UPDATE: 23 mai 2016

Ohh Wow! 10 followers! *_* C'est peut-être pas beaucoup pour certains, mais pour moi ça veut tout dire! Vous êtes vraiment les meilleurs!

Lylee-Hannah - Effectivement, j'ai le cerveau en ébullition! Je rêve de cette fic, littéralement! J'espère que tu aimeras ce chapitre! Beaucoup d'action en perspective!

Je me suis aussi démarré un compte DeviantArt. J'y publie des dessins de Dramione! =D Mon nom d'artiste est le même que mon nom d'auteure; AimCy!

-VII-

La tour s'ébranla dans un bruit assourdissant. Des poutres de bois et de métal tombaient autour de nous, le feu dévorant la plateforme à une vitesse spectaculaire. Le haut des gradins ne supporta pas le deuxième choc d'explosion violet et s'écroula sur nous deux, figés dans la surprise. La masse de débris brisa l'épaisse couche de glace qui s'était formé sur le lac et coula à pique, nous emportant dans son sillage.

J'eue à peine le temps de retenir mon souffle que je m'engouffrais dans l'eau noire. Une grosse planche de bois massif, qui avait éclatée sous la pression de la torsion de la tour, frappa Malfoy dans les côtes, entaillant sa peau. Je reçu sur la cuisse ce que je croyais être les restes d'un banc. Ça tourbillonnait dans tout les sens, le froid me pénétrait comme les lames d'un couteau. J'avais beau bouger, rien y faisait, mon corps perdait sa chaleur, mes muscles s'atrophiaient. Je manquai d'air et ne distinguai plus la surface. Pourquoi, par Merlin, on ne pouvait pas transplaner sous l'eau?! J'aperçu une section beaucoup plus sombre et m'y dirigeai. Je venais de trouver la surface et la transperçai en prenant une grande bouffée d'air qui me déchira les poumons. Malfoy n'était toujours pas sortit de l'eau.

Je sortis ma baguette prestement, m'infligeai le sortilège de tête-en-bulle et replongeai sans attendre, un lumos maxima éclairant les eaux ténébreuses. La panique n'arrivait même pas à la cheville de ce que je pouvais ressentir en ce moment. Je ne le voyais pas, nulle part. Je dus descendre encore un moment, nageant et combattant les eaux froides au meilleur de mes capacités. Je l'aperçu finalement, se battant avec la poutre de bois qui s'était emmêlée dans sa cape. Je m'approchai et la lui retirai, mais il ne bougeait déjà plus. Il s'était tant débattu sans oxygène qu'il avait sombré dans l'inconscience. L'empoignant par la manche, j'approchai mon visage du sien pour le faire entrer dans la bulle et le pinçai pour le faire réagir. Rien. Je me mis à battre des pieds pour rejoindre la surface.

Enfin, je pus respirer, sauf que je devais maintenant faire face au défi de remonter sur la glace, lui inconscient dans mes bras. Je le tenais d'une main, m'accrochant désespérément au rebord glissant et tellement froid. De la glace se formait dans mes cheveux et ceux de Malfoy qui ne semblait toujours pas respirer. Mon corps était secoué de violents tremblements, rendant difficile mes mouvements. Je pointai ma baguette sur le jeune homme et le fit léviter jusque sur la glace. J'essayai de me sortir des eaux, sans succès. Mes mains glissaient, me calant sous l'eau chaque fois. Malfoy devait m'aider… il devait se réveiller. Je vis avec horreur du sang tachant la glace et la neige autour. Dans un geste de désespoir, je lui lançai un doloris en espérant que ça le secoue assez violement pour qu'il recrache toute l'eau qu'il avait avalé. Je l'entendis tousser et interrompis le sort. Je réessayai de me hisser hors de l'eau et calai à nouveau.

«MALFOY!», criai-je, la voix cassante, en revenant à la surface.

J'agrippai le rebord de peine, ne sentant plus mes doigts, je ne sentais plus grand-chose de mon corps en fait. Ma main glissa et sentis qu'on me tirait alors par le chandail. Malfoy. Ma mâchoire claquait, incontrôlable, mes lèvres étaient bleues, mon corps était glacée. Des mains sous les aisselles, on me hissa sur la glace, me traînant sur quelques mètres, collé au corps du jeune homme. Mes forces m'avait quitté au moment où nous en avions le plus besoin. Puis il y eut cette sensation au nombril, signe que nous transplanions.

