Bonjour à tous ! On s'approche dangereusement de la fin de cette histoire (9 chapitres plus un épilogue). Bon, après tous ces chapitres tout mignon, tout rose, on attaque les parties légèrement moins marrantes, mais nécessaire pour arriver à la jolie happy-end ! Donc, armez-vous de patience, vous serez récompensé à la fin ^^

Réponse aux reviews :


justmoi59 : Merci ! Content de voir que tout te plaise ^^


Mayoulou : Les larmes aux yeux, j'adore :D (Et ça fera plaisir à l'auteure ^^). Merci pour les compliments, c'est toujours agréable à entendre. Pour ABITC, c'est autant le travail de l'auteure que la traduction de Mizugachi qui m'a motivé à me lancer dans cette aventure. Et je dois dire que je ne le regrette absolument pas. Niveau ambiance, on risque d'avoir quand même un peu de tensions, désolé. Mais tu verras, c'est nécessaire et la fin en vaut véritablement la chandelle !


Aliice-Klaine : Valeur prophétique, j'en ai aucune idée, l'histoire s'arrête bien avant d'aller aussi loin. mais vu la fin, tu verras que c'est très probable !


mmlabr : Connexion magique, on est d'accord. Ils sont tellement beaux dans cette histoire que je ne peux m'empêcher d'être bouleversé rien qu'à la traduction ...


marinemaelys : Merci beaucoup :D C'est toujours toujours agréable, les compliments.


RodesAtlantis : Oui, le mariage, il faudra l'écrire, car l'histoire ne va pas aussi loin (malheureusement :'()


EverybodyWantsABeautifulLove : Autant de superlatifs ? Je suis gâté ! Oui, ils l'ont fait. C'est drôle, je pensais que j'aurais du mal à traduire ça, mais finalement, pas du tout ...! Quelque chose qui se trame ... ? Je ne sais pas ... (suis-je crédible, là ?)


NobodySaidItWasEasy : Oui, j'ai l'impression que le citron a eut pas mal de fan ...! C'est bien. Au moins, mon boulot fait plaisir, c'est ce qui compte ! Merci en tout cas pour ton soutien.


Klaine29 : Chaud ? Je ne vois ABSOLUMENT pas de quoi tu parles ...! Bon, peut-être un peu quand même ! Mais il fallait bien qu'ils en arrivent là, non ? En tout cas, merci pour ton soutien.


Laguna2703 : Étrangement, je savais que ce chapitre te plairait ... Je me demande bien pourquoi ...? Chapitre à ne pas laisser traîner sous les yeux de jeunes non-initiés donc ... Et on ne cite pas Baloo sans subir la colère des Dieux de l'Olympe ! Merci :D


RAPPEL : Vous pouvez retrouver la fic originale ici : www .fanfiction s/ 8795588/ 1/ Heart-Without-a-Home# (n'oubliez pas d'enlever les espaces) ainsi que les oeuvres de l'auteure sur son twitter : ConstantKlainer et sur son Tumblr : heartsmadeofbooks. N'hésitez pas à y faire un tour, vous ne serez pas déçus du voyage ^^

Bonne lecture à tous !


Plus les semaines passaient, plus Blaine souhaita être plus audacieux. Habituellement, les moments intimes entre eux étaient initiés par Kurt. C'est seulement dans ces moments-là que Blaine laissait son corps répondre aux attentes de Kurt. C'est comme s'il attendait la permission de Kurt, même s'il savait au plus profond de lui-même que Kurt voulait que Blaine l'embrasse, qu'il le touche.

Blaine ne su pas ce qui était différent ce matin-là. Peut-être était-ce le fait que Kurt semblait irrésistiblement exquis étalé de tout son long sur les draps en soie, avec de faibles rayons de soleil qui tombaient sur sa peau pâle depuis la fenêtre. Ses lèvres étaient légèrement entrouvertes et ses cheveux étaient éparpillés. Il y avait quelques marques violacées sur son cou et ses clavicules, montrant où la bouche de Blaine avait perdu tout contrôle la nuit précédente.

Blaine s'assit pour apprécier la vue qui s'offrait à lui. Le drap couvrait Kurt jusqu'à son estomac et une légère bosse formée par l'érection matinale de Kurt attira l'attention de Blaine.

En prenant garde de ne pas réveiller Kurt, Blaine souleva le drap et le descendit doucement sur le bas du lit. Il sentit sa bouche s'humidifier à la vue du magnifique sexe de Kurt à moitié dur. Après un rapide coup d'œil vers le visage de Kurt, il enroula ses doigts autour du membre et exécuta un léger mouvement de va-et-vient. Kurt expira un peu plus bruyamment mais il ne se réveilla pas.

