N.d.L :Bonjour bonsoiiiir ! Voilà un autre chapitre, Sora et Siri (hahah, avouez que Siri c'est trop chou xD *sort*) se rapprochent un tout petit peu plus (a) pour le plus grand bonheur de Soraya ! (Soraya : Même pas vrai ! C'est qu'un con ce type ! Auteur : Dont t'es amoureuuuuse :p Soraya : ... -_- ) .
J'ai été vraiment TRES surprise par le nombre d'ajouts à Favorite Stories et au Alert Stories Ö WOW merci les gens ! Mais est-ce que je pourrais avoir des reviews, hein? (a) *yeux de chat potté (pour rester dans le thème du chapitre :p)*
Merci à je cite : Myllie (L), N'étoile, Skouare Enix et puis... POMEGRANATESSS ! (J'adore les pseudos de mes lectrices *-*)
Puis, euuuuh, petit coup de gueule, allez ! :D Une review qui m'a bien fait marrer, on va dire :p mais qui m'a assez énervée :

"L'histoire est pas mal et tout mais serieusement ... Des yeux violets ? xD Tu saurais pas faire plus Mary-Sue ^^ C'est un peu le genre de truc qui donne envie d'arreter de lire directement .." (signé Julie T anonyme -_-)

Ma chérie :D Des yeux violets, ça existe, je peux te l'assurer ^^ ma propre cousine qui est JUSTEMENT libanaise a JUSTEMENT des yeux VIOLETS :) Bon, je dois faire une petite leçon moi : une "Mary-Sue", elle a tout les mecs à ses pieds, elle sauve Poudlard chaque deux jours, elle est gentille, douce, elle est l'amie de tout le monde, elle est super populaire, elle parle 36 mille langue, elle est italienne, marocaine, française, allemande, japonaise, tout en même temps, martienne peut-être ^^ bref, elle a toutes les nationalités possibles.. Et improbables ^^ La mienne, ma Soraya, ne parle qu'anglais et un peu de libanais, elle ne sauve pas Poudlard -_- elle est humiliée beaucoup de fois, et jusqu'à présent... Aucun garçon n'est venu la draguer :) DONC, pour venir et me balancer "Mary-Sue" juste parce que tu l'as lu quelque part et que t'as voulu faire geeenre, je sais ce que ça veut dire, tu t'es frottée à la mauvaise personne ma vieille ;) Et la prochaine fois, signe pas en anonyme hein ! :D (peut-être que j'en fais trop, mais voilà quoi.)


Chapitre SIX

MAIS C'EST MEUGNON, UN CHAT !

