Un nouveau chapitre que je trouve important, Harry a une discussion avec Charly, il se pose beaucoup de question mais il est en bonne voie pour se reconstruire. Jespere que vous aimerez ce chapitre, moi j'aime les Weasley alors j'ai adoré l'écrire...merci pour vos reviews et de me lire, heu n'oubliez pas la petite case en bas pour dire ce que vous pensez... merci bizzz hamelina


Nous mangeons en silence ce soir là, il faut dire que Charly est capable de faire la conversation à huit personnes à lui tout seul.

Je vois Hermione qui m'observe, tous, en fait, me jettent de temps en temps un petit coup d'œil furtif, ils ont du entendre le chambardement que j'ai fait dans la chambre de Ron et mes yeux doivent être encore rouge des larmes que j'ai versées .Je baisse le nez dans mon assiette pour ne pas voir leurs regards interrogateurs…surtout celui de Mione.

Elle parle avec Charly, pour détourner l'attention générale de moi… je le comprends. Enfin c'est ce que je crois.

Apres le délicieux dîner, Molly qui vient de lire la lettre de Minerva pousse une exclamation de joie.

« Harry, mon chéri, tu vas être professeur à Poudlard à la rentrée, mais c'est merveilleux »

Elle vient vers moi et me serre contre elle, ensuite tous me congratule, me taquine sur le fait que maintenant je vais devoir jouer le censeur auprès des élèves et me méfier de zigotos qui me ressembleraient.

Je n'ai pas le cœur à plaisanter, Ron est trop présent dans toutes leurs remarques sur ma scolarité et je comprends à son regard sombre que Mione pense comme moi.

J'étouffe un peu, j'ai hâte de repartir au château et de m'écrouler sur mon lit, une atroce migraine me vrille les tympans, vestiges d'une blessure de la dernière bataille.

Puis la soirée s'éternise un peu, il y a longtemps que Charly n'est pas venu au Terrier.

Il discute beaucoup avec mon amie de sa vie en Roumanie, des dragons, des gens qu'ils rencontrent, il lui propose même de venir quelques semaines si elle le désire, elle rit de plaisir, les joues rosie et lui la regarde tendrement…. et même il lui…remets un mèche de cheveux derrière l'oreille…

j'ai toujours apprécié Charly mais je dois avouer que ce soir il m'énerve un peu.J'ai une espèce de serpent lové dans l'estomac qui commence à se réveiller …et qui me donne une envie terrible de lui dire de lui ficher la paix…

Je me secoue, me morigène, Charly a toujours considéré Hermione comme une petite sœur et rien d'autre…rien d'autre ? Pas sûr… vu le regard appréciateur qu'il pose sur elle lorsqu'elle se lève pour aller aider Molly à la cuisine.

Je commence à être… jaloux, ça me manquait dans toute la panoplie de sentiments foireux que je ressens en ce moment…

…C'est vrai que la jalousie manquait…

Je foudroie le dragonnier du regard, je ne peux pas m'en empêcher, même si je sais, me rendre ridicule et je sens Fred assis à ma droite, tapoter mon genou. Je me tourne vers lui, sourcils froncés et sûrement l'air peu aimable. Il me renvoie un sourire narquois et se penche vers moi ?

« Rassure moi, elle a quand même le droit de parler avec nous autres, ou tous les hommes sont interdits dans un périmètre de plusieurs kilomètre »

Je déglutis un peu gêné je ne pensais pas que l'expression de mon visage était si limpide.

Il éclate doucement de rire et me donnant une affectueuse bourrade

« Ben t'es pas arrivé mon vieux…. »

Je m'affaisse un peu sur ma chaise, ma vie est un beau capharnaüm remplie de non dit de sentiments confus, d'indécisions….et toujours ce fichu reptile qui me ronge les entrailles lorsque je vois le cadet des Weasley l'emmener faire un tour dans le jardin.

« Je viens… attendez moi ! »

Mais pourquoi j'ai hurlé comme ça ? Tout le monde s'est tu et ils me dévisagent comme s'il me voyait pour la première fois …

Je ne regarde pas Fred que je devine lever les yeux au ciel.

Je marmonne un « désolé » et je rejoins dans le jardin, ma meilleure amie et le meilleur des dragonniers de Roumanie… qui aurais vraiment mieux fait d'y rester.

