Salut à tous et bonnes vacances pour ceux qui y sont !

Voila enfin ce chapitre 7, j'aurais voulu vous le poster plus tot mais j'ai au un leger problème avec mon ordi... enfin, c'est reglé, maintenant.

Merci à Lunenoire (tu es ma plus fidèle lectrice, je crois bien. Je suis bien d'accord avec toi mais il fallait bien que Remus dise quelque chose... peut-être que Harry en prendra plus conscience, qui sait ?) et à LeDjiNn (je suis ravie que ça te plaise.)

Voila, je crois bien que c'est tout... alors n'oubliez pas de ma laisser un review, même si vous n'aimez pas ce que je fais....

Gros bisous !!!

Speedy.

Chapitre 7 :

"Comme la plupart des sortlèges, la puissance et l'efficacité des Boucliers Magiques dépendent de la concentration et de la puissance du sorcier. Il existe toutefois des incantations suceptibles..."

La lecture d'Harry fut interrompue par des coups frappés à la porte. Légèrement contrarié, il leva les yeux de son livre et demanda s'il ne pouvait pas s'autoriser de faire semblant de dormir pour ne pas être dérangé. L'idée était tentante mais il se ravisa.

"Entrez !" dit-il d'une voix légèrement sèche.

Il fut très surpris de voir que la personne qui voulait le voir était Véla. Habituellement, elle ne quittait sa chambre qu'au moment des repas et ne manifestait aucune émotion exepté une joie infinie à chaque fois que Remus se trouvait dans les parages. Elle n'adressait la parole pratiquement qu'à lui et très peu aux autres - uniquement lorsque c'était nécéssaire. Elle faisait toujours extremement attention à ne toucher ou à n'être touchée par personne, mais quand cela arrivait par accident - tout le monde essayait d'éviter ça, par respect ou par crainte - elle ne réagissait plus que par un écart brusque, le visage peint dans une expression de repulsion aussi atroce que passagère.

"Désolée de te déranger," dit-elle sans ciller, "mais j'ai un service à te demander."

Elle prononça le mot "service" avec une espèce de moue indiquant qu'elle aurait préféré ne rien demander à personne. Elle n'affichait qu'une expression neutre mais son regard bleu nuit trahissait un trouble profond ainsi qu'une grande fierté et une volonté d'acier.

"Quel genre de service ?" demanda Harry, méfiant mais curieux malgré tout.

Elle hésita, sembla sur le point de dire quelque chose mais changea d'avis et lui fit signe de la suivre. De plus en plus intrigué, Harry marque la page de son livre et sortit à sa suite. Elle le mena dans sa chambre, à l'étage au-dessus, et il resta quelques secondes bouche bée quand il vit la pièce qu'elle avait réaménagée. Elle ferma la porte derrière lui et attendit.

La jeune fille avait visiblement un gout indéniable pour les Potions et la chimie. L'endroit n'était plus vraiment une chambre mais ressemblait plutot à un laboratoire, malgré un lit minuscule coincé sous la fenetre de droite, derriere un établi où était posé de nombreux bocaux d'herbes et d'ingrédients. Sous la fenetre du mur d'en face, il y avait quatre chaudrons, certains bouillonant tranquillement sur des feux magiques, d'autres fumant légèrement. Le reste de la pièce était rempli par plusieurs établis sur lesquels reposaient des éprouvettes, des flacons, des alambics et d'autres récipients aux formes étranges qu'Harry avait déjà rencontrés dans le bureau de Rogue. La surprise passée, Harry décida de ne poser aucune question et se tourna vers Véla.

"Que puis-je faire pour toi ?" demanda-t-il.

"J'aurais besoin d'un échantillon de ton sang," répondit-elle avec une note de défi dans la voix qu'Harry ne parvint pas à interpreter.

"D'un échantill... pour quoi faire ?" fit-il, interloqué.