Depuis la retenue, Sirius et Peter me saluaient parfois d'un signe de tête, et Sirius m'avait foutu la paix en cours depuis. BON, j'avoue qu'il m'énervait énormément, mais maintenant faut dire que ça me manque un peu, ses manières de m'aborder. De t'aborder, hein ! Il ne faisait que passer du temps parce qu'il s'ennuie à fond en cours... ça veut dire? Tu le sais très bien; tu n'étais qu'un passe-temps, et il s'en ait lassé. ... T'es pas censée être la voix de la raison qui devrait plutôt me remonter le moral, toi ? Je suis la voix de la raison, et comme mon nom l'indique clairement, inculte, je suis là pour essayer de te raisonner... Mais apparemment, tu n'en fais qu'à ta tête ! Donc, si je suis ton raisonnement, je n'en fais euh, qu'à toi ! Hein? Ben, c'est toi ma tête, donc je ne raisonne et ne subis que tes volontés et tes désirs... Qui sont tous liés à toi donc ! Pff, t'es trop conne. Mais qu'est-ce que j'ai fait pour être ta raison à toi, par Merlin ! T'as dû avoir été Viviane, la nana de Merlin dans une vie antérieure, c'est pour ça. Merlin l'aimait spécialement, mais elle l'a piégé, tu vois, alors là il a dû vouloir se venger. Possible.
Le fait est que, en ce moment même, je suis en train de tourner en rond dans le château. Dina doit roucouler avec son Ike dans un coin, son petit japonais, là, je ne sais pas vraiment ce qu'elle lui trouve, j'espère que ça lui passera ! Et puis Dona, elle doit sans doute faire un jogging avec Jeremy. Je me demande comment ça va finir entre eux, ces deux-là. Enfin, bref. Moi je fais quoi, maintenant? Je grimpe dans la colline pour revoir mon "serviteur éternel" ? Non, je ne suis pas désespérée. Un peu comme même ! Rho, ça suffit ! Pas désespérée à ce point ! Et puis, il fait nuit, là. Le couvre feu, c'est dans une demi-heure à peu près. Faut que je me dépêche d'entrer dans mon dortoir. Et si je passai par les couloirs qui donnent sur la forêt? Au moins je me sentirais moins seule. C'est vrai que tu pourrais faire de la conversation avec des mille pattes, des sauterelles et autres bestioles bavardes. C'est mieux que de te faire la conversation à toi, remarque. Abrutie. Débile. Gamine. Idiote. Enfoirée.Arrête ! C'est pas vrai, j'arrive pas à croire que je m'insulte intérieurement ! Folle. Salope !
Alors que je débattais une discussion de la plus haute importance pourvue d'élocutions tout autant intelligentes que diplomatiques avec mon moi intérieure (Bâtarde ! Connasse ! Attardée mentale !), je marchai avec précaution dans les ténèbres quand un faible miaulement déchira la nuit. Il semblait venir de dessous le bâtiment. Je me mis à genoux et appelai doucement. Oui, le chat va te dire "je suis là!". T'es trop drôle, on te l'a déjà dit ? ...
Je me relevai aussitôt. C'était plus loin, de l'autre côté du bâtiment... Je m'y rendit et m'agenouillai de nouveau, réitérant mes appels. Le chat était bien là. Pourvu qu'il n'y ait ni serpents ni araignées ! Je passai un bras sous le plancher. Mes doigts rencontrèrent une boule de poils humide.

« Allons, viens !»

L'animal eut un tressaillement de peur, mais ne bougea pas.

« Qu'est-ce que tu fais?»

Je sursautai et relevai la tête. Black était campé devant moi, les bras croisés. Mais qu'est-ce qu'il fait là, lui !

« Il y a un chat, là-dessous. Il est peut-être blessé...»

Pourquoi, en sa présence, me sentais-je toujours sur la défensive? Si tu avais accepté les quelques rares demandes de garçons à sortir, tu aurais été moins... coincée. Je t'ignore à compter de ce jour. Parfait !Parfait.

« C'est sans doute un chat sauvage. Ces bêtes sont dangereuses, on devrait les exterminer. Remarqua-t-il avec un air révulsé.
- Un chat sauvage ne se serait jamais laissé toucher ! Il est un peu trop loin. Je n'arriverai jamais à le faire sortir.»

Il poussa un soupir impatient que j'ignorai; j'avais trop besoin de son aide pour répliquer quoi que ce soit. Comme si t'allais lui fermer sa belle gueule avec une de tes répliques cinglantes si euh, nombreuses. Mais j'en ai ! Comme " ta gueule"? Pf, mais ta gueule ! Qu'est-ce que je disais. Va te faire foutre. En plus, je te parle plus. Je t'ignore.
Le chat miaulait maintenant de façon déchirante. Je détournai la tête pour dissimuler un sourire de triomphe. Sirius venait de s'agenouiller à son tour.

« Où elle est, cette foutue bestiole ?
- Là... Juste au-dessous ! Non, un peu plus par ici,
murmurai-je en prenant sa main pour guider sa recherche. »

Des contacts de ce genre, j'en avais des dizaine par jours. Mais une telle main, à la fois douce et puissante, ne risquait pas d'être confondue avec celle d'un élève lambda !
Le cri de Black me tira de mes pensées.

« Je le tiens ! Si je suis mordu par un serpent ou piqué par une araignée, tu pourras toujours me venir en aide, hein ? »

Tout en parlant, il ramenait le chat, qu'il avait réussi à extirper de sa cachette. La fourrure poisseuse de sang, les yeux déjà vitreux, la pauvre bête était en piteux état.

