µ££$µ££$µ££$µ££$µ££$µ££$µ££$µ££µ££µ££µ££µ££µ££µ££µ££µ££µ££µ££µ££µ££µ££µ
Chapitre 7 : Gareth, Maximilien…et moi
µ££$µ££$µ££$µ££$µ££$µ££$µ££$££µ££µ££µ££µ££µ££µ££µ££µ££µ££µ££µ££µ££µ££µ
Merci pour toutes vos reviews ça fait super plaisir ! Je l'ai ai toutes adorée !
Alors plein de bisou et plein de câlins pour tout le monde !
# ... # : dialogue par la pensée
_ … : dialogue normaux
''… '' : Pensés des personnages
*…* : Fourchelangue
POV Harry (milieu de la deuxième année)
_ Harry, concentre-toi ! Si tu ne fais pas un minimum d'effort on arrivera jamais à rien, s'exaspéra Gareth pour la dixième fois au moins de l'après-midi.
_ Mais j'me concentre ! Je fais que ça ! C'est pas ma faute si votre truc marche pas ! Et puis il fait super chaud ici, se plaignit le gryffondor qui était assis sur le sol de salle d'entraînement, devant lui brulait un feu entouré d'un champ de force afin qu'il ne puisse pas se propager dans toute la pièce.
_ Harry, le contrôle des éléments nécessite une maitrise de soi très intense ! Le contrôle du feu plus encore que les autres. C'est le plus instable des éléments, le plus imprévisible, si tu veux pouvoir le contrôler il va falloir que tu redoubles d'effort. Ca n'est pas parce que la magie noire te paraît simple à maîtriser qu'il en est de même pour le reste.
_ Je sais tout ça, vous me l'avez répété un millier de fois ! Je n'y arrive pas c'est clair ! s'exclama le jeune garçon en se levant. Je fais exactement tout ce que vous me dites de faire mais rien ne se passe !
_ C'est parce que tu n'es pas assez attentif, rétorqua son formateur avec un calme déconcertant qui mit Harry hors de lui.
Harry, sentant que s'il restait plus longtemps ici il allait surement dire des choses qu'il regretterait après coup, préféra sortir de la pièce. De toute façon il était près de dix-neuve heure, la séance se terminait bientôt alors autant éviter de se mettre l'aîné à dos. Surtout qu'il était aussi frustré que lui ces derniers temps, à cause de ses piètres résultats en ce qui concernait le contrôle de son élément.
Au début, tout s'était déroulé le plus normalement du monde, ses progrès étaient lent mais néanmoins visible d'un jour sur l'autre, il arrivait même plus ou moins à contrôler l'intensité d'un feu et selon Gareth c'était très encourageant. Ça devait être vrai pour que son professeur le lui dise, il était tellement avar de compliment... Et puis ça s'était arrêté, comme ça sans qu'il y puisse rien. C'était comme un blocage. Pas d'explication, pas de solution… Et ça le faisait ragé, surtout que Gareth n'arrêtait pas de lui répéter de se concentrer d'avantage. Mais ça il ne pouvait pas, sinon il était sûr de se retrouver dans le coma, ou un truc du genre, parce que son cerveau aura fait une surcharge.
Il était désespéré, désespéré au point de se résoudre à passer sa soirée dans la bibliothèque pour lire tous les livres qu'il trouverait sur le contrôle des éléments… Qui sait, il y trouverait peut-être la solution à son problème. On peut toujours rêver nan ?
Le repas se déroula dans un silence pesant et une atmosphère tendue en raison de la tension qui régnait entre Harry et son formateur. Les quatre autres prirent soin de se faire le plus discret possible afin de ne pas déclencher l'orage, enfin l'ouragan plutôt étant donné le caractère de ces deux-là.
Dès qu'il le put, Harry se retira, laissant à Draco et Neville le soin de débarrasser la table et de faire la vaisselle. Il se réfugia dans la bibliothèque, bien que se fût habituellement le terrain de Neville. Son ami passait en effet le plus clair de son temps libre ici, ensevelit sous une tonne de livres de potions ou de botanique.
Franchement, Neville, un passionné de Potion… Il avait eu du mal à y croire au début, de même que Draco. Le gryffondor leur avait donc raconté : son père qui avait toujours eu un niveau lamentable dans cette matière, sa grand-mère qui voulait tellement qu'il lui ressemble et son désir de lui plaire… ses deux ami était resté silencieux un moment et puis ils avaient hoché la tête, ils le comprenaient et acceptaient, eux aussi avait dû endosser un rôle qui n'était pas le leur. Cet épisode les avait rapproché, ils réalisaient au fil du temps que leurs parcours, leurs vies d'avant, bien que très différentes, avaient aussi quelques points communs.
Mais ce soir c'est Harry qui s'ensevelissait sous les livres, et bien que très motivé au départ, il finit par se lasser de sa lecture et surtout de rien trouver. Tout ce qui était écrit ici, Gareth le lui avait déjà dit.
C'est donc avachit sur un livre ouvert, se lamentant intérieurement sur son sort, que Neville et Draco le trouvèrent. Ils échangèrent un sourire et le Serpentard se faufila derrière lui, en silence, prêt à se venger de toutes les blagues stupides qu'il lui avait faites jusqu'ici. Il prit une longue inspiration sous le regard moqueur de Neville, qui désespérait devant le comportement de ces deux-là.
_ POTTER ! hurla Draco à l'oreille de celui qu'il considérait maintenant comme un ami.
Un ami qui sursauta tellement fort qu'il en tomba de sa chaise, tournant la tête dans tous les sens pour déterminer d'où venait cet horrible cri. Son regard se posa finalement sur un Draco hilare et prêt à s'écrouler de rire sur le sol. Seule sa bonne éducation l'empêchait de perdre toute dignité mais l'instant était trop bon pour qu'il se prive totalement.
Le gryffondor l'assassinat du regard mais cela eut pour seul effet de renforcer encore l'hilarité de son… agresseur.
_ Oh ! Potter si tu voyais ta tête ! s'exclama Draco avant de repartir dans son fou rire.
_ Espèce de…
_ Harry, intervint Neville qui voyait bien comment la situation allait dégénérer si il n'intervenait pas rapidement, laisse Draco veux-tu ? Tu as largement mérité ce qui t'arrives, après toutes les blagues que tu lui as faites et que tu continus de faire…
_ Ouais… peut-être, accorda Harry avec réticence. Mais je suis pas vraiment d'humeur pour ces conneries si tu veux tout savoir !
_ C'est à propos de ce qui se passe avec Gareth ? Vous vous êtes disputé non ?
_ Ouais, soupira Harry avec lassitude et en refermant son livre d'un claquement sec. Il est toujours sur mon dos et n'arrêtes pas de répéter que je ne fais aucun efforts pour apprendre. Il est tellement sur les nerfs qu'il me fait même plus d'avances… plus de regards gênant, il est juste furieux et c'est tout.
_ Potter, tu ne serais pas en train de te plaindre parce que tu n'as plus à subir le harcèlement contre lequel tu n'arrêtes pas de pester depuis des mois ? T'es vraiment pas logique comme mec… lui signala Draco qui s'était enfin remit de son fou rire.
_ Toi, je te conseil de te faire discret, lui asséna Harry en rougissant un peu.
