Harry potter ne m'appartient pas
Merci pour les reviews toujours appreciées !
Prise en otage
On paye dur notre intrusion chez Rogue, et pas seulement à cause des maléfiques Carrow. Il y a aussi les Serpentards prétendant Mangemorts. A la fin d'un cours où j'avais reçu plusieurs coups de couteau, un groupe de Serpentards me bloque le passage. J'identifie Crabbe, Goyle et deux autres garçons que je ne connais pas mais qui, d'après leurs blasons, sont aussi à Serpentard.
« Alors tu croyais pouvoir voler le directeur ? » me dit Goyle avec un sourire méchant. Tiens, je ne savais même pas que ce troll était capable de parler.
« Ce que je fais ne te regarde pas !». Je les fusille du regard (en général, cela fait fuir celui qui est visé).
« Tu va payer ça, sale traîtresse à ton sang ! On ne répond pas à ses supérieurs comme ça !", cracha Crabbe.
Mes supérieurs ? J'hallucine, c'est le monde à l'envers ! En fait, rectification : c'est malheureusement notre réalité à cause de Voldemort.
« Je réponds comme je veux à qui je veux.»
« Les temps ont changé. » susurra t-il.
« Sans blague, je n'avais pas remarqué. »
« Potter ne pourra pas te sauver cette fois, tu es toute seule, personne n'entendra tes cris», dit Goyle avec un sourire maléfique.
« Je sais me défendre seule !" J'étais peut-être en mauvaise posture, mais je n'étais pas une princesse en détresse.
« C'est ce qu'on va voir », dit Crabbe avec un sourire diabolique.
- « Vous êtes pitoyables : 4 contre un ! Bravo !», dis-je en sortant immédiatement ma baguette.
Mes chances sont faibles. Crabbe et Goyle sont peut-être nuls mais ce sont des brutes et excellents en magie noire, et leurs acolytes aussi. De plus, le nombre est en ma défaveur mais je vise mieux que ces imbéciles.
- « Endoloris !», s'écria Crabbe.
J'esquive le maléfice de justesse, bousculant tables et chaises au passage.
« Chauve-Furie !»
Je fus heureuse de constater que le sort atteint sa cible. C'est une de mes spécialités.
Je n'ai pas le temps de savourer ma victoire car...
« ENDORLIS !» hurla Goyle.
Le sort me percuta et je ne peux retenir un hurlement de douleur. Je n'ai jamais autant souffert de ma vie. C'est comme si tout mon corps était transpercé d'aiguilles ou plongé dans un feu. Je ne pouvais penser à rien d'autre.
"Elle n'en vaut pas la peine", fit une voix lointaine.
La douleur s'estompa peu à peu et le souffle court, tremblante, faible, je tente en vain d'identifier la voix.
« Laissez la tranquille, sérieusement, on ne va pas s'abaisser à ça, elle n'en vaut pas la peine. » répéta t'i.l
"Parce que tu la trouves jolie Blaise ?"
Zabini ? Est-ce bien sa voix ? Comment ? Pourquoi?
Une nouvelle vague de douleur m'empêche de penser plus.
« Parce que on a mieux à faire », soupire t-il lorsque l'effet du sort s'estompe.
« On va éliminer ceux qui ne méritent pas d'être ici. », dit Crabbe d'une voix sadique.
« Elle peut être utile », objecta Zabini, «Après tout, elle a été la petite-amie de Potter !»
Alors c'est CA qu'ils veulent de moi. Je ne parlerai pas ! De toute façon, je ne sais rien. Je ne me rallierai jamais à eux.
« Et alors ? On la tue pas, on lui fait juste payer sa présence dans le bureau du directeur. »
« Vous connaissant, vous risquez de la rendre folle et on perdra une précieuse source d'infos !».
« Bon ok on la laisse, t'as de la chance traîtresse !»
Ils partirent. Je me relève difficilement et pris mon sac, vidée, fatiguée et essoufflée.
« Ca va ?», me demande la voix de Zabini.
« Merci », dis-je faiblement "mais je vais me débrouiller".
Je sortis de la salle en vacillant.
« Ginny ! », s'exclame Demelza en venant à mon secours, « Je m'inquiétais... Mais, par Merlin, que... ?»
J'imagine que je dois avoir une mine affreuse mais, à vrai dire, c'est le dernier de mes soucis.
« Des Serpentards...»,murmurais-je des larmes coulant sur mon visage.
Je déteste être faible.
« D'une amie de Ginny aux membres de l'AD : les Serpents attaquent. Ginny n'a pas l'air bien. La protection de nos membres doit être revu surtout celle des jeunes ».
Elle me soutient tout en envoyant le message.
« Je t'emmène à l'infirmerie ! Tu dois te reposer. »
Trop dans les vapes pour protester, je me laisse emporter. Le sommeil me prit dès que je touche l'oreiller du lit de l'infirmerie.
" Ca, c'est trop fort !", marmonna Mme Pomfresh juste avant que je m'endorme, "Je vais aller dire ma façon de penser au directeur !"
A mon réveil, Luna est à mon chevet.
« Ca va ?» me demande t-elle inquiète, "On s'est inquiétés ! Neville sera ravi de savoir que tu t'es réveillée !"
« Oui je crois. » repondis-je en tentant un sourire.
Je me sens mieux, j'espère pouvoir reprendre les cours. Il faut néanmoins que je subisse un examen complet de madame Pomfresh avant de pouvoir sortir. Autant dire qu'elle n'est pas de bonne hummeur car Rogue n'a pas voulu entendre ses protestations.
"Si la santé des élèves de Poudlard n'était pas en jeu, je démissionnerais ! Trop c'est trop ! Heureusement, tu n'as pas de séquelles, tout me sembre en ordre, tu peux y aller."
Finalement, je l'aime bien madame Pomfresh !
"J'ai dormis longtemps ?", demandais-je à Luna qui m'attendait.
"Quelques heures, tu n'as rien loupé d'extraordinaire. On a revu la securité de nos membres." répondit-elle.
Dans la salle commune, je suis accueillie en héroïne. Une petite fête est improvisée. Seamus a ramené plein de nourritures des cuisines et je réalise alors que je suis affamée.
Entre la fatigue dû au sortilège et mon ventre bien rempli, je dormis bien cette nuit.
Dès le lendemain, un nouveau plan de survit est mis en place. Désormais, on se balade plus seul. Neville, Luna et Demelza ne me quitte pas d'une semelle.
Mille façons de mourir, qu'une seule façon d'être heureux.
C'est la seule chose qui compte.
