloureux. Il lui offrit cependant de l'aide pour se relever et elle accepta sans hésitation. Il la fixa avec une intensité bien plus dérangeante que toutes les autres fois, ne respectant une fois encore pas son espace vital. Elle eut la sensation qu'il allait faire quelque chose d'incroyablement stupide et qu'elle était prête à le laisser faire mais ils furent sortis de leurs pensées par Cho et Rigsby.
-Vous allez bien ? s'inquiétèrent-ils en les dévisageant alors que le SWAT embarquait les malfrats.
-Toujours en vie, souffla Lisbon en se tournant vers eux, chassant Wainwright de son esprit. Merci à tous les deux.
-Excellent travail, acquiesça Wainwright. On vous doit une fière chandelle.
-Vous nous rendez notre boss maintenant ? lança laconiquement Cho.
Lisbon se tourna vers Wainwright avec un léger sourire et il le lui rendit en acquiesçant.
-L'agent Lisbon est réintégrée à la tête de votre équipe, effet immédiat, les rassura-t-il enfin.
-Bien, marmotta Cho avant de tourner les talons pour quitter la pièce.
-On dirait pas, mais il était inquiet, lança Rigsby à l'intention de Lisbon dans un sourire navré.
-Drôle de façon de le montrer, commenta Wainwright.
Lisbon et Rigsby échangèrent un coup d'œil amusé puis le grand brun les invita à descendre pour faire soigner leurs égratignures. Tous quittèrent les lieux sans un regard en arrière.
Lisbon resserra la couverture donnée par l'ambulancier autour d'elle, luttant contre le vent froid. Elle était appuyée contre l'une des voitures de patrouille depuis bientôt une demi-heure, fixant les gens s'agiter pour arrêter les complices de Devereux et recueillir des témoignages. Elle avait entendu dire qu'ils avaient attrapé Devereux mais la nouvelle ne lui avait pas fait grand effet.
Elle avait failli mourir ce soir, et rien ne la détournerait de la sensation entre le soulagement et l'étonnement d'avoir survécu. L'adrénaline était retombée quelques minutes plus tôt, la laissant exténuée, au bord des larmes face à sa vie sauvée.
-C'est étrange, hein ? souffla une voix à côté d'elle.
Elle se tourna et vit que Wainwright était appuyé contre la même voiture qu'elle.
-On croyait mourir, on s'était fait à l'idée, et puis... on se retrouve là.
-C'est normal d'être dérouté, répondit-elle.
-C'est ce qu'on dit, approuva-t-il.
-Vous avez mal ? s'enquit-elle en désignant son bras bandé.
-On m'a fait ingérer tellement d'antidouleurs que je pourrai prendre une balle sans la sentir, ironisa-t-il.
Elle ne put s'empêcher de rire et il lui adressa un sourire ravi. Il se rappelait avoir fait bêtement le vœu de pouvoir revoir ce sourire alors qu'il avait cru mourir. Il était reconnaissant envers qui que ce soit qui était intervenu en leurs faveurs et lui avait permis d'en arriver à cet instant où elle était bien vivante.
Elle détourna le regard et il comprit qu'il l'avait mise mal à l'aise une fois de plus. Il s'éclaircit la gorge pour se reprendre :
-Kirk a eu la mauvaise idée de prendre la fuite au volant de votre voiture.
-Merveilleux, s'exaspéra-t-elle.
-Je peux vous ramener, suggéra-t-il.
-Ça serait plutôt à moi de le faire compte tenu de votre bras, répliqua-t-elle.
-Mon bras va très bien, je peux conduire, affirma-t-il.
Elle hésita, consciente que ça pouvait très vite basculer compte tenu des évènements récents.
-J'ai failli mourir ce soir, je crois que je peux prendre le risque de vous laisser conduire, conclut-elle dans un sourire hésitant.
-Venez, lui sourit-il en retour.
-On ne doit pas faire un rapport ou quelque chose ?
-C'est moi le patron, et je déclare que nous avons besoin de repos, le directeur a déjà pris le relais.
Elle acquiesça et laissa sa couverture sur la voiture derrière eux avant de le suivre. Ils disparurent du périmètre sans un mot, s'éclipsant loin de ce terrible après-midi.
Lorsque Wainwright arrêta la voiture devant chez elle, Lisbon était désormais sure qu'elle n'avait aucune envie de se retrouver seule. Mais se retrouver en compagnie de Luther Wainwright n'était pas l'idée du siècle... Elle considéra le fait qu'elle avait failli mourir et songea qu'elle pourrait surmonter à peu près tout à cet instant. Elle avait ce stupide sentiment que la vie était courte, et qu'hésiter, c'était pour ceux qui n'avaient pas vu la mort de près récemment. Elle était morte de peur, seule, et il était momentanément sa seule option.