Il n'allait quand même pas avouer que oui, il avait fini par aimer les regards de ses deux formateurs, les surnoms débiles qu'ils lui donnaient et leurs gestes ambiguës à son encontre… Il trouvait ça gratifiant que deux hommes pareils s'intéressent à un gamin comme lui… Il avait un peu plus de seize ans, ok, et l'entraînement avait bien arrangé son corps mais par rapport à eux…
_ Pourquoi ? demanda Neville.
Harry lui jeta un regard perdu, pas sûr d'avoir bien suivi la conversation.
_ Pourquoi est-il furieux ? Je ne me rappel pas que tu ais fait quelque chose d'exceptionnel ces derniers temps…, précisa son ami.
_ C'est à cause de l'entrainement, j'arrive à rien, souffla Harry avec désespoir.
_ A rien ? Tu peux préciser un peux ? exigea Draco. Je sais que je suis intelligent mais il y a des limites.
_ Le contrôle des éléments, je bloque complètement. J'y arrive pas ou plus, et je ne sais pas pourquoi. Gareth dit que je ne me concentre pas mais c'est faux ! Je ne sais pas du tout ce qui me bloque comme ça.
_ Tu sais le feu est un élément difficile à contrôler, essaya de le rassurer Neville. C'est normale que tu ais du mal.
_ Oui, je sais. Mais c'est plus que du mal que j'ai ! J'ai rien du tout, aucun résultat ! Je ne comprends pas, au début tout allait bien et puis…
_ Et puis ? insista Draco dont l'esprit de déduction s'agitait, il adorait avoir des mystères à résoudre et Merlin sait que la vie d'Harry était pleine de mystère.
_ Je ne sais pas, c'est comme si j'avais un blocage. Je sens que je pourrais le faire mais c'est comme si ma magie ne répondait plus. C'est bizarres comme sensation et très désagréable aussi. Quand je commence une séance je peux vois le feu, je le sentir même, tel qu'il est vraiment. C'est une énergie, une puissance incandescente, elle est volatile et imprévisible, c'est ce que j'aime chez elle. Et parfois j'ai l'impression que cette énergie me répond, me guide. Mais dès que je veux lui ordonner quelque chose elle se dérobe… Comme si je n'étais pas prêt, que quelque chose m'avait échappé… C'est comme être en discussion avec quelqu'un et que soudain ce quelqu'un disparait sans prévenir au plein milieu d'une phrase.
_ C'est étrange. Moi je ne fais pas du tout comme ça tu sais. Maximilien me dit simplement de me concentrer et ça vient tout seul. Je veux dire, j'ai du mal à faire exactement ce que je veux, forcement puisque ça ne fait pas très longtemps, mais je ne ressens rien de particulier, c'est comme n'importe quelle autre forme de magie, sauf que je n'utilise pas ma baguette.
_ Tu contrôle la matière Neville, Maximilien a dit que c'était un élément un peu particulier. Peut-être que pour toi c'est différent…
_ Non, Harry, intervint Draco. Moi aussi ça se passe comme ça. Je ne ressens rien de ce dont tu as parlé et pourtant l'eau est un élément très proche du feu. C'est pour toi que quelque chose de différent se produit. Je ne sais pas pourquoi mais ta magie n'a pas l'aire de fonctionner comme la nôtre sur ce coup-là…
_ Si c'était seulement sur ce coup-là, se plaignit Neville. Je ne sais pas si vous l'avez remarqué mais ta magie, Harry est très particulière. J'ai même surpris une conversation entre Aliénor et Gareth, ils disaient tu en avais en quantité exceptionnelle, qu'ils n'avaient jamais vue ça. Quand je regarde vos cours de duels, j'ai l'impression que tes sorts sont beaucoup plus puissants que ceux de Draco alors que Gareth dit que la puissance de nos sorts n'est pas proportionnelle à notre puissance magique mais à notre maîtrise des gestes de nos baguettes et des formules. Le problème c'est que tu n'as pas une meilleure maîtrise des sorts que Draco. Et tu te souviens quand tu nous as dit que parfois ta magie agissait d'elle-même ?
_ Tu veux parler de la fois où je me suis retrouvé sur le toit de l'école sans faire exprès ou que j'ai lâché un serpent sur mon cousin en faisant disparaître une vitre ? Bien sûr que je me souviens, ça a été un des plus beau jours de ma vie je te rappel !
_ Ça n'est pas normale Harry ! s'exclama Draco. Normalement les actes de magie instinctives se produisent très rarement, peut-être une ou deux fois dans la vie d'un sorcier et toujours dans les premières années de vie. Je n'ai jamais entendu parler d'un cas de magie de ce genre chez un sorcier de plus de quatre ans !
_ C'est vrais que j'ai trouvé ça très bizarres aussi quand tu nous en as parlé mais j'ai mis ça sur le compte du fait que tu es Harry Potter et que tu ne fais jamais rien comme tout le monde, avoua Neville en fronçant les sourcils. Mais si ça t'arrives encore aujourd'hui c'est qu'il y a vraiment quelque chose de pas normale…
_ Eh ben c'est vrais que parfois ma magie agit un peu toute seule… La plus part du temps je fais même pas attention, je réalise qu'après coup qu'il s'est passé un truc bizarres.
_ Tu as des exemples ? questionna avidement Draco.
_ Je sais pas, c'est souvent des petits trucs, un objet éloigné qui se déplace jusqu'à moi avant même que j'ai eu le temps de bouger pour aller le chercher. Des fois je sais que tel ou tel évènement va se produire un peu à l'avance… Des choses comme ça…
_ Et tu nous en as jamais parlé ! s'insurgea le Serpentard. Non mais est-ce que tu te rends compte de ce ça implique au juste ! Merlin, Serpentard et tous les autres ! Mais comment on a pu ne pas s'en rendre compte !
_ Quoi, mais de quoi tu parles ? questionna Harry avec urgence.
_ Harry, tu as plus de seize ans et tu fais encore de la magie instinctive ! Tu ne sais pas ce que ça signifie ?
_ Draco, il a vécu dans le monde moldu pendant les onze premières années de sa vie. Il n'a pas eu l'éducation sorcière que nous ont données nos familles, tempéra Neville afin d'éviter une nouvelle dispute.
_ C'est vrais, j'avais oublié. Espèce de bon à rien de moldus…
_ Eh ! Je vous signale que je suis là ! Vous pouvez me parler de directement et arrêter de faire comme si j'étais invisible ! Et me dire aussi ce qui cloche ENCORE chez moi !
_ Désolé Harry. En fait la magie instinctive est un signe que la magie d'un enfant sorcier n'est pas encore complète. Normalement la magie d'un sorcier se constitue avant qu'il ne vienne au monde, quand il est encore dans le ventre de sa mère, et pour les sorciers vraiment puissants le processus peut se poursuivre encore un peu après l'accouchement. C'est dans ces cas-là que l'on peut observer des cas de magie instinctive.
_ Mais c'est quoi au juste la magie instinctive ?
