Mot de l'auteure : Ah, je suis désolée pour le temps que cela a pris, mais j'ai des cours d'été (disons que j'ai eu beaucoup de problèmes personnels pendant mon année scolaire). Alors, je ne peux pas vous envoyé bien vite mes chapitres jusqu'au milieu août. J'ai un compromis, je vous en envois un tout les deux semaines au plus tard :S. Voilà donc la suite.

P.S : Il se peut que ce chapitre ne soit pas vraiment le meilleur :( Je suis vraiment désolée, car j'ai eu beaucoup de difficulté à l'écrire, n'ayant pas beaucoup d'inspiration depuis un moment pour cette partie de ma fiction. Alors, il est normal que votre estime envers ma fiction baisse un peu :'(. En tout cas, je vais me reprendre avec le chapitre 9 et oui, le 8e chapitre... a quelque diffilcuté à être pondu, lol.


Réponse des reviews :

Naikyy: Tu t'inquiétais vraiment à ce qu'il n'y ait pas de suite O.o, lol. Ne crois-tu pas que j'aurais mis le petit mot "fin" à la fin du chapitre si cela avait été le cas, lol. En tout cas, j'ai vraiment apprécié que tu aimes bien mon chapitre. C'est vraiment, car tu suis bien des fics sans jamais oublier d'écrire une reviews, lol ;P C'est hot une revieweuse régulière -mdr. Comme je disais au poscriptum précédant, ce chapitre et le suivant ne seront pas les meilleurs que je puisse faire, mais j'ai quelques problèmes à régler et je crois que cela affecte mon écriture. En tout cas, j'espère que tu apprécieras un peu chapitre... au moins un tout petit peu. Alors, je te laisse le lire afin de le juger.

Phanis: Waouh, il est rare que je vois des aussi longues reviews (mdr). Pourquoi n'ai-je pas coupé ce chapitre en deux? Et bien, parce que toutes ces petites anecdotes faisaient partie de l'union de l'instinct vampirique de Bella et Bella, lol.

Pour moi, un nom de chapitre donne un image du contenu. Voilà, ta question répondu. Je ne savais même pas que je pouvais accepté ou pas des reviews des anonymes. Mon amie m'ayant fait découvert me l'a sûrement activé lors de mon inscription, je ne puis te le dire, lol. Cependant, en toute sincérité, je trouve dommage pour cette fiction qu'il y ait peu d'anonyme qui m'ait écrit des reviews, mais bon. Il y a au moisn vous;P.

Tu parles de crédibilité! Lol, moi je ne marche pas avec la crédibilité du roman, mais avec ce que môn imagination me dit, lol:P. Après tout, c'est une fiction, rien de sérieux:P

Merci pour ton conseil constructif que tu m'as donné, lol. Je l'avais aussi remarqué, mais pas à ce point, mdr. POur ce chapitre, je ne me suis pas donné l'effort, désolée. Par contre, pour les prochains, ne t'inquiète pas, je vais faire de mon mieux. Bon, je te laisse lire mon chapitre.

Arya15: Ah, ça me soulage que les réactions de Bellae t Edward ne t'aient pas déçues, lol. Je te laisse à la lecture de mon chapitre. Tu sais, tu es la première anonyme qui m'envoie une review:P Merci beaucoup. Peut-être que cela va inciter les autres à le faire, lol.

Ginny374: Mystère et boule de gomme, c'est tout ce que je peux te dire sur les évènements à suivre. Tu n'as qu'à suivre ma fiction, lol, pour le savoir.

Silent-Alice: Oh, c'est très touchant les choses que tu m'as écrites dans ta reviews. C'est super gentil :) Malheureusement, je ne peux rien te promettre à propos de la relation Edward/Bella, lol. Je ne sais même pas comment va se finir ma fic encore :O Oui, je connais le principal contenu pour vous avoir dit qu'il y aurait plusieurs parties, lol, mais pas la fin :(. Alors, puisque je ne veux pas que tu meurs, bien je te laisse lire la suite, mdr:P

ptitebella45: C'est super le fun quand les autres aiment le chapitre, lol. Alors, je te laisse apprécier (du moins, j'espère) le prochain.


7. Manigance

La fin de semaine fut très amusante. J'eus beaucoup de difficulté à maîtriser mon premier grizzly qui s'éveillait de son sommeil. Alors, j'observai la technique d'Emmett pour la reproduire à la perfection. Un, je devais surprendre le grizzly. Deux, le défier des yeux pour l'énerver. Trois, sauter sur son dos. Quatre, m'agripper à sa chair pour le calmer. Finalement, le mordre! Facile dit ainsi, mais très compliqué à appliquer. Bien sûr, ce fut Emmett qui tua le plus de grizzly. Je m'amusai beaucoup à tenter plusieurs techniques pour avoir les ours.

-Allez, tu es capable, m'encouragea-t-il alors que j'avais repéré un grizzly, le vendredi matin.

-Ouais, je n'ai même pas été capable de prendre mon souper, hier soir, grognai-je.

Alice ricana et je tournai vers elle, oubliant ma proie.

-Croyais-tu que c'était plus facile que chasser le chevreuil? dit-elle.

-C'est pour cette que raison que tu préfère les chevreuils, ripostai-je.

-Non!

-Ouais, mon œil, la taquinai-je.

Elle sauta sur moi, m'écrasant au sol.

-Tu sauras que je suis un prédateur redoutable, lança-t-elle en riant.

-Oh, je n'en doute pas! souris-je. Maintenant, tu peux me libérer? lui demandai-je après un moment.

Elle arqua un sourcil, le regard espiègle.

-Alice, allez, laisse-moi! m'agaçai-je.

Elle secoua la tête, refusant. Je me débattis, mais elle garda le contrôle, les deux mains emprisonnant mes poignets contre le sol.

-Oh, je t'en prie, fis-je, suppliante.

