Disclaimer : Les personnages appartiennent à l'univers Tolkien, l'histoire originale est de DrakkHammer (un grand merci à elle) de ao3 et l'illustration de Pabu. Tous les liens sont sur le profil.

Couples : histoire centrée sur du Kili/Fili avec un fond de Dwalin/Ori et de Thorin/Bilbo.

Ici : Univers Alternatif où Fili et Kili ne sont pas frères, l'histoire est basée sur le point de vue d'une personne atteinte de paraplégie.

Sommaire : Me rattraperais-tu si je tombe ?

Note de la traductrice : Huh oui je n'ai pas pu poster dimanche dernier j'ai eu un sérieux problème avec les chapitres déjà traduis...Tous effacés. L'excuse peut paraître bidon mais ce n'est pas du tout drôle, cette fic compte actuellement 24 chapitres aussi longs les uns que les autres et j'en étais à la 15ème. A cause d'une analyse de ma clé USB sur ce p*tain d'ordi j'ai tout perdu en plus de quelques cours, j'ai eu du mal à trouver du courage pour TOUT retraduire à nouveau et avec ma fac et les partiels qui vont bientôt se pointer je posterai un chapitre quand je le pourrais. J'espère que ça ne dérange pas trop mais je ne peux pas faire autrement...

Bon sinon chapitre légèrement plus court que les autres mais le M prend son sens ici, donc ceux que pour qui ça dérange, attendez le prochain chapitre~


Chapitre 6

Kili faisait un rêve merveilleux. Il était en train de courser - voler - monter, son vélo filant plus vite dans l'air que jamais auparavant. Il faisait des atterrissages parfaits et était en tête du peloton. Il allait face à une victoire facile.

Yes !

Puis la scène changea comme les rêves avaient l'habitude de faire. Lui et Fili étaient ensemble dans le lit. Il n'était pas paralysé et ils avaient eu une partie de jambe en l'air. Il était à moitié couché au-dessus du blond, lui pressant le dos contre l'oreiller. Son pantalon entravait ses mouvements et il allait l'enlever dès qu'il arrêterait d'embrasser son magnifique Kiwi doré. Il avait tout le temps du monde et il allait continuer à embrasser de façon insensé et puis lentement, oh si lentement, enlever tous les vêtements de son corps, embrassant chaque parcelle de peau qu'il découvrait. Il allait faire d'autres choses, aussi, d'autres plus chauds, érotiques, des choses sales qui auraient fait oublier au blond son propre nom.

Kili se réveilla doucement, son cerveau frappant dans un neurone à la fois. Finalement assez d'entre eux furent réactivés pour lui dire que Fili était enlacé contre lui et que c'était génial. L'autre scène était un rêve, mais un agréable. Un peu plus de neurones se mirent en marche et il se réveilla totalement quand il réalisa qu'une érection très amicale appuyait sur l'un des endroits de sa cuisse qu'il pouvait sentir. Il faisait sombre et c'était probablement le milieu de la nuit Il pouvait sentir son corps répondre à délicieusement à son érection et se força de l'ignorer. Les érections nocturnes étaient juste un fait divers dans la vie d'un gars et rien que pour l'exciter. Maintenant si seulement sa bite pouvait comprendre le message et le laisser se rendormir.

Il bougea légèrement et Fili fit un doux bruit somnolent qui pourrait ressembler à n'importe quoi que ce soit un ronflement à un gémissement. Ça n'avait aucune importance car la queue de Kili l'entendit et se durcit pour « peut-être » lui dire « Bonjour ! » Serrant les dents, il chercha à se détendre et à forcer son corps de prendre sa position flasque qu'il avait auparavant. Le Kiwi fit un autre son. Celui-ci était définitivement un gémissement et la queue de Kili se tendit pour pouvoir le rencontrer.

