HEY VOUS SAVEZ CE QUE JE N'AI PLUS? DES PARTIELS! VOUS SAVEZ CE QUE J'AI? DE L'AVANCE SUR MES FICS
JOYEUSES FETES A VOUS
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Trois filles en collants résilles et shorts minuscules grattaient frénétiquement des guitares et criaient avec enthousiasme dans un micro. Si Noctis commença par grimacer, le visage de Prompto, lui, s'éclaira soudainement, et il tira presque Noctis à l'intérieur. Les gens étaient debout, ou assis, toutes sortes de gens vêtus de toutes sortes de manières, certains dansaient au bas de l'estrade de fortune sur laquelle le groupe jouait. La plupart d'entre eux tenaient de grands verres remplis de liquide ambré.
Noctis savait comment les soirées se passaient chez les gens qui n'étaient pas de futurs rois, mais c'était la première fois qu'il voyait une de ces fêtes de près.
Prompto se déplaça dans la foule sans la moindre hésitation, le nez en l'air à la recherche de quelque-chose, et il se mit à sautiller d'excitation lorsqu'il trouva ce qu'il cherchait. Il tendit une main en l'air et l'agita frénétiquement.
"Gladio!" cria-t-il par-dessus le bruit. "Par ici !"
Fendant la foule dans l'autre sens, Noctis vit alors surgir l'ami de Prompto qu'il avait déjà vu - et maintenant qu'il était debout, il était l'un des hommes les plus grands que le jeune prince ait jamais vus. Un géant aux cheveux bruns, une veste en cuir ouverte sur un torse nu et fendu d'une énorme et terrifiante cicatrice. Lui aussi tenait un verre de bière dans une main, qui manquait de se renverser lorsqu'il bougeait. Des traits noirs sortaient de ses manches courtes et entouraient ses bras d'une manière que Noctis ne pouvait pas vraiment distinguer - mais il se souvenait de quelques photos qui pouvaient lui donner une idée.
"Prom? Tu t'es dégonflé ou…"
Au milieu de sa phrase, ses yeux se posèrent sur le prince et son expression se teinta de confusion.
"Salut," fit Noctis, essayant de se donner une contenance en s'appuyant sur sa canne.
"Altesse," répondit l'autre avec méfiance.
"Tu peux juste dire Noctis. Gladio, c'est ça? On a pas vraiment pu se présenter la dernière fois, mais j'ai vu les photos de Prompto, il m'a parlé de toi. Impressionnant, le tatouage."
"Il l'est encore plus en vrai !" s'écria Prompto comme s'il essayait de se défendre.
Le sujet eut au moins l'effet de faire sourire Gladio, même s'il restait un peu fermé.
"Merci. Je penserai à répéter aux gens que le prince du Lucis l'a approuvé. Un honneur de vous rencontrer, d'ailleurs."
"C'est gentil mais vraiment, tu peux laisser tomber les formalités."
"Réflexe. Les Amicitia sont très à cheval sur la discipline."
Pendant un instant, Noctis faillit ne pas réagir. En fait, il allait presque enchaîner sur une banalité, genre "ah, une famille de militaires ?", puis il cligna des yeux.
"Oh !" s'écria-t-il alors que son cerveau traitait enfin l'information. "Sérieux ? Attends, tu es… le fils de Clarus, c'est ça ? Mec, mon père m'a parlé du tien un millier de fois ! Ils étaient vraiment proches quand ils étaient gosses."
"Ça a vraiment foutu un coup au paternel de devoir quitter la cour, ouais."
"Il arrête pas de me raconter la fois où ils ont versé du liquide vaisselle dans la fontaine sur la place de la citadelle."
Gladio éclata d'un rire incroyable, qui fit sursauter à la fois Noctis et Prompto. Mais son attitude perdit toute raideur après ça, et il tendit une main pour serrer celle de Noctis.
"Okay, et qu'est-ce que le prince du Lucis vient faire sur le pont inférieur ?"