Les autres s'esclaffaient alors que je tentais de me libérer de l'emprise de ma belle-sœur. Malheureusement, je n'étais plus aussi forte qu'au début. Peut-être que j'étais plus rapide que les autres, mais je constatais que ma force n'était égal à celle d'Alice. Par contre, je ne m'étais pas nourrir correctement, la veille…

-Bon d'accord, me libéra-t-elle après une quinzaine de minutes.

-Tu sais que tu m'as fait manqué mon déjeuner, grommelai-je en entendant les pas du grizzly s'éloigner. Tu me le payeras, promis-je, un sourire narquois aux lèvres.

-Oups, je suis désolée, petite sœur! s'excusa Alice faussement désolée. Par contre, je crois que c'est ton époux qui s'intéresse à ton petit déjeuner, pouffa-t-elle.

-Edward! paniquai-je aussitôt.

Mes belles-sœurs me lancèrent un regard incrédule et éclatèrent de rire.

-Tu t'inquiètes pour lui alors qu'il a plus d'un siècle d'expérience! dit Rosalie.

-Je sais que c'est pitoyable, marmonnai-je, mais je ne peux pas m'empêcher.

-Ne t'en fais pas, c'est la même chose pour moi avec Jasper, m'assura Alice en souriant. Tu viens, nous allons observer Edward.

Je marchai très discrètement, imitant les filles et mes beaux-frères. Il n'y avait aucun bruit, sauf celui des chants des oiseaux en ce matin nuageux. Nous nous installâmes sur les branches des arbres afin de regarder mon époux chasser son déjeuner, qui était au début, le mien. Alice, étant à côté de moi, me pointa le grizzly reniflant le sol puis mon mari.

Je pus constater que Edward était beaucoup plus subtil que Emmett. Je le vis se cacher derrière un arbre, le regard fixé à l'ours, qui ne doutait pas de ce qui lui réservait mon époux. Ce dernier décida alors de grimper l'arbre –pour être en hauteur, d'après la voyante. Il marcha habilement sur une des branches menant au dessus du grizzly. Bien placé, il sauta sur le dos de sa proie, qui se leva sur deux pattes, surpris. Nous entendîmes rugir l'animal. L'our tenta du mieux qu'il put pour déstabiliser son assaillant. Celui-ci tomba au sol. La bête s'approcha de lui, les crocs près de son visage. Un sourire au lèvres, il réussit à déjouer l'animal pour re-sauter sur son dos et cette fois-ci, il s'accrocha fermement à son poil. Ses dents se plantèrent dans la chair du grizzly. Quelques minutes après, l'ours était écroulé au sol.

Je dois l'avouer, j'eus peur pour mon époux pendant certains moments de l'attaque. J'avais lâché un cri de peur lorsqu'il était tombé au sol et un autre quand l'animal avait brusquement refermé sa mâchoire dans vide –où il y avait eu le visage de mon mari, une seconde avant. Je descendis de l'arbre dès que je fus assurée que le grizzly était bien mort.

-Oh, tu n'as rien, me soulageai-je après avoir examiné Edward.

Ce dernier riait aux éclats.

-Quoi? m'offusquai-je.

-Tu t'inquiètes pour rien, mon amour.

Humaine, j'aurais rougi.

-Je ne veux pas te perdre, c'est tout, m'expliquai-je.

Il m'embrassa tendrement sur la bouche.

-As-tu faim, par hasard? s'informa-t-il.

Je baissai timidement la tête.

-C'était supposé être mon déjeuner et je n'ai pas… disons…, bredouillai-je, gênée de lui avouer que je n'avais pas réussi à attraper mon repas de la veille Je crois que mon instinct vampirique était meilleur que moi pour la chasse, préférai-je dire.

-Non, désapprouva Jasper en s'approchant de moi. Ton instinct vampirique n'avait jamais essayé un animal aussi gros que le grizzly.

Mon mari m'offrit de partager avec moi. Ayant une grande soif, je ne pus refuser son offre et me régaler de la moitié de l'ours. Je fus déçue par le goût du sang de l'ours, je préférais de loin celui du puma ou celui du loup. Je décidai d'aller à la recherche d'un autre ours pour me pratiquer, suivie d'Emmett et Edward. J'arrivai près d'une rivière longée d'immenses roches. Je remarquai une petit chute au loin –des poissons devaient être près de là, incluant les grizzlys. Je me cachai derrière un rocher, attendant l'arrivée de ma proie.

-Bella, tu vas attendre longtemps, me prévint Emmett en souriant. Nous sommes encore au matin.

-Et alors? répliquai-je. Il faut bien qu'ils déjeunent, ces ours.

-Oui, mais pas nécessairement du poisson, lança Edward. Au fait, où sont Alice, Rosalie et Jasper?

Je haussai les épaules et continuai à guetter l'arriver d'un grizzly.

-Ils sont juste trop lents, comparés à nous, ricana Emmett.

-Je crois plus qu'ils prennent leur temps, eux, souris-je sans perdre des yeux la rivière. Non d'un chien, quand est-ce qu'il va en avoir un? maugréai-je, impatiente de pouvoir retenter ma chance avec un ours.

-Un prédateur doit être patient, surtout lorsqu'il chasse, me rappela mon époux.

-En tout cas, j'en connais un personnellement qui ne l'est pas, contredis-je.

Edward ignora ma remarque, se doutant que je parlais de lui. C'est alors que l'odeur d'un grizzly remplit mes narines. Je le cherchai aussitôt des yeux et le vis près de la rivière. Je m'approchai discrètement de l'animal, me cachant derrière les rochers. Je m'arrêtais quelque fois, de peur qu'il entendît les petites roches sous mes pieds. Je devais choisir entre deux techniques : l'attaque discrète ou l'attaque directe. Puisque j'avais déjà tenté cette dernière et que cela n'avait pas fonctionné, je préférai prendre le truc de Edward, la subtilité. Je fis mon possible afin que mes pas fussent silencieux alors que je n'étais qu'à un mètre de distance avec le grizzly.