Ses dents serrées avaient progressivement mordu sa lèvre inférieure et l'Irlandais se demandait si c'était possible de pouvoir se branler furtivement avec quelqu'un s'accrochant à lui comme du lierre sur mur uni. Fili bougea, glissant sa jambe sur celle de Kili, son érection trainant le long de la cuisse du brunet dans un mouvement qui sentit comme s'il avait pris mille volts sur lui. Le muscle de la cuisse de l'Irlandais tremblait en réponse. Super, maintenant quoi ?

Juste au moment où il réfléchissait à tomber du lit 'accidentellement', Fili se réveilla en sursaut et se poussa immédiatement vers son propre côté. « Je suis désolé. Je ne voulais pas t'écraser. » Sa voix était d'une octave plus aigüe avec la surprise.

« Hé, c'est bon. Ça ne m'a pas dérangé. C'était agréable, en réalité. » Kili tendit la main dans l'obscurité, frappant l'épaule de Fili et glissant ensuite sa main en bas pour enrouler leurs doigts ensembles.

« Vraiment ? »

« Ouais. Vraiment. Je pouvais te sentir contre moi…là-bas. C'était agréable. » Il se retourna autant qu'il le pouvait et pour sentir autour de lui le Kiwi, espérant vraiment que ses yeux s'adapteraient à l'obscurité. Quand il le trouva, Kili glissa sa main derrière l'épaule du blond et le tira plus près de lui. « Tu étais beaucoup trop loin. »

Fili se déplaça, mais pas aussi près qu'il avait été. « Je dormais, je n'essayais pas de te molester. »

Kili eut un petit rire. « J'espère que non, car tu ronflais dans mon oreille. J'aime penser que je suis plus excitant que ça. »

« Tu es définitivement plus excitant que ça, » répondit Fili. Il se poussa un peu plus et Kili sentit des lèvres douces se pressées contre sa joue. Il tourna la tête pour les rencontrer.

Le baiser était différent que celui dans le sofa. Il y avait de l'hésitation, du désir et un peu de crainte. Dans le salon rien de pouvait arriver mais maintenant on pouvait s'attendre à des choses, de la déception était possible, probable même. Le baiser virait directement à « Oh merde qu'est-ce que je suis en train de faire ? » et l'Irlandais se raidis en réponse.

Fili sentit la tension dans le souffle de Kili et se retira. « Nous n'avons pas à le faire. On peut attendre jusqu'à ce qu'on soit tous les deux prêts. Nous avons tout notre temps. »

« Je…je le souhaite, » Les mots quittèrent les lèvres de Kili avant qu'il ne le sache qu'il allait les dire. « J'ai besoin de toi. » Il était effrayé, mais il était déjà auparavant et il savait qu'une fois qu'il aurait franchi le pas tout ira mieux. Il commençait à faire confiance à cet homme doux et attentionné qui était couché à côté de lui. Ça pouvait tourner au désastre, mais il ne pouvait pas savoir tant qu'il n'avait pas essayer. « Je te fais confiance. Je sais que tu seras là pour me surprendre. »

Cette fois-ci ce fut le souffle de Fili qui se coupa. Il restait immobile, incertain de ce qui faut faire, un pouce caressant toujours dans de lents cercles l'épaule de Kili. Il ne savait pas si la foi de son partenaire était mal placée. Il n'avait jamais capable d'attraper quelqu'un, même pas lui-même.

L'Irlandais resta immobile un moment, mettant à l'écart ses soucis. Il faisait des courses de vélo, se jetant sans crainte sur la ligne de départ, se battant pour être premier et menait l'avance. Il avait attrapé plus d'air que la plupart des courseurs et son propre style et son habileté de faire des figures avaient menés sa mère proche de la crise cardiaque. S'il avait pu faire tout ça pourquoi était-il si effrayé de tendre la main et de clamer l'homme le plus magnifique qu'il n'eut jamais rencontré ?

Il se rendit compte que Fili l'attendait. Bon, il était temps de décoller avec son vélo et aller vers l'au-delà. Il prit une profonde respiration et se retourna autant qu'il le pouvait, glissant son bras sur la poitrine du Kiwi.

