Piouuuuu! Ce que je peux être fatiguée...Mais ça m'a pas empêchée de rajouter près de 600 mots au chapitre 6 pour satisfaire Artémis qui n'était pas convaincue par la séquence où Margot apparait et la fin qui paraissait brouillon. Du coup j'ai réécris ça en espérant que ça plaise et que ça colle à l'histoire.
Le 30, le tome 9 d'innocent de Shinicchi Sakamoto va sortir et j'ai trop hâte de l'acheter. Pourquoi est-ce que j'en parle ? Parce que ça raconte l'histoire du célèbre bourreau de la révolution française, Charles Henri Sanson. C'est lui qui exécuta le roi louis XVI (Bien qu'il ne fût jamais un sympathisant de la monarchie, il hésita avant d'exécuter le roi, étant même persuadé jusqu'au dernier instant que des partisans de la royauté tenteraient de libérer le souverain déchu. Il dit même au roi-citoyen « Savez-vous que derrière vous se trouve près de 800 ans d'histoire dont je vais en mettre un terme ? », ce à quoi le roi répondit « Taisez-vous et faites votre travail») en plus de Danton, Robespierre, la Du Barry et près de 3000 autres personnes en tant que monsieur de Paris. Bref, le mangas a juste assez de fragrance morbide pour me faire défaillir, bien qu'il faille parfois s'accrocher quand on en vient à l'écartèlement de Damiens par exemple, là c'est vraiment gore. Mais bon, c'est un seinen...
Passons.
Merci à tiburce57 de suivre la fic ( ps: tu sembles être une super fan d'Hannibal toi ^^ !), ravie de te compter parmi nous ! Dsl pour les fautes d'ortho et les expressions un peu vulgaires que tu auras pu croiser en cours de route... La plupart du temps je corrige les fautes avant d'envoyer, mais parfois y'en a certaines qui échappent à ma vigilance. Quant aux expressions un peu vulgaires ... Disons que je viens du fandom one piece et que la manière d'écrire est très différente. Si j'écris plus soigné, les gens s'ennuient et donc j'ai été obligé de laisser couler un peu. Je vais essayer de réduire les mots grossiers, à part si ceux-ci conduisent à la mort de quelqu'un, bien sûr...
Et à amatista1996 pour sa présence, c'est cool que tu nous rejoignes.
Pour Artémis : Yop, c'est vrai qu'étrangement, j'ai du mal à récupérer tes réviews en entier. J'ai revu les parties qui n'allaient pas et j'espère que ça te conviendra un peu plus. Mis à part ça je ne suis pas trop stressée pour le moment, les exams du premier semestre tombent en janvier et comme je ne suis qu'en première année, pas de soucis. Je suis loin, très loin de ce genre de stress qui peut te ruiner la vie en deux coups de cuillères à pot, quoi que... Je suis une vraie boule de nerfs alors... Pour un oui, pour un non, je m'excite comme une puce. Nya ! Pour ce chapitre je m'inspire des retrouvailles entre lecter et du maurier dans le premier épisode de la saison 3. Je pense aussi écrire dans un chapitre futur un flashback sur leur première rencontre en france en m'inspirant du film Hannibal les origines du mal. Ce n'est que le septième chapitre et j'ai presque l'impression que ça file trop vite. Mais heureusement, dans la suite de mes idées, j'aimerai que l'histoire se poursuive après les beaux-arts de Paris, l'assassinat du doctor Fell, la course poursuite à Florence ou encore le dragon rouge et le massacre sur le sommet de la colline où l'on assiste impuissantes à la déchéance de Will et d'Hannibal dans le creux de l'océan, pile au moment où on en espérait justement plus et que tout se brise. Ouh ! Ça fait un sacré programme ... Si j'arrivais déjà à tenir jusque-là... On verra dans un an jusqu'où j'aurai avancé...
07.
