1. Appartenance: L'univers et les personnages appartiennent à Gatiss et Moffat (pour ce qui est de la série BBC) et bien évidemment à Conan Doyle !
2. Rating: "T" (en général, mais "M" à certains moment de slash ;) )
3. Autre: GUESS WHO'S BACK ? Désolé pour ces semaines de silences, mais comme je prépare ma dernière année d'école (et donc diplôme à la fin de cette dernière) j'ai un peu la pression et je ne vous cache pas que les fictions ne sont donc pas ma priorité... MAIS je vais essayé de revenir doucement dessus ! Alors je vous donne le chapitre 7, et je vais essayé de continuer cette histoire pour vous ! :D Sur ce, bonne lecture, encore sorry !
Chapitre 7
"Détective en détresse"
Sherlock avait insisté pour que John rentre chez Mary. Il commençait à être tard, ils n'avaient pas mangés à cause de l'enquête et Sherlock avait promis à John qu'il ne continuerait pas l'affaire sans lui, qu'il devait de toute façon rassembler tous les indices sur les cambrioleuses pour qu'ils puissent les coincer justement.
Alors John était rentré chez Mary, vers minuit. Il avait dû la réveiller pour entrer, et la jeune femme n'avait pas apprécié que son petit ami rentre si tard sans avoir donné de nouvelles. Ils n'avaient pas voulu se prendre la tête si tard, et avaient décidé d'aller se coucher sans plus en parler.
Le lendemain, ils n'en avaient pas reparlé, et étaient parti au Cabinet Médical sans plus discuter. Mary avait cette petite escapade en travers. John ne l'avait pas prévenu, était rentré tard, et surtout, se trouvait avec quelqu'un d'autre. Elle avait rapidement fait le rapprochement que ce quelqu'un était Sherlock, car elle avait intercepté un message, le matin-même, du détective qui s'excusait pour la veille sur le téléphone du médecin. Elle avait pris soin de supprimer le message pour que John ne voie pas que ce dernier avait été ouvert.
La journée s'était déroulée comme toutes les autres, même madame Tomkins était venu comme toutes les semaines, suspectant d'avoir un problème de vue. Lorsque l'heure du déjeuné était arrivé, John avait essayé de trouver Mary pour s'excuser et aller manger avec elle, mais elle fut introuvable. Il avait donc mangé seul, sur le pouce, et l'après-midi avait reprit son cours. Il croisa Mary a plusieurs reprises, qui vint frapper à sa porte de temps en temps pour lui annoncer les retards ou les absences de certains patients, mais John voyait clairement qu'elle ne voulait pas discuter, et il n'essaya pas de la retenir plus que nécessaire.
Lorsque la journée s'était termina, John avait attendu que Mary ferme le cabinet pour discuter avec elle, mais la jeune femme avait soupiré, et lui avait confié qu'elle voulait rester un petit moment seule. John s'était plain sur le fait que c'était ridicule qu'elle se comporte ainsi alors qu'il était juste sorti, qu'ils étaient juste au début de leur relation et qu'elle devait accepter qu'elle n'était pas le centre de son monde, qu'il avait des activités à côté, des passe-temps, des amis, et qu'il ne cesserait pas de les voir juste pour lui faire plaisir.
Mary avait été vexée par ses paroles, car jamais elle n'avait voulu faire comprendre à John qu'elle était jalouse et qu'elle ne voulait pas qu'il sorte. Elle lui en voulait seulement de ne pas l'avoir tenu au courant, et qu'il continuait d'oublier de dire qu'il avait passé la soirée avec Sherlock. Le détective n'était pas un souci dans l'histoire, elle savait qu'ils avaient été de très bons amis avant que Sherlock ne disparaisse, elle savait que John, dans le fond de sa fierté, était heureux de le retrouver, et elle savait également qu'elle ne pourrait pas l'empêcher de le voir. Non, le détective n'était pas le problème.