Encouragé, Blaine se déplaça pour s'asseoir entre les jambes de Kurt. Il s'approcha et pressa son visage à l'endroit où la taille de Kurt rencontrait son entrejambe. Cela sentait tellement bon, tellement … Tellement Kurt.

Après avoir déposé quelques légers baisers sur cet endroit qu'il adorait tant, il lécha le haut du sexe de Kurt, glissant le membre dans sa bouche, doucement. Kurt gémit un peu plus fort, toujours endormi. Blaine le sentit se durcir contre sa langue et l'enfonça un peu plus profond jusqu'à sentir le gland frotter contre son palais.

Blaine avait présumé qu'il adorerait faire ce genre de chose à un homme quand il avait découvert son homosexualité, mais il n'avait jamais imaginé qu'il aimerait autant ça. Il aimait le poids dans sa bouche et le déroulement de ses lèvres autour du membre et, oh, ce goût si délicieux. Mais, aussi gay qu'il pouvait être, il ne s'imaginait pas le faire à un autre homme. C'était seulement Kurt qu'il désirait.

Blaine savait, au plus profond de son être, que Kurt était le bon pour lui. Il n'y aurait jamais personne comme lui, et il n'y avait aucune raison d'aller chercher ailleurs.

Blaine bougea sa tête de haut en bas, juste de la manière qu'il appréciait quand Kurt était celui qui lui faisait ça, et provoqua un gémissement bruyant de l'autre homme, visiblement en attente de plus. Il sourit (autant qu'il pouvait sourire alors qu'il avait un sexe tendu enfoui dans sa bouche) et lécha la base du gland, avant de venir laper la fente en haut.

Les mains de Kurt furent soudainement dans ses cheveux, tirant, poussant, désespérément. « Blaine … »

Blaine pressa ses pouces sur l'épaisse veine qui longeait le dessous du sexe de Kurt et le regarda avec des yeux sombres. « Bonjour. »

« Oh putain, ne t'arrête pas … » Kurt tira sur ses cheveux à nouveau, guidant sa bouche vers son sexe, douloureux de désir.

Blaine sourit avant de redescendre son visage. Kurt était désireux, suppliant, proche de l'extase. Il écarta ses jambes un peu plus et planta ses pieds dans le dos de Blaine, le forçant à s'approcher. Son membre s'enfonça un peu plus profondément, et Blaine respira brusquement par le nez, utilisant sa main pour couvrir ce qui ne rentrait pas dans sa bouche. Il encercla le gland avec sa langue alors qu'il effectuait un mouvement vers le haut et Kurt laissa s'échapper une sorte de cri très bestial. Blaine dû poser la main sur son estomac pour le faire se maintenir avec lui.

« S'il te plait, Blaine … » Murmura-t-il, vandalisant les draps, jetant sa tête en arrière et tentant de s'arquer un peu plus dans la bouche de Blaine.

Blaine remonta sa bouche de telle manière à ne tenir que le gland entre ses lèvres. Il fixa Kurt avec des paupières mi-closes pendant qu'il le suçait, appréciant le goût des premières gouttes de spermes de Kurt sur sa langue. L'emprise de Kurt sur les cheveux de Blaine fut un peu douloureuse et dans un cri d'extase, il jouit dans la gorge de Blaine, soudainement, intensément.

Gémissant de surprise, Blaine fit de son mieux pour tout avaler. Kurt tremblait sous lui, et lorsque la sensation fut trop forte pour lui, il lâcha le sexe de Kurt et commença à embrasser sa taille, son estomac, ses hanches, tous les endroits qu'il pouvait atteindre avant de se bouger pour se placer juste en face de lui.

Les yeux de Kurt étaient largement ouverts et légèrement confus par le réveil brusque, mais il brillait de la meilleure manière dont un orgasme pouvait faire briller une personne. « Whoua, » laissa-t-il échapper, exalté.

« C'était bon ? » Demanda Blaine, légèrement inquiet, alors qu'il le fixait. Maintenant que c'était terminé, il se demandait s'il n'avait pas franchi une limite qu'il n'aurait pas due …

« Bon ? Je … » Kurt cligna des yeux vers lui. « Blaine, je ne pense pas avoir déjà joui si fort et si rapidement de toute ma vie. »

« Alors c'était un peu mieux que bon ? » Blaine sourit timidement.

Kurt roula ses yeux et le tira vers lui pour l'embrasser. Il gémit légèrement en sentant son propre goût sur la langue de Blaine. « C'était fantastique. » Il releva les boucles qui tombaient sur le visage de Blaine et s'approcha pour lui chuchoter à l'oreille. « Tu devrais faire ça plus souvent. »

Blaine gémit, son érection qu'il avait volontairement négligée se sentant soudainement douloureuse entre ses jambes. « Oh, je le ferais … »

« Je devrais probablement t'aider avec ça … » Roucoula Kurt alors qu'il frotta sa taille contre l'entrejambe de Blaine, obligeant involontairement ce dernier à pousser ses hanches contre celles de Kurt.