Nous marchons en silence dans le petit jardin, elle frissonne un peu et avant que j'aie pu dire quelque chose, il retire sa veste et la lui pose sur les épaules, fichue galanterie !

Elle le regarde fascinée et le remercie, je ne sais pas si c'est parce que Charly a huit ans de plus que nous ou parce que pour elle, il est un peu exotique… mais elle ne remarque même plus que je suis avec eux.

Charly a envie de prolonger la promenade.

« Allons marcher un peu sur la route de Loutry, il fait chaud ce soir et il y a si longtemps que je n'étais pas venu par ici »

Hermione me regarde attentivement et fait un signe de dénégation,

« Je crois que je préfère rentrer, je me sens un peu fatiguée et… nous pourrions retourner à Poudlard ce soir, n'est ce pas Harry ? » je grommelle un oui inaudible.

« Je pense que vous feriez mieux de dormir ici, maman a préparé vos chambre, et puis comme ça je pourrais vous voir encore demain matin, après je retourne en Roumanie »

Son visage à elle, s'illumine.

« Oh oui c'est une très bonne idée ! »

Elle me regarde attendant mon aval. Moi je ne trouve pas du tout que c'est une bonne idée, mais que puis je dire sans passer pour un parfait crétin ? Je me contente de hausser les épaules en prenant un air indifférent, je vois passer dans ses yeux une ombre de tristesse reflétant son incompréhension.

Je me dirige avec elle vers la maison, mais Charly me retient par le bras.

« Pas si vite vieux frère, moi je veux quand même aller me balader et pas tout seul de préférence.

Merde, ça sent le bon vieux discours moralisateur ça…J'envie Hermione, qui apres nous avoir lancé un dernier regard, entre dans la maison.

« Mais… c'est que… »

« Rien du tout Harry, j'aimerai juste discuter un peu avec toi… il y a deux ans que je ne t'ai pas vu…La dernière fois c'étais à l'enterrement de Ron je crois… »

Toujours aussi abrupte Charly, la dureté des mots me laisse muet…

Et la culpabilité… petit animal tapi secrètement dans ma tête depuis des années, resurgit plein de vigueur…Avec le serpent qui a pris sa place dans mon estomac, il ne se sentira pas seul.

Je ne prends pas la peine de répondre et nous empruntons la route de Loutry en silence.

Au bout de dix minutes de marche dans la chaleur de cette nuit d'été, il se décide à prendre la parole. Sa voix grave résonne dans la nuit.

« Alors Harry, comment t'es venu cette envie de travailler à Poudlard ? »

Mais qu'est ce qu'ils ont tous à s'inquiéter pour mon avenir ? Peuvent pas me ficher la paix, est ce que je lui demande moi si son boulot avec des monstres l'épanouit ?…non… je m'en fout totalement.

Je bredouille un peu pour ne pas avoir l'air impoli.

« Pas choisit… C'est Rogue qui a décidé pour moi…pas sûr que ça me plaira. »

Il éclate de rire et je suis tout de même un peu vexé, j'aimerai au moins qu'il me prenne au sérieux, je me rembrunis…il me donne un tape dans le dos ...

« Ne te vexe pas, mais je t'ai connu plus marrant mon vieux… » Mon regard froid le fixe et c'est sans aucune gène qu'il me répond.

« Arrête ça Harry ! »

« QUOI ? »

« Tout ça…ton air de chien battu, de victime…OK tu as vaincu Voldemort et tu as beaucoup souffert dans ta chair et dans ton cœur aussi, tu as beaucoup perdu…Mais qu'est ce que tu crois ? Que notre famille en est sortie indemne ? Que crois tu que j'ai ressenti, quand je suis venu à un an d'intervalle enterrer ma petit sœur et mon plus jeune frère ? Je n'ai même pas eu le temps de bien les connaître… enfin… connaître les adultes qu'ils étaient devenus. Pour moi Ginny restera la gamine qui se blottissait sur mes genoux, quand je revenais de Roumanie parce qu'elle voulait que je lui raconte des histoires de dragons, et Ron l'ado ronchon, fan de Quidditch qui se bourrait de tout ce que le Terrier pouvait contenir de sucré… »

Sa voix baisse d'un ton.

