Voici le Chapitre VII. J'en suis assez fière, même si les suivants seront un peu mieux. Je vais m'absenter toute la semaine voir plus. J'ignore si j'aurais acès à Internet, mais si c'est le cas, le Chapitre VIII sera posté Jeudi. Sinon, il faudra un peu patienter. ;)
Merci à Isfah, Anadyomède, Petitefolle, Eliza Poufsouffle et Charlotte.
Bonne lecture.
oOo Soeurs Ennemies oOo
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Chapitre VII
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A Noël, Pétunia fêta le réveillon avec ses parents. Tous les trois. Pour la première fois depuis la naissance de Lily. Elle ressentit comme un point à l'estomac, au moment de manger la bûche au chocolat que sa mère avait cuisinée.
C'était toujours Lily qui prenait le Père Noël de la bûche. Dans sa chambre, elle avait une boîte en fer, où elle collectionnait les petits Père Noël. Délicatement, Pétunia prit la figurine et la déposa dans son assiette. Il poussait une petite brouette bleue et arborait un large sourire niais.
Ses parents discutaient et s'offraient leurs cadeaux, tout en se souhaitant pleines de bonnes choses. Alors, Pétunia prit le couteau à pain, celui aux dents coupantes, et trancha la tête du Père Noël.
Lily n'était plus sa sœur.
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Mr Evans fut licencié. Il désespérait de trouver un nouvel emploi. Sa femme était toujours secrétaire, mais son salaire n'était pas suffisant. Ils devaient économiser, pour eux, pour la nourriture et bien sûr pour l'école de Lily, dont le prix des fournitures et autres, étaient très élevés.
Pétunia ne pouvait pas aller à l'école supérieure. Son rêve était brisé. Elle pleura de rage, des nuits entières. Elle était condamnée à devenir serveuse ou caissière, dans une petite boutique.
Elle frappa de ses poings son oreiller et l'ours en peluche géant que Lily lui avait offert, lors de la fête foraine, alors que Pétunia avait dix ans. Lily ne ratait jamais sa cible. Pétunia roua de coups son ours en étouffant ses cris.
Je te déteste Lily. C'est ta faute ! Je te déteste, sale Monstre. Je te hais, je te hais !
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Lily se retrouvait pour la deuxième fois, en dix jours, à l'infirmerie. C'était le mois de mars, son père était au chômage depuis deux mois, Pétunia avait eu vingt ans et elle n'avait pas invité sa sœur.
Lily avait perdu du poids. Elle dormait mal, mangeait peu, et se retrouvait distraite en classe, sans que ses camarades n'y soient pour quelque chose. Souvent Lily pleurait. Dans les toilettes, dans son dortoir, dans le parc. Elle pleurait des larmes amères. Sa sœur la haïssait. Elle avait arrêté ses études et s'était trouvée un petit job dans le supermarché du coin.
L'infirmière ajusta sa couverture, de façon à ce qu'elle n'attrape pas froid, et lui donna une potion, pour lui permettre de s'endormir et d'oublier ses soucis.
- Dormez maintenant, Miss Evans.
Lily eut un faible sourire. Il était tard. Dix heure, ou dix heure trente. En face du sien, il y avait un lit occupé, entouré d'un paravent blanc. C'était sûrement Remus. Après tout, la pleine lune avait eu lieu la veille. Lily commençait à somnoler, quand le rideau qui délimitait son lit, s'ouvrit.
- Bonsoir, Miss Evans, sourit Dumbledore. Pardonnez moi de vous déranger, mais j'ai à vous parler.
Lily se redressa, en secouant la tête.
- Je vous écoute, Monsieur.
Il fouilla ses poches et en sortit un paquet de Fondants du Chaudron.
- J'ai entendu dire que c'était vos préférés, dit-il avec sérieux.
Troublée, elle prit un chocolat et l'enfourna avec délice.
- J'ai été dans l'obligation d'envoyer un courrier à vos parents.