Elle le regarda pendant un demi-seconde, semblant le jauger pour savoir si elle pouvait lui faire de confidences. Finalement, elle se détourna et se dirigea vers un chaudron qu'elle remua en lui répondant :

"Je suis en train de faire des recherches sur les Animagi et les Metamorphomages," dit-elle doucement.

"Je ne suis ni l'un ni l'autre," objecta Harry, à qui l'idée de donner de son sang donnait des sueurs froides dues à un souvenir des plus affreux qu'il avait. "Et quel genre de recherches ?"

"Je cherche à découvrir la cause de leur transformation," répondit-elle. "Je crois avoir trouvé que c'est en agissant sur l'ADN des cellules sanguines que les Animagi peuvent se metamorphoser à volonté, mais pour l'instant je n'ai aucun échantillon de sang d'Animagus à ma disposition. Ce devrait être plus facile à Poudlard, mais pour le moment, je devrai me contenter de voir si la mutation t'a été transmise par ton père. Ce qui, en soit, me parait tout aussi passionant que ce que je faisais avant."

"Ah," fit Harry, les yeux écarquillés. "Et puis-je savoir comment tu as appris que mon père était un Animagus ? Non, laisse-moi deviner... Remus."

Elle hocha la tête.

"Acceptes-tu de m'aider ?"

Il hésita, mais il se sentit tout d'un coup boulversé par l'espoir qu'il pouvait lire dans ses yeux. Pas exactement par ce qu'elle esperait, mais lui-même avait abandonné tout espoir en quelque chose que ce soit depuis cette terrible nuit, et de voir que d'autres en avaient encore la capacité alors que lui en était privé le rendit profondement triste. Il accepta et il fut récompensé par un sourire des plus charmants.

***********************

La dernière semaine passa, les derniers préparatifs se firent rapidement et ce fut enfin le matin du départ. Comme tous les ans, la maison fut sans dessus dessous, tout le monde s'interpelant de la cuisine aux chambres, criant et jurant. Finalement, Harry partit en premier avec Véla, sous la bonne escorte de Remus et de Mr Weasley. Ils se rendirent à pieds à la gare de King's Cross et ils se retrouvèrent sur la voie 9 ¾ sans aucun problème. Enfin, ils furent rejoints par Maugrey avec Ginny et Neville et par Tonk avec Ron et Hermione. Ayant trouvé un compatiment pour eux tous, ils redescendirent sur le quai pour les au revoir.

Pendant qu eMaugrey recommandait à Harry d'ouviri l'oei -comme à son habitude -, celui-ci enendit par hasard les quelques mots échangés entre Remus et Véla.

"Je suis désolée," disait-elle. "Vraiment. Je devrais t'en parler. C'est injuste pour toi. Mais je ne peux pas."

"Arrete de raconter des sottises," dit fermement Remus. "Tu ne me dois rien. Si tu ne veux pas en parler, c'est ton choix."

Elle eut un ricanement sinistre.

"Je ne te dois rien, mis à part éviter de me retrouver dans un foyer ou dans un orphelinat."

"C'est normal, tout ça. N'y pense pas. Prends soin de toi, jeune fille, et écris-moi de temps à autre. C'est tout ce que je te demande."

"Tu es vraiment quelqu'un de génial, Remus. Merci."

Il lui fit un clin d'oeil et amorça un geste pour lui toucher la joue, mais il se retint. Elle remarqua son hésitation et se mit sur la pointe des pieds afin de lui déposer une bise sur la joue. Puis elle se détourna rapidement et monta dans le train.

Remus se tourna alors vers Harry et, lui serrant la main, lui glissa discretement :

"Prends soin d'elle, Harry, s'il-te-plait," dit-il très inquiet. "Je ne sais pas ce qu'elle a mais garde un oeil sur elle."

"Bien sur," répondit Harry. "Je l'aurai fait même si tu ne ma l'avais pas demandé."

"Merci," fit-il, soulagé. "Merci du fond du coeur. Et prends bien soin de toi par la même occasion. Ca va être une année difficile."