« Fais attention, Bella.», entendis-je penser mon mari. Je ris intérieurement puis ramenai ma concentration sur l'ours. Ce dernier n'avait même pas remarqué ma présence! (Sûrement parce que je n'avais aucune odeur). Puis, sentant le moment propice –l'animal attrapait un poisson avec sa patte-, je sautai sur son dos. L'ours rugit bruyamment, martyrisant mes tympans. Ma surprise me trahit, il réussit à me faire tomber au sol.

-Bella! s'écria la voix d'Edward.

Je vis l'immense mâchoire du grizzly près de mon visage. Je déglutis. Tout ce que je savais, c'était que cet ours avait une haleine pestilentielle. Je roulai pour éviter que ses crocs ne se renfermassent sur moi et me remis debout. L'ours me regardait avec méfiance. Soudain, il chargea vers moi et je bondis sur lui, le prenant une seconde fois par surprise. Cette fois-ci son rugissement ne me prit pas au dépourvu puisque je m'y étais attendue. À mon découragement, j'avais beaucoup de difficulté à garder mon équilibre sur lui, bien que je m'agrippasse à lui. Finalement, il me désarçonna quatre fois avant que je pusse le mordre dans sa chair.

Mon époux se précipita vers moi lorsque ma proie s'écroula au sol, visiblement inquiet. Je m'esclaffai lorsqu'il m'examina tel un docteur analysant les blessures d'un patient.

-Après, tu viens dire que moi, je m'inquiète beaucoup, me moquai-je. Tu en veux, je te laisse la moitié!

J'étais rassasiée après ce repas et pourtant, je voulais encore chasser. Par contre, mes prochaines seraient autre chose que des grizzlys. Paresseuse, dois-je dire, mais surtout, je ne voulais pas prendre le risque d'être massacrer par eux. Alors, je pris la résolution d'Alice et Rosalie, je chassai des cerfs en leur compagnie pour le reste de la fin de semaine.

Je constatai une ressemblance entre la technique de Rosalie et Emmett. Alors, j'en conclus que c'était ma belle-sœur qui avait appris à son époux la manière de chasser. Alice et moi avions exactement la même manière, la provocation : nous faisions courir le cerf en question et après, nous tentions de le rattraper à une vitesse normal pour faire durer le plaisir.

-Alors, celle qui attrape ce cerf devra se plier à une demande de l'autre, me défia a voyante. Par contre, il faudra aller à une vitesse plus petite que celle du cerf.

-Alice, tu sais que tu vas perdre, ris-je.

-Oh, moi, je connais le coin.

-Alors, marché conclu, acceptai-je.

Je pris la poursuite du cerf tandis que Alice prit un autre chemin. Je ne perdis des yeux la proie. J'enjambai les roches et les troncs d'arbre. Je tournai à droite pour être en parallèle avec l'animal qui était plutôt habile. Je vis une ombre plus loin : ma belle-sœur! Je commençai à accélérer le pas sans dépasser la vitesse du cerf. Puis, je rencontrai un arbre de plein fouet et je tombai les fesses sur de la boue. Je massai frénétiquement ma tête et regardai l'arbre s'écraser au sol.

-Est-ce que ça va? s'inquiéta la voyante.

-Oui, oui, je suis surprise, répondis-je.

-Bon, alors, je peux te dire que j'ai gagné! s'extasia-t-elle.

Je roulai les yeux, découragée.

-Je ne regardais pas où j'allais, me défendis-je.

-Ouais, pas très bonne comme prédateur, petite sœur, dit Rosalie en venant vers nous. En tout cas, j'ai bien aimé ta rencontre avec ce bel arbre, pouffa-t-elle.

Curieuse, je suivis les songes de ma belle-sœur. J'éclatai de rire en voyant les images que Rosalie passait dans ses pensées. Mes belles-sœurs m'aidèrent à me relever et je leur fis promettre de ne pas reporter cela à mon mari.

Ce fut le dimanche matin que nous retournâmes à la villa. Cependant, cette fois-ci, Edward insista pour que je fusse en sa compagnie, et je ne pus le refuser. Alice, Emmett, Jasper et Rosalie prirent l'immense Jeep, sous la requête de mon mari –plutôt menaçante.

Pendant tout le long du trajet, il s'informait sur mon appréciation de notre week-end passé à Goat Rocks. J'avouai que je n'aimais pas chasser des animaux plus gros que moi, comme les ours, et il s'esclaffa à cet aveu. Puis, notre conversation dévia à notre voyage de noce. Il me promit des soirées remplies de romance comme dans les films. Il avait l'intention de louer une voiture de luxe et de faire en sorte que toute la semaine ce soit nuageux pour ne pas être obligés de rester dans l'hôtel cinq étoiles qui me promettait. Pourquoi tant de romance alors que seule sa présence m'était importante pour moi? Cependant, je ne brisai pas sa bulle d'euphorie en vue du voyage de noce. Il voulait que tout soit parfait.

-Je demanderai à Alice, les bonnes dates pour aller à Paris, prévit-il en me regardant droit dans les yeux. Elle me dira les dates pluvieuses pour que nous, je veux dire, je puisse sortir sans être une étoile.

-Fais comme les Volturi! Habille-toi jusqu'au cou, proposai-je, ne voulant pas d'une semaine pluvieuse. La ville de Paris est belle lorsqu'il fait soleil, Edward.

Il me regarda un long moment et accepta, à mon grand plaisir.

Dès que nous fûmes à la villa, Alice et Rosalie m'amenèrent à Seattle, au grand déplaisir de mon époux. Nous prîmes la M3 de Rosalie pour y aller. Je demandai à la voyante de tenter de connaître les prochains temps de Paris pour les jours suivant.

-Eum… il fait très beau pour l'instant jusqu'à mardi, me répondit-elle après quelques minutes. Puis, jusqu'à vendredi, il y aura de la pluie et des nuages. Puis, du samedi au vendredi suivant, beau soleil et quelques nuages!

-Donc, à la première semaine de juin, déduisis-je.

-Non, la dernière de mai, me corrigea Alice en souriant.

Puisqu'il y avait des risques que le soleil fît son apparition, les filles étaient habillées jusqu'au cou.