On se retrouva quelques parts à flanc de montagne, une structure en ruine se trouvant sur ma gauche.

«Granger, c'est la tour de garde», dit-il en me la pointant. «C'est la tour des rebelles»

Fronçant des sourcils vers l'amas de pierre, je pus enfin discerner le vrai aspect du bâtiment. Un fidelitas. Nous supportant mutuellement, nous arrivâmes à marcher jusqu'à la petite tour. Malfoy referma la porte derrière nous, il n'y avait personne. Il alluma un grand feu dans la cheminée et commença à retirer ses vêtements, dévoilant la plaie qu'il arborait à l'abdomen.

«Tu dois retirer les tiens aussi. Il faut augmenter notre température corporelle rapidement, peau à peau».

Effectivement, pas le temps d'être pudique. Mes mains tremblaient tellement que je n'arrivais même pas à défaire le bouton de mon jean trempé et raide à cause du froid. Lui avait déjà tout enlevé, à l'exception de son caleçon, et s'était précipité sur une grande armoire pour en sortir des couvertures. Mon pantalon retiré, je détachai ma veste et la retirai. Restait que mon t-shirt. J'avais si froid, j'avais peine à réfléchir convenablement. Il laissa tomber les couvertures et m'aida à retirer mon haut avant de ramasser lourde courtepointe qu'il me glissa sur les épaules. Il s'envoya la jetée de laine sur le dos et ouvrit la courtepointe qui m'enveloppait le corps et y colla le sien. Nous restâmes un moment dans cette position, moi totalement pétrifié pas la situation, jusqu'à ce que nos tremblements mutuels diminuent.

Ma cuisse commença à m'élancer et le souvenir d'avoir vu du sang près de Malfoy s'afficha dans mon esprit. Je me séparai de lui et observai son corps, analysant la plaie de ses côtes qui était toujours à vif. Je l'effleurai du bout des doigts, ça ne saignait plus aussi abondamment.

«Ça va».

Il essayait de me rassurer, en vain. L'agent double qui se trouvait à Poudlard avait essayé de nous éliminer. Je regardai ma cuisse. Elle était rouge et un peu enflée… J'allais avoir une méga ecchymose le lendemain. Je l'obligeai à s'asseoir et il m'indiqua l'endroit où il rangeait le nécessaire à premiers soins. Après avoir désinfecté la plaie, je dû lui faire six points de sutures avant de recouvrir le tout d'un pansement de fortune.

«Qu'est-ce qu'on va faire?», demandai-je en m'asseyant sur le canapé, observant l'espace que les rebelles avaient meublé avec des articles dépareillés, récupérés ici et là. Il y avait une table et trois chaises, le canapé sur lequel j'étais assise, une armoire et, l'espérai-je, peut-être un lit ou un matelas sur lequel je pourrai passer la nuit.

«Rien du tout, pour le moment. On va dormir et attendre.»

«T'es sérieux? Attendre?»

«S'ils nous croient mort, Voldemort sera mit au courant et se mettra à poser des questions. Il voudra savoir ce que je faisais là-bas. Les rebelles ne diront rien, mais la taupe, elle, va parler.»

Il avait raison. C'est maintenant que le traître parlerait, il voudra montrer au Lord qu'il l'avait débarrassé du chef des rebelles, il voudra récolter tout le mérite, monter dans son estime. Malfoy m'informa qu'il y avait des matelas à l'étage, merci Merlin, et je m'y dirigeai sans attendre. L'endroit était petit pour un ancien fort, je rajustai la courtepointe sur mes épaules et grimpai l'escalier de bois grinçant. L'étage n'était pas divisé en pièce, des matelas de différentes tailles prenaient place, de par et d'autre, dans ce qu'ils devaient appelés la chambre. Je ne pris pas la peine de choisir où je dormirais, me laissant simplement tomber sur ce qui se trouvait à ma portée. La tête sur l'oreiller, j'entendis le son distinctif du bois craquant, Malfoy montait se coucher lui aussi. Il passa tout près et s'installa de son côté. Je m'endormis au son du bruissement des couvertures que l'on replaçait.