"Bah comme tu vois," répondit Noctis en agissant sa mauvaise jambe, "on a tendance à rouiller un peu là-haut alors je suis venu voir comment dansent les gens chez vous."
Ignis sortit du salon en essayant ses lunettes et les glissa dans sa poche. Observer le monde dans le brouillard était parfois plus agréable, surtout sous la lumière trop intense des salles de réception de l'Hydréenne. Il connaissait les lieux par cœur de toute façon, il en avait étudié le plan bien avant d'y mettre le pied, et il avait soigneusement examiné les lieux lorsqu'il était arrivé. Il s'y déplaçait en pilote automatique, sans prêter attention au décor, et cela lui laissait toute la latitude nécessaire pour réfléchir à plein régime.
Il y avait forcément quelque-chose de bizarre avec l'empire. Le traité de paix était une stupide arnaque et la façon dont il était présenté comme une gracieuse opportunité laissée au Lucis n'était qu'une forme de diplomatie particulièrement perverse, mais c'était le moins qu'on pouvait attendre de la part de Niflheim. Rien d'incroyable ici. Le mariage était une clause un peu ridicule mais dont l'explication stratégique était évidente - Tenebrae, ancien allié du Lucis, était depuis longtemps résigné à son sort. L'empereur tenait Ravus, et Luna ne pouvait rien faire seule malgré son statut d'Oracle ; avec un mariage pareil, Niflheim s'assurait que les voix récalcitrantes du Lucis soient étouffées sous les besoins de maintenir une attitude stable et cohérente à l'égard de leur ancien allié.
Mais quelque-chose ne collait pas et Ignis avait beau sourire et hocher la tête aux bons moments durant tous ses entretiens avec Ravus, il avait beau soigneusement prendre note de chaque détail qu'il laissait échapper pour les assembler et rassembler encore et encore dans son esprit, en permanence, il ne parvenait pas à placer l'information manquante qui lui aurait fait voir le tableau dans son ensemble, le grand plan où tout était en parfaite harmonie.
Comme, par exemple, pourquoi Ravus était resté à Insomnia entre le moment de l'annonce du traité et la montée dans le bateau, pourquoi il surveillait visiblement tout ce qu'il pouvait, pourquoi il était toujours d'aussi mauvaise humeur et pourquoi il détestait visiblement l'idée que Noctis épouse sa soeur, pas à cause du contexte politique, non c'était Noctis lui-même qui lui posait visiblement un problème, et Ignis n'arrivait pas à savoir pourquoi.
Tout comme il ne savait pas vraiment pourquoi pourquoi l'intégralité de la sécurité était assurée par les soldats de l'empire, avec leurs cottes de mailles et leurs codes barres sur le bras, leurs regards toujours vides et leurs esprits stupides, incapables d'initiative. C'était une des clauses que Ravus avait poussée dans le cahier des charges lors de la construction du bateau et la préparation du voyage, mais quel était l'intérêt pour Niflheim, sinon pour leur rappeler qu'ils étaient prisonniers et vaincus ? Il était assez facile de voir pourquoi Noctis détestait être ici - le jeune prince avait toujours été particulièrement brillant et intuitif, émotionnellement très réactif; il percevait le malaise sans pouvoir réellement exprimer ce qui posait problème. Mais même lui n'avait pas la sensation qu'Ignis trimballait à l'arrière de son crâne, l'alerte constante de son esprit fortement analytique, qui essayait de lui signaler que tout semblait désespérément faux.
Il ouvrit la porte de la suite et perçut immédiatement ce qui n'allait pas ici.
Silence, immobilité. Pas même un mouvement d'air. Ignis n'avait même pas besoin d'aller vérifier - il savait que Noctis n'était pas dans son lit.
Il serra les poings d'agacement. Evidemment. Pourquoi l'avait-il laissé partir avec Prompto ? C'était évident que le jeune homme allait essayer d'en profiter. Oh, si quelqu'un les avait vus… où pouvaient-ils être de toute façon ?