Alice avait un magnifique col roulé beige caramel. Deux bracelets en argent couvraient ses poignets dénudés du tissu de son chandail. Elle portait des beaux jeans serrés, qui mettaient en valeur ses longues jambes fines. Ses cheveux étaient détachés, cachant son cou.

Rosalie, elle, portait un magnifique chandail en tissu bleu ressemblant au satin. Elle avait une veste blanche par-dessus son chandail du style un peu médiéval. Ses pantalons noirs avaient des lacets sur le côté de ses jambes. Elle aussi, elle avait laissé détachées ses cheveux afin de cacher son cou.

Seule moi, je portais mon corsage préféré avec ma jupe kaki. Par contre, toutes, nous portions des lunettes de soleil afin de cacher nos yeux aux humains.

Nous marchions dans la rue principale de magasins et je sentais les odeurs du sang des humain nous entourant. Je devais résister. Je savais que je pouvais, mais c'était très dur pour moi. Parfois, Alice et Rosalie devaient me donner un coup de coude dans les côtés pour me ramener à l'ordre.

-Les filles, ce n'étaient pas une bonne idée de venir ici, soufflai-je, tremblote.

-Coupe ta respiration, bon sang! s'exclama Alice en riant.

J'avais oublié ce truc, à cause des bonnes odeurs qui m'entouraient. Je fus soulagée de sentir que ma tentation s'estompa peu à peu lorsque je coupai ma respiration. Par contre, j'espérais de tout mon cœur que personne ne saigne à proximité de moi. Une chance que l'hôpital de Seattle était à bonne distance des rues de magasins! Sinon, je sais que j'aurais cédé.

-Tu sais que tu es chanceuse de ne pas briller comme nous, m'envia Alice en me regardant, à voix basse. Parce que moi, je ferais tout pour être comme toi!

Je souris timidement.

-Tu peux vivre comme une humaine normale, à cause de ton cas spécial, ajouta Rosalie, attirant l'attention d'une jeune femme passant à côté de nous. Ce n'est qu'une blague, madame, rit-elle alors que l'étrangère nous regardait comme si nous étions des bêtes de zoo. Ce qu'ils peuvent m'énerver parfois, murmura-t-elle alors que l'inconnue continuait son chemin.

-Et pourtant, leur sang est si bon. Nous ne pouvons pas leur enlever ça, chuchotai-je, gagnant les regards noirs de mes belles-sœurs. Bon d'accord, j'enlève ce que j'ai dit, fis-je en levant les mains.

Elles me forcèrent à entrer dans un magasin de maillot de bain. Bien entendu, elles ne me firent essayer que des bikinis. Tous étaient beaux, dois-je dire. Par contre, Alice et Rosalie étaient d'accord sur un point : aucune couleur foncé, sauf le noir, ne m'allait bien! Je regardai les prix d'un des maillots de bain par curiosité et fus stupéfaite du prix : quarante dollars le haut et vingt, le bas! Je ressortis de la cabine d'essayage en lançant tous les bikinis aux filles.

-Bah, quoi? Tu ne les aimes pas? demanda Rosalie.

-Avez-vous vu le prix? chuchotai-je afin de ne pas offusquer les vendeurs. C'est un prix de fou, ça!

-Oh, il faut souffrir pour être belle, lança Alice, enjouée.

-Je crois plus que c'est mon portefeuille qui va souffrir, sifflai-je.

Pendant mon mariage, tous les invités m'avaient donné de l'argent pour m'aider à payer mes loyers et tout avec Edward, surtout Carlisle et Esmée.

-Parce que tu crois que c'est toi qui vas payer, rit Rosalie, un sourcil relevé.

Je roulai mes yeux.

-Allez, fais-moi plaisir, Bella! me supplia-t-elle avec son air angélique. Ce sera ton cadeau de mariage!

-Non, je paie mes affaires! refusai-je.

-Un cadeau ne se refuse jamais! contre-attaqua la voyante. De plus ce sera ma demande que tu devras te plier, tu nous laisses tout payer aujourd'hui.

Je marmonnai dans ma barbe. Nous sortîmes de ce magasin avec un bikini vert émeraude avec une un anneau doré au milieu du haut du maillot et deux de chaque côté de mes hanches. Alice, elle, s'était acheté le même, mais rose, étant donné que j'avais préféré le vert.

Puis, mes belles-sœurs m'amenèrent dans un magasin de robe de soirée. Je grimaçai en voyant leur prix faramineux que Rosalie insistait à payer. Je m'arrangeai pour ne pas trouver de mon goût toutes les robes en haut de cent dollars. Je me retrouvai avec les plus laides aussi. Cependant, je dus jouer le jeu.

-Bella, pourquoi j'ai l'impression qu'aucunes des robes que tu dis aimer ne sont pas du tout de ton genre? commença à se méfier Rosalie.

-Bien sûr que non! niai-je en regardant une robe rose vif.

Affreux!

-Tiens regarde, elle est belle, elle, fis-je mine de m'intéresser à celle-là.

-Je remarque que toutes le robes que tu nous as présentées sont en bas de cent dollars, fit Alice, suspicieuse. N'essaierais-tu pas de te foutre de nous?

-Pff… est-ce mon genre, les filles?

Elles s'échangèrent un regard complice et partirent, chacune dans leur direction. Rosalie revint avec une magnifique robe rouge. Elle était longue. Des minces brettelles devaient soutenir le poids du vêtement sur les épaules de la personne la portant. Une large écharpe rouge –on pouvait voir à travers- venait avec elle.

-Tu l'aimes? voulut-elle savoir.

-Combien coûte-t-elle? éludai-je.

-Je savais, tu fais semblant depuis le début! Tout à l'heure, la robe noire t'aurait fait à ravir! Attends, je vais te la chercher!

-Rosalie, tentai-je de la retenir.

Elle m'ignora. Alice revint, triomphante, une magnifique robe rose pâle, composée de satin. Des brillants décoraient le bas du vêtement en formant des petites étoiles.