Je rêvai d'eau, de sang et d'explosions. De mort, de suffocation et de torture. Je revisitai le manoir, au moment de ma captivité, l'odeur épouvantable qui y régnait me répugnant. Je fus tirée de mon sommeil par l'odeur de la nourriture. Mes yeux redécouvraient l'endroit, le soleil filtrant aux travers du vitrail. Mon corps me faisait mal, tellement que je ne voulais pas bouger, resté sous les couvertures toute la journée. Je me passai une main sur le visage, frottant mes yeux pochés du manque de sommeil et me hissai en position assise. La tête me tournait et je frissonnai, réalisant que je me trouvais encore en sous-vêtements. Je descendis l'escalier enveloppé de la courtepointe et fus envahi par la douce chaleur que dégageait le feu du foyer de pierres des champs.

«Salut», me dit-il en me voyant avancer dans la pièce. «Tes vêtements sont près du feu, je les ai mit à sécher avant de me coucher…»

Je le remerciai, empoignant mon t-shirt tout chaud. Je déposai la courtepointe sur le canapé et revêtis mes vêtements. Je sentais son regard sur moi, c'était déplacé et quelque peu intimidant, mais je me retins de tout commentaire. Il m'accueillit avec une tasse de thé fumante au moment où je m'asseyais à la petite table.

«J'ai dormi longtemps?»

«Pas particulièrement, c'est moi qui me suis levé tôt».

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Dans ses pensées, emmuré dans le silence, il lui tourna le dos. Hermione en fit tout autant, comment allaient-ils se sortirent de cette merde? La guerre était-elle terminé pour eux deux? S'ils revenaient dans le monde des vivants, ils seraient prit pour cible. Le mangemort infiltré devait savoir, autant qu'Harry, qu'elle se souciait de Scorpius, qu'elle avait contact avec lui, elle deviendrait une proie facile, trop. Ils ne connaissaient pas l'identité de la taupe et n'avait aucun moyen de le savoir. Ils devaient attendre qu'un membre des rebelles se pointe pour les mettre au parfum. Elle avait fini son thé, une douce chaleur s'insinuant en elle, réconfortant chaque cellule.

«Regarde ce que j'ai trouvé». Il lui tendit le petit livre ouvert qu'il lisait et lui pointant un sous-titre en particulier. Cristal de roche. Elle le questionna du regard; «Lit!»

Le cristal de roche est un amplificateur curatif et énergique, il se distingue par sa coloration brumeuse due à la présence d'autres minéraux. Cette pierre protège et permet au corps de se régénérer. Il purifie et amplifie l'aura, protège du mal en éloignant les influences néfastes et aide à développer le don. La brumeuse diaphane qui comble l'intérieur de cette roche est aussi appelé le Fantôme du cristal.

L'on raconte qu'un alchimiste aurait trouvé le moyen de croiser la pierre des fées avec un quartz à l'état pur pour en créer ainsi le cristal de roche. Cette roche se donnera toute entière à la femme qui la portera, elle n'a aucun effet chez les hommes.

«C'est ça, tu crois? Un cristal de roche…», elle était déçue, s'attendant à beaucoup plus d'information, de réponses.

«En tout cas, c'est un début».

«Je ne sais pas si c'est parce que la lune était pleine, mais la pierre c'est éclairci et j'y ai vu le symbole des reliques de la mort…»

«Ah bon?», il semblait réellement surpris. «Mais il n'y a pas de bague dans les reliques…»

«Mais c'est aussi l'armurerie des Peverell…»

Il réfléchissait, assimilant l'information. Les sceaux des familles de sang-pur étaient conditionnés pour n'appartenir qu'à leurs descendants; mais Hermione n'était pas de sang-pur…

«J'ai découvert, aussi, que mes parents ne l'étaient pas…», elle avait dit ça comme si elle avait lu dans ses pensées. «Je n'ai pas de noms, tout ce que j'ai comme point de départ c'est que ma mère serait entrée en contact avec mes parents et qu'elle avait les cheveux châtains bouclés… Selon Minerva, il ne fait aucun doute que j'appartiens à une longue lignée de sang-pur, mais qui et pourquoi m'a-t-on abandonné?»

«On ne t'a peut-être pas seulement abandonné, mais protégé.»

Quelqu'un passa la porte, les sortant de leur bulle, et ce quelqu'un était Parkinson, un gros sac sur l'épaule.

«Draco… tu nous as foutu un de ces trouilles!», dit-elle en se précipitant sur lui. Il répondit à son étreinte et attendit qu'elle s'explique. «Je vous ai apporté un maximum de ration, vous allez devoir rester ici un p'tit moment» disait-elle en vidant le sac, «Vous ne me croirez jamais quand vous saurez qui est la taupe!»