_ Et dire que tu ne sais même pas ça…, se désola le Serpentard. Comment est-il possible d'ignorer un truc pareil ? Tous les sorciers dignes de ce nom devraient le savoir, c'est tellement basique ! La magie instinctive, Harry, c'est lorsque les fluctuations de ton pouvoir son encore instables et qu'elles engendrent des phénomènes incontrôlé. Comme Neville te l'as dit c'est très rare que cela arrive, seulement chez les sorciers extrêmement puissant… Que ta magie ne soit pas encore stabilisé est totalement irréaliste et même dangereux !
_ Dangereux ! Quoi, pourquoi dangereux ? paniqua Harry.
_ Nous sommes sorciers c'est vrais, mais notre corps reste tout ce qu'il a de plus humain, répondit Neville en essayant de paraître le plus calme possible. Et le corps humain ne peut pas être soumit à trop de pouvoir, il pourrait lâcher…
_ Lâcher… tu veux dire crise cardiaque et autre joyeuseté ?
_ Ce qu'il veut dire c'est que ton corps tout entier peut lâcher, tout tes organes l'es uns après les autres, intervint Draco. Je ne comprends pas que personne ne se soit jamais inquiété de ça ! Enfin tu es Harry Potter non ? Le survivant ! Alor pourquoi personne ne s'en ai rendu compte ? Pas possible que ce soit passé inaperçue alors que dès que tu entres dans une pièce tu deviens le centre de l'attention !
_ Merci de me rappeler ce genre de chose…, grogna Harry qui se serait bien passé de la réflexion, lui qui détestait cette célébrité il en avait marre que tout le monde la lui rabâche à longueur de journée.
_ J'avais oublié à quel point ton statut de héros te rebutait, s'excusa Draco. N'empêche que j'ai raison ! Et que je n'ai strictement aucune idée de ce qu'il faut faire. A ma connaissance tu es un cas unique…
_ Pas si unique que ça…, marmonna Neville. Ma grand-mère m'a parlé d'une histoire dans ce genre-là une fois, précisa-t-il face au regard interrogateur des deux autres. C'était il y a des dizaines d'années si je me souviens bien. Une sorcière a vu sa magie devenir totalement incontrôlable à force de croitre. Elle a été enfermée dans une salle spéciale à St Mangouste pour éviter qu'elle cause des dégâts.
_ Une salle spéciale ? releva Harry avec un haussement de sourcil.
_ Blindé de boucliers magiques… du genre impossible à détruire. Et elle y resté pendant des années , les médicomage n'avaient aucune solution. Grand-mère m'a dit qu'en fin de compte la fille avait tenue trois ans comme ça avant de mourir.
Harry se figea sur place, le visage décomposé et l'esprit en vrac. Il n'allait tout de même pas mourir non ? Il avait pas survécu à toutes les emmerdes qui lui étaient tombée dessus jusque maintenant pour finalement crever de cette façon, sans pouvoir se battre ? Merlin, il commençait vraiment à se sentir mal là.
_ ... Neville, je crois que je commence sérieusement à flipper là… c'est pas ce qui va m'arriver pas vrai ? Hein Draco ?
_ Je te l'ai dit Harry, je n'ai aucune idée de ce qu'il faut faire, je ne sais même pas comment il est possible que ta magie soit encore incomplète alors que tu es déjà plus puissant que n'importe lequel d'entre nous… Je suis aussi perdu que toi sur ce coup là.
_ Oh merde…, soupira Harry en enfouissant son visage entre ses mains.
Il était perdu, déboussolé. Les larmes lui montèrent aux yeux et il ne les retint qu'à grand peine. Pourquoi est-ce que tout lui tombait toujours sur le dos. Il ne comprenait pas que la vie puisse être aussi injuste avec lui. Pourquoi lui ? Qu'avait-il bien put faire et à qui, pour avoir une vie aussi merdique…
_ En tout cas maintenant on sait pourquoi tu bloque en ce qui concerne la magie élémentaire. Ta magie n'est pas assez stable pour la pratiquer, annonça Draco sans grand enthousiasme. Lui aussi était touché par leur découverte, Harry était devenu un ami au fil du temps, un bon ami. Certes ils se chamaillaient encore très souvent mais ils s'amusaient juste, ça n'avait vraiment plus rien de violent ou de méchant, ce n'était plus comme avant. Et il ne voulait pas le perdre maintenant…
_ Il faut qu'on en parle à Gareth et aux autres, décida Neville. Ils sauront peut-être quoi faire.
Le griffon se leva et entraîna Harry à sa suite, qui se laissa faire comme une poupée, trop abattu pour avoir la moindre réaction.
_ Quoi ? Tu veux dire maintenant ? s'exclama le Serpentard. Tu es fou ou quoi ? Tu veux que je te rappel comment ça s'est passé la dernière fois qu'on l'a dérangé dans sa chambre ? J'en fais presque des cauchemars la nuit moi !
_ On n'a pas le temps pour les convenances ! Harry n'a peut-être plus beaucoup de temps, il faut agir vite ! On y connaît rien toi et moi et même si il a l'air d'aller bien pour l'instant, plus tôt on se mettra à chercher une solution plus on aura de chance d'en trouver une !
_ Euh… je suis pas encore mort vous savez ? intervint Harry, un peu hésitant tout de même et puis il n'avait pas vraiment envie que Maximilien et Gareth le voit comme ça… aussi pitoyable.
_ D'accord. Mais c'est toi qui frappe et qui explique tout ! Moi je t'accompagne et point à la ligne.
_ Ce que tu peux être courageux Draco, tu m'étonneras toujours tu sais ? rétorqua Neville alors qu'il sortait de la pièce, trainant Harry derrière lui. Si tu y tiens vraiment on peut toujours aller voir Aliénor ! lança-t-il avant de sortir.
Le serpentard approuva vivement cette dernière proposition, soulager de ne pas avoir à faire à leur plus odieux et insupportable formateur, vraiment il se demandait comment Harry pouvait le supporter à longueur de journée.
_ Nan mais vous m'écoutez quand je parle ? protesta mollement le brun à lunette.
_ Harry tais-toi ! Je sais très bien que c'est ton orgueil mal placé qui parle en ce moment ! On se fou de savoir que tu es au bord de la crise de larmes, Draco et moi on ne peut rien pour t'aider alors tu ravals ta fierté et tu avances !
La voix de Neville avait claqué dans l'air, impérieuse et sévère, avec peut-être une légère touche de panique. Harry n'osa protester, son ami n'avait jamais haussé le ton depuis quatre ans qu'ils se connaissaient, néanmoins il voulait à tout prix éviter de le voir se mettre véritablement en colère… pas une expérience qu'il était prêt à endurer, et surtout pas ce soir. Il était trop fatigué, complètement vidé. Merlin, il venait d'apprendre qu'il était surement condamné à plus ou moins brève échéance !
Les trois garçons se dirigèrent rapidement vers la chambre du formateur de Draco. Neville avait du mal à conserver son calme, jamais il n'aurait cru que l'un d'entre eux se retrouverait en danger si rapidement… alors qu'ils n'avaient même pas finit leur entraînement. Vraiment Harry avait le chic pour se mettre dans des situations impossibles. Enfin là on atteignait quand même des sommets.