Hary voulut lui demander de quoi il parlait mais un coup de sifflet retentit et il monta dans le train alors que celui-il s'ébranlait. Par la fenêtre, avec les autres, il fit de grands signes de la main jusqu'à ce que le quai eut disparu dans le brouillard de cette fin de matinée. Il se tourna alors vers Ron et Hermione.

"Qu'est-ce que vous faites, vous ?" demanda-t-il.

"Eh bien," répondit Hermione, "on fait une tournée et on vous rejoint. Vous vous occupez de Coq et de Pattenrond ?"

Il hocha la tête et suivit Ginny et Neville dans leur copartiment, où Velé était déjà installée, près de la fenêtre, les genous remontés sous le menton et le regard tourné vers l'exterieur. Elle ne tourna même pas la tête vers eux lorsqu'il entrèrent.

Avec un soupir, Harry s'assit en face d'elle et vit dans la demi-seconde où il la regarda que ses yeux étaient devenus presque noirs. De toute évidence, elle était plongée dans des souvenirs des plus malsains mais il n'osat pas l'interrompre. Pour éviter de faire comme elle, il sortit un roman qu'il avait commencé et se plongea avec délices dans les fantastiques aventures de Frodon le Hobbit, Gandalf le magicien; et autres Elfes et créatures magiques.

Quelques minutes seulement après le départ, ils furent rejoints par Luna Lovegood, l'air toujours aussi réveur, avec ses grands yeux gris qui lui donnait l'impression de toujours être étonnée. Elle avait relevé ses cheveux blonds dans un chignon lache, tenu par un morceau de bois qui, Harry s'en rendit compte plus tard, n'était autre que sa baguette magique. Elle adressa un sourire vague à l'assemblée présente et demanda, de sa voix d'ailleurs, si elle pouvait s'installer ici.

Harry s'aperçut que Véla s'était arrachée à sa sinistre contemplation du paysage et regardait la nouvelle venue avec surprise et curiosité. Stupéfaction réciproque, d'ailleurs, et Ginny s'empressa de faire les présentations. Véla hocha la tête et Luna fit de même, mais aucune animosité ne se cachait dans leur geste. Désireux de rompre ce lourd silence, Harry se tourna vers Luna.

"Alors," demanda-t-il, "ce voyage en Suède ? Vous avez trouvé des Ronflak Cornus ?"

Elle le regarda, étonnée mais manifestement ravie qu'il ait retenu ce fait.

"C'était très agréable," répondit-elle. "On n'a pas trouvé de Ronflak mais des employés de papa sont restés sur place et ne désespèrent pas de trouver des preuves de leur existence."

Puis, sans rien ajouter, elle prit un exemplaire du Chicaneur et se mit à lire.

*********************

Le temps passa. Hermione et Ron revinrent peu après l'arrivée de Luna.

"Ouf !" s'exclama Hermione en se laissant tomber à coté de Harry. "Qu'est- ce que tu lis ?" demanda-t-elle en regardant la couverture. "Ah, génial ce livre," approuva-t-elle. "Je l'ai lu plusieurs fois, c'est étonnant ce qu'un Moldu peut faire avec des termes sorciers."

"Alors, comment est l'ambiance dans notre bon vieux Poudlard Express ?" demanda Harry.

"Sombre," répondit Ron, l'air maussade. "Je crois que le retour de Tu-Sais- Qui a gaché bien des vacances."

"Pourquoi ne l'appelles-tu pas par son nom, Ron ?" demanda Véla en se redressant brusquement. "Pourquoi as-tu peur de dire Voldemort ?"

Ron, Ginny, Neville et Luna tressaillirent. D'abord parce que le nom de Voldemort était si profondément tabou dans leurs esprits de sorciers qu'ils ne pouvaient l'entendre sans trembler, et ensuite parce que Véla avait parlé d'une voix froide et grave qui ne lui ressemblit pas. Même Harry sentit un leger frisson lui parcourir l'échine, bien qu'il n'en laissa rien paraitre. Cependant, il se doutait que les paroles de Ron devait avoir un rapport avec une réaction aussi violente. Si bien des vacances avaient été gachés par le retour de Voldemort, celles de Véla avaient été parmi les pires.