-Non, refusai-je. Elle n'est pas…

-De ton genre, termina-t-elle. Tu as raison!

Puis, elle disparut, à la quête d'une autre robe. Rosalie, elle, arriva devant moi.

-Tu vas les essayer sans rouspéter, Bella Cullen, m'intima-t-elle.

Je me résignai à obéir et partis dans une cabine d'essayage. J'eus du mal à me vêtir de la robe noire, mais y arrivai après une dizaine de minutes de tentative. Puis, je sortis. Rosalie me demanda de tourner et claqua ses mains, fière d'elle.

-Elle est parfaite pour toi! se réjouit-elle.

Je me regardai dans le miroir et je fus étonnée d'avoir de la difficulté à me reconnaître. J'enlever mes lunettes des yeux afin de mieux me voir. Je remarquais à ce moment les changements physiques j'avais subi lors de ma transformation. Pendant les dix-huit mois de mon union, je ne m'étais jamais vraiment observée –assez longtemps pour remarquer les différences.

Mes yeux étaient maintenant dorés, sauf un qui était rouge doré. Mon regard pouvait intriguer toute personne osant me fixer là –je comprenais puisque j'étais une vampiresse. Mes cheveux étaient maintenant soyeux et doux au toucher. J'avais l'impression d'être plus délicate qu'avant. Ma peau devenue pâle était douce et hydratée, bien que je busse pas d'eau (mais le sang était majoritairement composé d'eau)! Mon sourire pouvait charmer n'importe quel humain.

Ma robe noire dénudait mon dos, mais il y avait des lacets qui s'entrecroisaient derrière. Il n'y avait rien qui couvrait mon épaule, sauf des minces bretelles. La fin de ma robe touchait à peine le sol –grandeur parfaite pour ne pas trébucher si je tenais la jupe, bien entendu. Le tissu du vêtement si léger que je le sentais à peine contre ma peau. Je semblais plus mince que je ne l'étais à cause du noir de la robe. Je m'imaginai avec le collier de mon père et le bracelet de ma mère. Parfait!

-Nous allons prendre celle-là, déclara Alice et Rosalie en même temps. Edward va tomber au sol en te voyant dans cette robe, assura la voyante.

Je souris, toujours éberluée par mon apparence. J'avais tellement changé! J'hochai la tête.

-Combien? murmurai-je.

-Hum…, cent soixante, me répondit la voyante.

Je ne pouvais cette fois-ci m'en échapper, j'aimais trop la robe pour la laisser là. Je me pinçai les lèvres et offris de payer la moitié. Rosalie m'envoya me rhabiller et se dirigea vers la caissière. Lorsque j'arrivai à côté d'elle, tout était déjà payé. Je lui fis des gros yeux, mais elle resta indifférente.

-Tu devrais être séparée d'Edward jusqu'au voyage! me suggéra Alice alors que nous cherchions des vêtements pour Paris.

-Es-tu malade? m'écriai-je. Et pourquoi ferais-je ça?

-Parce que nous t'amènerons, Rosalie et moi, à Paris pour te reconduire au restaurant le plus chic!

-Payer mes achats d'aujourd'hui, c'est correct. Mais m'empêcher de voir Edward pendant six jours, non! De toute manière, cela m'étonnerait que mon mari accepte.

Elles pouffèrent.

-Nous avons de très bons arguments, assura Rosalie, un sourire espiègle aux lèvres.

Je grognai.

À la fin de la journée, au lieu de retourner à la villa, elles m'amenèrent à un motel perdu et m'enfermèrent dans la chambre avec elles. Tout était prévu depuis le début! J'aurais tant voulu pouvoir parler avec Edward par pensée! Je tournais en rond dans la chambre, cherchant un moyen de communiquer avec mon mari, sous leur regard intrigué. Mes belles-sœurs avaient coupé la ligne! Les… aucun mot pour les décrire! Je les haïssais pour le moment. Si elles me parlaient, j'allais leur sauter dessus.

-Pourquoi? grommelai-je, adossée au mur.

Nous étions jeudi, quatre jours complets que j'étais avec elles. Quand je voulais chasser, les deux venaient avec moi –j'étais coincée puisque je ne connaissais pas le coin! Elles s'étaient assurées à ce que je ne leur échappe pas. Cela m'enrageait.

-Parce que c'est prévu depuis jeudi passé avec Jasper et Emmett, me répondit Alice. Ils s'occupent de ton mari et les billets sont achetés depuis longtemps. J'ai eu une vision d'Edward et toi allant à Paris un peu avant que tu reviennes de ton inconscience. La chasse et le magasinage n'étaient qu'une diversion.

-Edward doit être en rogne, supposai-je.

-Oui, mais Jasper et Emmett sont capables de le maîtriser, ricana Rosalie. Edward n'est pas aussi fort que tu ne le crois, Bella, sauf si ta vie était en danger. Il sait bien que jamais nous ne te ferions du mal.

-Pourquoi n'aie-je pas suivi vos pensées, regrettai-je.

-C'est ce qui est le fun avec toi, petite sœur! Tu respectes la vie privée des autres, contrairement à mon frère. Au début je trouvais ça étrange, mais j'aime bien finalement.

-Je prendrai mes précautions la prochaine fois! maugréai-je.

Le samedi matin, elles m'amenèrent à l'aéroport avec tous mes vêtements dans une valise que je n'avais même pas remarquée au début! Il y avait aussi les achats que nous avions faits lundi. Je m'ennuyais d'Edward. Je me demandais comment il vivait notre séparation imprévue, lui. J'avais tenté de capter ses pensées, mais il était beaucoup trop loin!

-Vous êtes cruelles avec moi, chignai-je.

-Après, tu vas nous pardonner!