« Il n'en a plus pour longtemps, mais il valait mieux l'enlever de là avant qu'il meure. »

C'était une façon logique de voir les choses. Logique, mais choquante. Je palpai l'animal. Apparemment, il n'avait rien de cassé, mais il avait une vilaine plaie...

« Pose-le que je l'examine.
- Ah ! Docteur, il faut dire "s'il te plaît"... »

Docteur ? Était-ce sa façon de réagir au ton brutal que j'avais employé ? J'obtempérai, amusée, constatant avec surprise qu'il posait avec beaucoup de délicatesse l'animal sur le sol. Quoi ! Tu t'attendais à ce qu'il le jette sur la terre? Sirius, malgré ses airs d'Apollons et de demi-dieu, est un humain avec un cœur ma belle ! Tiens, j'ai l'impression qu'on essaye de communiquer, là. Mais apparemment, ce ne doit être que le vent qui siffle entre mes oreilles. Ce qui ne m'étonne pas ! C'est justement parce que t'as pas de cerveau que le vent circule librement dans ce qui te sert de boîte crânienne ! Haha ! Ce qui se trouve dans ma "boîte crânienne", c'est toi.

« En admettant que t'arrives à le sauver, t'en feras quoi après ? Les chats sauvages ne s'apprivoisent pas.
- Les chats sauvages ne recherchent pas l'aide des humains ! Ce chat, qui est une chatte, a dû se blesser après s'être égarée. »

Pendant que je parlais, l'animal s'était redressé et, sans que j'aie eut le temps de le retenir, il disparut de nouveau sous le bâtiment. Les larmes aux yeux, j'implorai mon compagnon du regard. Mais qu'est-ce que tu veux qu'il fasse ? Qu'il le suive, peut-être, pour tes beaux yeux? T'es trop... J'hésite entre naïve et débile. Je t'ignore.
Immense dans le ciel sombre, la lune nous éclairait doucement, laissant dans l'ombre le visage de Sirius Black, mais mettant des reflets chocolats dans ses cheveux bruns.
Dans le silence, nous entendîmes soudain un frôlement. Je me penchai. La chatte revenait vers nous, en se traînant péniblement, tenant quelque chose dans sa gueule.

« Vite, ordonnai-je en la voyant s'effondrer de tout son long sur le sol. Mets-la dans la lumière, il faut que je...
- Lui fasse un massage cardiaque, lui mette un goutte-à-goutte, lui fasse un bouche-à-bouche ? Il est mort, ce chat... »

C'était dit sur un ton inexpressif, le même que celui que j'avais entendu quelques minutes plus tôt.

« Mais ne désespères pas ! ajouta-t-il.Voilà un autre sauvetage à opérer ! »

M'ouvrant la main, il y déposa une minuscule boule de poils.

« Un chaton..., murmurai-je. Sa mère, d'instinct, savait que nous nous en occuperions. Un chat sauvage n'aurait jamais fait ça !
- Non, il aurait fait preuve de plus de bon sens, et de moins de conneries. Ce n'est pas moi qui m'occuperai d'un animal qu'il faudra nourrir au compte-gouttes !
- Tu l'as déjà fait ? dis-je étonnée qu'il ait pu s'atteler à une tâche aussi délicate. »

Il eut un petit sourire et je pris sur moi pour ne pas caresser son joli minois. C'est un crime d'être aussi beau !

« Oui, il y a des années. Quelle corvée ! Je m'en souviens encore ! Pas la peine de me regarder avec ces yeux suppliants... Je te le répète, ne comptes pas sur moi pour élever ce chat ! »

Je caressai la petite tête soyeuse.

« Mais je vis en collocation avec Mary Stamphord, elle est allergique aux poils de chats... J'ai dû me séparer de mon siamois la première semaine de ma première année à cause de ça... Tu ne vas tout de même pas laisser là la pauvre bête ! D'ailleurs, crûs-je bon d'ajouter, c'est toi qui est venu m'aider ! »

Le silence retomba. Les yeux fixés sur le visage de Black, je me creusais la tête à la recherche de l'argument qui arracherait son accord.

« Être incapable de résister à d'aussi jolis yeux... murmura-t-il. »

Embarrassée, je fixai le sol.