Il inspira profondément et se força à réfléchir. Il ne pouvait pas y avoir des dizaines de possibilités. Ils se connaissaient à peine, et le bateau n'était pas bien grand. Ignis, en revanche, connaissait Noctis depuis qu'ils étaient tout petits et avait réussi à avoir une idée assez précise de Prompto pendant le dîner et le temps qu'il avait passé à lui faire essayer le costume.
Il pouvait limiter à un petit nombre les endroits où chercher. C'était parfaitement faisable sans que Ravus et Cor ne remarquent quoi que ce soit.
La musique à l'intérieur couvrit le bruit de la porte qu'il poussa pour entrer. L'odeur de bière et de sueur le prit à la gorge, et pendant un instant il envisagea de repartir directement, mais alors qu'il descendait l'escalier avec une main devant la bouche pour observer l'intérieur, il bloqua son regard sur ce qu'il cherchait.
Certainement pas ce qu'il cherchait.
Par les Six, il ne savait même pas quoi penser.
Au fond de la salle, sur une estrade qui semblait avoir été aménagée pour l'occasion, un groupe de filles jouait à s'en arracher les cordes vocales et quelques personnes étaient montées pour danser au plus près d'elles. Ignis pouvait clairement distinguer Noctis parmi eux. Sa veste abandonnée les dieux savaient où, sa chemise débraillée, la cravate desserrée, les manches relevée jusqu'aux coudes, il se déhanchait sans la moindre gêne, serré de près par Prompto qui posait presque la tête sur son épaule. En face d'eux, un autre garçon, gigantesque, était lui-même en train de retirer sa veste en cuir pour dévoiler un torse nu et un énorme tatouage sur les bras et le dos. Il la jeta dans le public et elle disparut sous des applaudissements.
Et l'expression de Noctis au milieu de ce festival de débauche était un large sourire, un sourire radieux, le plus radieux qu'Ignis lui ait jamais vu depuis des années. Et alors qu'il le regardait, son coeur se serra de douleur et d'angoisse.
Personne ne devait jamais, jamais le voir comme ça.
Et puis, quelqu'un recula vers lui avec un verre plein de bière et soudainement, dans une tentative désespérée d'éviter la collision, Ignis se retrouva coincé au milieu d'une bande d'ivrognes qui profitait du spectacle en gueulant. Ils n'accueillirent pas son intrusion avec beaucoup de bienveillance – il sentit leurs regards se poser sur sa chemise à rayures fines, son pantalon noir tenu par des bretelles à boucle dorée, certains jusqu'à ses chaussures vernies, et l'un d'eux se mit à brailler :
"Celui-là s'est perdu, non ? Qu'est-ce que tu fais ici ?"
Ils n'étaient probablement pas de mauvais bougres. Ils ne semblaient pas spécialement agressifs, si Ignis se montrait rationnel - seulement imbibés et excités. Les mots lui donnèrent tout de même envie de reculer très vite, mais sans qu'il sache comment cela était arrivé, il était désormais encerclé et toute tentative de fuite discrète était à proscrire.
Et puis, comme s'il avait entendu l'altercation, Noctis rouvrit les paupières sur l'estrade et leurs regards se croisèrent, et Ignis put voir son expression se décomposer instantanément. Le jeune prince tituba en arrière et essaya de se cacher derrière Prompto, attirant au passage l'attention du blond et de son autre compagnon, qui tournèrent leurs regards vers la foule.
Ignis aurait aimé se trouver n'importe où plutôt qu'ici.
Mais enfin, il devait faire quelque-chose. Il ne pouvait pas juste laisser ça se produire.
Il y eut un échange de mots sur l'estrade qu'il ne pouvait pas saisir d'ici. Alors qu'il se décidait à essayer de s'extirper de son groupe de compagnons ivres, il vit le géant dire quelque-chose, faire un geste, puis descendre de l'estrade d'un bond souple et fendre la foule – avec une facilité évidente – dans sa direction.