Vers midi, nous nous installions à notre place dans l'avion. Rosalie était à ma droite et Alice à ma gauche, sûrement pour m'empêcher une tentative d'évasion. Je me concentrai sur mon mari, dans l'espoir de capter une pensée à Edward. « Vous allez me le payez, Jasper et Emmett. Oh, je vous jure! entendis-je penser mon époux avec un large sourire. Non de dieu, jamais je n'aurais cru autant détester mes frères! Tout ça à cause d'Alice, je vais la tuer celle-là! J'ai hâte de te voir, mon amour. Ils vont regretter leur conspiration, je le garantie! » Je me cassai le cou pour tenter de trouver mon époux des yeux, en vain.

-Je peux aller aux toilettes, je veux seulement me rafraîchir? demandai-je.

-Je te suis, fit Alice.

J'avais l'impression d'être une tueuse en série enfuie des États-unis qui étaient escortée par le FBI pour l'amener au procès. Je marchai tranquillement, ma belle-sœur m'emboîtant le pas. J'entrai dans la petite cabine et m'asperger le visage d'eau. J'en avais assez de ce petit jeu. Lorsque je sortis de la cabine, je croisai les yeux dorés d'un jeune homme. Ces derniers s'écarquillèrent aussitôt.

-Bella! s'écria la voix d'Edward.

-Monsieur, veuillez baisser votre voix, le sermonna une hôtesse.

Je me dirigeai vers lui, mais Alice me rattrapa facilement.

-Oh, non, tu restes avec moi, ricana-t-elle. Allez, joue le jeu, petite sœur.

Je regardai Edward tenter de se lever, mais Emmett le retenait fermement jusqu'à le faire grimacer de douleur. «Je t'aime.», dit-il finalement dans ses pensées, laissant tomber sa résistance.

-Moi aussi, lui répondis-je en souriant.

J'aurais tant aimé pourvoir lui parler par la pensée. Finalement, cela aurait eu quelques avantages si Edward avait pu lire mes pensées… Je me résignai à suivre ma belle-sœur qui me faisait mal à force de serrer ma main.

-Tu peux me lâcher, Alice.

-Et toi, tu vas en profiter pour aller voir Edward… non, refusa-t-elle.

Je soupirai.

À l'aéroport de Paris, Alice et Rosalie s'empressèrent pour m'emmener hors de l'endroit, se doutant que Edward tenterait de me rejoindre. Nous prîmes nos valises puis allèrent à la sortie de l'aéroport. Puis, Alice loua une belle voiture rouge vin. J'embarquai dans celle-ci, sous l'ordre de mes belles-sœurs. Nous arrivâmes alors à un grand hôtel.

Je fus émerveillée par la décoration du lieu. De grands pylônes blanc touchaient jusqu'au plafond. L'entrée était éclairée par une magnifique lampe entourée de cristaux, suspendue au plafond. Des belles tapisseries (des anges assis sur un nuage chaque se prenant la main, comme le style gréco-romain) longeaient le haut des murs. C'était si beau.

-Nous avons réservé des suites au nom Cullen, dit Alice à la réceptionniste.

-Excusez-moi, je ne parle pas anglais, demanda celle-ci.

Rosalie s'avança vers le comptoir et commença à parler en français avec un petit accent. La discussion fut longue puisque la réceptionniste ne semblait pas vouloir nous donner les clés.

-Merci, remercia ma belle-sœur en français.

Elle revint vers Alice et moi, deux clés dans les mains. D'où avait-elle appris à parler en français?

-Pourquoi était-ce si long? voulus-je savoir, curieuse.

-Crois-tu vraiment que nous n'allions pas aller en France alors que Edward et toi alliez? s'esclaffa Alice. Lorsque j'ai eu ma vision, bah, l'envie d'y aller est apparue.

-Vous ne pouviez pas me laisser seule avec Edward pour mon voyage de noce, me renfrognai-je.

-Ne t'inquiète pas, nous allons vous laisser seuls! jura Rosalie. Je voulais aller à Paris depuis un moment avec Emmett.

Nous montâmes les escaliers qui menaient à l'ascenseur. Puis, nous entrâmes dans l'élévateur et Alice pesa sur le dixième étage –l'étage des riches, m'avait dit Rosalie en souriant. Je lui donnai raison lorsque nous entrâmes dans la suite réservée pour Edward et moi.

-Bon, nous allons te préparer! déclara la voyante.

Sitôt dit, les filles m'emmenèrent dans la salle de bain. Far à paupière bleu pour agencer avec le collier. Mascara. Rouge à lèvre. Crayon noir. Puis, ce fut le tour de mes cheveux à vivre une transformation. Puisqu'ils avaient allongé, Alice les amincit et refit le dégradé. Elle décida de les couper jusqu'à mes clavicules. Comme toujours, j'aimai le résultat de cette transformation que me firent subir mes deux belles-sœurs.

À l'étape finale, je n'eus besoin d'aide, car je devais seulement enfiler ma robe. Je pris l'écharpe noire et la pliai en deux sur la largeur. Je m'arrangeai que les deux extrémités du châle passassent dans le creux de mes coudes. J'entourai mon cou du collier que mon père m'avait offert puis mis le bracelet de ma mère –c'était comme s'ils étaient à mes côtés.

Lorsque je sortis enfin de la salle de bain, les filles étaient déjà prêtes et sourirent en m'apercevant.

-Je ne crois pas qu'il va résister jusqu'à la fin du repas, rit Alice.

Celle-ci portait une magnifique robe mauve –étrange à dire puisque je n'aimais pas le mauve, mais sur elle, la couleur devenait belle- qui touchait au sol. Ses yeux dorés ressortaient grâce au far à paupière or qu'elle avait mis. Ses lèvres semblaient plus volumineuses avec le rouge à lèvres. Elle avait gardé ses cheveux détachés.

-Moi, je dis qu'il lui saute dessus avant même d'aller au restaurant, ajouta Rosalie.

Cette dernière était encore plus belle qu'à l'habitude. Sa belle robe bleu poudre rendait ses cheveux blonds encore plus éblouissants. Un décolleté mettait en valeur sa poitrine. Elle portait un bracelet pour avant bras en argent. Son cou était décoré d'un beau collier composé de diamant. Son far à paupière bleu faisait ressortir la couleur de ses yeux.