Il sentit Fili frissonner pendant un long moment et ensuite y répondre tandis qu'il combattait ses propres craintes, les bousculant à l'arrière de son esprit et se laissant aller pour Kili. Il se courba contre lui, se blottissant contre son cou, de petits baisers mordillant sa peau mal rasée, envoyant des décharges électriques à travers le corps de Kili. Il n'avait jamais réalisé que son cou avait une zone aussi sensible. Le blond bougea légèrement et trouva le lobe d'oreille de Kili, son souffle doux alors qu'il y déposait de minuscules baisers, sortant le bout de sa langue déclenchant des étincelles sur la peau non habituée aux caresses.

« Tu es si chaud et je te veux. » Le roulement des mots dans la bouche du Kiwi était presque aussi érotique que les mots eux-mêmes.

« Je te veux aussi, » son adorable accent Irlandais affectait également Fili. Ils allaient s'enivrer sur les accents de chacun. Parle-moi, chuchote-moi des mots doux érotiques et laisse-moi écouter la musique de ton accent, la chanson de tes mots. Serre-moi fort et dis-moi que je suis quelqu'un de spécial pour toi, que je ne sois pas seul pendant la nuit.

Le baiser était un conflit de langues, de dents et de passion. Une tresse entra dans leurs bouches et ils la crachèrent tous les deux en même temps, trop excités pour trouver ça amusant. Rien n'allait se mettre entre eux-pas de perles, pas de craintes, pas d'handicap. Les mains glissant sur les corps musclés, sous les T-shirts et croquant les poitrines couvertes de fourrure buvant le plein de sensations de touchers comme ils le pouvaient.

« Ton haut, » haleta Kili et de fortes mains enleva dans un seul mouvement, fit une pause et enleva le deuxième T-shirt qui constituait un obstacle au toucher.

Fili le jeta au sol avec celui de Kili. « Veux-tu que j'allume la lumière ? »

« Non. Pas de lumière. » Kili ne pouvait pas dire si c'était pour cacher ses cicatrices ou si le velour de l'obscurité qui les entourait rendait le moment plus érotique. Mais pas lumière, pas cette fois.

L'Irlandais tendit sa main pour trouver la poitrine du blond et faisait courir ses doigts sur la peau, suivant la courbe de ses pectoraux, s'émerveillant que les poils soient frisés en graines de poivres au lieu d'être raides. Le toucher lui montrait ce que ses yeux ne pouvaient voir dans l'obscurité et il se retrouva ivre d'exploration. Il voulait toucher et expérimenter chaque centimètre de son partenaire. Il était en feu à cause de la soif, mais contrairement au passé, il ne conduisait pas pour finir une course. Dans cette course le prix était la sensation - pas l'achèvement.

Fili renifla, lécha et suça tandis qu'il descendait le long du cou du brunet pour s'arrêter et explorer sa clavicule, traçant le creux de sa gorge et descendant le long des poils sombres et doux de sa poitrine pour capturer un mamelon rosé. Le souffle de Kili était sifflant quand la caresse de la langue tourna en succion, ponctué de pincements qui s'arrêtèrent ne laissant qu'un semblant de douleur. La sensation partit directement vers son aine le réchauffant jusqu'à entrer en ébullition.

Il voulait désespérément poser sa bouche sur Fili, mais il était retenu et se faisait explorer par cette langue succulente qui faisait des choses merveilleuses sur la peau de sa poitrine et maintenant sur son ventre. Oh Seigneur il faisait des choses sur son ventre qu'il ne savait pas que ça serait si agréable. Le ventre était utilisé pour de chatouilles, mais ce n'était pas des chatouilles - Ces longs et lents coup de langues faisaient comme si sa peau se relevaient pour en avoir plus. Et il descendait plus bas…

Fili avait également constaté que d'être dans une pièce complètement sombre était incroyablement érotique. Il pouvait discerner la forme de Kili, mais rien d'autre. Il ne fallait compter que sur son toucher et son ouïe. Il écoutait les changements de respiration, escaladait les doux sons qui provenaient de l'âme de Kili. C'était comme jouer d'un instrument. Il avait trouvé la mélodie et le maintenait tout en l'accompagnant - pour jouer l'Irlandais.