« Allez, donne-le-moi, ce matou, et fiches le camps avant que je change d'avis ! »

Évitant avec soin tout contact avec la main qu'il me tendait, j'y déposai le chaton.

« Merci, balbutiai-je. »

Un court instant, j'hésitai, puis tournai les talons m'enfuis vers mon dortoir.


«T'étais où? Me demande Dona, alors que sa sœur, affalée en boule dans le fond d'un canapé, se goinfrant de chocogrenouilles, me lançait des regard inquisiteurs.
-
Eh bien, je... parlais avec Sirius. »

Dina toussa très fort, manqua de s'étouffer avec ses friandises, et son visage prit une teinte violette légèrement bleutée, alors que sa sœur me regardait, les yeux ronds, et sa bouche formant un magnifique "O", comme si je venais de leur déclarer mon amour profond et pur au professeur Flitwick, ou pire, que Rogue se lavait les cheveux deux fois par jour... Mais ce n'est malheureusement pas le cas. Alors qu'est-ce qu'elles ont?

« Euh... Les filles...
- Tu as parlé avec Sirius, Soraya ? PARLÉ ? S'exclama Dona, incrédule.
- Mais oui ! Pourquoi?
- Je ne sais pas si tu l'as déjà remarqué, mais...
commença Dona.
- ... Sirius ne parle presque jamais... continua Dina.
- ... Avec une fille. Conclurent-elles toutes les deux en unisson.
-
Très synchros, les filles. »

Elles me fixèrent, éberluées par ma réflexion. C'était peut-être pas l'effet attendu. Enfin, bon. S'il ne parle jamais PRESQUE jamais ! avec une fille, donc il doit avoir la bouche pleine... Je ne pense pas que ce soit à cause d'une bouffe quelconque, ah ça non, donc il doit sûrement flirter avec, si plus si affinité... S'il ne m'a pas embrassé, s'il n'a rien tenté, c'est qu'il te trouve pas à son goût. J'allais dire, c'est qu'il me respecte. Mais...

« Peut-être que tu ne l'intéresse pas... Dona vit le regard noir que Dina lui lança, et crut bon de finir. Vraiment, fit remarquer Dona d'une petite voix, et ma conscience dans ma tête dansa une macarena endiablée en jouant des claquettes, faisant un bruit de fanfaronne, et chantant "Je te l'ai dit !".
- C'est pas possible ! Ce gars, il saute tout ce qui bouge ! Dina sembla réfléchir un instant, avant d'ajouter. Et, et Sora, bah elle bouge !»

Ahuries, Dona et moi nous tournions vers Dina, très lentement.

« Wow, Dina, bravo !
- Ça va, ton cerveau est pas en surchauffe, là ? T'as TROP réfléchi pour la journée, reposes-toi !
- Rhôôô... Marmonna-t-elle en se renfrognant, les sourcils froncés. Vous êtes lourdes, les filles !»

Sourire en coin, Dona et moi nous somme comprises en un seul regard, et, d'un seul mouvement de tête vers Dina, nous nous écriâmes en la pointant du doigt :

« BLOOOONDE ! »

Avant de courir en rond dans la chambre, l'écho de nos rires se répandant dans notre chambre, essayant d'éviter les coussins et oreillers que nous lançaient Dina avec rage, les joues toutes rouges, hurlant comme un géant JE... NE SUIS... PAS... BLONDE !