Les baisers devinrent plus chauds et plus frénétiques. La main de Blaine prit appui sur la hanche de Kurt et il l'utilisa pour pousser son bassin contre celui de l'autre homme de plus en plus intensément. Kurt enroula sa langue autour de celle de Blaine et l'entraîna dans sa propre bouche pour la sucer. Blaine fut certain d'avoir de la fièvre. Sa peau était chaude et transpirante, et quasiment étourdie de désir …

Un son qu'aucun des deux ne s'attendait à entendre les fit s'arrêter juste quand Kurt s'apprêtait à passer ses jambes autour de Blaine pour joindre leurs deux sexes ensembles et trouver un meilleur angle. C'était le bruit de la porte qui s'ouvrait …

« Kurt, tu es réveillé ? Nous … Oh mon dieu ! »

Ce cri perçant ne pouvait appartenir qu'à la belle-mère de Kurt, Carole. Cela les surprit tellement tous les deux qu'ils se figèrent et Kurt jeta un œil au dessus de l'épaule de Blaine pour voir son père entrer dans la chambre à son tour, cherchant visiblement à savoir ce qui avait pu effrayer sa femme à ce point. Ce fut au tour de Kurt de crier maintenant, et dans sa précipitation à se dissimuler de la vue de son père, il roula hors du lit, entraînant Blaine avec lui et les faisant tomber sur le sol avec un bruit sourd.

Kurt se démêla de Blaine et s'assit, son dos cognant la table de nuit derrière lui et regarda ses parents avec des grands yeux paniqués. « Qu'est-ce que vous faîtes là ? »

« Nous … Voulions te voir … Hum, te rendre une petite visite, » dit Burt Hummel, visiblement mal à l'aise. « Qui c'est ça ? »

« Burt, laissons leur un peu d'intimité … » Carole commença à tirer sur le bras de son mari.

« Intimité pour quoi ? » Grommela Burt, fronçant des sourcils, mécontent.

« Pour s'habiller, » dit Carole avec insistance. « Viens. Allons à la cuisine. Maintenant. »

Kurt avait toujours apprécié sa belle-mère, mais jamais autant qu'au moment où il la regarda fermer la porte.

Blaine s'assit à son tour, fixant le plafond. Ses yeux étaient largement ouverts et son torse eut un haut-le-cœur, alors qu'il tentait de reprendre une respiration normale. « Donc … Je suppose que ce sont tes parents ? »

« Ouais … » Kurt hocha de la tête, toujours un peu choqué.

« Ils, hum … » Blaine ne clignait plus des yeux. Kurt se demanda s'il avait cligné une seule fois depuis que Burt et Carole s'étaient introduits dans la chambre. « Ils ont vu mon cul. »

Kurt ne pu s'empêcher de rire. Il se rapprocha jusqu'à pouvoir se tourner vers Blaine et lui sourit de manière taquine. « Au moins, tu as un merveilleux cul … »

Blaine rougit et évita son regard, soudainement très intéressé par l'espace vide sous le lit de Kurt. « Kurt … »

« Ne sois pas embarrassé, » Kurt déposa un baiser sur sa tempe. « Je ne suis pas ravi que mes parents rentrent dans ma chambre pendant que je fais l'amour, mais je suis un adulte et j'ai une vie sexuelle. S'ils ne veulent pas la voir, ils devraient apprendre à frapper aux portes … »

« Je crois que je vais me cacher sous ton lit jusqu'à ce qu'ils partent … » Blaine commença à ramper, mais Kurt le stoppa, posant tout son poids sur lui.

« Arrête ça ! » Il gloussa. « Je sais que mon père peut sembler un peu effrayant, mais il ne l'est pas. Tu n'as pas à te cacher de lui. »

Le cœur de Blaine frappa plus fort dans sa poitrine. Kurt était-il en train de lui dire qu'il voulait qu'il rencontre ses parents ? Leur relation était-elle suffisamment sérieuse pour que Kurt veuille passer cette étape ? Blaine sentit un sourire apparaître sur ses lèvres, alors qu'il était toujours terrifié. « Je ne veux juste … Pas m'imposer. »

Kurt roula des yeux affectueusement. « Cela ne sera pas le cas. Nous allons prendre le déjeuner ensemble, je leur demanderai ce qu'ils font ici et tout se passera bien. »

Blaine soupira. « Bien. »

Kurt se leva et offrit sa main à Blaine. Il l'attrapa dans ses bras et s'approcha pour lui parler dans l'oreille. « On reviendra à ce qu'on faisait plus tard. »

Blaine gémit, mais Kurt s'éloigna de lui pour récupérer des vêtements avant qu'il ait le temps de faire quoi que ce soit.