De près, Gladiolus Amicitia - puisque c'était clairement lui, le tatouage et le visage ne laissaient aucun doute - était encore plus imposant, non seulement en taille mais aussi en largeur. Il aurait probablement pu assommer Ignis d'une main. Ce dernier s'efforça de lever les yeux et de ne pas s'arrêter sur les larges pectoraux, ni sur la mâchoire carrée, ni sur les cheveux collés à son cou et ses tempes par la sueur ; mais le regard perçant n'était pas plus facile à supporter que tout le reste.
Il aurait aimé le rencontrer dans d'autres circonstances. Des circonstances qui n'impliquent pas de devoir le regarder alors qu'il était torse nu et qu'il venait juste de s'arrêter de coller le prince de près, parce que cela, l'esprit d'Ignis avait beaucoup, beaucoup de mal à l'accepter.
"Besoin de quelque-chose ?" demanda-t-il comme si de rien n'était.
La gorge d'Ignis était soudainement très sèche.
"Je… je cherche le… je crois que j'ai un ami ici."
Apparemment, il y avait de quoi rire.
"Un ami, hein? Celui qui se trouve là-bas?"
Il bougea simplement la tête pour montrer Noctis, toujours planqué derrière Prompto qui n'en menait pas large non plus. A la façon dont il le disait, Gladiolus connaissait déjà la réponse. Il savait aussi que Noctis n'était pas un simple ami.
Bien sûr qu'il le savait. Bon sang.
"Je crois que tu vas devoir t'arranger avec lui," prévint Gladiolus. "Il a l'air de se plaire ici."
Au moins il ne semblait pas décidé à lui détacher la tête des épaules ni même à le faire violemment sortir de la pièce. Il exhalait une sorte de force calme, une forme de tranquillité, un peu comme ces grands chiens qui ont confiance en leur propre poids.
Il devait parfaitement savoir quel genre d'effet il faisait.
Ignis le laissa ouvrir la foule en deux et se glissa dans son sillage. Plus il approchait, plus la musique était forte et plus l'air sentait la bière ; Ignis peinait à comprendre comment qui que ce soit pouvait apprécier ce genre d'ambiance. Gladiolus sauta sur l'estrade d'un bond et tendit une main pour aider Ignis à grimper - pour le hisser en vérité, sans que cela semble lui demander le moindre effort.
Les deux autres garçons ressemblaient à des enfants pris à manger les gâteaux directement dans le placard. Noctis se tenait toujours derrière Prompto, les yeux brillants d'ivresse et gonflés de fatigue, le front en sueur, le col de chemise complètement froissé. Le blond ne valait pas beaucoup mieux, mais lui n'était pas supposé représenter l'autorité du Lucis.
"Où as-tu mis ta canne ?" demanda Ignis et, avec la musique qui battait dans leurs oreilles, il fut incapable de faire sonner cette phrase comme il le voudrait.
Noctis fit un léger pas sur le côté pour se montrer. Il était terrifié, ce qui fendait le coeur d'Ignis - il n'était pas là pour jouer la police - mais il avait beaucoup de mal à paraître vraiment coupable, alors qu'il tenait l'épaule de Prompto comme si on risquait de lui enlever.
"Je l'ai confiée à Gladio tout à l'heure, il l'a posée quelque-part…"
Gladiolus Amicitia, qui s'était placé entre eux comme un arbitre pour un match, hocha la tête et indiqua le coin de la pièce du pouce.
"Tout est là-bas, son attelle et sa veste aussi. Et sous surveillance."
Au moins quelqu'un faisait preuve de bon sens.
"On faisait rien de mal, Ignis."
Ignis leva un sourcil en direction de Noctis, qui soutenait son regard avec peu de conviction.
"Je pense que tu ne prends pas vraiment la mesure de la situation."
Il n'avait jamais eu à s'en soucier, évidemment. Ignis avait toujours tout fait pour lui - vérifier les sorties de secours, la liste des invités et leurs antécédents, le nombre de téléphones portables dans la pièce qui pouvaient potentiellement filmer le prince à son insu et vendre la vidéo à un journal de l'opposition… c'était son boulot de s'inquiéter de ces choses-là, et Noctis ne le rendait jamais facile.