Le problème était que John semblait ne pas vouloir le lui dire, comme s'il en avait honte, ou qu'il voulait tenir ça secret. Et ça, Mary ne comprenait pas. À quel moment, à part quand on a une relation extra conjugale, cache-t-on ses relations à sa compagne ?
Elle avait donc laissé John sur le trottoir, devant le cabinet, et était rentré chez elle en taxi.
John soupira, énervé de la situation, et referma correctement son manteau pour se diriger vers le métro et se rendre à Baker Street. Il n'y a que là-bas qu'il pouvait aller de toutes façons. Ou voulait, peut-être.
Il arriva à l'appartement, gravit les marches avant de toquer à la porte. Mais aucune réponse. Il poussa alors cette dernière et entra dans le salon. Son regard se posa d'abord sur le mur, où toutes choses liées à l'enquête étaient punaisés. Il s'avança, vit les dernières informations récoltés fraîchement écrites sur des post-it, collés sur d'autres papiers, chevauchant encore des coupures de journaux, et encore d'autres… John observa l'écriture. Les traits étaient très appuyés, ce qui traduisait une certaine énergie, une forte personnalité et une volonté puissante. Cette analyse fit sourire John, car il s'agissait de l'écriture de Sherlock, et cela lui correspondait parfaitement. Les traits étaient tout de même fins, ce qui reflétait une certaine maîtrise des émotions, et à la fois une certaine sensibilité, et ce détail fit encore sourire John. En revanche, son écriture était un mélange de calligraphie et de typographie, un mélange entre la docilité et la rationalisation. C'était une technique qui permettait une facilité du geste, une façon intelligente à s'adapter.
John soupira en se reculant. Il n'avait pas besoin de s'appeler Sherlock pour savoir tout ça, il s'était simplement déjà renseigné sur la graphologie au lycée, et il en avait gardé de bons souvenirs.
« Coucou ! »
John sursauta et porta sa main à sa poitrine en voyant madame Hudson dans l'encadrement de la porte d'entrée. Il sourit nerveusement alors que la vieille femme s'excusa.
« Que faites-vous là, John ? Vous n'êtes pas avec votre petite amie ?
— Eh bien, sourit-il en soupirant, nous nous sommes un peu prit la tête et je m'étais dit que rendre visite à Sherlock pour me changer les idées pourraient ne pas me faire de mal.
— Oh je vois, ces petites querelles d'amoureux, ça arrive, ne vous en faites pas ! Dit-elle d'un geste de la main en murmurant sur la fin de la phrase comme s'il s'agissait d'un sujet tabou. Lorsque mon mari était encore vivant, nous nous prenions aussi souvent la tête ! Mais c'était parce que j'étais danseuse exotique, vous savez !
— Certainement.. ? s'interrogea John en arquant un sourcil.
— Eh bien ? Où est-il ?
— Qui ça ? Fit le médecin troublé.
— Sherlock, voyons ! »
Elle se mit à rire et entra dans la pièce. Elle alla dans la cuisine et ne vit personne. Elle se risqua à s'aventurer jusqu'au fond du couloir et de toquer à la porte mais elle n'eut pas de réponse. Pas de bruit de douche non plus. C'était étrange. Elle revint auprès de John.
« C'est étrange, il ne semble pas ici…
— Quoi ? Il m'avait promis que.. ! »
John resserra les poings et attrapa son téléphone. Il appela directement Sherlock, mais ce dernier ne décrocha pas. Il pianota alors rapidement un message, lui demandant où il était pour le rejoindre immédiatement. Mais au bout de dix minutes, il n'eut toujours pas de réponse, et cela commença alors à l'inquiéter.
« Ce n'est pas normal, dit-il la gorge nouée.
— Peut-être est-il avec son frère ? Proposa madame Hudson à cours d'idée.
— Peut-être bien, je ne sais pas. »
Il envoya un message à Mycroft. Oui, après tout ce temps, il avait aussi gardé le numéro de l'aîné des Holmes, au-cas-où, avait-il pensé. La réponse ne tarda pas à arriver, et Sherlock n'était visiblement pas avec Mycroft.
