Vive MC! Bonne lecture à vous ! (et mille pardons pour l'erreur de publication d'hier... c'est une honte ! Je suis vraiment, vraiment, vraiment désolée !)
Tim regardait le paysage défiler. Un coup d'accélérateur le vit plaqué contre son siège. Kate s'agrippa à la poignée au dessus de la vitre. Gibbs venait de faire un violent écart et de doubler dangereusement un camion de marchandises qu'il avait sûrement jugé trop lent. Lorsque la voiture dans laquelle se trouvait les quatre agents retrouva une vitesse un peu plus acceptable,Tony, assit à l'avant, tourna la tête vers on patron.
- Tu sais, Gibbs, il n'y a pas le feu...
Le regard noir que lui lança l'ancien marine fit regretter l'italien d'avoir exprimé le fond de sa pensée.
Après l'habituel : « Prenez vos affaires! », Gibbs leur avait annoncé la situation, après que Kate lui aie demandé : «où va-t-on?»
- Des marines qui dormaient dans la même cabine ont été intoxiqués. Un est mort, les autres sont à l'hôpital, dans un état critique.
Timothy avait rapidement imprimé les références du croiseur CA-137, à Norfolk. Le port étant bien trop vaste pour chercher le navire, il avait également sorti l'itinéraire pour s'y rendre – le GPS du véhicule refusant mystérieusement de s'allumer depuis la dernière fois que Gibbs s'était servi de la voiture...
Arrivés à destination, ils interrogèrent l'officier de pont, qui avait découvert les ports. L'homme était pâle, encore assez remué.
- Il était cinq heures du matin quand je suis rentrée dans leurs quartiers... pour les réveiller. Un d'eux est venu m'ouvrir. Il était vraiment mal en point, il avait du mal à respirer. J'ai appelé une ambulance. L'infirmier ambulancier a supposé que c'était dû à de l'amiante présente dans le conduit de ventilation...
Gibbs a remercié l'officier de pont après avoir noté sa déposition, et est monté à bord, suivi de ses agents. Ils ont enfilé des combinaisons en plastique chuintant, des bottes en caoutchouc et également des masques respiratoires. Tony étirait sa combinaison, exaspéré.
- Elle est trop petite. Gibbs, il n'y en a pas d'autres ?
- Tu t'es servi en dernier, DiNozzo.
Kate affichait un large sourire, amusée de voir Tony dans un habit trop petit. Ledit agent l'ignora, et poursuivit.
- Je sais bien qu'on peut être contaminés par l'amiante... Mais on est vraiment obligés de porter ces masques ridicules ? Parce que franchement, on dirait des becs de canards. Et puis, tu sais, on s'entend à peine...
Gibbs avança vers l'entrée du couloir, en s'arrêtant devant son agent. Il haussa les sourcils.
- J'aimerais ne plus t'entendre du tout, DiNozzo.
L'ancien marine s'enfonça complètement dans le couloir étroit qui menait à la cabine où les corps avaient été retrouvés. Tony, vexé, lui emboîta maladroitement le pas, handicapé par son accoutrement. Kate et McGee échangèrent un sourire amusé. Sourires seulement visibles aux plissements des yeux, leurs bouches étant dissimulées.
Le corps du défunt, immobile et pâle reposait dans sa couchette, comme s'il dormait encore. De nombreuses particules de poussières blanches volaient dans l'air, et le rendait opaque. Tim monta sur une chaise, et dévissa précautionneusement le conduit d'aération, penchant sa tête de façon à voir l'intérieur.
- Qu'est ce que tu vois, McFouineur ?
McGee sursauta à l'entente de la voix de Tony, placé juste derrière lui, et faillit perdre l'équilibre. Il lança un regard excédé à Tony, puis fronça les sourcils.
- C'est étrange...
- Qu'est ce qui est étrange ?
- Passe moi un de ces bocaux à échantillons, s'il-te-plaît.
L'italien, sous demande de son collègue, le lui tendit. Tim fit un prélèvement, et descendit de l'escabeau. Il agita le bocal remplit de poudre blanche sous les yeux de son collègue.
- De la coke?
McGee leva les yeux au ciel, avant de répondre.
- De l'amiante. Plein le conduit. Comme le supposait l'officier de pont.
- Et tu peux affirmer ça comme ça, le bleu?
Kate se plaça entre eux, et fronça les sourcils.
- Quelqu'un a pu en placer ici.
Le plus jeune des agents secoua la tête.
-Non, ça vient de la paroi isolante du fond.
Tony traversa la pièce, observa le port par l'un des hublots et murmura :
- On dirait que celui qui a isolé ce navire n'était pas très sérieux...
- Pire que ça, Tony. L'amiante a été interdite dans le domaine de la construction depuis 1979. Or, ce navire a été construit en 1981.
Tim observa l'homme, toujours étendu sur sa couchette.
- Il était le plus proche du conduit, et en a inhalé le plus. Les autres ont eu plus de chance.
Une fois les photos prises, et les corps emportés, ils prirent le chemin du retour. Cette affaire n'avait rien d'e compliquée. Il ne leur restait plus qu'à retrouver l'homme qui avait isolé ce navire, et l'inculper. Du moins, c'est ce que Tim croyait.
- Tu as mon café à la noisette, le bleu?
L'interpellé, trempé jusqu'aux os, pénétra dans l'Open Space, tenant deux gobelets de café. Tony s'empara de sa convoitise avec un sourire enfantin, et se vautra dans sa chaise de bureau, les deux pieds posés sur le meuble.
- Tu aurais dû prendre un parapluie, McTrempé.
McGee, bougonnant, s'avança vers le bureau de Kate.
- Tu as un résultat pour l'homme chargé de l'isolation du navire ? Gibbs voudrait que cette affaire soit bouclée au plus vite...
La jeune femme leva les yeux de son écran.
- Oui, je l'ai retrouvé. Il est mort il y a environ vingt-cinq ans.
- Qui est-ce ?
Kate se leva, et s'empara de la télécommande. Tony, toujours assis, pencha la tête, de façon à voir l'écran plasma, et Tim se plaça à côté de leur coéquipière, les bras croisés.