Il avait aussi beaucoup de recherches de ce qu'il pourrait faire, mais tout cela revenait à explorer et d'apprécier le voyage. Un doux gémissement s'échappa des lèvres de Kili alors que le blond fouillait dans le bassin peu profond de son nombril. Fili consacrait un long moment à explorer ce merveilleux éclat de poils doux. Ses perles de moustaches trainaient contre sa peau sensible provoquant des frissonnements, faisant pulser la queue de Fili en réponse. Son but était de faire le tour sur le corps musclé et fin en-dessous de lui, son propre plaisir pouvait attendre.

Kili se sentait comme s'il allait exploser. Il n'avait jamais eu de partenaire qui n'allait pas tout droit à son but ultime. Il était un courseur même au lit. Le sexe était aussi chaud et frénétique que la course qu'ils avaient participé plus tôt. Mais les victoires sont de courtes durées et transitoires. Il n'avait jamais été dans une relation, même jamais d'aussi près. Il s'agissait de points et d'orgasmes. Il se sentit partir à la dérive par les mains de Fili et sa bouche, et réalisait ce qu'il avait manqué… Oh, ce qu'il avait manqué.

Il tendit les mains et les bras rendu plus fort par la rééduque levèrent Fili et le tira sur le lit. Le Kiwi commença par être surpris, mais un petit rire s'éleva dans l'obscurité et il se déplaça volontairement, se mettant dans une position en faisant en sorte que l'Irlandais puisse l'explorer également. Le petit rire se transforma en un halètement quand des doigts doux et forts trouvèrent ce qu'ils étaient en train de chercher et descendirent sur le ventre parsemé de poils bouclés pour faire pression. Inconsciemment il poussait ses hanches vers l'avant pour en quémander plus. C'était le plaisir de Kili de lui en donner.

Le brunet lécha délicatement la tête, lapant le précum clair, utilisant le bout de sa langue pour le répandre et lisser la peau sensible. Il était totalement dans le mauvais angle pour pouvoir attendre le dessous où la plupart des nerfs se trouvaient mais partenaire ne se plaignait pas. Fili ne bougea pas pour permettre à l'Irlandais de l'explorer, son souffle sifflant entre ses dents tandis que des mains se joignaient à la langue dans une tentative de prêter attention tout à la fois. Ses hanches prenant un mouvement saccadé faillit presque le perdre, mais il se ressaisie et se tourna pour se concentrer sur Kili.

Kili se glaça quand Fili se pencha et captura la tête de son pénis. Les douces lèvres rosées se refermèrent sur le gland, la langue donnant des petits coups, léchant et puis appliquant une douce succion. Le monde était devenu silencieux et le temps s'arrêta. Pendant un long moment ce fut juste la nuit et la chaleur et la sensation. Puis tout ce remis en marche dans une secousse quand cette bouche parfaite glissa sur sa longueur et remonta à nouveau. Leur position sur le lit était parfait pour le blond pour applique rune pression sur le côté droit où tous les sensations étaient concentrées. Kili le surpris en ayant sa jambe droite partir en spasmes. Elle se redressait et tremblait durement. Fili s'arrêta, incertain de ce qui se passait.

« N'arrête pas, » se plaint-il dans un chuchotement.

« Tu bouges. »

« Ouais, c'est juste un spasme je pense que ça veut dire que mon corps aime ce que tu fais. Je le sais et j'en suis sûr. » Il sourit un peu et ajouta. « Mes nerfs sont tous bousillés. Ne fait aucun commentaire sur ma gestuelle. J'ai des spasmes. Au moins ils ne sont pas aussi gênants qu'ils étaient. Je ne comprends toujours pas d'où ça vient. Je n'ai pas beaucoup de sensation sur le côté gauche de ma queue et la tête n'est pas aussi sensible que t'habitude. Je n'ai rien essayé d'autre. »

Fili se souvenait de ce qu'il avait vu dans les vidéos. Il n'y avait pas de règles, chacun était unique. Le blond embrassa légèrement la tête. « Dis-moi ce qui marche, ok ? Si tu me gicles du lit je comprendrais que je devrais essayer autre chose. »

Kili ria, son abdomen ondulant sous la main de Fili. « J'essayerai de ne pas le faire, mais je ne te promets rien si tu trouves un une zone érogène. »

Fili se releva et posa un baiser humide sur son ventre. « Bien, nous verrons si je peux trouver quelque chose que ton corps aime. » Il retourna en bas vers la bite dure qui l'attendait.