Cinq minutes plus tard, ils allèrent dans la cuisine pour y trouver Carole déjà en train de préparer le petit-déjeuner. Elle préparait des pancakes et Burt avait déjà une tasse de café posée devant lui, sur le bar.

« Bonjour, les garçons ! » Dit-elle avec entrain, agissant comme si toute la situation était absolument normale. « Je suis vraiment désolée que nous, hum, ayons interrompu … »

« On a frappé, mais vous étiez trop occupé pour nous entendre … » Protesta Burt d'un ton bourru.

« Je ne pense pas qu'on se soit déjà rencontré avant, » Carole tendit sa main vers Blaine avec un sourire gêné mais large sur son visage. « Je suis Carole. »

« Heureux de vous rencontrer, » dit Blaine, sa voix vibrant nerveusement. « Je suis Blaine. »

« C'est mon mari, Burt, » elle pressa une main sur son épaule et resserra son étreinte, apparemment un peu plus fort que nécessaire, parce que l'homme sursauta.

« Bonjour, » Burt regarda la main que Blaine lui offrait et quand sa femme resserra encore sa main sur son épaule de manière significative, il l'accepta. « Vas-tu prendre le déjeuner avec nous, Blaine, ou dois-tu rentrer chez toi ou allez travailler maintenant … ? »

« Papa, Blaine vit ici, » dit Kurt nonchalamment, alors qu'il marchait vers le réfrigérateur pour se servir du jus d'orange. Mais il était évident que parler de leur situation à tous les deux le rendait nerveux, malgré tout.

Burt cracha son café partout sur le bar. « Quoi ? »

Blaine se pressa à nettoyer tout le désordre, heureux de pouvoir s'occuper sachant qu'il ne savait absolument pas quoi dire ou faire.

« Quand avais-tu prévu de nous en parler ? » Demanda Burt, alors qu'il regardait son fils comme si une deuxième tête venait de pousser à Kurt.

« N'ai-je pas l'habitude de tout te dire ? » Répondit Kurt avec un sourcil étrangement relevé. « J'ai été particulièrement occupé dernièrement et je n'ai pas eu le temps de t'appeler. »

« Pourquoi ne prenons-nous pas notre petit-déjeuner et nous parlerons de tout ça plus tard ? » Proposa Carole, toujours tentant de garder la paix dans cette famille. « Moi, tout particulièrement, j'aimerais en savoir un peu plus sur Blaine. »

Blaine rougit des lèvres aux oreilles. « Et bien … Il n'y a pas grand-chose à dire … »

« Je suis sûre qu'il y en a, » elle tapota sa main. « Comment vous êtes-vous rencontré, les garçons ? »

Blaine lança un rapide et suppliant regard vers Kurt. Ce dernier sut ce que ce regard signifiait. S'il te plait, s'il te plait ne leur dit pas que tu m'as trouvé. S'il te plait. Ils penseront que je ne suis pas assez bien pour toi …

Carole sembla noter qu'une question aussi simple n'avait pas de réponse simple, alors elle se dirigea immédiatement vers la cafetière. « Qui veut du café avant qu'il ne refroidisse ? »

Le petit-déjeuner fut tendu et étrange même si Carole et Kurt se démenaient pour garder un flux de conversation. Burt ne répondait que par des grognements et Blaine ne lâchait pas son assiette du regard, n'ayant quasiment pas touché son repas.

Quand il estima que sa présence avait été suffisamment importante pour ne pas paraître impoli, Blaine s'éclaircit la gorge et se leva. « Je ferai mieux de me préparer ou je vais être en retard au travail. »

« Qu'est-ce que tu fais pour vivre ? » Demanda Burt, s'adressant à lui directement, pour la première fois.

Blaine se sentit rapetisser sous son regard inquisiteur. « Je … Je travaille au guichet d'un petit théâtre. »

« Et comment arrives-tu à payer la moitié du loyer avec un travail comme celui-là ? Cet appartement est extrêmement cher, » murmura Burt, fronçant des sourcils.

Kurt vit Blaine pâlir et il sut qu'il devait intervenir. « Papa, c'est grossier. »

« Je m'assure juste que les choses sont justes et égales … » Burt haussa des épaules, visiblement pas désolé.

Carole secoua sa tête. « Va te préparer, chéri, » dit-elle à Blaine. « Nous ne voudrions pas te faire perdre du temps. »

Il tenta de lui offrir ce qu'il considérait comme un sourire de gratitude, mais son visage était trop pâle, trop vide d'émotion. Il fit demi-tour et s'échappa aussi vite qu'il pu, sans pour autant courir.