"C'est trop tard maintenant de toute façon, on peut pas juste rester encore un peu ? Il est pas si tard que ça…"
Il y avait d'énormes risques à laisser ce délire se prolonger, mais Ignis n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche que Noctis se pendait à son cou, son regard bleu plongé dans le sien, la distance entre eux soudainement réduite à quelques centimètres.
"Qu'est-ce que je dois faire pour te convaincre? Ignis ?" demanda-t-il en s'approchant plus encore.
Ignis recula d'un bond, le coeur battant et le visage en feu. Gladiolus Amcitia se mit à rire. Il n'y avait rien de drôle ! Tout échappait à son contrôle, et si ces images du prince se retrouvaient en ligne ? Il ne pouvait pas demander à chaque personne dans la salle de ranger son téléphone portable sans admettre que le prince se trouvait là, alors s'il voulait protéger son identité... bon sang, c'était une impasse. Et en plus Noctis essayait de...!
"Noctis tu vas te marier !" s'écria-t-il tout en sachant pertinemment que cet argument n'avait absolument aucun poids, aucune influence sur lui.
"Eh bien ! Ca sera mon enterrement de vie de garçon ! J'ai pas eu d'enterrement de vie de garçon, Ignis ! Allez ! J'ai pas envie de me marier de toute façon, j'aime pas Luna-"
"Très bien !" Ignis était prêt à tout pour ramener le prince jusqu'à sa chambre, mais certainement pas à le voir causer une scène et hausser la voix pour dire des trucs pareils dans une salle pleine de monde, peu importe qu'ils soient tous imbibés et rendus sourds par la musique. "Très bien, on reste. Mais lâche-moi, maintenant."
"Ouais !" Sans résister une seule seconde, Noctis relâcha Ignis et, dans le même mouvement incroyablement souple, se retourna vers Prompto pour poser ses mains sur ses épaules. Le blondinet, qui avait lui aussi abandonné sa veste de costume, réagit avec le même enthousiasme. On aurait dit deux enfants à qui on venait de promettre une sortie au parc d'attractions.
C'était une très mauvaise idée.
Gladiolus s'approcha doucement d'Ignis, et tendit une main comme une invitation.
"Allez. Tu es là pour le surveiller alors ça devrait aller, non ? Ou est-ce que tu ne te fais pas assez confiance pour ça ?"
Ignis tourna la tête vers lui, sourcils froncés.
"Des paroles bien audacieuses de la part de quelqu'un qui aurait pu le surveiller lui-même au lieu de l'encourager. Votre exil de la cour ne vous décharge pas de certaines obligations morales basiques envers la famille royale, monsieur Amicitia."
Gladiolus sembla surpris une seconde, puis éclata de rire.
"J'aurais dû me douter que je me ferais démasquer. Mais même le prince a pas compris aussi vite. Je t'offre quelque-chose à boire ? On a une variété de boissons plutôt impressionnante."
Ignis tritura nerveusement ses lunettes. Tant qu'il ne regardait pas dans la direction de Gladio et qu'il ignorait ses pectoraux, et ses biceps, et ses abdominaux, et la fine ligne de poils qui disparaissait sous sa ceinture, il pouvait parfaitement discuter avec lui.
"J'ai peur d'avoir des goûts particulièrement bien définis."
Loin d'agacer ou de décourager son interlocuteur, ce dernier sembla enthousiasmé par l'idée d'un challenge.
"Alors allons voir ce qu'on peut trouver qui convienne à un palais aussi raffiné... je suppose que tu connais mon prénom aussi, mais tu peux m'appeler Gladio. Toi, par contre, j'ai peur de pas savoir qui tu es exactement…"
Jetant un dernier regard à Noctis, qui avait recommencé à danser avec Prompto et ignorait complètement ce qu'il se passait autour de lui, Ignis rendit les armes. Il constata que Gladio tenait toujours sa main tendue, et tendit la sienne. La paume de Gladio était brûlante, si grande qu'elle engloutit complètement la sienne, et calleuse contre sa peau délicate.
"Ignis Scientia," répondit-il.