« C'est super, » gémit-il quand Fili léchait et titillait avec sa langue. « Génial. Seigneur, t'arrête pas. S'il te plait, non… » Les mots de Kili se dissous dans un gémissement quand le blond le pris au mot et fit une autre descente.

Il gémit en signe de protestation quand Fili se retira brusquement et se replaça lui-même entre les jambes de Kili. « Je veux me concentrer sur toi. Je veux t'explorer. Je veux te goûter entièrement. »

« Donc, ne me laisse pas t'arrêter. » Les mots furent colorés par le sourire de Kili. Se demandant comment il pouvait être aussi chanceux, Kili se résigna à se laisser aller et devenir l'objet de la plus délicieuse expérience de l'histoire de la chambre à coucher.

Avoir des nerfs sectionnés et blessés étaient une chose drôle. La blessure de Kili était légère là où la moelle épinière se divise en plusieurs fibres individuelles. Le truc était de trouver ceux qui jouaient encore le jeu et se concentrer dessus. La main droite de Fili bougeait, touchait, pressait, caressait, chatouillait. Quand il ne recevait aucune réponse il se déplaçait mais son esprit dressait un plan là où les muscles tressaillaient. Le coin externe de la cuisse ne réagissait pas, mais l'intérieur, vers le haut où la peau ressemblait à de la soie, arracha un gémissement. Glissant plus bas, le Kiwi dessinait de sa langue le long de la cuisse intérieure droite de Kili et suivait la ligne de muscle jusqu'à ses testicules. Il n'eut pas beaucoup de réponse au-dessus, mais le dessous tira un sanglot et l'Irlandais resserra ses doigts et se recourba, s'agrippant aux draps en réponse.

Fili explorait les délicates bourses avec ses doigts et sa langue. De nouveau, une sensation, mais pas si forte sur le côté gauche et le côté droit était beaucoup plus réactif. Il projetait d'explorer plus bas mais puisqu'il qu'il n'avait pas été invité à le faire, il pensait que ce serait pour une prochaine fois.

Il remonta jusqu'à la hampe, agrippant la base avec sa main pour exercer une pression et de s'occuper ce que sa bouche ne pouvait pas atteindre. Il embrassa la tête et glissant en bas avec ses lèvres pour décalotter le prépuce de Kili, afin de mieux stimuler le gland. Généralement c'était la meilleure idée, mais maintenant il voulait trouver tous les nerfs sensibles qu'il pouvait. Cela semblait marcher car il eut un léger tressautement des hanches de Kili en retour, particulièrement quand il se concentrait sur le minuscule tissu du frenulum juste sous la tête.

« Putain ! Oh putain…Ouais, juste là, comme ça. » Les mots de Kili étaient forcés, ses muscles tendus par le plaisir. Il ne savait pas quoi faire de ses mains et les mit au-dessus de sa tête pour serrer l'oreiller. Ses yeux étaient ouverts mais il était aveugle à tout excepté ce que faisait son partenaire entre ses jambes.

Fili le suçait durement, jouant avec sa langue, et son partenaire produisait quelques sons qui auraient pu être des malédictions Gaéliques ou justes gutturales. Peu importe. Les entendre fit sourire intérieurement le Kiwi. Il l'engloutit, prenant une grande partie de la hampe tant qu'il le pouvait, s'assurant que sa langue s'occupait du bon côté. Il léchait autant qu'il suçait, cherchant à donner autant de stimulations que possible. La main de Kili se posa sur son épaule et glissa jusqu'à sa nuque et ensuite à sa tête pour s'enrouler dans ses boucles courtes. Il n'y avait aucune pression, juste de l'encouragement. Il l'accepta avec joie et travailla sur cette belle queue aussi habilement qu'il le pouvait.