-Tiens, mets ça! m'ordonna la voyante en me lançant des talons hauts.

-Vous voulez me tuer! m'écriai-je. Je ne suis pas capable de me mettre en équilibre à la normal, imaginez avec des talons hauts!

-Ah, arrête de faire la gamine et mets-les! lança Rosalie. De plus, si tu as peur de tomber, tu les enlèveras pour danser, au pire.

-Danser, répétai-je, la voix sifflante.

-Oups, c'est une soirée dansante!

Je grognai intérieurement. Une autre chose qu'elles avaient oublié de me spécifier.

Nous descendîmes au hall de l'hôtel, où trois hommes nous attendaient en bas des escaliers, que je descendis avec précaution. Un sourire éclaira mon visage lorsque je reconnus le regard d'Edward. Ce dernier portait un pantalon noir. Sa chemise blanche était boutonnée jusqu'à son cou (dommage). Un nœud papillon ornait le col de sa chemise. Il portait un veston noir. Il était sublime.

-Tu… tu… es magnifique, bégaya-t-il en me voyant.

C'était la première fois de toute ma vie que je l'entendais bégayer, ce qui me flatta de plus bel. Par contre, je ne voulais pas de compliment, mais ses lèvres contre les miennes, et personne n'allait m'empêcher de l'embrasser. Je m'emparai de sa bouche avec une telle passion.

-Ça m'a énormément manqué, m'excusai-je après un long baiser.

-Pas autant qu'à moi.

-Tu sais que tu… es beau dans cet habit, le complimentai-je.

-Heureux de l'être, à tes yeux.

Des toussotements interrompirent nos retrouvailles.

-Vous êtes prêts? demanda Emmett.

-Nous les avons séparés assez longtemps, nous pouvons leur laisser…, commença Jasper.

-Laissez tomber, le coupai-je sèchement. Vous avez brisé l'ambiance.

Edward m'entoura la taille de son long bras et m'attira contre lui. Étrangement, je n'eus pas de difficulté à marcher avec les talons hauts. Des odeurs chatouillèrent mes narines et je coupai automatiquement ma respiration. Lorsque nous fûmes au restaurant de l'hôtel, un homme vint vers nous.

-Monsieur, avez-vous une réservation? demanda-t-il à mon époux.

-Edward Cullen, répondit mon mari.

-Veuillez me suivre, M. Cullen.

Nous suivîmes l'hôte jusqu'à une table, au fond de la salle. Une grande piste de danse occupait une grande partie du restaurant. Je grimaçai, faisant rire mon époux. Je m'étais ennuyée de ce rire franc. L'hôte nous laissa seuls et Edward tira ma chaise, m'invitant à m'asseoir. Avec une grâce dont je ne connaissais pas de moi-même, je m'installai. Je sentis tous les regards des personnes nous entourant se converger vers nous et je me sentis gênée.

-Je crois que votre beauté attire bien des yeux curieux, madame Cullen, me minauda mon époux près de l'oreille, me faisant frémir. Je dois vous dire qu'ils ont raison de vouloir vous admirer.

Je regardai autour de nous et vis les autres s'installai un peu plus loin, attirant autant de regards que Edward et moi. Je dois avouer que nous étions assez séduisants, habillés ainsi. Je croisai alors les regards espiègles d'Alice et Rosalie. Je m'immiscer dans leurs pensées, curieuse. «Oh, arrête de vouloir suivre mes songes et concentre-toi sur ton mari, bon sang! Tu nous as assez enquiquinées, Rose et moi, avec ta colère cette semaine!», pensa la voyante, me faisant sursauter. Alice sourit, contente de l'effet.

-Est-ce que ça va, mon amour? s'inquiéta mon mari en s'assoyant à sa place, les sourcils froncés. Oh, tu as suivi les songes d'Alice, devina-t-il, un sourire s'étirant sur ses lèvres.

-Tu m'as manqué, lui dis-je en lui prenant la main.

-Je vais leur arranger le portrait, promit mon époux.

-Il ne voulait que nous faire apprécier notre voyage, Edward.

Étrange, j'étais prête à pardonner mes beaux-frères et mes belles-sœurs!

-Et notre nuit…, ajoutai-je en lui adressant un regard séducteur. Comme tu le disais, plus on se désire, plus c'est magique, ris-je.

Il était déjà huit heures quand le serveur vint nous voir afin de prendre notre commande.

-Nous ne prendrons rien, lui dit Edward sans me quitter des yeux.

-Alors, quelque chose à boire?

-Un simple verre de vin pour moi. Et vous, ma dame?

Je trouvai étrange que Edward me vouvoie, mais je n'en fis aucun commentaire. Le serveur se tourna vers moi. Je le regardai et répondis :

-Ce sera une limonade pour moi.

Le jeune homme prit son calepin et il tremblait tellement qu'il l'échappa. Je me penchai pour rattraper le livret avant que ce dernier ne tombe au sol et le redonnai à son propriétaire en souriant. Ce dernier cessa de respirer et resta immobile à m'observer. Non d'un chien, je l'éblouissais! Je tournai la tête vers mon époux qui étouffait un rire, brisant le lien.

-Alors, un verre de vin pour monsieur et une limonade pour madame, bégaya-t-il en l'écrivant.

-Oui, confirmai-je.

Il partit vers les autres tables en titubant. Je m'en voulus aussitôt.

-Alors tu comprends maintenant pourquoi je ne me rendais pas compte lorsque je t'éblouissais parfois, sourit mon mari avec un regard moqueur.

Le serveur revint nous servir nos breuvages et s'attarda à me regarder pendant quelques secondes. Je me pinçai les lèvres, n'attendant que son départ pour continuer à parler.

-Ça me rappelle cette première sortie que nous avons faite, dit Edward.

J'inclinai la tête, surprise.

-Tu sais, la soirée où la serveuse me draguait subtilement, comme tu l'as dit. Bien, ce soir, disons que c'est moi qui aie ton rôle, celui qui observe le serveur tenter sa chance, même si ma compagne est prise.