Parvenue devant la chambre d'Aliénor, Neville inspira un bon coup pour se donner du courage, il avait un très mauvais souvenir de la seule et unique fois où ils avaient dérangé l'un de leur formateur dans sa chambre… Tout cela sous le regard goguenard de Draco, qui se retint de justesse de lancer une de ses fameuses répliques sur le courage des gryffondors. Finalement l'apprenti de Maximilien se décida à frapper. Ils n'eurent que quelques secondes à attendre avant qu'Aliénor ne vint leur ouvrir, une moue interrogatrice plaquée sur le visage. Apparemment elle ne s'attendait pas du tout à les voir débarquer ce soir.
_ Que puis-je pour vous messieurs ? questionna-t-elle.
Draco et Neville se regardèrent et réalisèrent qu'aucun d'eux n'avait prévu par où ils allaient commencer, ni ce qu'ils allaient dire exactement. Un bref regard du côté d'Harry leur apprit que ce dernier n'avait nullement l'intention de leur venir en aide, préférant se morfondre en silence sur son existence encore plus pourrie qu'il ne la croyait…
Le blond, qui était surement le plus assuré face à sa formatrice finit par se lancer :
_ C'est au sujet d'Harry, on pense qu'il y a un problème avec sa magie et qu'il est en danger.
C'était clair et synthétique, droit au but. A l'image du Serpentard, pensa Harry se retenant de sourire. Bon, à en juger par le regard interloqué d'Aliénor, c'était peut-être un peu trop synthétique.
_ Entrez-donc, finit-elle par dire, et racontez-moi tout depuis le début. Soyez rapide et précis, je n'ai pas toute la nuit.
Les trois garçons pénétrèrent dans la pièce et lui racontèrent leur dernière conversation, enfin Draco et Neville racontèrent, Harry quant à lui resta désespérément silencieux et taciturne contrairement à son habitude. Mais sa dernière découverte était la goute de trop, celle qui faisait déborder le chaudron. Il en avait marre de se battre, de sans cesse devoir faire face à tellement d'épreuve qu'il avait perdu le compte. Il y avait eu les Dursley et leur haine, Voldemort qui tentait (et qui réussissait plutôt bien malgré tous ses efforts) de revenir parmi les vivants, Dumbledore qui ne faisait rien pour lui éviter de se retrouver face au mage noire, le jugement de toute la population sorcière à chacun de ses actes, le sauvetage de Sirius et sa première rencontre avec un loup-garou, de très mauvaise humeur soit dit en passant… et maintenant ça… Non vraiment il en avait plus que marre, il voulait juste laisser tomber pour une fois. Est-ce que c'était mal de vouloir baisser les bras ? Oui, surement mais ça lui était égale aujourd'hui…
Il n'émergea de ses sombres pensées qu'à la fin du récit des deux autres garçons, alors que Neville exposait la conclusion à laquelle ils étaient arrivés, à savoir que s'ils ne faisaient rien Harry allait probablement mourir.
Ce dernier porta son regard sur Aliénor, observant son visage et tentant de décrypter ses émotions. Y-aurait-il de la pitié dans ses yeux, de la compassion, la panique de Neville trouverait-elle un écho dans le cœur de leur formatrice… Aucun de ses sentiments ne plaisait à Harry, la pitié lui aurait fait honte, la compassion aurait été plus qu'inutile, quant à la panique Merlin savait qu'il paniquait bien assez tout seul, pas besoin qu'une autre personne lui fasse endurer la sienne.
Mais Harry dut se rendre à l'évidence, à sa grande surprise leur formatrice n'affichait qu'une expression agacé. Etrange qu'elle ne se sente pas plus concerné que ça… Bon il n'était pas à proprement parlé son apprenti mais plutôt celui de Gareth techniquement parlant, mais quand même… ils se côtoyaient depuis plus d'un an et demi et une certaine amitié, une complicité s'était créé entre eux. Pas avec la même intensité que celle qu'elle portait à Draco mais…
_ Tu étais déjà au courant, devina Draco après une petite pose.
_ Quoi ? s'exclama Harry, incrédule et surtout indigné par cette simple supposition.
_ Oui, Draco j'étais au courant, avoua Aliénor en soupirant. Et Gareth et Maximilien aussi, bien évidement. Je leur avais dit que vous finiriez bien par le découvrir tous seuls… Vraiment nous voilà bien maintenant. Les hommes, je vous jure toujours à vouloir avoir raison ! Les imbéciles, s'ils m'avaient écouté un peu plus, on n'en serait pas là !
_ Vous saviez ! accusa Harry, toujours aussi incrédule mais furieux également. Vous saviez ce qui m'arrivait et vous ne m'avez rien dit ! Alors quoi ? Je suis condamné à mourir et personne n'a jugé bon de m'en avertir ? J'avais le droit de savoir ! Et pourquoi je devrais suivre ce putain d'entraînement si de toute façon je suis condamné à mourir ! Vous aviez pas le droit de me faire ça !
_ Baisse d'un ton ! ordonna sèchement la formatrice. Je pense t'avoir déjà prévenu un nombre assez conséquent de fois que je ne tolérais pas que tu me parle de cette façon. Je suis ton entraîneur en plus d'être ton aîné alors mesures tes paroles !
_ Je ne vais rien mesurer du tout! Je ne suis pas votre petit chien, tout gentil et bien dresser ! répliqua Harry d'une voix plus froide que jamais qui fit frémir Draco et Neville. La colère du gryffondor, qui était selon totalement justifiée, n'en était pas moins inquiétante, voire terrifiante !
_ Ma vie m'appartient, reprit Harry avec véhémence, je ne vous laisserais pas la contrôler, ni vous ni personne d'autre. Vous m'avez mentit ! Je vais mourir Bon Dieu ! Vous n'aviez p as le droit de garder ça pour vous !
_ Tu ne vas pas mourir ! le contredit elle. Tu ne vas pas mourir tu entends ! Comment peux-tu croire que nous t'ayons mentit si il n'y avait pas une manière de te sauver. Alors maintenant tu te calmes et tu m'écoutes !
_ Quoi ? Comment ça je ne vais pas mourir ? Mais vous avez dit…
_ Non Harry ! VOUS avez dit, rectifia Aliénor. Tu ne m'as pas laissé le temps de parler, tu t'es emporté comme un imbécile avant que j'ai pu placer le moindre mot.
Pendant tout l'échange, Draco et Neville s'était fait le plus discret possible, espérant ainsi que le cyclone Harry éviterait de s'en prendre à eux et que sa magie ne ferait pas des siennes. Cette dernière espérance fut heureusement réalisé, dans le cas contraire il serait déjà surement mort, ou peut s'en faudrait. C'est soulager qu'ils accueillir la nouvelle d'Aliénor selon laquelle il restait une solution qui éviterait à Harry d'aller faire la connaissance de ses ancêtres trop tôt. Soulagé aussi de voir l'air furieux de leur ami devenir surpris, simplement surpris face à cette révélation…
Cependant lorsque les deux garçons virent Gareth et Maximilien, surement alertés par les cris d'Harry, débouler dans la pièce, ils frémirent à l'idée que cette interruption ne soulève une nouvelle fois la colère de leur ami. Et leur crainte ne fit que se renforcer lorsque Gareth prit la parole, sur ce ton exaspérant de supériorité et de moquerie…
_ On peut savoir ce qu'il se passe ici ? Cela ne vous a pas suffi de nous interrompre Maximilien et moi l'an passé, il fallait aussi que vous inspectiez la chambre de votre dernier formateur ?