Le Kiwi se battait avec le bord tranchant de son propre orgasme. Ce qu'il faisait et la réponse qu'il recevait était suffisamment érotique pour presque le faire venir sans jamais avoir eu besoin à se toucher lui-même. Il était si perdu dans les sensations qu'il lui fallut un bon moment pour remarquer que le gémissement sous lui n'était pas de la passion, mais de la tristesse. Il s'arrêta net tentant d'analyser les sons qui avaient été des sanglots de plaisir mais qui avait maintenant pris un ton différent.

« Kili, quel est le souci ? Je t'ai fait mal ? » Sa voix était rauque et il prit une grande bouffée d'air pour se calmer.

« J'peux pas… » Kili prit une respiration irrégulière qui se termina dans un sanglot. « Je-Je…peux pas faire ça… »

« C'est bon. » Fili savait que ça semblait stupide mais il était désespéré de réconforter son partenaire. Il n'avait aucune idée quoi dire, dont il se redressa sur le lit et prit Kili dans ses bras.

Kili le poussa, sa respiration en lambeaux. « Ce n'est pas bon. Ça ne sera jamais bon. » Il cherchait à s'éloigner, mais Fili le tenait fermement. « C'était une idée stupide. »

Il le poussa plus fort, tentant de se retirer des bras de Fili. « Appelle-moi un taxi. Je dois sortir d'ici ! » Sa voix était étranglée par les larmes. Il était furieux et frustré.

Il commença par s'assoir, mais Fili enroula ses bras fortement autour de sa poitrine et le poussa gentiment en arrière. « Tu disais me faire confiance pour te rattraper. Je ne te laisserai pas partir et je n'y renoncerai pas. Je ne vais pas te laisser baisser les bras non plus. » Il posa un baiser sur les cheveux de Kili. « On trouvera de quoi faire. »

« Pourquoi tu te soucis de moi putain ? » Le visage de l'Irlandais fut pressé contre un oreiller, mais Fili pouvait l'entendre et les mots étaient aussi tranchants qu'un couteau.

Fili fit une pause et prit une inspiration. « Je m'inquiète car quand je t'ai vu c'était comme trouver une part de moi dont je ne savais pas que je l'avais perdu. Je m'excuse si ça semble niais et stupide. Quand tu me souriais j'avais l'impression de respirer à nouveau. Je…je ne sais pas comment décrire mieux que ça. »

Il fit courir ses doigts dans les cheveux indisciplinés appuyant contre sa joue. « C'est juste un obstacle sur la route. » Il glissa ses doigts vers le bas de la joue de Kili pour prendre en coupe son menton et le tirer vers lui pour l'embrasser, mais l'Irlandais s'arracha à lui et replongea dans l'oreiller. « Je pensais que les gars qui faisaient du BMX aimaient les obstacles sur la route, ils ne te laissent pas un peu de vent ? »

« De l'air, » corrigea automatiquement Kili, sa voix étouffée. Il ricana involontairement. « Le vent c'est du pet, mec. »

« Désolé, » dit le blond par réflexe. « Je veux dire quand tu te prends un obstacle sur ton vélo tu t'arrêtes ? »

« Non. »

« Tu es certain ? Tu donnes l'impression que tu te laisses trainer dans la boue. »

« Putain non ! » Plus fort cette fois-ci.

« Alors pourquoi restes-tu couché avec ton visage dans l'oreiller ? »

« Car je suis un trou du cul geignard. » Kili fit apparaitre son visage et prit une longue inspiration frissonnante.

Fili faisait courir son doigt sur la joue du brunet, ses ongles grattant la légère barbe. Il volait le tirer dans un baiser, mais il attendit calmement dans l'obscurité, laissant son partenaire à faire le tri.