« Tu vois c'est pour cela que je voulais me promener un peu avec toi Harry, pour que tu me parles d'eux, pour que je les connaisse un peu mieux parce que… j'imagine qu'ils étaient bien plus que cela. »

Le palette des sentiments qui m'agitent est très large…Ca va de la grande culpabilité, la tristesse, le remord, la colère (contre moi)…à une immense lassitude

Mon estomac se tord, j'ai envie de déclarer forfait et de faire demi tour en le plantant là, mais je n'ose pas…Il ne mérite pas ça …Il est presque un frère pour moi, même si je le connais moins que les autres membres de sa famille…

Alors je commence mon récit et… curieusement ça me fait du bien de parler de Ron, de toutes les bêtises que nous avons faites ensemble, et aussi de tous les actes héroïques dont j'ai été témoin de sa part… parfois le seul témoin avec Hermione…

Je me rend compte qu'il me manque encore plus que je ne le croyais…enfin si c'est possible…Et puis mon récit sur Ginny est plus difficile car beaucoup plus intime…J'essaie,dans mes paroles, de la faire revivre au mieux, pour qu'il sache qu'elle jeune femme merveilleuse elle était .

Lorsque je me tais, nous sommes arrivé à Loutry et Charly n'a plus prononcé un mot de tout le trajet, me laissant débiter mon monologue, mais je sens toute la détresse qui l'étreint à ses épaules qui se sont voûtées.

Nous entrons dans un petit jardin public envahis de fleurs et de parfums entêtants. Ma migraine est revenue et me bat les tempes. Charly va s'affaler sur un banc, la tête entre les mains, et moi je m'assoie à coté de lui, je ne vois pas ce que je peux faire d'autre. Son visage est contracté et sa mâchoire durcie…J'attends un peu mais pas un mot ne sort de sa bouche, inquiet, je me permets de l'interrompre dans ses pensées.

« Charly ? »

Il tourne vers moi un visage bouleversé, bien différent de celui de l'inébranlable dragonnier, simple et décontracté que j'ai toujours connu.

« Ca va Harry, ne t'inquiètes pas. Je digère tout ce que tu viens de me dire et …je regrette tellement de n'avoir pas passé plus de temps avec eux…Mon boulot me plaisait tellement que… je ne les ai pas vu grandir, je n'ai pas été un soutient pour eux…jamais »

Sa voix se brise…et je ne le regarde plus, le laissant à sa peine…

Je pense juste… bienvenue au pays de la culpabilité Charly, j'ai depuis si longtemps moi, l'impression d'être responsable de tout ce que le monde peut contenir de mauvais …Personne ne peut avoir moins d'espoir que je n'en ai face à l'avenir.

Nous restons là un très long moment.

Il finit par se tourner vers moi.

« On rentre ? »

j'opine de la tête

Nous quittons le petit jardin fleuri et reprenons la route qui mène au terrier. Nous marchons dix longues minutes sans parler, quand brusquement il m'assène.

« Pourquoi tu m'as fais la gueule toute la soirée Harry ? »…Je sursaute…Merde, il récupère vite le dresseur de bestioles sanguinaires …Je sens que je ne vais pas y couper, au discours édifiant du pseudo grand frère.

« Je ne … »

« C'est à cause d'Hermione non ? »

Psychologue avec ça…Ils ont besoin de psychologie les dragons ?

« Non, je... J'avais une migraine terrible en fait… »

« Non ! Ne me prends tout de même pas pour un imbécile Harry »

Il fait dans la dentelle maintenant ?

« Tu es amoureux et jaloux ! »

Mince alors… ça c'est un bon résumé ! Ça brise un peu plus mes défenses et le mur que j'avais difficilement érigé autours de moi, mais au point où j'en suis…Je n'ai même pas besoin de répondre…

« Tu as des doutes ou tu es sûr ? » Il continue, tenace, malgré mon manque de réponse…

« Tu rêve de quoi dans la vie »

Deux fois en deux jours que l'on me pose la question …J'y réfléchis cette fois. Et je réponds

« Moins de guerre, moins de violence et de sang…Moins de haine et d'anéantissement …et plus d'espoir … »

« Ben oui… comme tout le monde…tu es juste…humain »

« Tu vas lui dire à Hermione que tu es amoureux d'elle ? »

« NON ! Je vais me contenter d'être juste son meilleur ami…toujours présent et de veiller sur elle »

« Pour qu'elle raison tu ne veux pas lui dire ? À cause de Ron ? » Il hésite un peu en prononçant le nom de son frère.