Tout ce qu'il fallait pour mettre de nouveau le feu aux poudres, pensa Draco.
Et effectivement…
_ VOUS ! s'exclama le brun à lunette d'un ton tout sauf accueillant, C'est votre fautes ! C'est vous qui avez voulu me le cacher ! Vous m'avez mentit ! accusa-t-il de nouveau, semblant oublier que leurs trois formateurs avait semble-t-il une solution à son… petit problème.
_ Par Merlin mais de quoi donc parles-tu ? questionna Maximilien, surprit de se faire agresser de cette façon.
_ Ils ont tout découvert au sujet de la magie d'Harry, répondit Aliénor à la place de ce dernier. Je vous avais bien dit qu'il fallait le prévenir dès le début.
_ Attendez ! Parce qu'en plus vous le savez depuis… depuis quand d'ailleurs ?
_ Aliénor, tais-toi ! Tu ne vois pas que tu ne nous arrange pas là ?
_ On se fou de ce qu'Aliénor a dit ou non ! intervint Harry avec une hargne qu'il n'avait encore jamais exprimer devant eux. Moi tout ce que je veux savoir c'est depuis quand vous savez que ma magie me condamne à mourir !
_ Je croyais t'avoir dit que tu n'allais pas mourir ! rétorqua la seule femme de la pièce avec humeur, elle en avait marre que tout le monde lui dise de se taire !
_ Gareth, répondez à ma question ! exigea Harry sans faire cas de l'interruption.
Son formateur plongea son regard dans le sien, essayant de déterminer si oui ou non il devais répondre à son apprenti, était-il prêt à entendre la réponse à sa question ? Etait-il prêt à en assumer les conséquences ? Ce qu'il vit dans les yeux de son cher griffon le décida à parler, de toute façon il n'aurait pas la paix tant qu'il ne lui aurait pas dit la vérité alors…
_Harry, suis-nous, ordonna-t-il. Maximilien et moi allons t'expliquer la situation. Draco, Neville allez-vous coucher.
_ Quoi ? Mais non ! On veut savoir nous aussi, s'insurgea Draco.
Il fut néanmoins interrompu par la main d'Aliénor qui se posa doucement sur son épaule, réconfortant, alors que les trois autres sortaient de la pièce.
_ C'est à Harry de décider si oui ou non il veut partager cela avec vous, assura-t-elle. Il vous parlera plus tard s'il en ressent le besoin…
Neville hocha la tête, leur formatrice avait raison, alors il entraîna Draco à sa suite et tous deux rejoignirent leurs chambres respectives.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Harry se laissa guidé par ses formateur, encore furieux et indigné qu'on lui ait caché une vérité pour ainsi dire vitale. Vraiment il ne comprenait pas que personne ne l'ai mis au courant, il s'agissait tout de même de sa vie non ?
Néanmoins il se garda d'émettre la moindre objection ou de continuer à discuter. Il connaissait maintenant assez Gareth pour savoir que ce dernier profiterait certainement de la moindre excuse pour éviter d'aborder un sujet qui lui déplaisait. En tout cas, c'est ce qu'il faisait à chaque fois qu'Harry voulait avoir une discussion sérieuse avec lui à propos de leur…baisé. Oui, son formateur ne souhaitait apparemment pas reparler de cet épisode, au contraire du gryffondor qui aurait bien voulu comprendre à quel jeu il jouait ! Tout d'abord, il le drague, parce que oui son attitude envers lui ainsi que celle de Maximilien ne pouvait être appelé que de la drague, pendant des semaines, et puis un beau jour il l'embrasse avant de lui dire que ça ne se reproduira plus jamais, sans toutefois qu'il cesse d'agir avec lui comme si sa seule envie était de le mettre dans son lit ! Alors oui, Harry aurait bien aimé qu'on lui explique à quoi exactement il devait s'en tenir !
Bon, c'était pas le sujet pour l'instant. C'était juste pour dire qu'Harry préférait encore se taire plutôt que de donner à Gareth une raison d'éviter la confrontation comme il savait si bien le faire. Et puis maintenant qu'il savait que sa vie n'était plus si en danger que ça, et bien sa curiosité naturelle reprenait le dessus et surpassait de peu sa colère, bâillonnant pour un temps cette dernière, après tout on est un gryffondor ou ne on l'est pas !
Gareth le conduisit jusqu'à sa chambre et le fit entrer alors que lui et Maximilien le suivaient, fermant la porte derrière eux et jetant quelques sort de silence et protection pour être bien sûr que leur conversation privée le resterait.
Harry n'avait pénétré qu'une seule fois dans cette pièce et il s'en souvenait comme sa c'était hier. Il en était ressortit plus excité que jamais et condamné à fantasmer sur ses deux formateurs pour le reste de ses jours ! D'ailleurs le lit au milieu de la pièce, que Gareth n'avait pas pris la peine de refaire à son réveil, ou bien après sa dernière séance de pelotage avec Maximilien, n'était pas fait pour lui éviter toutes les images perverses qui lui venaient à l'esprit ! Au contraire…
Mais là encore, il devait se maitriser et ne pas perdre de vue la raison de sa visite ! Merlin s'était tellement difficile de devoir se retenir de penser à ça !
_ Alors Harry, tu es venu ici seulement pour admirer la décoration ou bien tu te décides à nous écouter ? se moqua Gareth, ce qui eut le don de le faire sortir définitivement de ses pensées.
_ C'est vous qui avez des choses à me dire, rétorqua-t-il sans se laisser démonter. Je n'attends que vous je vous signale.
_ Oui, enfin, on va surtout tous se calmer avant d'entamer cette conversation, intervint Maximilien, lançant par la même occasion un regard d'avertissement à son amant. Et nous allons nous installer un peu plus confortablement, ça risque d'être long alors autant ne pas rester debout.
Maximilien entraîna Gareth vers le canapé situé devant la cheminé et tous deux se placèrent à une extrémité chacun, laissant ainsi à Harry la place du milieu.
Le garçon hésita un instant, mais le regard sévère et indéchiffrable du formateur de Neville lui apprit que s'il voulait vraiment entendre la vérité alors il n'avait pas d'autre choix que de les rejoindre. Ce qu'il se résigna à faire.
Il prit place entre les deux hommes, épaules contre épaules, ses cuisses frôlant les leurs, et bien qu'il ne se sentit pas vraiment à l'aise il ne put s'empêcher de savourer ce contact. Il le savoura même un peu trop et s'obligea à reprendre une contenance en questionnant ses formateurs.
_ Et maintenant ?
Gareth lui lança un sourire moqueur, signe qu'il avait très bien perçu son trouble et que cela l'amusait au plus haut point.
_ Maintenant Harry, nous voulons que tu fasses preuves de patience et surtout que tu nous écoutes jusqu'au bout, sans nous interrompre et en essayant de comprendre pourquoi nous avons choisi de ne rien te révéler avant aujourd'hui…
_ Oui, enfin c'est pas comme si vous aviez vraiment choisi de me le dire, c'est juste qu'on vous y a un peu obligé…fit remarquer le gryffondor.
