Et voici le second et dernier chapitre posté aujourd'hui.
Chapitre 7 - Washington
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Enfin, il était de retour. Après cinq semaines à Orb, il retrouvait les États-Unis. Jamais il n'avait été aussi heureux de retourner travailler. Plus que le NCIS, c'est sa vie qui lui avait manqué.
Il ne comprenait toujours pas comment il avait réussi à convaincre son père de le remplacer, ce dont il se félicitait. Il n'avait fait que le croiser avant le départ et n'avait pu avoir une véritable conversation avec lui à ce propos. Cependant cela ne le dérangeait pas. Il avait eu assez peur de le voir changer d'avis pour ne pas aller tenter le diable.
Au revoir les réunions interminables du Parlement, bonjour les chamailleries au sein de l'équipe. Il ne pouvait empêcher un sourire radieux d'étirer ses lèvres depuis que le jet s'était posé sur le tarmac.
Laisser tomber son sac au sol, allumer son ordinateur, s'installer à son bureau, saluer Gibbs puis Ziva, reprocher à Tony son retard et ses blagues de mauvais goût, appeler Abby pour confirmer le déjeuner... c'était la routine et il adorait ça.
Bien sûr, ça n'avait pas été si simple de partir. Il s'était attaché à Clara et Ethan, ainsi qu'au reste de la famille et des gens travaillant au palais, mais il savait qu'il les reverrait. La prochaine fois, c'est lui qui les accueillerait dans son pays. Sarah ne le lâchait pas pour tout savoir de son séjour et voulait les connaître. Ce serait l'occasion.
Gibbs entra dans l'open space un café à la main. Il sourit en le voyant porter le gobelet à ses lèvres. Ça faisait partie des choses qui lui avaient manqué.
Il ouvrit sa boite mail, eut une grimace devant le tri à effectuer dans les messages reçu, puis s'attela à la tache. Ce n'était certainement pas quelques pubs qui gâcheraient sa journée.
Tony prit le temps de trouver un coin tranquille avant d'attraper son téléphone. Assurer d'avoir la paix durant les prochaines minutes, il s'adossa à un des arbres du parc et composa un numéro. Il n'eut à attendre que deux sonneries. La voix de son cousin résonna à son oreille.
« Allô ?
- Shaun, c'est moi.
- Tony ! Alors, bien rentré ? Pas trop dure la reprise ?
- Impeccable. Et toi, ton nouveau job ?
- Ça peut aller. Le père de Tim n'aime pas avoir quelqu'un sur le dos constamment, mais il commence à s'y faire.
- Quand il saura les miracles que tu peux faire, il ne pourra plus se passer de toi !
- J'aimerai autant qu'il ne l'apprenne pas !
- Tu as honte de tes pouvoirs ?
- Non, mais j'apprécierai que Silviana ne sache rien au sujet d'une certaine sortie en boite.
- C'est sûr que ça ternirait l'image du respectable garde du corps que tu donne.
- Et pas qu'un peu ! rit Shaun. Sinon, dis-moi...
- Je t'écoute.
- Il ne se doute toujours de rien ?
- C'est du bleu qu'on parle. Bien sûr qu'il ne se doute de rien !
- Vaut mieux pour toi qu'il ne l'apprenne pas de toute façon. Il le prendrait mal.
- Non, tu crois ? » ironisa Tony.
Son aîné ne se formalisa pas de la remarque.
« Tu n'aurais pas menacé son père par hasard ? enchaîna-t-il.
- Moi ? Non. Quelle idée !
- Tony !
- Je ne l'ai pas menacé. Je lui ai simplement fait comprendre qu'il avait tout intérêt à remplacer son fils.
- Avec quels arguments ?
- Le genre que je ne pouvais pas lui dire la vérité à Tim sur mon rôle de gardien parce qu'il l'aurait mal pris, que je n'aurais plus été en mesure de le protéger et que, en tant que père, il en aurait pâti aussi.
- Parce que tu as été lui parler après avoir rencontré Timothy ? devina Shaun.
- Oui.
- Donc, il devait prendre sa place pour que vous puissiez rentrer à Washington et que le secret reste secret.
- C'est ça.
- Depuis le temps que ça dure, je n'arrive pas croire qu'il n'ait eu aucun doute sur lui et toi. C'est pas un petit truc que vous lui cachez.
- Je te rappelle que c'est de Tim qu'on parle.
- J'espère pour toi qu'il n'apprendra jamais la vérité, sinon... »
Il laissa sa phrase en suspend. Inutile de la terminer, Tony savait très bien ce qu'il se passerait s'il apprenait qu'il avait un gardien depuis des années et qu'il s'avérait être son meilleur ami. Tim quitterait le NCIS et refuserait à tout jamais de lui adresser la parole, à lui comme à son père d'ailleurs. Et il ne supporterait jamais de perdre son amitié.
« Je vais te laisser, reprit Shaun, je crois que tu es assez en retard pour ne pas en rajouter. Fais attention à toi.
- Comme toujours !
- C'est justement pour ça que je le précise.
- Hé !
- Passe le bonjour à ton père de ma part.
- Promis. Au revoir, Shaun.
- A la prochaine, cousin. »
L'agent raccrocha avec un sourire, qui s'effaça dès qu'il vit l'heure. Finalement, il aurait peut-être dû dire la vérité à Tim. Parce que, là, c'était sûr, Gibbs allait le tuer.
Fin
J'avais dit que ce serait court, ça l'a été ! *est fière* Vous en avez pensé quoi de ces chapitres et de l'histoire ?
La suite Gardien, où je reprends l'idée du secret est en ligne. Rendez-vous là-bas ! Si ça vous dit, bien sûr. ^_^