Une pression vint s'abattre sur la poitrine du médecin en lisant ces phrases, et sa respiration devint de plus en plus courte et compliquée.
Il était hors de question d'envisager que quelque chose était encore arrivé à Sherlock.
A cette idée, le sang de John ne fit qu'un tour et il quitta l'appartement presque en courant sans dire un mot à madame Hudson qui lui avait couru après jusqu'à la porte. L'instinct avait pris le dessus, l'adrénaline guidait ses pas, et il se retrouva sans s'en rendre compte sur les lieux du braquage.
Il se faufila dans la bijouterie, scruta tout le magasin, dont l'arrière-boutique, et personne, il ne trouva que le désert total. Il s'arrêta, passa ses mains dans ses cheveux avant de les laisser glisser sur ses joues, sentant la situation le faire davantage paniquer. Il tourna de nombreuse fois sur lui-même, comme pour être sûr qu'il verrait Sherlock apparaître comme par magie dans un coin de la pièce. Mais rien, personne, pas de Sherlock. Pas de Sherlock.
La peur de l'avoir à nouveau perdu se fit de plus en plus grande, et il sentit l'angoisse l'envahir dangereusement. Il espérait simplement qu'il aille bien, et qu'il ne s'était pas mit dans une situation compromettante.
Mais c'était Sherlock, il se mettait toujours dans des situations délicates ! Mais il avait à chaque fois un plan qu'il sortait à la dernière minute, comme un magicien sortant le lapin du chapeau.
Mais Sherlock n'était pas un magicien. John se cogna doucement le front, les yeux durement clos et s'insultant lui-même d'idiot.
Puis il rouvrit les yeux, la bouche entre-ouverte, une illumination dans son esprit. Il pivota sur sa droite et regarda à nouveau le sol. Il ne l'avait pas remarqué avant à cause de la panique, mais elle était bien là.
Il se précipita vers le long tissu bleu marine et le ramassa. L'écharpe de Sherlock. Il savait que c'était la sienne, il la reconnaîtrait sans aucun doute, mais comme pour en être certain, il porta le tissu à son visage et inspira profondément.
Il ne sut dire s'il ressentit un soulagement en reconnaissant son odeur ou s'il ressentit l'angoisse de devoir se contenter pour toujours d'une simple écharpe.
Cette idée lui rappela à quel point il s'était voilé la face. Il fallait que Sherlock disparaisse une deuxième fois pour qu'il réalise qu'il était temps de ne plus faire semblant, de ne plus porter ce masque pour se protéger, car au contraire, rester dans le silence ne pouvait que le blesser davantage.
Il ferma les yeux, pour se concentrer sur ce qu'il devait faire, essayant de faire abstraction de la panique qui faisait douloureusement pulser son sang dans ses tempes, mais il sursauta en entendant son téléphone sonner. Un message. Il attrapa ce dernier si vite qu'il manqua de le faire tomber par terre, et lorsqu'il vit le nom de Sherlock sur l'écran, son cœur loupa un battement.
« Je vous conseille fortement de ne pas vous mêler de cette histoire, docteur Watson. Prenez cette chance d'abandonner, contrairement à votre ami qui a trop insisté. »
John resserra la mâchoire douloureusement tant la colère s'insinua en lui, et ses doigts eurent pu facilement briser son téléphone s'il n'avait pas eu besoin de savoir où était Sherlock. Il était en danger, quoi qu'il puisse faire ou penser.
« Dès l'instant où vous avez mit la main sur Sherlock Holmes, cette histoire est devenue mon affaire. - JW »
John replaça son téléphone dans sa poche de sa main droite, et serra l'écharpe de Sherlock dans sa main gauche. Il n'allait pas l'abandonner. Il ne ferait jamais ça. Il ne fera plus jamais ça.