_ Harry, crois-moi si nous n'avions pas décidé de te parler tu serais dans ton lit, comme Draco et Neville en ce moment, lui répondit Gareth toujours avec son air moqueur. Le jour où vous pourrez nous obliger à faire quelque chose, ce jour-là votre entrainement sera terminé.
_ Pourquoi vous êtes toujours aussi désagréable ? Vous pouvez me le dire ! s'écria Harry, qui en avait plus que marre de se faire rembarrer à tout bout de champ.
_ La paix tous les deux ! exigea Maximilien. Harry si tu veux savoir la vérité, il va falloir que tu nous écoutes, et toi Gareth, s'il te plaît pour l'amour du ciel arrêtes de le provoquer !
_ D'accord je me tais, répondit le plus jeune, mais lui aussi dans ce cas ! ajouta-t-il en désignant son formateur.
_ Pour l'amour de toi, accorda celui-ci à Maximilien tout en passant son bras derrière la tête d'Harry pour aller déposer sa main sur la nuque de son amant. Amant qui leva les yeux au ciel tout en poussant un soupire de découragement. Il aurait certainement semblé plus crédible si un petit sourire amusé n'était pas venu jouer doucement sur ses lèvres.
Aucun des deux hommes ne remarqua la légère crispation des épaules de Harry, lorsque le bras de son formateur vint se poser sur elles, ou alors aucun d'eux ne fit mine de le relever. C'était sûrement la deuxième option, décida le petit brun lorsqu'il réalisa que Gareth n'avait pas l'intention de défaire sa prise, bien au contraire. Encore cette attitude si ambigüe et dérangeante…même dans un moment pareil son formateur ne parvenait pas à se contrôler…
Néanmoins le garçon n'osa se dégager, et surtout il n'en avait pas envie…
_ Reprenons Harry, dit Maximilien, attirant ainsi l'attention du jeune sorcier. Tu dois savoir que ton cas est très particulier, comme Neville et Draco ont déjà du te le dire. Oui, je sais tu as horreur de ne rien faire comme les autres mais c'est malheureusement le cas encore une fois. Cette fois cependant tu n'es pas unique, plusieurs autres sorciers se sont retrouvés dans le même cas que toi au fil des âges. La dernière en date remonte à près de vingt ans. C'était une sorcière comme les autres, à quelques exceptions près…
_ Elle faisait de la magie instinctive, devina Harry.
_ Tout à fait, elle faisait de la magie instinctive, tout comme toi. A l'âge de dix-huit ans des phénomènes incontrôlés arrivaient encore en sa présence, comme chez certains nouveaux nés, signe que sa magie ne s'était pas encore stabilisé, qu'elle n'était pas encore totalement formée. Et comme pour toi l'organisation a remarqué cette particularité.
_ Quand est-ce que vous avez remarqué que ma magie agissait bizarrement ?
_ On m'a prévenu avant même que je ne te rencontre, répondit Gareth. Je savais déjà à quoi m'attendre lorsque je suis venu te chercher chez toi.
_ Et pourquoi vous ne m'avez rien dit ? C'est ma vie non, j'avais le droit de savoir ! s'insurgea Harry, tout en essayant de rester calme comme le lui avait demandé Maximilien au début.
_ Parce que tu n'étais pas prêt à l'entendre, reprit Maximilien qui sentait que cette partie délicate de la discussion devait être mené avec précaution. Les personnes qui t'ont choisi pour intégrer l'organisation t'ont observé pendant des années, elles ont analysé ton caractère, tes facultés, tes réactions… Nous savions que si nous te révélions ce genre d'information trop tôt, tes choix seraient peut-être différents. Nous ne voulions pas prendre le risque de te voir refuser notre offre. Tu peux voire ça comme de la manipulation, mais réfléchit un peu : regrettes-tu d'être ici, de suivre ton entraînement ? En te cachant la vérité nous espérions te donner la chance de décider ce que serait ta vie si ta magie n'avait pas était aussi particulière. Tu as fait le choix, ce jour-là de suivre Gareth, malgré tes peurs et tes incertitudes. Tu as fait le choix que tous les apprentis ont dû faire, tu étais comme les autres… C'est cette chance que nous voulions t'offrir. Cette chance de choisir pour toi-même et sans qu'une quelconque information puisse t'empêcher de choisir ce que tu voulais vraiment faire de ta vie…Le comprends-tu Harry ?
_ Je crois… mais j'aurais préféré savoir, je déteste que l'on me cache des choses, surtout si ces choses risquent de me couter la vie…
_ Tu ne risques rien Harry, il existe une solution qui te sauvera la vie…
_ Quoi, quelle solution ? Vous allez me le dire ça au moins !
_ Oui, mais avant je veux que tu saches que c'est la seule et unique solution et que pour cette raison tu dois prendre le temps d'y réfléchir sérieusement, c'est compris.
En disant cela Maximilien vint poser sa main sur la cuisse du plus jeune, dans un geste de réconfort, ce qui ne l'empêcha pas d'être très troublant faisant, ainsi frémir le garçon. Il déglutit doucement, essayant de se concentrer pour ne pas penser à cette main qui se trouvait selon lui beaucoup trop près d'un certain endroit beaucoup trop sensible… Bon il n'était pas stupide, il se doutait que cette main avait pour seul but de le perturber afin qu'il n'analyse pas trop les précédentes paroles de son formateur. De ce qu'il avait cru comprendre la solution qui lui sauverait la vie n'allait pas lui plaire…
Harry finit néanmoins par hocher la tête, signifiant pal là qu'il était prêt à entendre tout ce qu'ils auraient à lui dire et de réfléchir calmement avant de s'énerver… enfin dans la mesure du possible.
_ Bien, alors tu te souviens de cette sorcière dont je t'ai parlé au début ? Bien, comme je le disais l'organisation l'a repéré et a tenté de la faire venir ici.
_ Pourquoi tenter? Ils n'ont pas réussis ? questionna Harry, tout en essayant de dissimuler le frisson de plaisir qui le parcourut lorsque la main de Gareth vint se poser sur son épaule, ses doigt effectuant un léger mouvement circulaire, comme une caresse
_ Non, ses parents l'ont fait transférer à St Mangouste avant que nous puissions intervenir.
_ Quoi ? Vous voulez dire que c'est elle qui resté trois ans là-bas et qui a fini par mourir parce que les médicomages ne savaient pas quoi faire ?
_ Ah, je vois que Neville t'a parlé de ça. Mais ça n'est pas ce qui s'est vraiment passé, nous avons réussi à la faire sortir de la avant que ça ne se produise et fait croire à tout le monde qu'elle était morte. Elle a survécu et si je ne m'abuse elle est encore en pleine forme à l'heure à laquelle où nous parlons. Elle et son compagnon mènent une vie très heureuse, quoi qu'un peu mouvementé étant donné leurs caractères explosifs à tous les deux…
_ Et comment ils ont fait pour la sauver ? C'est quoi la solution en fin de compte ?
_ Eh bien…
_ Elle s'est lié à une créature magique. Le lien qu'elle a créé avec son compagnon lui a permis de réguler sa magie et de stopper son développement avant que son corps ne lâche définitivement…, expliqua Gareth qui voyait bien que son amant hésitait à lâcher l'information.
Harry se tourna vers lui, incrédule et peut-être un peu effrayé.