Cosette referma paniquée la porte de son appart à double tour et se mit à faire les cents pas sans réfléchir. Son cœur battait vite, il fallait qu'elle se calme. Ca faisait un mois qu'Anne Chantal était morte et enterrée aux états Unis. Elle avait pourtant bien regardé autour d'elle cette nuit-là ... Personne, il n'y avait eu personne dans les environs et de suffisamment proche pour la reconnaitre. Elle avait même tout prévu depuis des semaines, calculé et pesé les risques, s'était servie d'un cutter pour l'égorger et l'avait balancé à la flotte. L'eau se sera chargée de contaminer suffisamment la preuve pour qu'elle soit inutilisable. Quant aux vêtements qu'elle portait ce jour-là, après les avoir rigoureusement lavés, elle en avait fait don à une association pour venir en aide aux migrants ou aux africains ... Et là aussi, impossible qu'ils soient retrouvés pour analyse. Mais il fallait que quelqu'un arrive et remette en question le plan qu'elle avait eu tant de mal à concocter ... Et s'il s'avérait que cette personne soit véritablement dans la possibilité de dire aux flics que c'était bien elle, qu'il disposait d'une vidéo ou d'une photo l'incriminant ? Là, elle en aurait au moins pour 22 ans ferme derrière les barreaux. Il fallait qu'elle fasse quelque chose. N'importe quoi. Mais elle ne connaissait ni le nom, ni l'apparence de cet Homme et n'était même pas certain de son sexe... Elle devait découvrir qui il ou elle était, ce qu'il ou elle lui voulait et le meilleur moyen de le ou la faire disparaitre avec ses preuves incriminantes. Elle n'avait pas le choix... Happy Halloween ...
...
Neuilly ... Principalement connue pour être une ville extrêmement bourge et snob parée de bâtiments haussmanniens et d'abrutis qui vous regardaient de haut si vous n'étiez pas assez bien sapés pour le décor. Neuilly est proche de la défense, du bois de Boulogne ainsi que du jardin d'acclimatation. Vivant le jour et mort la nuit. Si jamais il venait à quelqu'un l'idée ou le concept d'essayer de faire la fête avec des amis ou de se griller un barbecue sur son balcon, soyez assurés que les flics débarqueraient en moins de deux pour régler le problème. C'est donc une ville tranquille, légèrement à l'écart de Paris et de son effervescence, une bulle pour qui sait être riche.
Vers 18 heures, il faisait déjà nuit, c'était l'automne. Dans une rue déserte et très peu éclairée, une porte s'ouvrit et une femme blonde âgée d'environ quarante voir cinquante ans en sortit vêtue d'un de ces gros manteaux rouges avec un col à fourrure, ce dernier mettant particulièrement bien en valeur la finesse de son corps et la beauté de ses cheveux. Elle venait de terminer son travail pour la journée et son dernier patient semblait développer un peu plus que les autres un fort complexe d'œdipe. Mais bon, une fois passé la porte de l'institut, ce n'était plus son problème. Ne plus s'impliquer dans la vie de ses patients, plus jamais... Voilà ce qu'elle s'était promise lorsqu'elle avait quitté les USA deux ans auparavant. Autrefois, elle avait été une psychiatre talentueuse et admirée, une rose qui embaumait plus que les autres et dont le parfum entêtant avait malheureusement suscité l'intérêt d'un monstre. Il l'avait prié d'être son psychiatre, elle s'était laissée charmée, curieuse et fascinée et en avait payé le prix. Une relation étrange qu'elle ne saurait exactement décrire flottait entre eux et elle était parvenue à deviner, à soulever de quelques millimètres, le voile si lisse et si parfait qui cachait l'infamie.
Elle aurait préféré ne jamais en savoir plus, ne pas rencontrer Will Graham, cet ami sacrificiel et pourtant tellement similaire à ce patient qui la faisait autrefois suffoquer peu à peu, au point de ne plus pouvoir se passer de lui, son regard si attrayant et son odeur qui lui faisait l'effet d'une drogue... Elle se mordit la lèvre sans s'en rendre compte tandis qu'elle traversait les passages cloutés à l'autre bout de la rue, jusqu'à son arrêt de bus. Mais c'est justement à ce moment-là qu'elle l'aperçut. Elle s'arrêta brusquement, pensant être victime d'une hallucination. Et pourtant il l'attendait. Impeccablement habillé, le regard rivé sur elle, ne tolérant pas autre chose que ce qu'il attendait d'elle. Son regard hypnotique la fit chavirer à nouveau et avant même qu'elle ne s'en rende compte, leurs corps étaient déjà ben trop proches pour qu'on nie le fait qu'ils soient intimes. Entre temps elle avait cessé de respirer, telle une petite souris blanche en proie à un immense serpent...
- Bedelia.
Ce nom semblable à celui d'une fleur douce et délicate la fit frissonner. Il avait le don de rendre la personne en face de lui si unique, si spéciale qu'irrémédiablement, elle sombrait dans l'abime. Il tendit la main vers elle, telle une invitation sensuelle et explicite qu'elle ne pouvait en aucun cas refuser.
- Hannibal ...
Elle avait essayé de fuir avant qu'il ne soit trop tard, mais au fond d'elle même, sa fascination la poussait de plus en plus vers cet homme damné. Alors soit, si c'était le prix à payer pour assister à la fin de cette histoire, elle était prête à se jeter dans les flammes.
...