Personne ne lui répondit. Ron lui décocha simplement un regard noir et se tourna vers Harry.

"On a croisé Malefoy," lui dit-il. "Il avait l'air d'excellente humeur, comme tu peux t'en douter."

"Malefoy ?" fit Véla, incrédule. "Ce n'est pas le nom d'un des Mangemort qui se sont évadés d'Azkaban cet été ?"

"C'est de son fils dont nous parlons," répondit Harry. "Il est élève ici. A Serpentard."

"Ce n'est pas un simple élève," ajouta Hermione avec une moue de dégout. "Il est préfet. Et il parait bien placé pour devenir Préfet-en-Chef l'année prochaine."

"Ce sera un dur coup pour Poudlard, si cela arrive," fit Ron.

"Il est si terrible que ça ?" demanda Véla, semblant étonnée de tant de haine dans leur voix.

"Oh, je suis sur qu'il y avait des spécimens de son genre à Beauxbatons," répondit Hermione d'un air las. "Il vient d'une famille soi-disant sang-pur - comme si le sang pouvait être sale - et il ne supporte pas qu'on le prenne pour n'importe qui."

"Il est terriblement prétentieux, et il se croit mieux que les autres parce qu'il est riche," ajouta Harry.

"Et il s'imagine que Serpentard est la plus grande maison de Poudlard,"finit Ron, d'humeur mauvaise.

Véla souriait, mais tous sursautèrent quand la porte du compartiment s'ouvrit brusquement et que l'objet de leurs moqueries s'y encadra, le visage rouge de fureur.

"Très amusant," dit-il d'un ton glacial, "très amusant. Je vois que vous avez atteint le summum de l'idiotie cet été."

"Il semblerait plutot que tu as atteint le summum de la susceptibilité," rétorqua Harry. "Sinon tu ne preterais pas attention à nous autres idiots."

"Crois-tu ?" lança Malefoy. "A propos Potter, tu n'as pas ramené ton chien aujourd'hui ?"

Sous le coup de la colère, Harry bondit sur ses pieds et voulu se jeter sur lui mais il fut retenu au dernier moment par Ron, Hermione et Ginny, les seuls exepté lui et Malefoy à avoir compris la force de l'insulte. Il se calma quelque peu et se dégagea.

"Heureusement pour toi, Malefoy," cracha-t-il. "Au fait, comment va ton père ? Il s'est bien remis de son séjour parmi les Détraqueurs ? Tu lui transmettras mes plus sincères excuses, bien sur."

"Tu ne devrais pas rire de ça, Potter. Le Seigneur des Ténèbres te fera payer très cher ce que tu lui as fait."

"Tu crois encore qu'il me fait peur ?" fit Harry. "J'espère pour toi que tu pourras assister à notre prochaine rencontre, tu constateras alors de tes propres yeux que c'est faux. Je m'en voudrais que tes opinions soient erronées."

"Fais-moi confiance, Potter, je ferai tout pour y être," lança Malefoy avec un sourire désagréable.

"Tant mieux," répondit Harry. "Et maintenant va-t-en, avant que nous ne soyons six à perdre notre sang-froid."

Evidemment, Malefoy ne fit rien pour lui obeir et jetta un regard de mépris sur les occupants du compartiment. Il s'arreta sur Véla et, lui lançant un coup d'oeil d'une détestable approbation, s'avança vers elle. Elle s'était levée quand Harry avai voulu se jetter sur Malefoy et était restée debout. Elle arrivait juste à l'épaule de Malefoy et dut lever les yeux pour le regarder, mais son regard exprimait un tel défi qu'on aurait dit que c'était elle qui le surplombait.

