Bonsoir à tous! Merci encore une fois pour les commentaires, j'en suis absolument reconnaissante! Pour la personne anonyme que je peux pas répondre personnellement et qui n'aime pas trop la formule du texte, je dois avouer que j'ai un peu de la difficulté avec l'interface quant au formatage et la mise en page… je préfère amplement AO3 puisqu'il y a un moyen beaucoup plus facile de jouer avec ce que l'on met en ligne. Enfin!

Merci spécial à Ayuky, Maman Bouba, Pisces-Arkady, Lobos et Gokash, qui me suis depuis relativement mon petit début! Vous êtes fantastique et vous êtes principalement la raison pour laquelle publier mon histoire a valu la peine!

Beta par BloodShadow, qui s'est remise de son décalage horaire! :P

*Le Hobbit appartient encore et toujours à J.R.R Tolkien… *

La première semaine d'Uni passa dans un torrent de nouvelles rencontres, d'excitation, de nouveaux livres et matériel à acheter et sincèrement, William était épuisé d'avoir couru partout. Il avait ses quatre classes bien déterminées, avait vu ses professeurs et ses collègues de classe brièvement et avait fait la rencontre cordiale de certains d'entre eux. Il avait aussi une excellente idée de son temps disponible afin d'aller travailler (ou plutôt aider) au studio de musique pour lequel Main Down travaillait. Il avait déjà travaillé sur une des chansons de son démo et avait contacté Joshua afin de lui faire parvenir les détails. Il avait aussi su qu'ils allaient être en concert dans la grande ville la veille de son anniversaire (le 22 septembre) et il avait été invité à passer la soirée avec eux. William avait accepté, sachant que les possibilités de se rencontrer étaient rares. Il avait aussi prévu deux pratiques de Judo au gym, soit le mardi soir et le samedi avant midi. Il avait déjà l'horaire assez chargé et était relativement satisfait de ce qu'il avait entamé comme routine. En fait, William adorait la routine. Il aimait le fait que sa vie soit régularisée en parties et il ne pouvait s'empêcher de regarder son horaire du temps et d'avoir un sentiment de satisfaction. Sur son cellulaire, il avait aussi prit en note les plages horaires de Clarice, Sarah, John et Greg, et ceux-ci avaient tous le vendredi soir de libre afin de faire des activités. Il avait aussi déterminé que le restant de ses temps libres allait être dédié à l'étude et à la cuisine, sa passion et son avenir. Il avait une excellente idée déjà sur quoi il allait lancer son premier projet dans son cours principal sur les scénarios de livres et il avait prit la peine d'écrire dans son cahier dédié à ce cours ses 5 ou 6 idées différentes.

Pour le premier vendredi soir, il avait la soirée de libre. Sarah avait une sortie avec un nouveau copain qu'elle avait rencontré dans ses cours, Clarice était en pleine soirée de fille avec sa mère et sa sœur, et John et Greg étaient sortis à un pub entre collègues de Rugby. Puisque William avait passé sa journée complète au studio, il avait la tête pleine de sons et d'accords et le prospect d'aller dans un pub pour boire ne lui tentait pas vraiment. Il avait décliné poliment, se reprenant une autre fois pour rencontrer le reste de l'équipe et se dirigeait directement à la maison, guitares aux mains. Il n'avait pas l'habitude de laisser ses guitares au studio, de peur que quelqu'un les utilise et sincèrement, il aimait les avoir avec lui à son condo. Il était très possessif de ses choses et spécialement ses deux guitares. En arrivant face à l'entrée du bâtiment, il se fit sortir de sa bulle brusquement par deux tornades vivantes, une blonde et l'autre brune, disant en cœur avec plein de bonheur et passion : « William! ». Il eut peine à garder sa balance avec ses deux guitares et se vit retenir par les deux jeunes trop excités, le sourire aux lèvres. Sachant que Thomas ne devait pas être très loin, il se sentit rougir et avoir quelques papillons d'estomac. En fait, William n'avait pas vu son voisin de la semaine et il n'avait pas cherché à le voir. Pas qu'il ne voulait pas (oh, au contraire!) mais il ne voulait pas être insistant et embarrassant pour lui et donc, avait gardé ses distances poliment. Mais ses deux neveux n'avaient aucune conscience de ses sentiments puisqu'ils insistèrent pour qu'il passe la soirée en leur compagnie et avec leur oncle. Et comme s'ils avaient conjuré celui-ci, William l'entendit derrière lui s'éclaircir la gorge avant d'exiger à ses neveux de le laisser respirer. Philip fit discrètement un clin d'œil à son frère et William se retrouva d'un coup avec les mains libres. Il jeta un regard derrière lui et ne put s'empêcher d'être impressionné une autre fois. Thomas était habillé simplement (pantalons propres, chemise pressée sans cravate et veston sans détail) mais il donnait une fière figure. Se rappelant qu'il fallait que son cerveau fonctionne, ayant un mélange atroce de partitions, d'accords et de voisin dans sa tête, William lui fit un petit sourire discret et lui dit bonjour timidement. Il vit celui-ci mettre ses poings sur ses hanches et regarder ses neveux, rendu derrière lui, et leur ordonna d'être excessivement prudent avec ce qu'ils avaient dans les mains et que s'il en abimait un ou l'autre des instruments, il allait personnellement leur arracher les poils de barbe, un à un. Il entendit des grincements de dents derrière lui et il pouvait s'imaginer que Thomas avait déjà fait quelque chose similaire pour obtenir une réaction pareille de ses neveux. William vit Thomas s'approcher de lui et celui-ci lui demanda s'il avait passé une bonne semaine à l'Uni. Se sentant dans un sujet de conversation sécuritaire, et tentant de faire fonctionner ses neurones de façon logique, William entreprit de lui répondre timidement mais surement, tout en se dirigeant vers leur étage.