«Oui… mais pas seulement… en même temps » je fouille dans la poche de mon jean et lui tends la boule de papier froissée. Il me regarde sans comprendre ;

«Lis…c'est une lettre que Ron a laissée pour moi… » Je veux bien lui faire lire… à lui.

Il s'arrête, prononce un Lumos pour que sa baguette éclaire le bout de papier et il commence à lire.

Quand il l'a fini, il la plie soigneusement et me la rend.

« C'était un mec bien mon frère…Il te donne sa permission, vous deviez représenter bien plus que de simples amis pour lui »

i Oui Charly pour lui…j'étais comme un frère et Hermione était la femme qu'il aimait…Plus que de simples amis... /i

Je hoche la tête en signe d'acquiescement.

« Oui …Mais j'aurais l'impression de profiter de la situation et ça je ne le veux pas…je ne supporterai pas d'avoir l'impression que ce n'est qu'un pis aller »

« C'est une très mauvaise raison Harry et ce n'est… qu'une raison… Ne l'érige pas en vérité ok ? »

Je réfléchis à ce qu'il vient de dire, c'est vrai… j'ai la croyance erronée peut être que cette décision là est meilleure que celle qui me comblerait.

Mais je resterais sur mes positions, il ne faut pas qu'elle comprenne ce que je ressens pour elle.

Nous arrivons bientôt au terrier où tout le monde doit être couché…Non pas tout le monde, dans le jardin, assis en train de discuter, les jumeaux nous regardent arriver.

Ils nous font un signe de la main.

« Vous n'allez quand même pas vous coucher, comme les autres marmottes ? »

C'est moi qui leur réponds.

«Hé bien si, pourquoi ? »

« Une petite partie de Quidditch en nocturne ça vous dirait pas ? »

Charly me regarde attendant ma réponse. Il y a très longtemps que je n'ai pas joué et avec ces trois là, qui sont de très bons joueurs…J'avoue que ça me tente…

Je réponds tranquillement.

« OK ! Mais je vais vous faire mordre la poussière les Weasley »

Deux hurlements de joie accueillent mes paroles et Charly éclate de rire.

« Vous deux vous ne grandirez jamais ! »

« Pourquoi grandir frérot? Quand le monde de l'enfance reste si intéressant et tellement plus drôle… »

« Et si lucratif pour vous deux… »

J'éclate de rire de concert avec Charly, devant les moues faussement choquées de Fred et George.

« Tu n'es qu'un impie Potter ! »

Je hausse les épaules et demande.

« Vous avez quatre balais au moins ? »

Je ne suis pas venu avec le mien …Il y a longtemps que le jeu ne faisait plus partie de ma vie.

«Oui monseigneur …Accio balais… » Et de la cabane du jardin, volent et s'arrêtent devant Fred, quatre vieux Brossdurs que nous enfourchons avec jubilation.

Il y avait tellement de temps que je n'avais ressentis cela…Le bonheur de voler pour le plaisir et non pour m'étourdir de fatigue. La joie d'être avec des amis et de partager le primaire et saint plaisir d'une bonne partie de Quidditch…Je me sens de nouveau libre et simplement heureux d'être là haut alors que j'essaie de ravir à Charly le vif d'or que nous nous disputons.

Nous blaguons, chahutons, rions aux éclats et pour le coup, réveillons tout le terrier qui sort dans la moiteur de la nuit pour nous regarder voler.

Au premier étage, une fenêtre ouverte et appuyée sur son rebord, ses boucles brunes volant dans la petite brise qui nous rafraîchit à cette heure avancée de la nuit, dans un tee-shirt blanc immaculé… mon amie. Je devine, plus que je ne vois, qu'elle sourit, Elle me fait un petit signe de la main et je lui réponds.

Je garde ce petit signe de la main dans un petit coin de mon cœur et je me plais à penser qu'il est peut être plus que cela…la dénuement affectif dans lequel je me suis enfermé volontairement ces deux dernières années, se contente de bien peu chose.