Il releva les yeux noirs de colère vers une des caméras, et fit un joli doigt d'honneur avant de quitter la bijouterie. Une fois sur le trottoir, il pivota sur lui-même, regardant tout autour de lui. Qu'aurait fait Sherlock ? Si son écharpe se trouvait dans la boutique, ce n'était certainement pas parce qu'il avait eu envie de la retirer après un petit coup de chaleur. Non. Quelqu'un avait dû intervenir, savoir qu'il reviendrait ici. Et ce par les caméras, et c'est ainsi que ces personnes auraient su que John s'y trouvait.
Les caméras. Les caméras…
John ressortit à nouveau son téléphone, qui n'avait plus reçu de message de Sherlock, ou de l'agresseur, et envoya un message à Mycroft.
« Les caméras, qu'ont-elles filmé à la bijouterie Tateossian ce soir ? - JW»
La réponse ne tarda pas, par un appel de Mycroft lui-même. Il était relativement calme, bien que parfois ses mots s'emmêlaient dans sa bouche, signe d'inquiétude et de troubles, mais il était clair et concis. Sherlock avait été vu devant la bijouterie deux heures plus tôt. Une dizaine de minutes après y être entré, deux silhouettes féminines étaient elles aussi entrées. Un coup de feu avait éclairé la bijouterie, et les femmes étaient ressorti en traînant Sherlock sur leurs épaules avant de grimper dans une voiture. Dans l'angle de la rue, comme si elles savaient que Sherlock allait revenir sur le lieu du cambriolage. Les caméras avaient pu identifier le véhicule, le même que celui utilisé le jour du vol et qui s'était volatilisé dans une ruelle. La voiture disparaissait, encore une fois, dans cette même ruelle, mais Mycroft ne pu donner plus d'information, étant donné que ses caméras n'étaient pas placées dans le bon angle pour voir ce qu'il s'y passait à l'intérieure.
« Merci Mycroft.
— Vous ne pouvez pas vous occuper de cette histoire seul, Docteur Watson, vous n'êtes pas à l'abri de ce que ces femmes pourraient vous faire, à vous, ou à Sherlock. Je vous envois des hommes.
— Envoyez plutôt une ambulance, car je crois qu'il va y avoir des blessés. »
John raccrocha, sans laisser le temps à l'aîné des Holmes répondre, et rangea son téléphone. Il se dirigea au pas de course à l'adresse que Mycroft lui avait indiqué, celle de la ruelle, et lorsqu'il arriva devant cette dernière il fut troublé. C'était un cul de sac. Il n'y avait aucune voiture. Et selon Mycroft, les caméras n'avaient pas filmé cette dernière repartir.
Il fallait qu'il retrouve Sherlock, mais d'abord, il devait résoudre une énigme. Et seul.
Où était cette voiture fantôme ?
Il tourna en rond dans la ruelle pendant un bon quart d'heure, à se demander où cette voiture avait pu bien aller. Puis il finit par prendre du recul et à regarder les murs. Quelque chose clochait avec l'un d'entre eux, mais il ne savait dire quoi exactement.
Il s'approcha alors et laissa ses mains parcourir les briques à la recherche d'un indice. Mais toutes les briques étaient pareilles, froides, dures, et parfaites.
Ce dernier détail le troubla. Il devait s'agir d'un bâtiment datant du XIXe siècle, et ces briques ne pouvaient pas être parfaites. C'était ce quelque chose qui le gênait. Il continua à observer le mur de plus prêt encore, jusqu'à ce que ses doigts se glissent par hasard dans une longue fente. John recula, regarda, et remarqua que ces briques trop neuves formaient un grand carré, délimité par ces fentes.
« Une porte de garage dissimulée ! »
Il était fier de sa découverte, certes, mais il se demandait bien pourquoi il y avait une telle porte dissimulée ici. Et surtout, comment la police avait fait pour ne pas la remarquer. Maintenant que John l'avait découverte, il ne voyait que ça.