Nous étions un samedi, le dernier du mois d'octobre. Assis sur une serviette que Matthias, Jeremy, Mary, Dona et moi avions mis sur l'herbe. Jeremy aidait Dona, qui avait soit-disant besoin d'aide en sortilèges. Après quelques minutes, ils se levèrent pour continuer leur cours en bibliothèque, parce qu'il y a, d'après Dona, je cite; Trop de boucan, merde !. Geeenre. Moi ça m'a tout l'air d'un tête-à-tête, ouais. Un devoir, certes, mais n'empêche, en tête-à-tête les amis ! Je lui lançai un clin d'œil équivoque, et à l'expression désorientée qu'affichait Jeremy, je lui fis un sourire complice. Il ne comprit rien, ou plutôt, fit mine de ne rien comprendre, haussa les épaules en souriant, puis leva ses yeux vers le Ciel, poussant un long soupir, comme s'il prenait Dieu pour témoin... De tes conneries. Ce qui fit rire les autres, alors que je boudai. Il m'ébouriffa les cheveux, puis prit Dona par le poignet et l'emmena vers l'enceinte de Poudlard. Quelques instants plus tard, les garçons s'en vont. Ne reste plus que Mary et moi... Ha non, Dina et son japonais se ramènent vers nous. Mais j'ai jamais dit qu'il adhérait à notre consécration, moi ! Euh... Non mais laisse béton, Gaston. Je suis ta conscience, con-science, Soraya, pas Gaston... au cas où ça t'aurait échappé. Peu importe ! L'important c'est que cette boulette chinoise vienne pas se mettre avec moi, argh ! Mais pourquoi tu le déteste? Mais c'est évident, pourtant ! ... Bon, il ressemble BEAUCOUP à Joanna. Euh... Et? Il lui ressemble BEAUCOUP TROP, si ça c'est pas une raison... SORAYA ! Bon, d'accord, okay, je te dis, mais juste parce que je te fais confiance, hein ! Comme si j'allais le répéter à quelqu'un... Non mais franchement... Je suis dans ta tête ! Oui, c'est vrai... Mais je te fais confiance tout de même. En fait, je n'ai rien contre Ike, mais voilà, j'aurais aimé voir Dina avec Matthias... Enfin bref. Au moment où Dina vint se mettre à côté de moi, Ike me sourit timidement et se barre. Ouuuuf, mon Dieu.
Une demi-heure plus tard, j'étais toujours assise à ma place. Tout était parfaitement anodin, presque banale... Jusqu'au moment où je levai mes yeux et vit les Maraudeurs, en face de nous, juste à côté de la fontaine. Sirius dos à nous, les trois autres sont face à lui. Ils se marrent alors que Sirius fait de grands gestes, visiblement ce qui les fait rire. Mary suivit mon regard, et plaça son visage tout près du mien, amusé.

« Couucouuu ! Me fit-elle en me faisant de grands signes de la main, alors que son visage était à deux doigts de se coller au mien.
- Argh, Mary, tu vas m'aveugler ! Dis-je en éloignant mon visage du sien.
- Ouais, sans tes yeux tu risques fort de regarder ton siriusounet d'amouuur ! Lança Dina en posant sa main sur son front tout en fermant les yeux d'un air dramatique, ce qui fit rire Mary.»

Quel boulet, cette Dina. Après que Mary ait finit de rire, elle se tourne discrètement vers moi, et me chuchote à l'oreille :

« Alors comme ça, le grand Sirius Black a finit par te conquérir ? »

Je poussai un long soupir à faire fendre les pierres, ce à quoi elle me répondit par un clin d'œil, avant de se lever et de nous tirer, Dina et moi, du sol, sous nos maugréements, bien sûr. Je n'avais AUCUNE envie de bouger, j'étais bien là où j'étais, argh !

« Allez, les filles, on se bouge !
- Mais euuh ! J'ai pas envie !
Protesta Dina, en vain. »

Nous nous levâmes enfin, après moult protestations, puis nous marchâmes un peu, et je racontai à Mary le pourquoi du comment de mon attirance pour Sirius, et ce qui s'est passé ensuite. Je m'arrête de marcher pour expliquer quelque chose d'assez complexe, et me mets face à elles, dos à la fontaine, donc... à une vingtaine de mètres des Maraudeurs. Super.

«... Oui, mais pas quand un gars me plaît ! Là je deviens forcément euh, mal à l'aise avec ! »

Je me retrouvai alors à faire de grands gestes idiots, dos aux Maraudeurs, Dina et Mary en train de rire... Coïncidences ? Sûrement.