« Kurt … » Commença Burt mais Kurt était déjà debout.

« Je vais voir comment il va, » dit Kurt. Il regarda son père avec désapprobation. « Je n'arrive pas à croire que tu ais agis comme ça, Papa. Cela ne te ressemble vraiment pas. »

Il ne laissa pas le temps à Burt de répondre. Il avait rejoint sa chambre, où Blaine changeait de chemise. Kurt le voyait de dos, mais même comme ça, il pouvait voir à quel point Blaine était tendu. Kurt avait appris à bien connaître Blaine depuis qu'ils vivaient ensemble.

« Je suis désolé pour l'attitude de mon père, » murmura doucement Kurt et Blaine se tourna pour lui faire face.

« C'est bon, » répondit-il, comme si cela n'avait pas d'importance. « Il est juste inquiet pour toi. Il ne me connait pas. »

« Il est très protecteur, » expliqua Kurt, s'asseyant sur le bord du lit. « Mais il a de bonnes intentions. »

« Bien sûr, » Blaine hocha de la tête, alors qu'il se rendit dans la salle de bain. Kurt pouvait le voir de là où il se tenait debout devant le miroir, fixant son reflet, respirant profondément.

Quand Blaine revint dans la chambre, Kurt se déplaça pour enrouler ses bras autour de son torse. Il lui sourit d'une manière rassurante. « Ne le laisse pas t'avoir. S'il voit qu'il peut t'intimider, il sera encore pire. »

« Que veux-tu que je fasse ? » Blaine le fixait, rempli d'espoirs. Il sentait une boule dans sa gorge. « Veux-tu que je lui dise la vérité ? Que je vis chez toi sans payer un centime ? Que tu m'as ramassé dans la rue ? Qu'est-ce qu'il va penser ? »

Kurt soupira et l'embrassa tendrement. « Je me moque de ce qu'il pense. Je me moque de ce qu'on lui dira. Je veux juste qu'il voit à quel point tu es merveilleux … »

« Kurt … » Tenta de dire Blaine, avec hésitation.

« Tu l'es, » insista Kurt, joignant leurs fronts l'un contre l'autre.

Ils restèrent ainsi, simplement respirant l'odeur de l'autre, pendant quelques minutes. Blaine se relaxa progressivement dans ses bras et embrassa Kurt.

« Maintenant, pars travailler, » dit Kurt avec un sourire. « Si j'arrive à me débarrasser d'eux avant que tu reviennes, on pourra sortir manger quelque chose dans un endroit sympa. Ou on pourra rester ici et terminer ce qu'ils ont interrompu … »

Blaine enfoui son visage dans le creux de l'épaule de Kurt. « J'aime les deux options. »

« Bien. Moi aussi, » Kurt lui tapota les fesses. « Je te vois ce soir, alors. »

Blaine se détacha de lui à contrecœur. Il vola un dernier baiser. « Je te vois ce soir. »


D'une certaine manière, Kurt parvint à maintenir la conversation sur autre chose que Blaine. Il tenta de distraire ses parents avec une longue marche dans New York avant de s'arrêter pour manger dans un joli bistro qu'il voulait faire essayer à Carole, et en l'emmenant faire un peu de shopping, pendant que Burt les suivaient, taciturne. Il savait que dès qu'ils mettraient les pieds dans son appartement, son père reviendrait à ce sujet qu'il désirait tellement abordé, mais Kurt n'était toujours pas certain de ce qu'il allait dire.

Il était évident que Carole tentait de lui faire gagner du temps également, mais après des heures de tourisme non stop, elle était clairement épuisée. Kurt réalisa qu'il devait arrêter d'agir comme un enfant effrayé et faire face à son père tel un adulte.

Il aurait souhaité savoir pourquoi il se sentait si terrifié.

Il marcha dans la cuisine et ouvrit son réfrigérateur, regardant à l'intérieur. « Est-ce que vous voulez diner ici ou vous préférez sortir pour manger dehors ? J'ai du poisson au freezer, mais … »

« Peux-tu arrêter de te défiler pendant un moment et me dire ce qu'il se passe ici ? » Demanda Burt si brusquement que cela fit sursauter Kurt. « Tu évites le sujet depuis des heures. »

Kurt referma son réfrigérateur et s'assit sur un des tabourets le plus proche. « Bien, parlons. »

« Qui est ce type, Blaine ? »

Pourquoi son père devait-il commencer par la question la plus compliquée ? « Il est … un très bon ami. »

« Un ami, » Burt le regarda avec ses bras croisés contre sa poitrine. « Un ami avec qui tu batifolais, nu dans ton lit ce matin. »

Kurt roula des yeux. « Papa … Je ne suis plus au lycée, maintenant. Tu ne peux pas contrôler cette partie de ma vie … »