Malheureusement, il n'avait pas de télécommande pour ouvrir, ou de pied de biche pour force le portail de briques, alors il décida de sortir de la ruelle et de sonner au bâtiment en question. Mais personne ne vint lui ouvrir. Il regarda autour de lui, afin d'être certain que personne ne le verrait, et défonça la porte à coup d'épaule.
Par réflexe, il dégaina aussitôt son neuf millimètre et balaya l'entrée de son arme. Il faisait noir, et il n'y avait personne. L'adrénaline refit rapidement surface en se rappelant ses excursions en Afghanistan, à la recherche des terroristes et de la résistance dans les maisons et les villages en ruines.
Il inspecta d'abord le rez-de-chaussée, et découvrit une porte menant à un garage souterrain. Il fit immédiatement le lien avec celui trouvé à l'extérieur et le cambriolage de la bijouterie lorsqu'il reconnut la voiture noire qui avait été filmée et qui était passée à la télévision. Alors les femmes étaient encore ici, et Sherlock devait l'être également.
Il gravit alors silencieusement les escaliers, l'arme en mains, et écouta à la première porte sur sa droite, au premier étage. Il entendit du bruit.
« Il s'agit d'histoires personnelles, fit une voix féminine. Pourquoi vous en mêlez-vous donc ?!
— Pourquoi.. ? Fit la voix faible de Sherlock. Parce que vous avez commit un cambriolage ? »
La voix de Sherlock se teinta d'un rire et tout cessa lorsqu'un coup sec et dur raisonna dans la pièce que John ne pouvait encore voir. Sherlock venait certainement de se faire gifler. Un grincement de chaise se fit entendre et la voix de la femme reprit.
« Vous ne connaissez pas nos motivations, reprit-elle. Elles ne vous regardent pas.
— Moi non, je m'en moque complètement pour être honnête, mais la police enquête sur le cambriolage et toutes motivations, aussi idiotes et futiles qu'elles peuvent être, sont toujours bonnes à prendre ! »
John entendit presque le sourire dans la voix de son ami, et sentit qu'il allait bientôt craquer. Sherlock ne pouvait s'empêcher d'être arrogant, même s'il était ligoté à une chaise, la joue rougie par un gifle et une balle logée certainement dans l'épaule, ou un endroit de ce genre.
« Inutile de vous embêter à tout m'expliquer, continua le détective. Madame McMillan, je sais que vous avez une certaine haine envers votre ex-mari, Henry. Et cela serait justifié, car la nature de votre divorce est le fait que cet homme ait osé abusé de votre fille. Malgré votre cagoule, et bien que je ne sache pas à quoi vous ressembliez, je sais que la personne près de la cheminée est Laureen, votre fille. Il s'agit donc d'une vengeance familiale. Ajoutons à cela que mademoiselle Clarks, ici présente près de la fenêtre, a eut une aventure avec votre fils Luc, et que ce dernier a osé la tromper. De part son métier dans le maquillage d'effets spéciaux, la réalisation de ce cambriolage a été réalisable, dans le simple but de couler financièrement votre ex-mari, et pour elle, se venger de l'infidélité de son ex-petit ami. Le cambriolage a été réalisé grâce aux techniques de chimistes de votre fille, en utilisant du protoxyde d'azote afin de rendre les employés et vigiles de la bijouterie incapables d'intervenir tant ils étaient prit de fou rire. Des grenades de ce gaz hilarant ont été donc dissimulées dans les bouches d'aération, permettant une diffusion simple et efficace. Ensuite, grâce à mademoiselle Clarks, les réalisations des fausses empreintes ont été faciles à recréer grâce à du latex liquide, couramment utilisé dans les maquillages d'effets spéciaux. Hors, vous avez fait une terrible erreur en recréant les empreintes d'hommes existants et se trouvant en prison. »
John reprit son souffle pour Sherlock tant le détective avait débité un flot de paroles impressionnant. John aurait voulu entrer à ce moment, mais il savait que Sherlock n'apprécierait pas qu'il interrompe son moment de diva et parce qu'il était sur le point de dire un détail que John ignorait, et qu'il désirait savoir.
