Chose promise...
Vlà-zy donc le chap numéro 7...
Encore un flash-back, et jvous annonce que ça va pas s'arrêter avant un moment...
Parce que VIVE L'AMOUR et pis merde!
(même si ce post ne l'est pas tellement...)
Y a surtout une référence au maître d'armes de Kaamelott...
ET CE NE SONT PAS DES GRAINES!
Enjoy!
;p
C'est l'anniversaire de la reine. Le jour est décrété férié par le roi et tout le palais prépare la fête qui aura lieu le soir même, bonnes et valets en ébullition. Le discours du roi, le bal, le banquet. Tout ce qui réjouit tout le monde… Sauf évidemment les deux rochons qui grognent que tout ceci les ennuie et qu'ils auraient bien mieux à faire que de tenir le crachoir à toute cette cour guindée et pédante en prétendant être intéressés par ses blablas, pour finir, après que les âmes pudibondes et bien-pensantes se soient retirées, par se pochtronner en se tapant sur les cuisses avec Vollstag et beugler des chants patriotes à la gloire de la monarchie jusqu'à trois heures du matin. Mais tous au palais savent bien que le Prince Loki autant que Dame Sif ne sont que deux râleurs qui prennent autant de plaisir à se plaindre qu'ils en prenaient, enfants, à se faire des vacheries. Mais il faut avouer qu'ils sont tous deux particulièrement prolixes en matière de complaintes intempestives aujourd'hui, puisque pour une fois, aucun des deux ne peut esquiver l'occasion de célébrer l'anniversaire, pour l'un, d'une mère qu'il chérit plus que quiconque et pour l'autre, d'une reine qu'elle admire plus qu'aucune autre souveraine de l'histoire d'Asgard. Aussi sont-ils prêts à faire l'effort de supporter cette débauche de rires stridents et de plats dégoulinants et de bien se tenir pour honorer leur rang et leur éducation, et rendre hommage à l'irremplaçable reine Frigga, mais à condition seulement de pouvoir déverser toute leur mauvaise humeur sur le premier venu.
Aussi, depuis le matin, Thor et les Trois Guerriers s'efforcent d'éviter consciencieusement leurs deux amis. Ces derniers jours, tous les quatre se sont évertués à imaginer le plus de détours et d'itinéraires bis pour éviter les appartements de Sif et Loki, désormais placés en zone de démolition.
- Ne pourrait-on pas simplement lui offrir des fleurs et un joli collier ? Martèle Loki à son frère, qui s'est fait piéger. On dit que ça se fait beaucoup sur Midgard !
- Mère n'est pas une paysanne de Midgardienne ! Rétorque Thor, sans se douter qu'un jour ou l'autre il changerait radicalement d'opinion sur ces créatures enchanteresses peuplant la Terre à profusion. Surtout sur les astrophysiciennes. Mais c'est un autre débat…
- Faut-il pour autant subir tout cet étalage de niaiserie ? Mère y est totalement indifférente de toutes façons…
- Loki, je ne vais pas te réexpliquer en long, en large et en travers que quoi que tu en dises, Père y tient bien plus qu'elle et que c'est peine perdue que d'essayer de le faire changer d'avis. Et c'est ce que veut le protocole.
- Thor ?
- Loki ?
- Fais-moi plaisir, quand tu seras roi, change le protocole.
- Si tu veux, soupire le prince. Mais en attendant, résigne-toi à passer une soirée, une fois dans ta vie, sans bouder comme un enfant, veux-tu ? Pour Maman.
- Ce soir ou pas, pour qui d'autre, sinon pour elle ?
Pendant ce temps, à l'autre bout du palais…
- Naturellement que je vais y aller, Fandral ! Peste Sif. Je ne vais pas rater l'anniversaire de la reine ! Mais admets que l'évènement perd toute sa valeur !
- Pourquoi donc ?
- Parce qu'on fait des banquets pour tout et n'importe quoi ! La semaine dernière déjà il s'agissait de fêter… Qu'est-ce que c'était déjà ?
- La mort du Grendel.
- Ah oui. Par le Ciel et la Terre ! Cette chose à été détruite il y a plus de trois mille ans ! Le roi lui-même n'était pas né !
- Ce n'est pas une raison…
- Et le mois prochain, ce sera la fête du raisin de table ! Le raisin de table, Fandral ! Tout ça pour finir par raccompagner Vollstag à quatre pates jusqu'à sa chambre, ivre mort !
- Tu exagères, Sif ! On ne fait pas tant de réceptions que ça !
- Dis-moi Fandral, combien avons-nous du en subir depuis ces quatre dernières semaines ?
- Hum… Pas plus de six… Sept, maximum…
- Quinze ! Quinze banquets Fandral ! Au point d'en faire parfois deux dans la même journée ! Les caisses de l'Etat débordent-elle à ce point pour jeter les droublons par les fenêtres ?
- Tu parles comme s'il s'agissait d'un gouffre financier !
- C'en est un ! A raison de quatre à cinq cents invités à chaque fois, pour la plupart aussi voraces que des goules, il faut faire rentrer des victuailles pour mille ! Sans compter le décor et les animations de table, qui entre parenthèses, ne se résument une fois que le roi et la reine se retirent, qu'à des danseuses à demi-nues sur les tables !
- Je ne vois pas où est le problème ! Je ne comprends pas ce que tu as contre ces… Ravissantes donzelles !
- Evidement ! Tu passes tes nuits à forniquer avec !