« Hô ! Elle avoue alors !
- Explicatiooons !
- Bon d'accord... Mais il est juste beau !
Fis-je avec un grand sourire stupide.
-
Sora !
- Tu pourrais me laisser finir de parler, s'il te plait?
-
Sora, te retournes surtout pas, Sirius il est tourné vers nous mais enfaîte, ils sont tous tournés vers nous et ils nous regardent là, y'en a un il te matte de haut en bas Mary ! Il est pas très discret... »

Toi non plus, Dina, t'es pas très discrète, j'ai envie de dire, mais on fait avec. Zut ! Je fais quoi là moi ? STRESSE POWA ! Et mais ? Ha nan je rêve ! Y'a Mary qui se met sur la point des pieds pour regarder par dessus mon épaule. Elle n'est pas très discrète non plus.

« MARYEUH !
- AIHEU ! T'es pas obligée de me taper !
- Heu les filles, là on a un problème ! Ils se dirigent vers nous !
- Merde merde merde !
- Reste zen, ils sont encore loin et ils marchent doucement, alors on va se diriger tranquillement vers eux... Sinon, on reste là.
»

Je me retourne alors, et mes cheveux noir partent en arrière, vous savez, comme dans la pub l'Oréal parce que VOUS le valez bien ! Tout en abordant un grand sourire. On avance a présent vers eux. Et si on les contournait plutôt ? Mais oui, c'est encore meilleure, comme idée ! Rhô et puis non, faut bien que cette timidité me lâche un jour, autant aujourd'hui ! ... En y repensant bien, pourquoi pas demain? AH NON SORA, ça suffit !
Plus que quelques mètres et ce sera bon... Va falloir que je me débrouille pour mettre de l'ambiance, les filles, là, sont un peu trop bizarres. Ce n'est pas le moment de faire ta coincée Sora ! Ce n'est pas du tout du tout le moment même. Bon allez, un grand sourire, voix de surexcitée et c'est partie !

« Salut les fiiiiilles ! S'exclama la voix de James Potter. Tiens, il m'a devancée en puce surexcitée lui.
- Salut les gaaaaars ! L'imitai-je.
- Wahoo en forme !
- Ça doit être l'effet moi, je la rend excitée !
Lança Sirius.
- Tu m'excite pas.»

Prenant conscience de ce que je venais de dire, je me mis à rougir en puissance dix. Je suis un boulet, il est un boulet, nous sommes des boulets. Vive les boulets !

« Eh bah ça démarre fort, fit remarquer Mary.
- Soraya a tout de même raison !

- De quoi ?
S'enquit James. Oui, de quoi, Dina! Pourquoi elle est obligée de me mettre partout!
- Bah, vous êtes tous les quatre pas mal ! »

Petits sourires des Maraudeurs, pour ma part, une baffe derrière la tête de Dina. Elle est folle elle ou quoi ? Non seulement elle me grille moi, mais elle se grille elle aussi ! En plus, je n'ai jamais dit que Peter était mignon !

« Ça c'est le genre de truc qu'on se dit entre filles ! Tu trouves vraiment qu'ils ont l'air de filles ? Lui demandai-je, car on ne sait jamais, avec un cerveau comme le sien, peut-être qu'elle n'a toujours pas percuté...
- Heu, on peut essayer. »

Joignant le geste a la parole, Sirius se met a faire une démarche digne d'un top modèle féminin, tout en mettant les mains sur les hanches.

« Je vous plaît comme ça ?
- Ha la pétasse celle-là !
»

Tom revient parmis nous sous nos rires. Franchement, je n'aurais jamais pensé Sirius aussi gentil, charmant, sympathique, drôle... En gros, le prince charmant, quoi. Mais réveille-toi, Soraya ! Nan, le prince charmant, lui, ne couche pas à droite et à gauche. Ouf.

« N'empêche, tu t'es bien fait griller Sora !
- Hey ! Enfonce moi pendant que t'y est !
Dis-je à Mary sur un ton ironique, croisant mes bras en dessous de ma poitrine.»

Quelques instants plus tard, on se parlait toujours. Oui, je ne boudai plus moi, j'avais tout de même Sirius juste à moi ! Pas vraiment, en face, peut-être, mais... Chut-euh ! Mais tu vas te la gueuler? Tu te sens obligée de toujours tout gâcher, toi, c'est pas possible !
Tout le monde se regarde et se sourie timidement. Je crois que c'est ce qu'on peut appeler un blanc ... Il fallait bien que ça arrive à un moment ou un autre. C'est même étonnant que ça n'arrive que maintenant. Faut trouver une idée là ! Vite une idée !