« Je n'essaye pas de la contrôler, » répondit Burt fermement. Il souffla, visiblement frustré. « Que crois-tu que Carole et moi faisons là, Kurt ? Penses-tu que nous avons juste décidé de venir pour te faire une surprise ? Tu n'as pas appelé pendant des semaines. Nous avons découvert que tu avais quitté ta pièce dans un putain de magazine … »

« Je n'ai rien quitté, » répondit Kurt, ennuyé. La presse avait le don de tout sortir de son contexte. « Je prends juste une pause. »

« Une pause ? Toi ? » Burt regarda son fils comme si ce dernier était devenu fou. « Tu t'es démené comme un malade pour atteindre la place que tu as maintenant et dès que tu y parviens, tu décides de prendre une pause ? » Il fit quelques pas vers le comptoir du bar et fixa Kurt directement dans les yeux. « Qu'est-ce qui se passe ? »

Kurt soupira. Il n'avait jamais aimé mentir à son père ou lui cacher des choses. Peut-être valait-il mieux être complètement honnête. « J'adore mon travail, mais la vie qui va avec est … Je ne sais pas. Pas ce que j'imaginais ? C'est très stressant et superficiel et … Je ne sais pas si c'est quelque chose que j'arriverai à gérer plus longtemps. »

« Pourquoi ne nous en as-tu pas parlé ? » Demanda Burt, tristement. « Tu sais que tu peux toujours venir me parler, gamin, même si on ne vit pas dans la même maison maintenant, même si tu es un adulte qui prend ses propres décisions. »

« Je devais m'en rendre compte d'abord moi-même, en premier, » admit Kurt. « Et je devais intégrer Blaine dans l'ensemble et cela n'a pas toujours été facile non plus … »

Il y eut une petite pause durant laquelle Burt semblait rassembler le courage de parler à nouveau. « Ecoute, Kurt, tu n'as pas à tout me raconter si tu ne le veux pas, mais j'ai besoin de savoir au moins quelque chose à propos de ce type. J'ai besoin de savoir qu'il ne va pas te foutre en l'air. »

« C'est un homme merveilleux, Papa, » assura Kurt confiant. « Tu n'as pas à t'inquiéter à propos de ça. »

« Alors pourquoi ne pas avoir répondu ce matin quand on vous a demandé comment vous vous étiez rencontré ce matin ? » Dit Burt, avec une légère note de suspicion dans sa voix.

Kurt se mordit la lèvre. Il savait que Blaine refusait qu'il raconte son histoire, encore plus parce qu'il n'était pas là, mais il n'avait jamais été capable de mentir à son père. C'était ce qui rendait sa relation avec lui si spéciale. Il soupira, sachant pertinemment qu'il devait trahir la confiance d'un des deux hommes. « Je … Si je vous le dis, vous devez me promettre que vous ne direz rien à Blaine. Il se sentirait trop honteux et mal à l'aise à propos de ça … »

Cela attisa la curiosité de Burt et le rendit légèrement plus anxieux. « Kurt … »

« Il était sans-abri, » éructa Kurt, ne sachant pas comment rendre ses propos plus doux. Il vit les yeux de ses parents s'écarquiller. « Il tentait de se réchauffer dehors, devant les portes de mon immeuble alors que je rentrais à la maison et je n'ai pas pu le laisser là. Il faisait si froid et … »

« Kurt … »

« Il était si mince et si sale … »

« Kurt … »

« Tu aurais dû le voir. Il serait mort, Papa. C'était une nuit vraiment horrible et … »

« Kurt ! » Cria finalement Burt, tentant d'attirer l'attention de son fils et y parvenant enfin. Kurt le regarda, avec prudence. « Tu … Tu as laissé un total étranger entrer dans ta maison ? »

« Oui, Papa, mais … » Commença à dire Kurt, mais Burt l'interrompit.

« As-tu la moindre idée d'à quel point c'est dangereux ? Sais-tu ce qui aurait pu t'arriver ? Il y a tellement de gens timbrés dans cette ville et tu as juste ouvert ta porte pour en laisser un entrer ! » Burt était incrédule. Son fils était-il fou ? Comment pouvait-il manquer autant de prudence ?

« Blaine n'est pas timbré ! » S'exclama Kurt. « Il n'est pas ce que tu penses qu'il est. Tu ne crois pas que je me suis posé la question au début ? Tu ne crois pas que je n'ai pas eu peur qu'il me vole quelque chose ? Mais j'ai appris à regarder à travers ce qu'il semblait être. Il est l'un des plus altruiste et généreux homme que je n'ai jamais rencontré … »

« Altruiste ? Généreux ? Il vit dans ta maison sans payer de loyer, mangeant sa nourriture, portant tes vêtements ! » Marmonna Burt alors qu'il regardait son fils comme s'il voulait insuffler du bon sens à son esprit. « Kurt, il t'utilise ! Ne le vois-tu pas ? Tu as été assez stupide pour le faire entrer dans ta vie et le laisser prendre l'avantage sur toi … »

« Ce n'est pas vrai ! » Kurt n'avait jamais été aussi déçu de sa vie. De toutes les personnes qu'il connaissait, il ne pouvait pas croire que c'était son père qui était celui qui le jugeait lui et l'homme dont il était … qu'il appréciait de cette manière.