Malefoy, plein de sa dignité de famille noble, fit une révérence et voulut lui faire un baise-main, mais elle recula viement et continua de le foudroyer du regard. Malefoy, pas décontenancé pour autant, l'envellopa d'un regard admirateur mais peu flatteur.

"Je te présente mes excuses," dit-il d'une voix hautaine, "je ne ma suis pas présenté. Drago Malefoy."

"J'aimerais pouvoir répondre que je suis enchantée, mais, pardonne-moi, je ne sais pas mentir," répondit Véla avec une pointe de sarcasme.

"Je t'apprendrai," rétorqua Malefoy, "ça peut être très utile dans certains cas."

"Je ne crois pas que tu m'apprendras quoi que ce soit, Drago Malefoy," répondit Véla.

"Tu te trompes," dit Malefoy.

Il voulu de nouveau la toucher mais elle s'écarta et se cogna les jambes dans le siege. Elle tomba assise et perdit toute domination sur Malefoy. Harry, dans un élan chevalresque qui, s'il ne manquait pas de panache, dut sembler un peu ridicule, sortit sa baguette et la planta sous le nez de Malefoy.

"Dégage, Malefoy," dit-il froidement. "Tu n'as rien à faire ici."

Malefoy lui lança un regard assassin, mais après avoir jaugé la situation, il jugea plus prudent de disparaitre et s'en fut.

Un soupir collectif de soulagement retentit dans le compartiment, et Harry se laissa tomber à sa place avec un coup d'oeil à Véla. Elle le regarda aussi et lui adressa un leger hochement de tête accompagné d'un petit sourire. Probablement la façon la plus directe dont elle me dira merci, songea Harry.

Ce fut à ce moment que Pattenrond, libéré de sa cage par Hermione, vint s'installer sur ses genous et, plantant ses griffes à travers son pantalon, se mit à ronronner avec force. Reprenant son livre, Harry lui gratta machinalement la tête, pendant que Ginny et Luna sortaient fair un tour et que Ron, Hermione et Neville entamaient une bataille explosive.

Le temps passa peu à peu, et le brouillard semblait avoir décidé de ne pas se lever de la journée. Vers une heure de l'après-midi, le chariot de friandises passa et ils se gavèrent de bonbons et de chocolats, sauf Véla qui ne mangea rien.

Harry préféra ne faire aucune remarque mais il aurait voulu lui dire de ne pas se complaire dans ses mauvais souvenirs. Finalement, il fit comme s'il n'avait rien remarqué.

Cesse de te mentir à toi-même, songea-t-il pourtant tout en lisant. Tu sais très bien que cette fille compte plus pour toi que tu ne veux te le faire croire. Ne serait-ce que pour Remus.

La voix interieure de la raison était bien pratique dans certaines occasions, mais elle pouvait aussi parfois être terriblement agaçante. Aussi, pour la faire taire, Harry se concentra sur son roman et oublia tout le reste.

**********************

Le voyage se passa tranquillement. Malefoy ne revint pas le voir, mais ils eurent la visite de plusieurs membres de l'AD, venus féliciter Harry à propos du fait que, enfin, tout le monde reconnaissait qu'il avait toujours dit la vérité. Harry se retint de répondre que, vu le prix qu'il avait payé pour ça, il aurait préféré que ce ne soit pas le cas...

La mort de Sirius n'était pas officielle, pour des raisons qu'il ignorait. Il soupçonnait Fudge d'avoir ordonné à la Gazette de ne plus parler de lui, ainsi il avait pu garder le peu de dignité qu'il lui restait. Néanmoins, une autre hypothèse se formait dans sa tête qui paraissait beaucoup plus interressante.

"Peut-être qu'ils ne sont pas surs," murmura une voix dans sa tête. "Peut- être qu'ils ne savent pas. Peut-être ont-ils un doute..."

Si, ils le savent, interrompit la raison. S'ils avaient un doute, ils t'en auraient fais part.

"Non, ils ne l'auraient pas fait," répondit la voix. "Pas si l'espoir est vain ou presque..."