_ Vous voulez dire que je vais devoir…
_ C'est la seule solution Harry, si tu ne te lis pas avec une créature magique ta propre magie finira par te tuer, avoua Maximilien d'une voix calme mais néanmoins tendu, il redoutait apparemment que leur protégé se révolte contre cette idée.
Harry était cependant bien trop étonné et blessé pour avoir une réaction aussi violente. C'était un nouvel aspect de sa vie que l'on décidé de diriger à sa place, une nouvelle part de liberté qui lui filait entre les doigts…Lui qui pensait que sa vie allait enfin lui appartenir pleinement… Il s'était bien fait avoir sur ce coup-là…
_ Combien de temps avant que je ne doive me lier ? demanda-t-il d'une voix éteinte qui blessa les deux hommes présent bien plus qu'un éclat de fureur et d'indignation n'aurait pu le faire.
_ Nous ne savons pas exactement, répondit Maximilien dans un murmure. Chaque cas est unique, néanmoins il faudrait que cela se fasse le plus rapidement possible, afin d'éviter à ton corps des dommages trop important.
_ Le plus rapidement possible ? Vous en avez des bonnes vous ! Aux dernières nouvelles je suis coincé ici pour encore plus de trois ans, sans pouvoir sortir ! Où voulez-vous que je trouve une créature magique qui accepte de se lier à moi ?
Gareth et Maximilien échangèrent un regard, signe que tout n'avait pas encore était dit et Harry trembla presque d'appréhension. Qu'est-ce qui pouvait être pire que de devoir se lier à quelqu'un sous peine de trouver la mort ?
Finalement ce fut Garth qui reprit la parole :
_ Les adolescents choisit pour participé à cet entraînement ne sont pas choisi au hasard, tu le sais déjà. Ce que tu ne sais pas c'est que les formateurs, c'est-à-dire nous et Aliénor et même tous les autres, sommes nous aussi sélectionné afin de convenir au mieux à l'apprenti dont nous allons hériter.
_ Je ne comprends pas…, commença Harry avant de s'interrompre brusquement.
Une phrase lui était soudain revenue en mémoire, une phrase qu'il avait depuis longtemps oubliée et dont il aurait préféré ne pas se souvenir… C'est Gareth qui l'avait prononcé, il y avait de cela plus d'un an lorsqu'il était venu le chercher chez les Dursley. Oui, il se souvenait maintenant. A ce moment-là Gareth venait de pénétré son esprit sans lui en demander l'autorisation et Harry avait protesté. Celui qui était aujourd'hui son formateur lui avait alors répondu pour s'excuser :
« J'oublie parfois que ton espèce n'est pas habituée à ce genre de contact. »
Mais comment avait-il pu oublier un truc pareil ! Gareth n'était pas humain, il était une créature magique ! Il se souvenait maintenant ! Et dire que ça lui était totalement sorti de la tête, avec leur arrivée ici à Draco, Neville et lui, leur entraînement et tout… Il n'avait même plus eu le temps d'y penser…
Merlin ! Mais alors ça voulait dire qu'il allait devoir se lier à… son professeur !
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Bien loin des préoccupations de Harry, c'était un loup-garou fatigué qui rentrait chez lui, éreinté et troublé comme jamais.
La nouvelle mission que Dumbledore lui avait demandé d'exécuter, enfin ordonné d'effectuer plutôt, faisait remonter des souvenirs, des événements dont il aurait préféré ne jamais se souvenir…
Essayer de rallier les meutes de loup-garou à la cause de l'ordre du Phoenix… quelle stupidité ! Voldemort leur offrait bien plus que le ministère, il leur promettait une vie tellement plus belle, tellement plus agréable. Celui qui refusait de s'allier au mage noir aurait été considéré comme un fou parmi ceux de sa race…
Alors oui, on le considérait comme un fou dans toutes les meutes qu'il avait visité jusqu'alors. Lui, Remus Lupin, le gentil chien d'Albus Dumbledore… Il ignorait avoir une telle réputation de larbin auprès de ses congénères. Mais qui pouvait leur en vouloir de penser ainsi ? Pas lui en tout cas…Après tout c'était la stricte vérité.
Jusqu'ici il n'avait pas réalisé l'état de misère dans lequel vivait ses semblables, lui au moins pouvait vivre dans une maison, délabré certes mais une maison quand même. Alors que les autres…
Merlin il en aurait pleuré de voire ces enfants maigres et crasseux, ces mères qui faisaient de leur mieux pour les garder en vie et ces pères, désespéré d'obliger leur famille à vivre dans les bois, comme des animaux. Oui c'est tout ce que l'on pensait des loups garous : ils n'étaient que des animaux…
Et lui Remus Lupin étaient censé prêcher la bonne parole auprès de ces gens ? Il n'en avait même pas envie. Non son seul désir à lui était de les rejoindre, de prendre part à cette guerre à leur côtés, de se battre pour ces droits, en tant qu'Homme, en tant que loup-garou.
Ceux de sa race qu'il avait rencontrée n'avaient pas honte d'être ce qu'ils étaient ! Ils assumaient leur identité, et Remus aurait tellement voulut pouvoir le faire lui aussi. Plutôt que d'essayer de s'intégrer dans une société qui ne voulait de toute façon ni de lui, ni des siens…
L'alarme placé autour du jardin indiquant l'arrivé d'un étranger, raisonna dans l'esprit du loup-garou ! Il se redressa subitement, toute fatigue envolée, baguette en main, prêt à défendre son territoire. Sa réaction aurait pu paraître disproportionné à certain, cependant les années lui avaient appris à se méfier de tout. Parfois ce n'était que des enfants du village un peu aventureux qui venait jeter des pierres dans son jardins pour le provoquer, ou encore une délégation de la mairie qui venait le prier de quitter leurs terres. Mais d'autrefois c'était bien pire, bien plus dangereux : ces dernières années avaient vu un phénomène nouveau se développer, des milices armé aux idées pro-ministérielles et anti créature magique traquaient les loup-garou, les vampires,… jusque chez eux, dans leurs foyers.
Alors oui le loup-garou qu'il était avait appris la prudence…
Néanmoins son visiteur de ce soir, il ne l'attendait pas et il n'aurait jamais cru qu'il ose un jour se présenter devant chez lui : Fenrir Greyback se trouvait dans son jardin, la nuit l'empêchait de voir clairement les traits de son visage, mais cette silhouette… il la reconnaîtrait entre toute… La silhouette de l'homme qui avait fait de lui ce qu'il était aujourd'hui, la silhouette de l'homme qui par sa morsure lui avait montré à quel point leur société était intolérante…
Et la silhouette restait là, immobile, attendant le bon vouloir de son hôte afin d'entrer. Inhabituelle pour un mangemort d'attendre que son ennemi ne l'invite à entrer chez lui…
Mais Fenrir ne semblait pas être venu pour se battre aujourd'hui, alors contre tout logique, contre toute prudence, il lui ouvrit. Et il écouta ce qu'il avait à lui dire.
POV Fenrir.