« Première chose, nous allons allez à la clinique demain pour que tu passes des tests » dit Burt, n'écoutant clairement pas son fils. « Tu ne sais rien de ce type. Il peut avoir toute les maladies du monde en trainant dans la rue et tu couches avec lui … »

« Papa, s'il te plait, écoute-moi … » Implora Kurt. Ses yeux étaient remplis de larmes. Il se sentait comme un enfant à nouveau.

« Et ensuite, on parlera à Blaine, on lui filera de l'argent et il repartira suivre sa route … »

« Papa ! » Cria Kurt. Il n'arrivait plus à respirer. « Arrête. Juste, arrête ça ! Pourquoi fais-tu ça ? »

« Parce que je ne veux plus te voir souffrir encore ! » Lâcha Burt d'un ton sec, jetant ses bras en l'air, aussi déçu que semblait l'être Kurt. « A chaque fois que quelqu'un te brise le cœur, ça me tue, Kurt. J'ai vu cela t'arriver deux fois et je t'ai vu ensuite faire défiler des types les uns après les autres sans te soucier d'aucun d'entre eux. Et maintenant, tu fais ça. Pourquoi te punis-tu toi-même ? »

« Je ne me punis pas moi-même … » Murmura Kurt doucement, mais il n'était pas vraiment convainquant.

« Alors pourquoi diable t'imposes-tu ça ? » Demanda Burt. « Aide-moi à comprendre, gamin. Dis-moi pourquoi tu mets en danger comme ça … »

« Je ne me mets pas en danger. Blaine ne me fera jamais de mal. Je sais que tu penses ça parce que tu ne le connais pas, mais je le connais, moi … » Les yeux bleus de Kurt suppliaient son père de le comprendre.

« Kurt … » Burt marcha vers lui et posa une main sur son genou. « Tu as toujours été plus compatissant que moi. Tu tiens ça de ta mère. Mais ce n'est pas parce que tu ressens de la pitié pour lui que tu dois le laisser rester chez toi et dormir dans ton lit. »

Kurt secoua sa tête, incapable de dire quoi que ce soit. Pourquoi son père ne comprenait-il pas ? Pourquoi ne pouvait-il pas voir Blaine de la manière dont il le voyait ? Juste regarder Blaine suffisait pour voir qu'il n'avait rien de mauvais en lui. Il n'avait juste pas eut de chance dans sa vie …

Après quelques secondes de silence qui parurent une éternité, Burt soupira. Kurt semblait si petit et vaincu sur son tabouret et Burt reconnu cette attitude. Il avait toujours ce même air à chaque fois que Burt ne comprenait pas quelque chose à propos d'une comédie musicale, ou de la mode, lorsqu'il était au lycée, quand il n'avait personne avec qui parler de tout ça et avait besoin que Burt, la seule personne qui comptait pour Kurt, comprenne ce qui était important pour lui.

Burt avait pensé qu'il ne reverrait jamais cet enfant encore, et pourtant, il se tenait devant lui.

« Kurt … Es-tu amoureux de lui ? » Demanda finalement Burt.

Kurt le regarda si vite que Burt fut surpris que son cou ne craque pas. « Non, je ne suis pas amoureux de lui ! » Il avait répondu un peu rapidement.

Burt fronça des sourcils et continuait de regarder son fils, voyant ses défenses s'effondrer les unes après les autres. Il ne pouvait lui mentir car Burt était capable de lire à travers lui.

« Je ne peux pas tomber amoureux de lui, Papa, » murmura finalement Kurt, brisé. « A chaque fois que je tombe amoureux, tout fini tellement mal … Et je ne veux pas perdre Blaine. Il m'a permis de réaliser à quel point j'étais malheureux quand je l'ai rencontré. Il m'a donné un but. Je ne veux pas tomber amoureux de lui, mais je ne vois pas ce que je peux faire d'autre que de l'aimer … »

« Oh, chéri, » Dit Carole, rappelant aux deux hommes qu'ils n'étaient pas seuls dans la cuisine. Elle se tenait appuyé contre l'évier, les regardant et les écoutant, une main posée sur sa poitrine, des larmes coulant sur ses joues. Elle traversa la cuisine rapidement vers Kurt et l'enlaça dans un câlin. « L'amour est toujours terrifiant, Kurt. Mais plus le risque est grand, plus i gagner. »

« Carole, il ne connait quasiment pas le type … » Lui rappela désespérément Burt.