Il n'y croyait pas. Il n'avaii jamais cru que Sirius était mort pour de bon. C'était ça. Ils ne savaient pas.

L'idée était folle, totalement folle, mais si séduisante...

Pour contenir son excitation, il fit sembalnt d'aller aux toilettes et, ayant fermé la porte des cabinets à clef, posa les mains sur le lavabo et se regarda fixement dans la glace.

Calmes-toi, s'imposa-t-il. Tu vas voir Dumbledore ce soir, tu vas lui en parler. Mais ne laisse pas voir que tu penses qu'il ne sait pas.

Il respira profondément, se passa de l'eau froide sur le visage et regagna le compartiment. Quand il entra ses amis avaient passé leur robe de sorcier et il fit de même, se rendant compte avec stupéfaction que la nuit était déjà tombée et que le brouillard avait tenu ses positions, rendant la vitre opaque.

"Harry, est-ce que ça va ?" demanda Ginny. "Tu es très pale."

"Ca va très bien," répondit-il machinalement.

En réalité, il pensait à l'entretien qu'il devait avoir avec Dumbledore ce soir-là - et dont il n'avait soufflé mot à personne. Il se demandait ce qu'il avait de si important à lui dire et pourquoi il avait pris le risque de lui envoyer un message plutot que de le lui dire au quartier général.

Entre temps, la voix de la raison était revenue et continuait de lui souffler qu'il avait tort.

Tu l'as vu tomber, tu sais qu'il est mort., mais il n'y preta pas attention. L'idée que Sirius était encore en vie était bien trop belle pour l'abandonner aussi facilement. "Et puis," se disait-il, "pourquoi n'aurais- je pas, moi aussi, le droit d'esperer ?"

L'espoir... c'était quelque chose détrange... croire qu quelque chose va arriver ou peut arriver, le croire contre tout, malgré les preuves et les faits, le croire sans acepter qu'il puisse être déçu... Et souvent, si souvent déçu...

Mais quand l'espoir s'empare d'un desepéré, rien au monde ne pourrait l'empecher d'y croire... Et Dieu sait qu'Harry était désespéré. Il s'était vu confier ne tache qu'il ne voyait pas comment accomplir... C'était sans espoir.

"Harry ?" dit quelqu'un en lui touchant l'épaule.

Il sursauta et se retourna vivement. Hermione le regardait, intriguée de le voir si pensif devant la fenetre grise.

"Tu es sur que ça va ?"

Il se reprit et lui fit un grand sourire.

"Ca va merveilleusement bien, Hermione. J'étais justement en train de me dire à quel point je suis heureux de rentrer enfin à Poudlard."

Elle le regarda pendant quelques secondes, puis, voyant qu'il ne sisait rien de plus, elle lui rendit son sourire.

"Oui, je comprends. Nous allons bientot arriver et nous devons aller voir les premières années."

"Ok, pas de problème, on s'occupe de Coq et de Pattenrond," répondit Harry.

"On se rejoint dans une calèche de toute façon," ajouta Ron en sortant.

Hermione s'appreta à le suivre mais s'interrompit au dernier moment et se tourna vers Véla.

"Au fait," dit-elle, "il ne faut pas que tu suives les nouveaux, tu seras répartie après. En attendant tu resteras avec nous, d'accord ?"

Véla hocha la tête pour toute réponse et Hermione sortit.

Tu as le droit d'esperer, soit, reprit la raison, mais si tu as tort, que vas-tu ressentir quand Dumbledore te diras la vérité ? Que se passera-t- il dans ta tête ?

"Il n'oserait pas me mentir à nouveau," songea-t-il, "pas si je le mets devant le fait accompli."

Justement, tu sauras qu'il te dit la vérité.

"Je ne le croirai pas !"

Dumbledore t'a-t-il déjà donné une bonne raison de douter de lui ?

Harry sourit à l'idée du débat interieur qui le troublait. Il pouvait presque imaginer l'ange et le diable qui criaient en lui... et il ne savait pas s'il était plus tenté de suivre le diable ou l'ange.