Je ris.

-Oh, non, Edward. Jamais tu n'auras le rôle que j'ai eu, car tu seras toujours fascinant, à mes yeux.

-Toi aussi, tu l'es pour moi, mon amour.

-Non, je parle, celui qui captive tout le monde –je baissai la voix-, les humains. Moi, je l'ai été et je dois t'avouer que je préfère de loin être ce que je suis maintenant.

Une joie traversa l'expression faciale de mon époux. Il se leva et s'approcha de ma chaise.

-Voulez-vous danser, Bella Cullen? me demanda-t-il en me tendant la main.

J'hésitai un long moment, surtout que je portais des talons hauts. Il eut un sourire narquois lorsque je baissai mes yeux vers mes pieds. Soudain, il se pencha et enleva mes talons hauts.

-Je crois que vous pouvez danser pieds nus. De plus, la musique est plutôt invitante.

Je ne m'étais même pas rendu compte qu'il y avait une douce musique pour rendre l'atmosphère calme. J'avais été trop occupée à écouter mon mari à me parler et à l'admirer.

-Euh… peut-être à un bal, mais pas dans un hôtel cinq étoiles! chuchotai-je.

Voyant que je ne voulais pas, il me prit la main et me tira vers la piste de danse. Je sentis tous les regards se braquer sur moi. J'aurais voulu disparaître. Pour une chance, je ne rougissais pas –donc, mon malaise passait inaperçu… enfin, pour les personnes ne me connaissant pas. Mon époux plaça une de ses mains au niveau de mes reins. Je dus mettre la mienne sur son épaule et chacune de nos mains libres s'entrelacèrent.

-Tu sais que je ne sais pas danser, sifflai-je.

Il ignora ma remarqua et commença à bouger ses jambes dont je fus obligée de regarder afin de tenter de faire les mêmes mouvements. Je vis le couple d'Emmett et Rosalie venir aussi à la piste de danse. Puis, ce fut le tour de Jasper d'inviter Alice à danser.

-Pourquoi être aussi chic? ne pus-je m'empêcher de demander.

-Faisons comme si nous venions de nous marier, répliqua mon mari en me faisant pivoter.

-Dire que nous avons manqué deux années d'université à cause de moi.

-Oh, Bella, soit honnête, en moins d'un an, tu as réussi à venir au stade de Jasper alors que Jasper, cela lui a prit plus de dix ans. Je crois que c'est préférable de perdre une année d'université que dix ans, non?

Je n'avais pas vu ma situation sous cet angle. Il est vrai que je pouvais endurer qu'il y ait des humains autour de moi sans vouloir les tuer si je coupais ma respiration. Par contre, je souhaitais qu'il n'y ait personne qui ne se coupât avec n'importe quoi. Je n'imaginais pas les humains découvrir l'existence de deux vampires (Jasper et moi) dans un hôtel cinq étoiles.

-Juste une question : comment ça se fait que Alice et les autres ne soient pas allé à l'université?

Mon époux réfléchit un moment puis il nous fit danser vers mes belles-sœurs et mes beaux-frères. Ceux-ci avaient sûrement entendu la question, car ils me répondirent.

-Moi, j'ai fait semblant de prendre deux années sabbatique, chuchota Alice en souriant.

-Et moi, j'ai dit que je n'avais pas envie d'aller à l'université, lança Jasper.

-Emmett et moi avons arrêté nos études pour changer de domaine.

-Tout ça à cause de mon dédoublement de personnalité.

Tous hochèrent la tête, sauf Alice.

-Je n'ai jamais aimé l'université, avoua-t-elle. J'ai fait plusieurs universités dans plusieurs domaines différents et honnêtement, j'ai fait le tour de ce que je voulais découvrir. L'an prochain, je veux peut-être allé en Angleterre faire ma scolarité.

-Angleterre? répétai-je, perplexe.

Elle acquiesça.

-Il y a une petite ville très boisée, comme Forks, près de Londres! Carlisle a commencé à regarder les maisons à vendre là-bas. Bien sûr, la villa de Forks restera la notre, mais nous habiterions à l'Angleterre!

Je fus stupéfaite de la nouvelle dont Edward avait certainement oublié de m'en faire part. Ils voulaient tous aller vivre à l'Angleterre. Alors, je devrais les suivre jusqu'à là-bas. Je cachai la tristesse qui montait en moi! Adieu, Forks. Dire qu'au début, j'aurais tout fait pour déguerpir de là et là, je voulais y rester.

-Nous irons visiter ton père, me promit mon mari, et ta mère aussi. De plus, parfois, nous passerons quelques semaines à Forks lorsque tu voudras voir ton père.

-Carlisle connaît un expert français qui habite dans la petite ville, ajouta Alice en souriant. Il se prénomme, je crois, Philippe. Il habite aussi dans cette petite ville.

-Pourquoi irions-nous là? demandai-je.

-Nous ne pouvons nous attarder trop à Forks, Bella! Cela fait quand même très longtemps que nous y sommes et honnêtement, nous serions supposés de vieillir, me répondit Rosalie. Carlisle semble avoir vingt ans alors qu'il en a, supposément, trente-quatre, aujourd'hui, et prochainement trente-cinq.

-Certaines personnes semblent très jeunes pour leur âge, ripostai-je.

Jasper me fixa un long moment.

-Bella, la villa de Forks reste la notre, me rappela-t-il. Tu pourras toujours y rester avec Edward si l'envie te prend!

Mon mari me lança un regard plissé par son sourire. Cette perspective là me réjouissait de plus belle : une maison pour Edward et moi.

-Ça te dit, toi? minaudai-je à l'oreille d'Edward avec ma voix envoûtante.

-Du moment que je sois avec toi, ça me dit, roucoula-t-il près de mon oreille.

Je souris et l'embrassai tendrement.

Voilà donc le 7e chapitre:P Dites-moi ce que vous en dites en reviews, lol, mêmes les anonymes:P

En tout cas, j'essais de vous envoyer la suite avant le début août :S

Bye bye:P