Il y avait un souffle, un accroc, puis un sanglot qui fut coupé de façon abrupte. « Je peux faire un back flip sur un vélo, mais ceci m'effraie à mort. »

Le pouce de Fili caressa sa joue en de cercles tendres. « C'est pourquoi je suis là. Tu ne dois plus faire cavalier seul désormais. Je suis là pour te rattraper, tu t'en souviens ? »

L'Irlandais tourna sa tête et embrassa le pouce de Fili. « Tu mérites mieux. »

« Oh pour l'amour de Dieu, arrête de parler comme un idiot fini, » craqua Fili, sa voix tranchant dans l'obscurité. « Ce n'est pas ce que quelqu'un mérité, c'est ce qui est juste. Est-ce que la voiture t'a écrasé les couilles quand elle t'a renversé ? »

« Va te faire foute ! »

« Oui. Exactement. S'il te plait fais-le. Et arrête de chialer pendant que tu y es. »

Kili s'écarta brutalement, repoussant Fili au loin. Sa respiration était irrégulière et un instant le Kiwi fut inquiet d'être allé trop loin, mais lorsque l'Irlandais se tordit pour se retourner et réclama ses lèvres pour un baiser sauvage, Fili y répondit en plantant ses doigts dans les épaules de Kili et rencontrant ses lèvres de plein fouet.

Le baiser était composé de langues et de dents, de nuque et de barbe, grattant, mordillant et léchant. C'était chaud, dur et sale. La langue de Kili glissait sur les lèvres de Fili et ses dents, fouillant sa bouche et ensuite reculant tandis que la langue du Kiwi fit de même en retour. Il n'y avait aucune discussions, seulement des gémissements étouffés et des soupirs, et des sons désespérés des poumons qui essayant de se remplir d'air pour un autre assaut.

Cette fois ce fut les mains de Kili qui partout, pressaient et tiraient sur la peau sensible, torturaient et tourmentaient les mamelons sensibles jusqu'à ce que le propriétaire en frisonne de plaisir. Les mains habiles testaient et trouvaient des points sensibles, persistaient, avançaient et revenant dessus pour conduire la soif de Fili encore plus haut. Il regrettait de ne pas pouvoir se déplacer aussi facilement que par le passé, mais il se contentait de ce qu'il pouvait, forçant son corps à se soumettre et à l'aider et à explorer.

Fili était silencieux et Kili s'arrêta, pensant un instant qu'il avait tout foiré, mais une respiration sifflante montrait qu'il avait fait monté le Kiwi assez haut pour qu'il ait dû mal à respirer. Un baiser sur son épaule et un pincement assez fort dessus montraient à l'Irlandais qu'il était préférable de ne pas arrêter. Ses baisers se déplacèrent plus bas et le corps en-dessous de lui se souleva alors que Fili se repositionnait pour mettre sa queue de portée. Comme prévenant.

Comprenant l'allusion, Kili se pencha et prit simplement Fili dans une gorge profonde, se tordit un peu et suça. Sa langue travaillait sur la hampe avec une série de « bruits » et sa main droite se tourna et le pompa avec adresse.

Fili rejeta sa tête en arrière et poussait des cris, ses hanches tressaillant un fois. Deux fois. Et il vint si violemment qu'il avait failli s'évanouir.

Kili avala difficilement et suça jusqu'à ce qu'il sentit les muscle de Fili se détendre d'achèvement. Il tenait lieu au choc et puis à contrecœur il se recula alors que la sensation était trop forte. Un petit sourire dansait sur le pourtour de ses lèvres. Il était plutôt doué à gérer son souffle avec ce truc.

« Sainte Mère de Dieu, où as-tu appris ça ? » Le murmure de Fili flottait sur le lit comme une bénédiction.

Ce fut au tour de Kili de rire. « Juste un petit truc que j'ai appris lors d'un rallye.

Fili grogna. « Les rallyes doivent être éducatifs. »

« Oh, » dit Kili lascivement. « Tu n'as pas idée… »