Il n'était même pas sur de savoir qui était l'ange et qui était le diable.

Il commença à s'inquieter quand il descnedit du train encombré de la cage d'Hedwidge. Il avait l'impression de perdre le controle de lui-même et c'était très désagréable.

"Première années ! Par ici, s'il vous plait ! Suivez-moi ! Premières années !"

"Hagrid !" appela Harry en agitant la main.

"Salut Harry !" répondit celui-ci avec un grand sourire en l'apercevant.

Il avait un bien meilleur aspect que la dernière fois que Harry l'avait vu. Ilavait de nombreuses cicatrices, mais aucune n'avait l'air enflée ou verdatre. C'était de saines marques.

"Qui est-ce ?" demanda une voix à son oreille tandis qu'ils marchaient vers les calèches.

Il se retourna et vit Véla, l'oeil brillant de curiosité, qui tenait du mieux qu'elle le pouvait le panier de Pattenrond. Luna, Neville avec son Mimbulus Mimbletonia et Ginny portant la cage de Coq, suivaient derrière.

"C'est Hagrid," répondit-il à Véla. "Le garde-chasse du chateau."

"Il est immense, c'est pas croyable," murmura-t-elle.

"Hmm," fit Harry pour toute réponse.

"Harry," appela Ron. "Véla, Ginny !"

Il avançait avec Hermione en fendant la foule. Ils récupérèrent leurs animaux e montèrent dans une des calèches vides. Harry les suivit en jettant un coup d'oeil au Sombrals, sans trop savoir s'il leur en voulait ou non d'avoir été là, cette nuit-là. Il était vrai que, sans eux, rien ne serait arrivé. Ils n'auraient pas pu aller au Département des Mystères et Sirius ne serait pas mort. Mais de là à les tenir pour responsables...

"Bien sur que non, ils n'y sont pour rien," songea-t-il amèrement. "C'est toi, Harry Potter, c'est toi qui as fait cela. C'est toi qui as tué Sirius..."

Et tandis que les calèches passaient le portail aux sangliers ailés, Harry sentit de nouveau la culpabilité le ronger et les ténèbres l'entourèrent. Il se débattit pour en sortit et revenir où il était. Il ne voulait pas que ses amis le voient comme ça, il ne voulait pas les entendre dire qu'il n'y était pour rien.

"Ce n'est ni le lieu, ni l'heure pour cela," songea-t-il fermement. "Plus tard."

Oui, plus tard.

Les calèches s'arrètèrent devant l'entrée et ils en descendirent. Le brouillard était si épais qu'on voyait à peine le haut de la porte. Avant de se réfugier à l'interieur du chateau, Harry alla caresser les Sombrals et il sentit une présence derrière lui. Il fit volte-face et se retrouva nez à nez avec Véla.

"J'ignore ce qui te ronge," dit-elle en passant la main sur l'encolure du Sombral, "mais ce n'est pas bon de penser à son malheur sans arrêt."

Il eut un sourire vague.

"Toi, tu ne le fais pas, peut-être ?" répondit-il.

Elle ne dit rien pendant quelques secondes, puis se retourna vers les chateau.

"Si," rétorqua-t-elle, "mais est-ce une raison pour faire de même ?" demanda-t-elle avec un sourire triste et amer. "Je ne suis pas un exemple à suivre."

Il se dirigea à son tour vers les portes.

"Tu peux les voir ?" lui demanda-t-il en les franchissant à ses cotés.

"Quoi, les Sombrals ?" dit-elle en se tournant vers lui. "Oui. Depuis que mon meilleur ami s'est fait tué par des centaures sous mes yeux. Il y avait quelques Sombrals dans la forêt où j'habitais, bien qu'on ne les voie pas souvent. J'ai été surprise d'en voir apprivoisés."

"C'est Hagrid qui les élève dans la forêt," expliqua Harry. "Il -"

"Potter !"