Elle accepta négligemment une coupe de vin qu'Hannibal lui tendait. Elle l'avait malgré tout suivi jusqu'à chez lui, dans un appartement assez spacieux boulevard d'Inkerman. Elle se sentait étrangement à l'aise ainsi assise sur cette chaise richement ornée et rembourrée de cuir, dans un décor riche et chargé mais d'une délicatesse qui le définissait si bien, elle en oubliait presque qu'il s'agissait là de l'antre d'un monstre.
Un charmant air de classique, du Satie peut être... envahissait les lieux. C'était d'une nostalgie extrême, peut-être même avait il mit précisément ce compositeur parce qu'il savait à quel point elle l'appréciait ... En entrée il lui servit un marbré de foie gras au vin rouge avec pommes Granny Smith & crème de dattes, la douceur des dattes et le léger acidulé de la pomme croquante s'alliait à merveille avec le foie gras et le vin choisi précisément pour cet instant. Elle se demandait même depuis combien de temps il la surveillait, si cet instant précis n'avait pas été en réalité calculé des mois à l'avance ...Au moins, ce qui était certain, c'est qu'au gout, ce fois était un authentique foie gras de canard, étrangement, ça avait un côté plus ou moins rassurant. En apparence. Maintenant qu'il la tenait, que comptait-il faire d'elle ? Tandis qu'ils dégustaient l'entrée dans le silence, une odeur particulièrement alléchante et suave provenait de la cuisine en plus d'une vaporeuse odeur de chocolat ... Elle le vit se lever d'un mouvement fluide et s'excuser gracieusement avant de sortir de la pièce.
Aussitôt, elle regarda tout autour d'elle comme prise de vertige. Il fallait qu'elle trouve quelque chose, n'importe quoi. Son couteau n'était pas assez tranchant, un bibelot peut être ? Qui sait ce qu'il allait lui faire lorsqu'il reviendrait ? Qu'en savait-elle ? Elle n'était plus sa psychiatre, elle ne lui servait plus à rien et n'avait pas le moindre soupçon de confiance en lui. S'il était revenu en France, c'était pour en terminer avec elle une fois pour toute et lors de cet ultime repas. Elle refusait de rater le coche.
Discrètement, elle entrouvrit tous les tiroirs de la pièce avant de tomber sur un révolver. Elle ignorait comment il avait pu se procurer cette arme, sachant que le port d'arme était très règlementé en France, mais elle s'empara de l'engin de mort et repartit s'asseoir, son verre de vin à la main, attendant avec impatience le moment où enfin, elle serait en position de force.
Il arriva quelques minutes plus tard avec dans ses mains un rôti d'elle ne savait quoi sertie de pommes de terres arrosées d'une sauce aux fruits. Mais il se figea bien vite lorsqu'il vit cette dernière pointer une arme sur lui. Son visage se durcit alors qu'il demanda poliment :
- Puis je au moins poser le rôti sur la table ?
- Vous pouvez.
Une fois ce dernier ayant posé le plat sur la table en chêne massif, il recula de quelques pas avant que cette dernière ne demande d'une voix qu'elle essayait de ne pas faire trembler :
- Pourquoi êtes-vous ici, Hannibal ? Pourquoi après toutes ces années ? ( Ps, je sais que ça ne colle pas à la série, mais admettons qu'il se passe plusieurs années après que Will se soit retrouvé incarcéré et qu'elle lui avait affirmé qu'elle croyait en lui. )
- J'ai encore besoin de vous.
- Je n'ai plus la compétence de vous suivre en tant que psychiatre. Je pensais avoir été suffisamment clair avec vous la dernière fois.
- Je n'ai jamais trouvé que vous manquiez de quoi que ce soit.
Il se déplaçait de manière féline jusqu'à elle alors qu'au fond d'elle même elle tremblait comme une feuille. Quant à lui, il la surveillait de près, étudiait la moindre de ses respirations, de ses battements de cœur, de cils... Jusqu'à capter le moment le plus propice pour lui retirer l'arme qu'elle tenait à la main, cette arme qui le menaçait en silence et qui irritait son regard.
Bedelia tira. Mais elle croisa aussitôt le regard moqueur d'Hannibal qui avait tout prévu. Il n'y avait jamais eu de balles dans ce pistolet, il l'avait trompé depuis le début. Son cœur tressautait comme s'il voulait s'enfuir au plus vite de ce traquenard, mais son regard plus écarquillé que jamais restait accroché à ces pupilles d'un marron qui semblait peu à peu tourner au rouge vif.
- Qu'avez-vous fait, Hannibal ?
Il ne serait pas revenu vers elle s'il ne s'était rien passé aux états unis.
- Est ce que Will Graham est encore vivant ?
- Vous n'êtes plus mon psychiatre.