Certes, elle aurait pu appeler Jane, il aurait sûrement débarqué en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, mais Jane représentait la sécurité. Il la ferait rire, relativiser, la forcerait à aller se coucher, puis dormirait sans doute sur le canapé pour s'assurer que tout irait bien... Et ce n'était pas ce qu'elle voulait. Se sentir vivante, c'était se mettre en danger, et inviter Luther Wainwright à entrer chez elle, c'était le danger personnifié.
Exactement ce dont elle avait besoin.
-Vous voulez entrer ? lança-t-elle sur un ton qu'elle voulut détaché. Je dois avoir des bières au réfrigérateur.
Il la dévisagea, surpris, puis acquiesça :
-Célébrer notre survie me paraît une bonne idée.
Elle hocha la tête et descendit de voiture. Elle l'entendit l'imiter derrière elle et songea qu'elle faisait une bêtise pendant une brève seconde, puis elle attrapa sa clef dans sa poche arrière de jean et la glissa dans la serrure.
C'était comme lui ouvrir une part d'elle-même.
Une bière et quelques discussions sans but plus tard, Lisbon commençait à accepter ce qui s'était passé. Elle avait failli mourir, ça n'était pas la première fois et probablement pas la dernière. C'était un peu plus appréciable de respirer, et le sentiment de vide commençait à s'estomper.
Luther Wainwright était de bonne compagnie, ce qui continuait de l'étonner. Mais elle ne s'en plaignait pas, pour l'instant, elle ne regrettait pas de l'avoir fait entrer.
-Il est plus de minuit, déclara-t-il en fin de compte, je vais rentrer.
Elle approuva et débarrassa la table basse des deux bouteilles vides alors qu'il se dirigeait vers la porte. Elle l'y rejoignit en glissant ses mains dans ses poches de jean.
-Merci, dit-elle sans vraiment savoir de quoi elle parlait.
Il acquiesça, mais au lieu de la laisser, il envahit à nouveau son espace vital, la lueur intense était de retour dans son regard. Il leva une main hésitante puis effleura l'égratignure que Devereux lui avait fait à la joue. Elle ferma les yeux malgré elle, cédant finalement à sa douceur, son intensité...
Lorsqu'elle rouvrit les yeux, les pupilles de Luther Wainwright avait pris le pas sur la couleur de ses yeux, mais elle fut quand même surprise lorsqu'il déposa ses lèvres sur les siennes. Elle resta figée sur place, incapable de réagir.
Il se redressa et se crispa en fermant les yeux.
-Allez-y, marmotta-t-il.
-Quoi ? s'étonna-t-elle.
-Frappez-moi, injuriez-moi, vous en avez définitivement le droit.
Elle rit malgré tout, malgré elle. Il rouvrit les yeux pour la sonder du regard, surpris à son tour.
-Vous n'êtes pas en colère ? osa-t-il demander.
Elle fit signe que non alors qu'il la dévisageait, perdu. Ils étaient toujours proches, constata-t-elle lorsqu'il fit aller son regard de ses yeux à ses lèvres. Elle leva une main hésitante vers la sienne et l'effleura brièvement avant d'oser relever les yeux vers lui. Il ne parlementa pas une seconde de plus, fondant à nouveau sur ses lèvres. Cette fois, elle sut réagir et glissa ses mains sur sa nuque pour approfondir ce qu'il commençait si bien. Elle le sentit glisser ses mains autour de sa taille pour la presser contre lui et le laissa faire, oubliant sa conscience un instant.
Elle embrassait Luther Wainwright, son arrogant blanc-bec de supérieur, et c'était fichtrement agréable... Au diable les convenances.
Ils furent sortis de leur étreinte par le fixe de Lisbon qui sonna. Ils se dévisagèrent un moment, réalisant soudain ce qui venait de se passer. Lisbon finit par décrocher son téléphone.
-Vous allez bien? s'inquiéta aussitôt la voix de Jane dans le combiné.
Lisbon soupira et ferma les yeux, dos à Wainwright.
-Lisbon ? l'appela Jane.
-Je suis là, je vais bien Jane, le rassura-t-elle. Tout va bien.
-Vous en êtes sure ? insista-t-il. Rigsby a dit que ça avait été plutôt dur.
-C'est fini, tout va bien maintenant.