« KYYAAAAHHHH ! Voilà qui résume bien la situation. Mais qu'est-ce qu'elle a à crier, Dina?
- Qu'est c'qui y'a ?
- Les filles, on a un gros problème !
dit-elle en fixant un point imaginaire dernière les garçons.
- Heu, il se passe quoi là ?
- Elle a dit « les filles », tu trouves vraiment qu'on ressemble a des filles ?
Fit remarquer Sirius à Peter, tout en riant.
- Hey ! Il se fout de ma gueule en plus ? Répliquai-je en riant à mon tour.»

Personne n'a le temps de répliquer quoi que ce soit, Dina nous coupe la parole.

« STOP ! Pas le temps de se taper ni rien, Sora on a vraiment un gros problème...
- Mais quoi ?
- Devant toi !
S'écrièrent Mary et Dina en une seule voix pour me répondre.»

Sirius et James se regardèrent, déboussolés, avant de se retourner vers Mary et Dina.

« Nous ? S'inquiétèrent Sirius et James, ce qui me parait bien peu probable. En quoi constituaient-ils un problème?
- Mais nan... ! Fit Mary, exaspérée par leur lenteur d'esprit.
- Regarde derrière eux... M'indiqua Dina.»

Les garçons se retournent instinctivement tandis que je me hisse sur la pointe des pieds pour regarder par dessus leurs épaules. AAHH ! PROBLEME ! Je me remets normalement.

« ALERTE ALERTE ! M'affolai-je.
- Il se passe quoi là ?
- Alors on fait quoi ?
Demanda Dina en ignorant Sirius.
- HOOOO ! S'écria Sirius, exaspéré, faisant de grands signes de la main en direction de Mary.
- Quoi ?
- Je crois qu'il veut savoir ce qui se passe...
Expliqua Remus à Mary.
- Ouais, c'est pas le seul hein. Fit remarquer Peter. »

Je les regardai, puis jeta un autre regard vers le décor qui se plantait face à moi... Dona et Jeremy qui se disputaient. Mais qu'est-ce que... ! Je pris les filles par le bras, les tirant en arrière, puis me retournait vers les Maraudeurs.

« A plus tard les gars ! »

Puis m'en allai, les plantant là.


« T'as fait... QUOI ! S'écria Dina pour la énième fois face à une Dona qui bouillonnait de rage.
- Ce n'est pas comme si je l'avait violée hein !
- Mais tu l'as embrassé, Dona, embrassée ! C'est lui qui est supposé te sauter dessus, pas le contraire !
S'empourpra sa jumelle pour la énième fois.»

Depuis que Dona avait embrassé Jeremy - qui l'avait malheureusement repoussée - à la bibliothèque depuis à peu près trois jours, toutes les discussions dans mon dortoir ne tournaient plus qu'autour de ça. J'en avait marre, franchement. Je ne vois pas pourquoi Dina dictait les actes que Dona doit faire, et critiquait celles qu'elle faisait, je lui ait dit, elle ne m'avait même pas écoutée. Avec un ultime soupir, je lançai un regard compatissant à une Dona désemparée, puis sortis doucement du dortoir, avant de m'affaler sur un canapé de la salle commune des Gryffondors, emportant mes devoirs de botanique avec moi. Alors que le sommeil s'emparait de moi petit à petit, j'entendis quelques miaulements très faibles et suraigus, ce qui me réveilla de mon semi-sommeil. Je relevai ma tête, et, au-dessus de mon visage, les magnifiques yeux de Sirius me scrutaient avec un air amusé. Je devais certainement rêver. Je me frottais les yeux, puis les rouvrit. Finalement, non, j'étais bien éveillée. Je fronçai les sourcils. Mais qu'est-ce qu'il fichait là?

« Pas d'affolement ! Dit Sirius en prenant place face à moi. Je viens d'entrer et j'ai vu que tu t'endormait ici. Oui, je sais, il est minuit et j'ai dépassé le couvre-feu, et on s'en fout ! Au fait, regarde qui voilà ! »

Il mit la main dans la poche de sa veste, anormalement gonflée, et en sortit - à l'abri dans un morceau de carton - une minuscule boule de fourrure qu'il me posa dans la main.