Lily s'étrangla et toussota, sous l'œil compatissant du Directeur.
- Non, haleta-t-elle. M-monsieur, mes… mon père va très mal, je… je ne veux pas qu'il se fasse du soucis pour moi !
- Et pourtant, quelqu'un doit s'en faire, Miss. Vous avez perdu cinq kilos. C'est normal pour une jeune fille de faire toutes sortes de régime, mais vous n'en avez pas besoin. Vos yeux semblent avoir toutes les peines du monde à rester ouverts et vous êtes de plus en plus solitaire. Vous seriez vous disputée avec Miss Dunst ?
- Non, bien sûr que non, s'écria Lily. Alice est juste un peu… occupée en ce moment.
- Ah, oui, avec le jeune Londubat, s'exclama Dumbledore. Je pensais bien avoir remarqué quelque chose, entre eux.
Lily sourit et prit un second Fondant du Chaudron. Dumbledore semblait tout savoir de ce qui se passait dans son école.
- Quelqu'un vous embête-t-il ? Continua-t-il.
- Non.
- Vous devriez en parler. A votre famille, peut-être.
Le sang de Lily se glaça et elle ne répondit pas.
- Avez-vous des frères et sœurs ? Insista Dumbledore.
- Je n'ai pas de soeurs, coupa Lily, d'un ton sec.
Dumbledore la dévisagea.
- Je vais demander à ce que quelqu'un de votre entourage de vous surveiller. Pendant les repas, notamment. J'ai beau tout voir et tout savoir, je ne peux pas m'occuper de tout le monde.
- Je comprends, dit Lily doucement.
- L'année dernière, vous avez quitté l'Ecole sans autorisation, rappela Dumbledore. Pourrais-je enfin savoir pourquoi ?
- C'était les dix-neuf ans de ma grande sœur, répondit Lily, avec un haussement d'épaule.
Elle se figea et se gifla mentalement, tandis que Dumbledore souriait et se levait.
- Vous savez, Miss Evans, il faut savoir parler. A ses amies, à sa famille, à ses ennemis, aussi.
Lily le fixa, sourcils froncés, se demandant à qui l'allusion était adressée.
- Bonne nuit, salua le professeur.
- Professeur, appela Lily. Je… je, bredouilla-t-elle, alors qu'il se retournait vers elle, les… les sorcières…. Ce ne sont pas des Monstres, n'est-ce pas ?
Elle avait achevé sa phrase dans un murmure. Le Directeur la regarda, la mine grave.
- Non, Miss Evans, répondit-il enfin. Les sorcières et les sorciers sont des êtres à part, comme le sont les centaures, les êtres de l'eau, ou même les loups-garous. Nous sommes tous différents mais méritons tous le même respect. Les sorciers baignent dans l'élément le plus ancien et le plus puissant du monde. Nous sommes uniques. Vous êtes unique, Lily, ajouta-t-il. Croyez le. Et je crois que quelqu'un vous le répète inlassablement, depuis deux ans….
Il lui adressa un sourire malicieux et sortit. Lily soupira et s'enfonça dans ses oreillers. Dans le lit d'en face, Remus était réveillé, l'oreille aux aguets, la respiration retenue. A côté de lui, un garçon souriait, dissimulé sous sa cape d'invisibilité.
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A pâques, le 17 avril, Vernon embrassa Pétunia.
Elle sentit des milliers de papillons voletaient dans son ventre. Elle était heureuse, elle se sentait belle. Vernon le lui disait chaque jour. Alors, Pétunia, le matin, prenait le temps pour se préparer. Vernon avait de l'argent et bientôt, il reprendrait l'usine de son père.
Pétunia était amoureuse et la nuit, elle rêvait du jour, où Vernon la demanderait en mariage.
Voili, voilou pour aujourd'hui. Le prochain chapitre portera plus sur James et Lily. Je vous dis donc à Jeudi ou après, cela dépendra. Merci pour toutes vos reviews. Elles me font immensément plaisir.
Bisous à vous tous.
