Chapitre 7 - 28 jours plus tard
(un petit peu moins marrant que les précédents. Il faut que je me remette dans le bain)
Lorsque Squalo ouvrit les yeux, il était seul.
Il avait la bouche pâteuse et se sentait bizarre. Il essaya de se redresser dans son lit, mais n'y parvînt pas; ses muscles lui semblaient mous et faibles.
« Putain de boss de merde », voulu-t-il grogner. Mais c'est un son rauque qui sortit de sa bouche, comme s'il n'était plus habitué à parler.
C'est alors qu'il se rendit compte de deux choses.
Il était dans un hôpital. La chambre avait des murs blancs et puait de cette odeur caractéristique de désinfectant et de médicament. Il avait d'ailleurs une perfusion dans le bras. Le lit avait des draps rêches.
Et il n'y avait personne. Pas un bruit. Pourtant, par la fenêtre, il pouvait voir le soleil briller.
La dernière chose dont il se souvenait, c'était de Xanxus qui lui envoyait une flamme de la colère en pleine face. Il se toucha le visage et ne constata aucune brûlure. Par contre, il portait une barbe de quelques jours. Ce qui lui indiqua qu'il devait être dans le coma. Mais depuis quand ?
Inquiet, il regarda autour de lui et trouva le bouton des infirmières sur lequel il appuya.
Il entendit la sonnerie à leur bureau…mais personne ne vînt.
- Bordel, marmonna-t-il, la voix grinçante, en tirant sur sa perfu.
Il la retira, puis il commença à bouger pour se ré-habituer au mouvement. Il gueula après les infirmières, mais nul n'apparut. Après ses petits exercices, il pu enfin se redresser, et tenta de se lever. Il se retenait contre les murs, les jambes flageolantes. En plus, il mourait de faim. Il sortit la chambre.
Personne.
Après avoir récupéré des vêtements, il quitta l'hôpital désert.
Pour trouver la rue déserte, elle aussi.
- Merde, qu'est-ce qu'il se passe, ici !, rugit-il, ayant retrouvé son énergie - il avait dévalisé la cafétéria de l'hosto.
Par terre, il trouva un journal vieux d'une semaine. Sur la première page, l'article annonçait une épidémie majeure dans tout le pays; une sorte de variante de la rage, pour laquelle il n'existait encore aucun vaccin.
Squalo froissa le journal et le jeta au loin en grognant un petit « Conneries ». Il se dirigea vers une église, espérant y trouver un vestige d'humanité. Hélas, ce ne fut pas ce qu'il trouva. Ou peut-être que si.
Il entra, ouvrant les lourdes portes dans un grincement qui retentit dans tout le bâtiment. Il y avait des gens allongés en tas sur les bancs…qui relevèrent tous la tête en l'entendant.
Ils avaient les yeux rouges et l'air affamé.
- VOOOOOOOI !
Le squale s'enfuit en courrant, poursuivi par une horde de zombies morts(-vivants, ha ha) de faim, en se fustigeant de ne pas avoir pris son épée.
Soudain, l'un d'eux lui attrapa le bras et ouvrit grand les mâchoires, prêt à le mordre et à le contaminer, lui aussi.
C'est alors qu'une volée de couteaux le transpercèrent à la tête. Le zombie s'écroula par terre.
- Ushishishi, tu m'en dois une.
Ce rire. Superbi n'aurait jamais cru être un jour soulagé de l'entendre.
- VOOOOI, Belphégor !
En effet, l'adolescent venait de surgir d'un magasin, avec Mammon sur l'épaule. Levi les suivait de près, ses parapluies sortis.
- Suis-nous, s'exclama simplement le paratonnerre ambulant.
Ils échappèrent aux zombies. Ils passèrent au dessus des grilles et pénétrèrent dans le manoir de la Varia. Pendant ce temps, Mammon faisait un rapport complet de la situation à l'épéiste.
- Il y a 28 jours, Tsunayoshi Sawada et sa bande on essayé de libérer de pauvres animaux enfermés dans des laboratoires pour des expériences bactériologiques - dont Verde était le propriétaire. Les animaux étaient porteurs d'un virus mutant de la rage. Sawada et ses gardiens ont été mordus et…ont répandu l'épidémie. Il y a à présent très peu de survivants, car les contaminés se transforment en zombies assoiffés de sang. Peu importe combien de fois on leurs tire dessus, ils finissent toujours par se relever; ils ignorent la peur et la douleur. La seule chose qui semble les arrêter est lorsque l'on vise la tête…
Soudain, Levi se mit à trembler.
Bel se retourna, s'écartant vivement du brun.
- Il a été mordu !, hurla le prince en désignant la manche déchiré de Levi-a-than.
- Non, attendez, ne me tuez pas, ne me tuez pas !, supplia le gardien de la foudre en tombant à genoux. C'est un chien qui m'a mordu, pas un zomb…
BAM
Les jambes de Levi tombèrent par terre. C'est tout ce qu'il restait de lui.
Gola Mosca baissa son bras armé d'un lance missile.
- Amen, chuchota le petit blond.
Squalo partit à la recherche de Xanxus, qu'il trouva dans sa chambre…entouré de belles nanas aguicheuses à demi nues.
- VOOOOOOI, qu'est-ce que tu fous ?, s'écria le squale, furieux de voir qu'on prend du bon temps sans lui.
- Je préserve l'espèce humaine, déchet, rétorqua le boss de la Varia.
Une belle blonde plantureuse se pencha vers lui et il enfonça avec délice son nez dans ses atours pour le moins volumineux.
Les autres filles se frottaient indécemment contre lui. L'une d'elle susurra :
- Oh oui Xanxus-sama, moi aussi, je veux porter vos enfaaaaants !
Squalo s'enfuit, tétanisé d'horreur face à ce spectacle écoeurant. Des enfants de Xanxus…rien que d'imaginer le monde peuplé de petits monstres fous furieux, ça lui donnait envie de rejoindre le rang des zombies.
- Hey, Squalo !, l'interpella Bel. Tu veux voir un truc chouette ?
Squalo croisa les bras.
- Pourquoi je ferais ça ? Et au fait, où est Lussuria ?
- Ushishishi, se marra le prince. Justement, si tu me suis, tu le sauras.
Ils allèrent à la cave, et Squalo écarquilla les yeux, surpris.
- C'est Lussuria, ça ?, demanda-t-il, incertain.
Il y avait un zombie qui grondait en tendant les bras vers eux, féroce. Il avait la tête de Lussuria, mais il ne portait pas ses lunettes; ses yeux étaient rouge sang et avaient de longs cils de travelo. Il avait la bouche maculée de sang.
- Ouais, répliqua Belphégor en aspirant le contenu d'une brique de jus de fruit percé d'une paille.
- Ah, répondit Squalo.
- On s'en sert comme passe-temps et punching ball, ajouta Mammon.
- Cool, fit Superbi.
Et ainsi, la vie continua comme avant…sauf que Lussuria mangeait plus de viande crue.