« Je ne pensais pas que tu jouerais les nourrices avec autant de sérieux... Fis-je en caressant l'animal.
- Si tu l'entendais dès que je le laisse seul, tu me comprendrais très vite ! »

Je levai les yeux, étonnée de la tendresse que révélait la réflexion, faite pourtant d'un ton bourru. Sirius était-il moins insensible que je l'aurais cru? Son regard, lumineux dans son visage bronzé, n'avait rien de moqueur. Quelque chose en moi se noua. C'était physique. Sirius Black déclenchait dans tout mon être des réactions que je ne pouvais maîtriser. Je détournai les yeux et reportai mon attention sur le petit chat qui me regardait de ses grands yeux verts.

« Il va falloir être un peu plus sage, sinon, Monsieur Black va regretter de t'avoir adopté. Fis-je à l'attention du chaton.
-
Adopter? C'est toi qui m'as forcé la main... Uniquement parce que tu ne voulais pas t'en charger !»

Puis il se mit à me raconter ses journées avec le chat. Il n'avait toujours pas trouvé de prénom à cette petite bête. Il était entré dans les détails de comment nourrir un chat au compte-goutte, mais déjà je ne suivais plus. Je bugguai devant ses yeux, c'est abusé, oh mon Dieu... Quelqu'un m'a appelée? Va te rendormir, la voix.

« Tu m'écoutes? »

Le ton avait été si abrupt que je sursautai. Je fis un suprême effort pour me ressaisir.

« Depuis combien de temps t'es enchaînée à ce bureau à faire tes devoirs? »

Je secouai la tête, pas encore repris pied dans la réalité, pas complètement.

« Désolée, je pensais à autre chose, dis-je avec un sourire d'excuse, me calant au fond de mon fauteuil, soucieuse de garder mes distances. Tu parlais de compte-gouttes, je crois?
- J'étais en train de t'expliquer que j'avais trouvé un logis pour le chaton, mais tu sembles avoir tout oublié. A moins que, maintenant, ce soit devenu le cadet de tes soucis. A moins que le chat n'ait été qu'un prétexte...
Ajouta-t-il d'un ton soupçonneux.»

Je le considérai, éberluée.

« Quel prétexte?
- Mon cœur, ne fais pas l'innocente, tu veux !
- Et toi, change de ton !
- D'accord... Mais sois franche, pour une fois...
»

Il se leva de son fauteuil, se pencha vers moi et, sans prévenir, plaqua ses lèvres sur les miennes. Ce fut si rapide, si bref que je restai pétrifiée, muette.

« Je préfère les filles qui disent le fond de leur pensée, dit-il avec un sourire enjôleur, à celles qui jouent les oies blanches et utilisent les pauvres bêtes pour alibi.
- Espèce de... Espèce de...
M'écriai-je, hors de moi.»

Ton vocabulaire est toujours aussi enrichi, à ce que je voix. Oh, toi, la ramène pas maintenant, hein.
Je levai la main, mais il m'immobilisa le poignet, parant la gifle.

« Tais-toi avant de dire n'importe quoi... marmonna-t-il en me lâchant et en s'écartant. Alors, tu es d'accord?
- D'accord sur quoi ?
Murmurai-je, en plein brouillard.
- Tu n'as pas écouté un mot de ce que je viens de te dire ! Je t'ai dit que j'allais passer le chat à James, qui va l'offrir à Lily !»

J'hochai la tête, soulagée de constater que mon cerveau fonctionnait toujours. A-t-il au moins fonctionné un jour?

« Super, voilà qui est résolu. Bon, monte dormir un peu, il est minuit passée, et tu es complètement fatiguée, à ce que je vois. »

Il me prit par le bras d'un air si décidé que je ne songeai pas à lui opposer une résistance. Je n'allai pas me battre avec lui, quand même...
Il m'emmena vers la porte qui menait au dortoir des filles, me fit un rapide signe de la main, puis s'engouffra dans celui des garçons, et disparut. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais je me sentais soudain seule, complètement seule, et triste.