CHAPITRE 7 : le livre rouge

Lorsqu'il repris la route, il ne me fallut pas plus de quelques heures avant de faire une étrange découverte. Les villages des hommes, si nombreux précédemment, avaient complètement disparus. Bien qu'il ne possédait pas la vision des elfes, le jeune nain remarqua tout de même une chose. Il y avait, sur le sol, de petites empreintes de pied, semblable à celles des enfants. Elles allaient dans toutes les directions comme si ceux qui les avaient laissées s'étaient établit à proximité et qu'ils revenaient fréquemment sur le site.

N'étant pas un nain comme les autres, il avait apprit à observer le monde qui l'entourait et particulièrement de la terre. Et parmi toutes les traces, il en remarqua une série qui se distinguait des autres. Elle était plus récente que les autres. Comme il l'avait fait jusque là, il suivi son instinct; Il la suivi. Elle mena jusqu'à une petite colline. Il n'y aurait pas porter attention si les traces de pas ne s'étaient pas subitement envolé. Il remarqua alors que l'herbe semblait avoir été taillé en un cercle presque parfait.

Surpris, il l'observa plus attentivement et réalisa soudainement son erreur. Ce qu'il avait pris pour une simple colline était en fait un smial de hobbit car, avec les années, les hobbits avaient crut bon de recouvrir leurs portes et leurs fenêtres de touffes d'herbe pour éviter les regards hostiles. Il tira doucement par la fente et entrouvrit délicatement la porte. Pour une fois, il se remercia d'avoir tant portée attention, lorsqu'il n'était encore qu'un enfant, aux légendes du vieux nains.

Il ne semblait y avoir personne dans la maison et il en profita pour jeter un coup d'œil. L'architecture était fort surprenante. Elle n'égalait peut-être pas celle des nains, mais leur habileté et leur faculté à ce faire oublié des autres étaient fort surprenantes. Ce fut par le plus simple des hasards qu'il aperçut un petit livre dans l'une des bibliothèques. Lorsqu'il ouvrit la première page, il crut que sont cœur avait cessé de battre.

« Aller et retour, récit d'un hobbit par Bilbon Sacquet et le seigneur des anneaux par Frodon Sacquet. »

Il retourna les pages une à une sans porter attention à ce qui se trouvait autour de lui. Pourtant, s'il avait eu la faculté des elfes, il aurait immédiatement remarqué le petit garçon, du moins il en avait l'apparence, qui l'observait sans ciller du regard. Il avait une très petite taille, même pour les siens, et de longs cheveux blond bouclés. Il portait une veste verte et un pantalon brun.

"Vous êtes un nain?" demanda le jeune homme fasciné.

Surpris, Durin fit volte-face et leva sa hache bien haute. Il gardait un très mauvais souvenir des garnements qu'il avait croisé quelques jours plus tôt.

"Je suppose que vous devez être un hobbit." répondit le nain en baissant sa hache mais en restant toujours aussi méfiant.

"De toute ma vie, je n'aurais jamais crut en voir un ici dans ma maison. Je suis Drogo Gamegie.""

Un peu surpris par les habitudes du hobbit, il le salua. Il était tout de même entré chez cet homme sans y avoir été invité. Et se présenta.

"Je suis Durin, septième du nom."

"La dernière réincarnation de Durin « Trompe-la-Mort ». Mais c'est un immense honneur!"

"Je… Comment connaissez-vous?" mais n'eut pas le temps de terminer.

"Tout ce que je sais ce trouve entre les pages de ce petit livre…"

"Et Khazad-dûm?"

"Khazad-dûm? Bien sur, où avais-je la tête? tenez…"

Il ouvrit le livre à une page au centre.

« En la Moria, à Khazad-dûm ! Mais ça fait paraître les ténèbres plus lourdes de penser à toutes ces lampes. Y a-t-il des tas de joyaux et d'or qui restent ici ? »

Le livre évoquaient une créature du mal ; un balrog. Et il parlait de la fin des nains dans la cité. Alors qu'il s'apprêtait à refermer le livre, il tomba sur un poème retranscrit à la main.

« Cette chose toutes choses dévore :

Oiseaux, bêtes, arbres, fleurs;

Elle ronge le fer, mord l'acier;

Réduit les dures pierres en poudre;

Met à mort les rois, réduit les villes

Et rabat les hautes montagnes. »

Ce fut en lisant ce passage qu'il comprit enfin. C'était le temps qui avait à jamais dissimulé la légendaire chaîne de montagne qui avait autrefois existée.

"Par le plus grand des hasards, auriez-vous une carte de cette époque?"

"Bien évidemment. Mon père me la léguée à sa mort et lui-même la tenait de son père."

Il s'était déjà mis à la recherche de la fameuse carte et sa voix lointaine devenait de moins en moins audible. Le jeune nain se demanda s'il devait le suivre, mais préféra rester où il se trouvait.

"Mais nous savons tous d'où elle venait autrefois. Je crois qu'il serait tout naturel qu'elle revienne à votre famille." termina le hobbit en revenant.

"Je ne désire pas vous l'enlevée. seulement y jeter un coup d'œil."

"J'en suis très heureux." répondit le hobbit en souriant.

Il lui tendit un parchemin illustrant ce qui avait jadis été la terre du milieu. Tout était si différent à cette époque qu'il avait de la difficulté à superposer le chemin qu'il avait parcouru avec la carte qui se trouvait devant lui.

Lorsqu'il reprit la route, il savait parfaitement que son périple touchait pratiquement à sa fin.