« Je le connais, » murmura Kurt. « Il vit ici depuis des semaines. Il m'a raconté son passé et son histoire et je le crois. Il ne m'a jamais rien fait et même quand j'ai voulu lui offrir des vêtements et de l'argent, il n'a jamais rien accepté. Il a essayé de partir deux fois et c'est moi qui aie insisté pour qu'il reste. Je … J'ai besoin de lui. »

Carole l'enlaça à nouveau, si fort que Kurt était persuadé que ses os n'allaient pas y survivre. « En jugeant la manière qu'il a de te regarder, je dirais qu'il doit ressentir la même chose pour toi. »

Les yeux de Kurt s'illuminèrent telle une torche dans la nuit. « Vraiment ? »

Elle acquiesça et embrassa son front.

Burt su qu'il avait perdu la bataille. Il soupira de fatigue et s'assit sur le tabouret aux côtés de Kurt. « Bien. Si tu penses qu'il est suffisamment bien pour toi, alors je vais lui laisser sa chance. »

Kurt lui sourit en essuyant les larmes qui s'étaient mises à couler sur ses joues sans qu'il ne s'en rende compte. « Merci, Papa. »

« Je t'en prie, gamin. »

Kurt prit une grande inspiration et se leva, ayant besoin d'occuper son esprit loin de cette conversation. « Ok, je vais commencer à préparer le diner, alors. Blaine ne devrait plus tarder à rentrer maintenant … »

« Comment puis-je t'aider ? » Demanda Carole en relevant ses manches, et ils commencèrent à couper des légumes sur le comptoir. Kurt s'apprêtait à jeter quelques carottes dans le wok quand Carole lui donna un petit coup de coude. « Il a de très jolies fesses, au fait. »

Kurt rougit complètement, mais se nota pour lui-même de le dire à Blaine plus tard.

Il avait hâte de voir son air si adorablement embarrassé et pudique.


Après le réveil plutôt agité qu'ils avaient eut le matin, Blaine avait finalement passé une très bonne journée. Il s'était impliqué complètement dans son travail et avait fini par oublier l'embarras ressenti le matin même auprès des parents de Kurt.

Il s'illumina encore un peu plus lorsqu'il aida un vieux couple à rejoindre leurs bancs et qu'ils le remercièrent en lui offrant un billet de cinq dollars.

Il s'arrêta une dernière fois avant de prendre le métro, pour acheter une rose rouge avec un ruban de la même couleur pour Kurt. Ce n'était surement pas grand-chose, mais il était impatient de voir son sourire lorsqu'il verrait la fleur.

Il passa l'intégralité de son trajet de retour à rassembler son courage pour affronter les parents de Kurt à nouveau et quand Blaine mit les pieds dans l'appartement, il ne ressemblait absolument plus à l'homme mal à l'aise qu'ils avaient vu le matin même.

Le salon était vide, mais il entendit des voix qui venaient de la cuisine. Il dissimula la rose dans son dos et avança vers la pièce, voulant surprendre Kurt …

« … ce n'est pas parce que tu ressens de la pitié pour lui que tu dois le laisser rester chez toi et dormir dans ton lit. »

Les mots de Burt le paralysèrent. De la pitié ? Kurt éprouvait-il de la pitié pour lui ? Blaine mordit ses lèvres, sachant qu'il ne devait pas écouter aux portes, mais réticent à dévoiler sa présence jusqu'à ce qu'il entende Kurt corriger son père.

Mais seul le silence suivi, un silence qui frappa le cœur de Blaine violemment, douloureusement, comme si une main de métal se refermait autour de lui.

Il attendit tout de même, plein d'espoirs.

« Kurt … Es-tu amoureux de lui ? »

Blaine n'avait pas remarqué qu'il avait arrêté de respirer.

« Non, je ne suis pas amoureux de lui ! »

Cela fut immédiat, la manière dont la boule apparu dans sa gorge, la manière dont il du se mordre les lèvres pour retenir un sanglot. Il fit un pas en arrière.

Avait-il vraiment été aussi stupide ? Comment avait-il cru que Kurt pourrait un jour l'aimer ?

Pitié.

Je ne suis pas amoureux de lui.

Comme tous les magnifiques rêves qu'il avait pu faire dans sa vie auparavant, celui-ci se brisa en millier de morceaux, également. Il recula complètement, il avait besoin de s'échapper de l'appartement aussi vite que possible.

Une fois qu'il fut dehors dans le froid, il déposa la rose sur la neige qui recouvrait le sol et se demanda quand est-ce qu'il arrêterait de croire aux contes de fées.