Ils arrivèrent au palier numéro 4 par l'ascenseur (ce que William faisait pratiquement jamais), et il se sentait littéralement envahit par les trois hommes. Philip et Kyle étaient anormalement excités et Thomas était exaspéré de leur comportement, un peu comme s'il avait l'air de vouloir les étrangler ou leur frapper le front ensemble pour leur replacer les idées. Et William se sentait un peu coincé dans le milieu des événements. Les deux jeunes parlaient de leur première semaine au Collège et voulaient tout savoir de la semaine de William en même temps, le questionnant aussi sur son temps au studio et sur quoi il travaillait présentement. Ils étaient de vrai moulins à parole et William en était un peu étourdit. Rendu à sa porte, il débarra la serrure et les laissèrent entrer afin de déposer les deux guitares. Mais les deux jeunes s'arrêtèrent au frigo en même temps, se retournant vers lui et demandant avec des yeux de chiot battu s'il avait eu le temps de cuisiner quelque chose. Il vit Thomas, à côté de lui, se mettre une main au visage d'exaspération. Prit entre l'air désespéré de celui-ci et les yeux ronds et piteux des deux plus jeunes, William éclata de rire. Il avait l'impression que le moment de tension était passé et qu'il était à nouveau à l'aise en leur compagnie. Probablement parce que les deux jeunes lui donnait l'occasion de se détendre et de penser à autre chose que la proximité plus que tentante et fascinante de Thomas. Enlevant ses chaussures et ses bas (incapable de rester autrement que nu pied chez lui), il s'avança vers le frigo, mit sa main sur la poignée et demanda aux deux jeunes s'ils acceptaient que ce qu'il allait leur donner allaient être la compensation pour la lasagne de la première soirée. Sans hésitation, ils répondirent que oui. Avec un grand sourire, William sortit de son frigo un gâteau mousse triple chocolat avec morceaux de chocolat blanc et noir râpé sur le dessus. À leur air de bonheur total, il leur expliqua qu'il avait aussi invité leur oncle à partager la compensation et qu'ils se devaient de partager le gâteau. À ses paroles, les deux jeunes dévisagèrent leur oncle. Il sentit le sourire en coin sur les lèvres de Thomas lorsque celui-ci leur dit qu'il avait autant droit à une part et que même s'ils refusaient, ils étaient des squatteurs chez lui pour le weekend et il n'était pas tenu de les garder chez lui et les retourner chez sa sœur. William vit les regards d'horreurs de Philip et Kyle. Regards identiques, regards hilarants. Sans s'en empêcher, William mit la main devant sa bouche pour ne pas éclater de rire. Mais il vit que Thomas avait gagné la bataille. Les deux jeunes allaient partager.