-Tant mieux, souffla-t-il.
-Je suis aussi de cet avis, sourit-elle doucement.
-Je vous attendrai au CBI pour votre grand retour, plaisanta-t-il, enfin rassuré.
-N'en profitez pas pour mettre le fouillis.
-Vous me connaissez Lisbon...
-Justement, rit-elle.
Elle l'entendit rire et savoura quelques secondes le soulagement de le savoir présent pour elle quelque part en ville. Finalement, la sécurité lui avait manqué sans qu'elle n'en soit consciente.
-Je suis content que vous n'ayez rien, conclut-il. Passez une bonne nuit Lisbon.
-Vous aussi Jane, répondit-elle dans un murmure.
Ils raccrochèrent simultanément et Lisbon soupira. Elle devait désormais faire face.
Elle sentit Luther se rapprocher d'elle et se tourna pour planter son regard dans le sien.
-Je vais y aller, souffla-t-il. J'en ai assez fait pour aujourd'hui.
Elle acquiesça en se pinçant les lèvres, luttant contre tous les pores de sa peau qui la suppliaient de le faire rester. Mais elle le raccompagna jusqu'à la porte et le laissa passer le seuil.
-Bonne nuit, Lisbon, articula-t-il sans oser la regarder à nouveau.
Il tourna les talons sans attendre une réponse qui ne viendrait pas.
Il avait à peine fait trois pas qu'il se figea sur place, incertain quand au murmure qu'il lui avait semblé capter. Il fit volte-face pour lui demander de répéter. Elle s'emmêla les mains en regardant un point au-dessus de son épaule, puis elle répéta, plus fort :
-Restez.
Il revint vers elle, perdu.
-Je... Ce n'est pas prudent de prendre la route seul après ce qui s'est passé, argua-t-elle. Vous pouvez dormir ici, si vous le souhaitez.
-Ce n'est pas une bonne idée, murmura-t-il.
-Je n'ai jamais dit que c'en était une, rétorqua-t-elle.
Elle tourna les talons pour rentrer mais laissa la porte ouverte. Il hésita un moment, plongé dans son appréhension, puis sourit, exaspéré par son comportement.
Il rentra et ferma la porte derrière lui. Il remarqua qu'elle était en train de sortir une couverture d'un placard, sans doute pour lui, et marcha droit sur elle.
-Au diable les bonnes idées, souffla-t-il avant de l'embrasser à nouveau.
Il sentit qu'elle glissait ses mains jusqu'à sa nuque et sourit contre ses lèvres, fier comme un ado qui aurait convaincu sa première conquête.
Et il pria pour que cette fois, le téléphone ne sonne pas.
Lorsque Luther ouvrit les yeux, il se tourna pour contempler le visage endormi de Teresa Lisbon à côté de lui. Il eut un sourire un peu idiot et se rapprocha d'elle pour embrasser son front. Elle gémit légèrement et se recroquevilla contre lui –pour son plus grand plaisir. Il soupira et cala sa tête sur la sienne, profitant de quelques secondes de plus alors que le soleil derrière les rideaux menaçait déjà l'instant.
Il n'avait aucune envie d'en faire une bêtise et de tourner la page. Il n'avait aucune envie de quitter ce lit et de renoncer à elle. Si les choses avaient été différentes, il en aurait sans doute était éperdument amoureux. L'attirance avait déjà un goût plus profond, plus intense, comme si la laisser seule dans ce grand lit était la pire décision de toute sa vie.
Tout aurait été tellement plus simple s'il l'avait laissée se chamailler avec Jane. Elle avait toujours été bien lorsque son consultant était dans les parages, et ses résultats tenaient plus au fait qu'elle savait comment le gérer qu'à l'intelligence seule de Jane. S'il n'avait pas été aveuglé par sa fierté, Lisbon aurait réglé seule ses problèmes avec Jane, et rien de tout ça ne serait arrivé... Il était son supérieur bon sang.
Il soupira et ferma les yeux, s'enivrant du parfum de son amante, de sa présence... Il se sentait horriblement stupide d'avoir pris le risque de tomber pour elle.
Il rouvrit les yeux, immortalisa les traits de l'endormie, déposa un baiser sur ses lèvres, puis quitta le lit. Un peu comme s'il allait quitter sa vie.
Lisbon ne sut comment interpréter l'absence de Wainwright lorsqu'elle redescendit sur terre. Une part d'elle savait que c'était pour le mieux, mais l'autre, celle qui avait passé la nuit contre lui, se sentait trahie, humiliée, en colère. Elle préféra ravaler sa rage et se leva. Elle irait tirer au champs de tir dans l'après-midi, ça passerait la pilule. Elle jeta un coup d'œil à la pièce vide, soupira, puis enfila des sous-vêtements et un jersey avant de descendre déjeuner.