- C'est vrai. Je ne le suis plus.
Il crut presque y lire une pointe de regret. Il se rapprocha de plus en plus jusqu'à balayer son visage, contempler son regard et y lire ce qui y était encore visible, à savoir le peu de vérité qu'un psychiatre pouvait encore laisser transparaitre.
- Me faites-vous confiance ?
- ...
- Vous espérez que je ne vous tue pas.
Ses pupilles s'étaient à nouveau rétractées. Il sourit.
- Mais rassurez-vous, je ne vous tuerai pas. Pas maintenant. Ne vous l'avais-je pas promis autrefois ? Vous serez la dernière à mourir, l'ultime pierre qui constituera mon palais. Mon dernier chef d'œuvre.
Bedelia déglutit difficilement alors qu'elle tenta d'une main tremblante de couper sa viande qui baignait dans une sauce atroce. En la coupant, elle avait l'impression d'être elle-même responsable de la mort de ce pauvre malheureux dont un de ses morceaux gisait sur leur table, tel un sacrifice assumé.
- Qui... Qui était ce ?
- C'est de la curiosité mal placée, Doctor du Maurier. En quoi est-ce si important ?
Il avait raison, à ce stade, plus rien n'avait d'importance.
C'est d'un geste lent et conscient qu'elle gouta au fruit défendu...
...
Il était assez rare qu'elle vienne aux beaux-arts un vendredi. Mais elle était tout de même là, arpentant l'école à la recherche d'autres graffitis rouges sensés lui permettre de briser le secret de cet homme qui en savait sans doute bien assez pour mourir. Mais rien. Pas la moindre trace, pas le moindre signe, il avait disparu. Et pourtant, ce message avait ravivé l'intérêt des autorités qui avaient ordonné à l'école de renforcer son service de sécurité et de contrôler davantage ses élèves et les visiteurs à l'entrée. Cette décision prise assez difficilement par le corps administratif fit enrager les élèves qui se mirent à manifester devant l'école afin de montrer leur mécontentement et leurs droits à un minimum de respect et de liberté. Ces fouilles excessives ne faisant qu'inciter la haine et la peur à faire leur œuvre.
Entre ceux qui manifestaient et ceux qui assistaient aux cours, le reste de l'école semblait bien vide. Y compris son atelier. Et honnêtement ça tombait bien, vu qu'elle aimait être seule. Elle poussa la porte de son atelier, passa la première salle puis la deuxième afin de s'installer à sa table, proche de la fenêtre et près de la porte conduisant vers l'atelier Jude, un autre atelier de peinture où il y avait des adeptes de l'espace et des grands formats.
Elle voulait continuer d'avancer son tableau aussi vite que possible car dans deux semaines l'atelier allait être complètement vidé pour les diplômes. Elle regarda son tableau sans se rendre compte que quelqu'un avait changé la scène. Lorsqu'elle le vit, elle rentra dans une rage folle. Mais qui avait osé faire une chose pareille ?! Comment pouvait on manquer ainsi de respect à l'œuvre d'art ? Peindre sur le tableau de quelqu'un d'autre ne se faisait pas, c'était tabou et d'ailleurs il ne viendrait à personne l'idée de faire une chose pareille. C'était outrageant, irrespectueux !
Son tableau représentait une femme nue marchant dans une forêt d'arbres morts. C'était censé être une sorte d'autoportrait. Sauf que quelqu'un s'était permis d'y glisser un charmant cutter ensanglanté, qu'elle essaya en toute hâte d'effacer avec de la térébenthine. Mais ça partait mal. Paniquée elle trempa un chiffon dans le pot et frotta vigoureusement dessus. Grossière erreur, la toile se gondola. Ne sachant comment contenir sa colère et voyant sa peinture foutue alors qu'elle y avant passé tellement de temps, elle l'explosa contre le sol à grands coups de pieds. C'en était trop.
Et puis c'est alors qu'elle le remarqua. Par la fenêtre, elle vit que de l'autre côté du bâtiment, sur une terrasse, un étudiant vêtu de noir l'observait avec des jumelles à l'autre bout du bâtiment Chimay. Elle cessa aussitôt de se défouler pour reporter son attention sur ce voyeur. Pas de doute, ça ne pouvait qu'être celui qui avait tout mis en scène. L'homme à la bombe rouge, le témoin gênant. Il lui fit un grand signe de la main avant de disparaitre.
Elle grinça des dents, verte de rage. Et puis elle contempla impuissante le carnage à ses pieds. Sa toile était foutue, le sol était taché de peinture et son châssis voilé. Elle n'avait plus qu'à tout jeter et à tout nettoyer à l'acétone.
Quel gâchis...
à suivre...