William proposa d'en manger à l'instant mais il sentit une main sur son épaule à ses paroles. La main de Thomas. Sur son épaule. Oh. William se sentait terriblement heureux de tenir le gâteau à deux mains, car il avait la forte impression que celui-ci aurait glissé par terre s'il ne l'avait pas tenu ainsi. Il sentit un frisson lui passer dans le bas du dos et il baissa automatiquement le regard sur le gâteau, de peur que les deux jeunes voient son air confus de ce toucher. Malheureusement, le moment ne s'arrêta pas qu'à la main. Il entendit les paroles de Thomas près de son oreille, assez loin pour ne pas envahir son espace mais assez proche pour lui faire sentir le poil du cou se raidir en chair de poule. Il suggéra à la place de venir souper chez lui afin de pouvoir, lui aussi, profiter du gâteau. La première réponse que William donna fut : « Qu'est-ce que vous voulez manger, alors ? » Et se mordit les lèvres. Il avait eu l'intention de passer une soirée tranquille, leur laissant le gâteau, tentant de se défaire de ces drôles de sentiments qu'il ressentait dans on estomac en la présence de Thomas mais, comme d'habitude, il avait parlé trop vite. Il vit le gâteau disparaître de ses mains par deux jeunes adultes trop joyeux, s'exclamant de plus belle parce qu'ils allaient avoir non seulement du gâteau, mais un souper exclusif fait de la main de William. Lorsque ceux-ci se sauvèrent avec le gâteau, William avait espéré que Thomas enlève la main de sur son épaule. Mais il la laissa encore un peu, juste assez pour le sentir se pencher plus près de lui et lui rappeler qu'il avait offert un souper, et que s'il en voyait pas d'inconvénient, qu'il aimerait profiter de son talent maintenant. William lui répondit que tout était correct, qu'il n'y avait pas de problème. Il lui fit un sourire gêné en se retournant la tête et il se sentit rougir de la tête aux pieds. Il était si près, trop près. Il se perdit pendant quelques instants dans les yeux bleus glacials de Thomas et pendant une fraction de seconde, il vit le visage de l'homme qu'il voyait mourir dans ses cauchemars à sa place. Mais la vision s'effaça, le moment passa et il baissa le regard, confus, gêné et bredouillant qu'il allait juste ranger ses guitares dans la bonne salle avant d'aller chez lui. La main chaude de Thomas glissa de son épaule et William en fut soulagé et déçu à la fois. Malgré tout, il pouvait sentir le regard de son voisin sur lui lorsqu'il se pencha pour ramasser les guitares et jusqu'à ce qu'il entre dans la salle de futon en face de sa chambre.

William avait les mains terriblement moites et le cou brûlant sous ses cheveux. Il se passa la main subconsciemment sur sa nuque, sentant la chaleur irradier de sa peau et surtout, il pouvait encore sentir la main chaude de son voisin sur son épaule. Pendant quelques instants, il se perdit dans ses pensées, de l'image qu'il avait eue interposée entre Thomas et l'homme de son cauchemar, à quel point il était troublé de la comparaison et il se rappela de la vision de la semaine précédente, là où les visages s'étaient fusionnés dans son cauchemar. Il tenta de secouer le sentiment étrange que cela lui apportait, comme si c'était une étrange prémonition et que la chaleur de son épaule était là pour le réconforter. Étrange. Fronçant les sourcils, il revient dans sa cuisine pour voir Thomas l'attendre poliment, et lui demandant s'il avait besoin de quelque chose chez lui pour le souper. Le sortant de ses pensées, William tenta de réfléchir, ouvrant le frigo et essayant de se trouver une inspiration. Il tomba sur du bacon, de la crème sure, des échalotes, du fromage mozzarella et en fouillant dans son armoire, il tomba sur des énormes patates blanches. Il eut un léger sourire, sortant les ingrédients sur la table. Il se dirigea vers son congélateur, sous le regard amusé de Thomas, et sortit des brochettes de poulet et de bœuf. Satisfait, il se retourna vers Thomas et lui annonça qu'il avait un souper de presque prêt dans ses mains. Avec son aide, ils se dirigèrent vers l'autre condo, là où les deux jeunes hommes attendaient avec impatience, en compagnie d'un gâteau au chocolat.

Il passa une excellente soirée en leur compagnie, recevant que des compliments pour ce qu'il avait cuisiné et ayant des sourires plein la table toute la soirée de Philip et Kyle. Les deux adolescents étaient en mode charmeurs, s'acharnant sur William toute la soirée sans relâche et tentant d'avoir des faveurs culinaires pour une prochaine fois ou encore pour plusieurs invitations chez lui afin de manger son excellente cuisine. Pour sa part, Thomas était un peu silencieux, reprochant souvent à ses neveux d'être trop colleux, insistants et de le laisser tranquille. En fait, William avait l'impression qu'il était un peu agacé par le comportement des deux jeunes. Pourtant, William trouvait leur exubérance normale pour deux jeunes de 18 ans, excitée d'avoir quelqu'un de nouveau dans leur vie et comme un nouveau jouet, de ne pas cesser de le trimballer et de lui donner de l'affection. William était un peu divisé en deux dans ses sentiments. Autant il voulait se lancer dans l'enthousiasme des deux jeunes, il voulait aussi partager la maturité de Thomas. Il se sentait un peu coincé entre les deux mais ne savait pas dans quelle direction se lancer. Il se contenta d'observer la scène, se laissant un peu trimballer dans l'affection des deux jeunes et apprécier l'affection. Ils étaient excessivement charmeurs et il se disait que si moindrement leur oncle l'avait été autant, il n'aurait pas été capable de le résister (mais le résister à quoi?). Il se rendit compte aussi que la fatigue le gagnait peu à peu et, après encore une demi heure en leur compagnie, s'excusa et leur annonça qu'il allait retourner chez lui pour dormir. Il eut soudainement droit à deux faces identiques de déception et il eut l'impression de voir le même sentiment dans les yeux bleus de Thomas. Mais cette impression ne resta qu'une fraction de seconde avant qu'il ne se lève, extirpe ses neveux de ses épaules et le remercia d'être venu partager ses talents culinaires avec eux pour la soirée. William baissa le regard légèrement, laissa quelques mots de remerciement d'avoir permit d'utiliser sa cuisine et qu'il avait eu du plaisir en leur présence. Il eut droit encore à des câlins des deux neveux, des promesses de textes pour le lendemain et une bonne nuit de la part de Thomas, avant qu'il ne se retrouve seul dans l'entrée de son propre condo.