Elle ruminait encore lorsqu'elle remarqua que Luther Wainwright était appuyé contre l'évier dans sa cuisine, une tasse de café à la main. Il lui adressa un sourire embarrassé alors qu'elle approchait, presque choquée de le trouver encore là.
-J'ai pas pu me résoudre à partir sans dire au revoir, avoua-t-il piteusement. J'ai jamais été doué pour...
-Je ne suis pas sûre de vouloir entendre la fin de cette phrase, le prévint-elle.
-C'est sans doute mieux, reconnut-il en grimaçant.
Elle acquiesça, hagarde, et il en profita pour poser sa tasse dans l'évier. Il posa ensuite ses mains sur sa taille et l'approcha de lui. Elle le laissa faire, sa transgression de l'espace vital n'avait plus rien d'effrayant désormais.
-Si je n'avais pas à redevenir ton supérieur demain...
Elle préféra l'embrasser plutôt que d'entendre toutes ces choses qui n'arriveraient jamais. Il répondit avec ferveur, et des flashs de leur nuit lui revinrent en mémoire, donnant un goût amer à l'échange.
-Demain viendra de toute façon, souffla-t-elle alors qu'il posait son front contre le sien. Autant ne pas rendre les choses plus compliquées.
Il acquiesça et ferma les yeux.
-Tu as mangé quelque chose ? s'enquit-elle sur un ton neutre.
-Je n'ai pas voulu fouiller, reconnut-il.
-Tu peux maintenant, lui sourit-elle en se détachant de lui.
Elle se servit une tasse de café, attrapa de quoi grignoter et s'assit à la table de cuisine. Il hésita un moment, puis il l'imita. Il prendrait tout ce qu'elle lui offrirait, aussi longtemps qu'il était toléré.
Il se moqua de son jersey et la discussion sur le baseball revint au devant de la scène, amenant quelques rires. La tension disparut graduellement, naturellement. Un peu comme s'ils avaient fini par se trouver ce matin-là, dans cette cuisine. Un peu comme s'ils pensaient à un début qui n'en deviendrait jamais vraiment un.
Luther déambula chez Lisbon une bonne partie de la journée, la laissant commander chaque discussion, chaque programme de télévision... Il accepta même de la laisser les guider lorsqu'il s'amusa à la faire danser au milieu du salon. Et en retour, il vola quelques instants d'une vie qu'il ne connaitrait jamais plus.
Très vite, tout prit un goût d'adieu.
-Je vais devoir y aller, soupira-t-il en fin d'après-midi.
-Je sais, répondit-elle sans rien laisser paraitre.
-Inutile qu'on se détaille ce qui va se passer, déclara-t-il amèrement.
-En effet, confirma-t-elle.
-Je suis... désolé.
-Sûrement autant que moi, sourit-elle un peu tristement.
Il hocha la tête dans le vide puis comprit qu'il fallait en rester là, qu'elle ne lui donnerait pas plus, que franchir la ligne un peu plus, c'était prendre le risque de la blesser.
-A lundi alors, articula-t-il mécaniquement.
-A lundi, répondit-elle sur le même ton.
Il hésita un instant, puis s'approcha d'elle pour embrasser son front. Il souffla un au revoir un peu trop ému à son goût, puis il partit sans se retourner, de peur de ne plus savoir comment la laisser derrière lui.
Lisbon soupira lorsque la porte se referma et prit un instant pour se recomposer. Elle tenta de se convaincre que cette stupide attirance n'avait été qu'une erreur de parcours, mais les hypothèses se bousculaient dans sa tête.
Elle ouvrit sa main pour voir le bout de papier qu'il y avait glissé avant de partir. Elle le défroissa pour le lire et un sourire amère envahit ses traits.
Elle regarda la porte d'entrée close, songeuse, puis jeta le bout de papier dans une caisse pleine de vieux dossiers et décida d'aller commencer son rapport sur l'affaire Devereux.
Elle passa une partie de son temps à essayer de se persuader que les choses étaient mieux telles qu'elles étaient et l'autre à tenter de chasser les mots de Luther de sa tête.
« Autres temps, autres circonstances, je t'aurai sans doute aimée. – L. »
Epilogue mardi ou mercredi, il est déjà écrit, alors pas de souci ! (Désolée pour la rime...)