- Et je suis parfaitement détendu ! Tu sais, Sif, ne le prends pas mal surtout, mais peut-être te rendrais-tu service s'il t'arrivait plus souvent de…
Fandral n'a pas l'occasion d'achever sa phrase, sa mâchoire disloquée par l'uppercut que Sif vient de lui asséner.
- N'ajoute pas un mot de plus ! Fulmine-t-elle en détachant chaque syllabe. Et sors d'ici ! Vas-t-en immédiatement avant que je ne t'étripe !
- Sif, peine à articuler le playboy, une main sur la joue, c'est toi qui es dans mes appartements !...
Dans un sursaut et un éclair de conscience, la jeune femme réalise soudain que le malotru n'a pas tout à fait tort, et sans rien trouver à rétorquer, pour une fois, se contente de tourner les talons et de s'éclipser, sans même un mot d'excuse, en prenant soin de bien claquer la porte sur son passage. Ce qui ne l'empêche pas, depuis le couloir, d'entendre la voix étouffée de Fandral, de l'autre côté de la cloison.
- T'amuser ! Je voulais dire t'amuser, Sif !
D'un pas malgré tout furibond, la guerrière prend le chemin de ses propres appartements. L'heure avance et il est temps d'aller se préparer pour la réception. C'est le seul point positif de la soirée. Elle va pouvoir, une fois de plus, exhiber une de ses superbes armures et en profiter pour rappeler à tout le monde qu'elle n'est pas considérée sur Midgard comme la déesse de la guerre sans raison.
Mais à sa grande surprise, la porte de sa chambre est entrouverte. Qui peut donc avoir quelque chose de si pressant à lui dire, qu'il ne puisse attendre une heure pour le dire dans la salle de bal ? Sif pousse doucement la porte en espérant inconsciemment tomber sur le prince, et naturellement, pas celui qui dort avec un marteau… Mais contre toutes attentes, c'est un autre membre de la famille royale qui lui fait face, assis sur le fauteuil de velours.
- Majesté ! S'étrangle Sif en s'inclinant profondément.
- Bonsoir, Sif, déclare la reine avec un sourire bienveillant. Relève-toi donc chérie, tu auras bien assez de courbettes à effectuer ce soir avec la cour.
- Que puis-je pour vous, Votre Altesse ? Demande-t-elle en s'approchant de la reine.
- Je présume que tu es surprise de me trouver ici à cette heure, n'est-ce pas ? Permets-moi d'éclairer ce mystère. Je suis venue réclamer une faveur.
- Ma reine, vous servir est pour moi un devoir…
- Dans ce cas, j'ose espérer que tu ne me refuseras rien ?
- Dites-moi, Ma Dame, par quel moyen je puis vous être utile.
- Il ne s'agit pas ce soir de m'être utile, ma chérie. Je suis seulement venue t'apporter quelque chose qu'il me ferait plaisir de te voir arborer ce soir.
- « Arborer ? »
- Oui. Je suis lasse de voir une jeune femme dotée de tous les charmes qui sont les tiens ne se vêtir que d'armures…
- Votre Altesse, je…
- Aussi, continue la reine pour faire comprendre à Sif qu'elle ne veut entendre aucune objection, je voudrai que tu assistes à cette cérémonie apprêtée, non pas en tant que soldat, mais comme une jeune femme de la cour digne de ce nom. C'est pourquoi j'ai pris la liberté de te faire porter un présent qui conviendrait sans doute mieux à cette soirée que tes éternelles cotes de mailles…
La reine se lève et se dirige vers une boite, large autant que longue, posée sur le lit. Sif ne l'avait même pas remarquée. Elle suit la souveraine qui soulève déjà le couvercle et écarte les feuilles d'or qui protègent le contenu. De là où elle se trouve, Sif ne voit pas de quoi il s'agit, mais se doute bien que la boite de Pandore renferme son pire cauchemar.
- Je l'ai faite faire spécialement pour toi. Naturellement, te connaissant, j'ai essayé de faire en sorte qu'elle te soit plaisante. Qu'en dis-tu ?
Elle déplie alors la robe devant les yeux de Sif. Une robe absolument superbe, elle doit bien l'admettre. Longue à en toucher le sol, elle est entièrement faite de cuir brun, presque noir, plus doux et plus couple que la soie la plus pure. Le col est asymétrique pour ne couvrir qu'une seule épaule d'une manche longue, évasée à son extrémité. Dans le dos, des lacets, eux aussi de cuir, permettent de fermer le corsage. Quant au jupon, un pli sur le côté cache une fente qui laisse visible toute la jambe.
- Majesté, c'est… C'est…
- Mon anniversaire, et je ne conçois pas de souffrir la moindre contrariété aujourd'hui. Aussi, dis-moi seulement si elle te plaît.
- Elle est… Elle est splendide, avoue Sif en baissant les yeux comme une petite fille.
- Fantastique ! A présent, permets-moi de me retirer, déclare la reine en lui tendant la robe, car toi comme moi avons à nous préparer, et j'ai à parler à l'un de mes fils, qui comme toi, ronchonne à l'idée de participer à une cérémonie, quelle qu'elle soit. A ce soir, ma chérie. N'oublis pas d'être éblouissante.
Sur ce, la reine se retire, laissant Sif aux prises avec ce redoutable prédateur qu'elle n'a jamais eu à affronter.
Ouai ouai, parait que c'est court...
Mais il est 5:00 du matin et je vais en griller une avant d'aller me coucher parce que je tiens plus...
Et Fanfral est un gros con.
A plus dans les reviews!
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