William avait les oreilles qui lui bourdonnait d'être tout d'un coup dans le silence total. Kyle et Philip étaient bruyants pour dix et la voix très grave de Thomas résonnait à chaque fois que celui-ci parlait. La chaleur humaine de leur présence lui manquait déjà. Il n'avait pas souvent des contacts physiques de personne (outre Clarice) et parfois, cette proximité lui manquait terriblement. Il se dirigea vers sa chambre et se changea en pyjama avant d'échouer dans son lit. Il avait le cœur en drôle d'état, ayant passé la soirée à imaginer les trois hommes à la place de ceux qui constituaient son cauchemar. Cette comparaison lui avait déchiré le cœur et il se rendit soudainement compte qu'il avait les larmes aux yeux. Il avait mal encore une fois, et pour absolument rien. Il en avait soudainement assez de passer du deuil à chaque fois qu'il y rêvait et le fait que cela durait depuis presque cinq ans le rendait frustré. Il se ferma les yeux, lit un bras pardessus sa tête et soupira amèrement, sentant ses larmes couler sur ses joues. Et pourtant, les cauchemars si réels ne devraient pas affecter sa réalité. Il blâmait son imagination trop fertile et ne pouvait concevoir qu'il soit aussi idiot de ne pas être capable de faire le détachement. En tentant de se changer les idées, il se rappela de la main de Thomas sur son épaule. Oh. La main. Sur son épaule. Le toucher électrisant qu'il avait ressentit plus tôt dans la soirée. Il se sentit rougir une autre fois et ne put s'empêcher de penser aux mains qu'il avait observées durant toute la soirée. Ces mains fermes et décidément plus fortes que les siennes… En y réfléchissant, ses pensées le menèrent vers des horizons qu'il n'avait pas explorés depuis quelques temps. Et même s'il voulait s'arrêter d'y penser, il n'en était pas capable. Comme un cercle vicieux, il s'imaginait sans cesse ces mains sur ses épaules, dans on cou, sur ses lèvres, sa poitrine, sur ses hanches… Il laissa aller un gémissement pathétique lorsqu'il se rendit compte qu'il venait visiblement d'avoir des pensées presque sexuelles envers nulle autre que son voisin. Il regarda son bas de pyjama et roula des yeux de se voir en érection sous le pantalon. Irrité et exaspéré, sachant qu'il allait avoir de la difficulté supplémentaire à voir son voisin autrement que ses mains baladeuses imaginaires, William se pressa le visage dans son oreiller, tentant de se changer les idées vers autre chose et éventuellement s'endormir. Le sommeil prit du temps à arriver, et ses rêves un mauvais mélange entre les mains de Thomas et ses cauchemars, dans un intervalle irrégulier, là où Thomas était Thorin, où il mourrait encore dans ses bras pour ensuite revenir le voir, bien vivant et littéralement l'ensevelir sous des caresses sexuelles qui le rendait au bord d'un précipice sans fond…

Voilà, un autre chapitre de publier! Et de plus, je vous met une petite liste rapide des personnages qui font partie de mon fanfic. Alors voici :

Bilbo Baggins: William Burgundy, aussi Bill B. son nom de scène pour le groupe Main Down.

Thorin: Thomas Durian

Fili: Philip Durian

Kili: Kyle Durian

Balin: Bane

Dwalin: Dwayne

Dori: Don

Nori: Nelly

Ori: Horacio

Autres personnages secondaires:

Sherlock Holmes, John Watson, Molly, Sarah, Gregory Lestrade, Mycroft Holmes (en mention)

S'il y a d'autres questions, ou commentaires, n'hésitez pas à m'en faire part!