« Quoi.. ? Murmura une autre voix féminine.
— Pour prendre les empreintes de quelqu'un se trouvant en prison, il fallait que vous y connaissiez quelqu'un là-bas. Hors, sur les trois hommes, l'un d'entre eux portait également le nom de Clarks. Voilà un détail fâcheux, n'est-ce pas mademoiselle Clarks ? Fit Sherlock en accentuant son nom de famille. Votre frère, Brett, a été arrêté pour vol à main armée dans plusieurs pharmacies pour revendre illégalement des médicaments, il y a quelques années de ça.
— Ce n'est pas une preuve, il y a beaucoup de Clarks.
— Mais qu'une seule Miranda Clarks qui peut apparaître sur les caméras de surveillances avec Brett, et deux autres de ses amis.
— C'est impossible que vous ayez pu me voir sur les caméras de surveillances, j'ai demandé à un garde que je connaissais de les déconnecter le jour de ma visite !
— Intéressant… Voilà un bien bel aveu, dit Sherlock dans un rire. Vous vous êtes grillée toute seule, mademoiselle Clarks, car je vous ai dit un joli petit mensonge. Je n'ai pas regardé si des caméras avaient enregistrées une quelconque venue de votre part dans l'établissement pénitencier. Vous avez avoué vous-même. Bien que je le savais, vous êtes donc toutes les trois coupables de ce cambriolage.
— Vous n'avez aucune preuve ! Renchéri madame McMillan.
— Oh que si, j'ai un micro sur moi. Oh ? Oh ! En voilà une belle grimace de surprise ! »
Sherlock se mit à rire mais John comprit aussitôt le son qui suivit. Un cliquetis, un coulissement métallique, un claquement. John décida que c'était le moment. Il enfonça la porte de son épaule, et braqua aussitôt son arme sur la femme qui se trouvait au milieu de la pièce. Cette dernière détourna son revolver de Sherlock pour le pointer sur John. Le médecin gardait son sang froid, les yeux fixés sur la femme qui était certainement Brenda McMillan. Il y avait effectivement une femme, plus petite, se trouvant près de la cheminée, et une autre près de la fenêtre. Sherlock, lui, se tenait effectivement ligoté sur une chaise au beau milieu de la pièce. Et ce dernier le regarda avec un sourire en coin avant de soupirer.
« Tu en as mis du temps, John, se plaignit-il, je me demandais quand tu compterais entrer dans cette pièce.
— Docteur Watson.. ! Sourit nerveusement la plus âgée des femmes. Baissez votre arme où je tire.
— Le port d'arme est illégal en Grande Bretagne, madame McMillan, fit John en raffermissant sa poigne sur son neuf millimètre.
— Je pourrais vous dire la même chose, docteur.
— Il n'y a qu'elle d'armée, John, commenta Sherlock en laissant sa tête aller en arrière. Qu'on en finisse, j'ai une étrange envie de manger indien depuis plus d'une heure !
— Madame McMillan, je n'ai pas envie de vous tirer dessus, d'accord ? Ni sur votre fille ou votre ex-belle fille. Alors baissez votre arme. »
Des gyrophares bleus et rouges commencèrent à éclairer la rue, et des crissements de pneu se firent entendre à l'extérieur. McMillan commença à paniquer et se retourna brutalement vers Sherlock, l'arme braquée sur lui.
Un coup de feu raisonna dans l'immeuble.
To be continued...
J'adore terminer mes chapitres sur ce genre de cliffhanger ! xD
Je ferais de mon mieux, en revanche, pour ne pas vous laissez trop longtemps sur cette fin x)
Alors, a votre avis ? Que s'est-il passé ? Est-ce que Sherlock s'est fait tiré dessus ? Est-ce que John pourra le sauver ?
La suite au prochain numéro, comme on dit ! ^^
On se retrouve donc au prochain chapitre !
(Avec un atelier couture au planning ! xD)
Bybye ! :D