Fenrir Greyback se souvenait encore du jour il avait été mordu par le précédent chef de sa meute, il n'était qu'un jeune garçon à cette époque et la douleur de la morsure lui avait paru insupportable. Il avait supplié, il avait pleuré. Et puis l'homme qu'il voyait alors comme son bourreau l'avait tenu contre lui et l'avait rassuré dès le lever du soleil, lorsque sa transformation s'était achevé. Ce n'était pas un homme mauvais, c'était juste un loup-garou, un alpha qui avait décelé chez le petit garçon qu'il était alors, la force et le courage qui lui permettrait de prendre la relève à la tête de la meute. Il avait fait de lui son héritier et l'avait élevé comme son fils.
Et c'est comme un père que Fenrir avait voulu que Remus Lupin le voit. Il se souvenait de chaque morsure qu'il avait donnée, de chaque loup-garou qu'il avait créé, mais Remus restait unique parmi tous ses enfants. Il avait fait de lui son héritier.
Mais son héritier s'était détourné de lui, et il l'avait perdu.
Et aujourd'hui il se tenait devant lui, avec l'espoir nouveau de le ramener dans la meute, de lui rendre la place qu'il méritait !
Lorsque Remus lui ouvrit sa porte et l'invita à entrer sans un mot, c'est comme si un énorme poids avait disparu de ses épaules, un poids qu'il n'avait pas réalisé porter jusqu'à maintenant.
Toujours sans un mot, Fenrir pénétra dans la maison et en passant devant l'autre loup, il ne put s'empêcher de renifler son odeur, cette odeur tellement savoureuse qui l'avait poussé à faire de lui son héritier.
L'intérieure de la demeure ne le surprit pas particulièrement, dans leur monde pauvreté et loup-garou étaient plus que des synonymes…. Son inspection fut rapidement interrompu par Remus, qui sans se sentir menacé, restait tout de même méfiant envers lui. Quoi de plus naturel après tout.
_ Que veux-tu Fenrir ?
_ J'ai appris que, sur ordre de Dumbledore, tu sillonnais l'Angleterre afin de rallier les meutes de loup-garou à la cause de ce vieux fou.
_ En quoi cela explique-t-il le fait que tu sois chez moi ce soir ? Serais-tu venu pour me tuer ? Me menacer ?
_ Non, rien de tout cela, n'est crainte. Aucun mal ne te sera fait de ma main, avoua l'alpha. Je cherche seulement à comprendre pourquoi les différents chefs de meute me rapportent tous que tes paroles étaient loin de contenir toute la conviction qu'elles auraient due lorsque tu défendais les idées du camp de la lumière. Et je veux savoir aussi pourquoi Severus ne cesse de rapporter au Lord que tu sembles douter de Dumbledore et du bienfondé de ce qu'il dit, que peut-être il serait possible de te rallier à notre cause. Je suis ici pour savoir si tu réalises enfin les véritables enjeux de cette guerre et la place que tu dois y occuper. Voilà pourquoi je suis ici.
Remus resta un instant silencieux, perdu dans ses pensées. La présence de Fenrir était pour lui l'occasion de se détacher de se détacher de définitivement de la route qu'il suivait jusqu'à maintenant, d'en prendre une nouvelle…
_ Nous attendons tous que tu reprennes ta place parmi la meute Remus, la place qui te reviens de droit. Libères-toi des chaînes qui emprisonnent tes pensées. Je sais que tu te poses déjà des questions, que tu connais les réponses à ces questions qui t'effraient. Alors il ne te reste plus qu'à oser affirmer tes convictions.
_ Ça paraît si simple lorsque tu en parles… J'ai peur Fenrir.
_ Je sais, déclara le loup en s'approchant de celui qu'il considérait depuis toujours comme son fils, malgré sa trahison. Je sais, mais nous serons toujours là pour toi Remus, toujours. Nous te relèverons et te soutiendrons chaque fois que cela sera nécessaire.
_ Nous ?
_ Les membres de ta meute, ta famille. Ais confiance en nous, nous ne voulons que ton bien. Si tu savais à quel point les autres souhaitent te rencontrer. Je leur ai parlé de toi des centaines de fois, nos louveteau te vois quasiment comme un héros : leur grand-frère qui a osé s'opposer au chef de meute. Ils en font des gorges chaudes tu sais ? S'ils pouvaient ils érigeraient une statue en ton nom !
_ Je ne savais pas… Je ne comprenais pas pourquoi tu m'avais fait ça, j'étais si jeune et on disait tellement de choses horribles sur toi… je ne voulais pas vivre comme un pestiféré… c'est pour ça que je suis parti, que je t'ai fui.
_ Et alors, comment es-tu traité dans cette ville ? Les gens t-ont-ils accepté, accueillit comme un ami ?
_ Non, bien sûr que non… Et tu le sais.
_ Evidement que je le sais, je sais tout ce qu'il y a à savoir sur toi Remus, avoua Fenrir. Je sais même ce que tu ignores encore toi-même. Reviens vers les tiens Remus, ils n'attendent que ça.
A chaque phrase, à chaque mot, que Fenrir avait prononcé, il s'était approché d'un pas de l'ancien professeur de défense contre les forces du mal de Poudlard. Si bien que les deux hommes se trouvèrent finalement face à face, séparé par seulement quelques centimètres. Remus plongea son regard dans celui de son créateur, son alpha, pour tenter d'y trouver le mensonge et la cruauté, l'envie de faire souffrir… Mais il n'y avait rien, rien que la vérité et le désir profond de le ramener dans la meute… là où était sa place.
Alors doucement, comme une scène joué au ralentit, il vint déposer sa tête contre l'épaule du mangemort, exposant sa nuque à ce dernier comme signe de soumission. Son alpha avait raison, il était temps pour lui de rentrer chez lui, de rejoindre les siens et de participer à leur lutte.
Fenrir savait ce que ce geste signifiait, en tant qu'homme et en tant que loup, Remus Lupin se rendait à lui. Il éprouva un sentiment de soulagement plus intense que tout ce qu'il avait ressenti jusqu'alors. Son louveteau, son fils, était enfin de retour auprès de lui.
_ Severus… c'et vraiment un espion pour le compte de Voldemort n'est-ce pas ? finit par demander le dit louveteau après quelques instant d'un silence confortable.
_ Bien évidement qu'il l'est, répondit Fenrir en souriant. Pourquoi cette question ?
_ C'est juste… tu savais que je te suivrais en fin de compte non ? Sinon tu ne m'aurais jamais parlé de lui tout à l'heur…
_ Eh bien disons simplement que j'avais grand espoir de pouvoir te ramener à la raison.
Le silence régna quelques instants encore avant que Remus ne reparle à nouveau, tout en se relevant pour faire face à l'autre loup :
_ Et maintenant que fait-on ?
_ Je vais te conduire devant le lord, c'est lui qui décidera quelle doit être ta place dans cette guerre, répondit Fenrir. Et ne crains rien, Tom est loin d'être ce que tu penses.
_ Tom ?
Devant l'incrédulité de son louveteau, l'alpha ne put que sourire. Oh oui, l'ancien gryffondor serait surement surpris de rencontrer celui que tous considéraient comme le plus grand mage noir de tous les temps, agréablement surpris même…
£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ
Et voilà ! le chapitre 7est bouclé et parce qu'il arrive un peu plus tard je vous l'ai rallongé un peu !
Oui, oui je sais je suis la meilleure ! ^^
En espérant que ça vous plaise à nouveau !
Biz et bonne lecture
£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ£µµ
