Bonjour!
Je tenais à m'excuser pour ma très longue absence. J'ai eu énormément de difficultés à écrire ce chapitre car je n'ai jamais écrit d'histoire où deux hommes s'avouent leur amour. Pour moi c'est déjà assez complexe. Et puis je dois également rajouter que Spock est à moitié Vulcain et donc il n'avoue pas ses sentiments aussi facilement. Et je ne tenais pas que cette histoire devienne un roman à l'eau de rose( j'espère qu'elle ne l'est pas). Bref, j'ai éprouvé quelque petite difficultés même si mon texte est très basique.
Bonne lecture
Jim se réveilla doucement. Ses tempes bourdonnaient et son cerveau semblait être pris dans un étau. Il se sentait nauséeux et sa langue, pâteuse, collait à son palais, comme s'il avait passé une soirée en compagnie de McCoy à boire de la bière romulienne. Il ouvrit les yeux avec difficultés mais la lumière qui s'échappait des néons lui agressa les yeux et il du rapidement les refermer. Après plusieurs tentatives, il parvint à les garder ouverts et observa ce qu'il l'entourait. Il se trouvait dans l'infirmerie de l'Enterprise. Le docteur McCoy et Spock étaient à son chevet. Lorsque le docteur remarqua que Jim s'était réveillé, il lui lança :
- Comment va notre grand malade ?
- Soif murmura Jim d'une voix rauque.
- Tiens et bois tout lui fit Léonard en lui passant un verre d'eau.
Jim but le verre avec avidité. La fraicheur de l'eau lui fit le plus grand bien et lui remit quelque peu ses idées en place
- He bien Jim, tu nous as fait une belle peur ! s'exclama McCoy
- Que s'est-il passé ?, fit Jim, en s'assayant sur son lit.
- De quoi te souviens-tu exactement?
Jim fronça les sourcils. Il remit ses idées en place et au bout de quelques minutes dit:
- Il me semble que nous avions été attaqués. Ensuite j'ai aperçu qu'un indigène s'était dégagé du groupe afin de nous prendre par surprise par l'arrière. Après c'est le trou noir complet.
- He bien dans un acte héroïque mais totalement irréfléchi, tu t'es jeté sur Spock afin de l'empêcher de recevoir la flèche empoisonnée, mais tu l'as reçue à sa place. Heureusement Spock a eu la bonne idée d'aspirer le poison avant qu'il ne fasse des dégâts irrémédiables sur ton organisme.
- Merci Spock murmura Jim.
- C'était tout naturel Capitaine répondit Spock, qui était resté silencieux depuis le réveil de Jim.
- Mais ce n'est pas tout, enchaina le docteur. Après avoir été téléportés sur l'Enterprise, je t'ai placé sous antibiotique et j'ai désinfecté ta piqûre mais...
- Mais ?, fit Jim en rentrant la tête dans les épaules car il sentait que le médecin allait exploser dans un futur très proche. Une tempête et pas une petite se profilait à l'horizon
- TU AS FAIT UNE STUPIDE ALLERGIE A UN SIMPLE DESINFECTANT JIM! TU TE RENDS COMPTE A UN SIMPLE DESINFECTANT. COMMENT VAIS-JE CONTINUER A POUVOIR TE SOIGNER SI TU DEVIENS ALLERGIGUE A TOUT ? fulmina le docteur McCoy le visage complètement rouge.
- Ce n'est pas ma faute soupira Jim en regardant Spock à la dérobée. Mais celui-ci, également habitué aux foudres constantes du docteur, gardait un visage impassible, en bon Vulcain qu'il était.
Jim savait bien que McCoy n'était pas en colère mais simplement inquiet. Mais il cachait son inquiétude sous un masque de fausse colère, simplement pour se donner bonne contenance. Au grand jamais, même sous la torture, il n'avouerait qu'il s'inquiétait pour Jim.
- Heureusement que ce n'est pas ta faute s'adoucit le docteur. Puis, il enchaina avec un sourire sadique, comme s'il ne s'était rien passé: Spock t'a sauvé la vie Jim, et tout ce que tu récolteras de cette mésaventure sont une semaine de repos et un magnifique suçon.
- Ho répondit Jim en portant la main à sou cou. En effet, un magnifique suçon ornait l'endroit où Spock avait extrait le poison.
- Vous deux, fit le docteur en pointant du doigt Jim et Spock, vous êtes de véritables coquins à me cacher de telles choses.
Seul le silence lui répondit. Et pour cause! Jim, rouge pivoine, essayer de passer inaperçu en se glissant sous les couvertures. Quant à Spock, il regardait la porte de l'infirmerie avec un intérêt tout scientifique. Un bon observateur pouvait apercevoir que les bouts de ses oreilles étaient légèrement verdâtres. Ce fut le cas du docteur qui se frotta mentalement les mains, heureux d'avoir pu gêner le Vulcain. Mais il se retint de pousser un cri de victoire.
Si Spock a réagi ainsi, pensa-t-il, rien n'est perdu pour Jim. Ce bougre de bonhomme au sang vert ressent quelque chose.
- Je vais vous laisser, je crois que vous avez des choses à vous dire, dit le docteur.
Et avant de franchir la porte de la chambre, il lança un Jim un regard qui signifiait Tu as intérêt à tout lui dire.
Après le départ de McCoy, ni Jim, ni Spock n'osaient parler. Le silence qui régnait dans la chambre était assez tendu, rendant Jim encore plus nerveux qu'il ne l'était déjà. Il décida donc de lancer la conversation d'une voix hésitante:
- Je tenais à vous remercier Spock. Sans votre aide, je ne serai plus de ce monde en ce moment.
- Ce serait plutôt à moi de vous remercier Capitaine. Si vous n'auriez pas été là, je me serai pris la fléchette à votre place.
- Je sais, je sais chuchota Jim
Le silence se fit à nouveau mais la tension présente dans l'air avait diminué d'un niveau. Au bout de quelques minutes, Spock prit la parole:
- Capitaine, je souhaite vous parler d'un sujet gênant.
- Ha oui? Lequel? s'étonna innocemment Jim.
- La dernière fois, lorsque je vous ai touché inopinément, j'ai ressenti une étrange émotion. Après de nombreuses analyses, j'en ai convenu que je suis également sous l'influence de cette émotion.
Jim avait l'impression de rêver. Spock lui avait bien fait une déclaration?
- Et quelle est cette émotion Spock?
- L'amour.
Jim ne savait plus quoi dire, cela semblait trop beau pour être vrai. Et pourtant. Il se pinça pour s'assurer qu'il ne nageait pas en plein délire provoqué par le poison. Il ressentit le pincement. Non il ne rêvait pas, ce qu'il était en train de vivre était réel. Il chuchota, tendu:
- Je vous aime
Mais les oreilles sensibles de Spock entendirent la phrase que Jim avait lachée du bout des lèvres.
- Moi aussi je vous aime répondit Spock en prenant la main de Jim dans la sienne.
Ils purent entendre distinctement un rire derrière la porte et la voix du Docteur McCoy qui cria:
- Miss Chapel ? Je crois qu'on peut déboucher le champagne que j'ai mis au frais!
Je crois que se sera le dernier chapitre. Mais je compte tout de même de faire un petit texte expliquant comment la relation amoureuse entre Jim et Spock à évoluer.
Bisous!
