Voici la suite temps attendue par la plupart d'entre vous :D (du moins ceux qui laisse des reviews, et que je remercie au passage [bisous] et les personnes du Groupe sur fb [coucou !] )
Pleins de nouvelles informations arrivent dans ce chapitre alors je promets de ne pas vous faire patienter trop longtemps ;)
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Bonne Lecture :D
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Chapitre 6 : Descente aux enfers...
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« Patron ! C'est Hollyghoul ! Pour ce soir : à quelle heure veux-tu que je... ?
- Non, je la coupai. On arrête. J'arrête tout... »
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Mon interlocutrice se tut, ne sachant pas comment réagir après cette déclaration inattendue de ma part. Après quelques secondes de silence, je l'entendis prendre sa respiration et demander, inquiète :
« Tu... Tu es sûr de toi ? »
Oui. Non. Je ne savais pas. Pourquoi je fais ça, soudainement ?
Je me giflai mentalement. Reprend-toi, gamin ! T'es le patron, oui ou merde !
Au moment où je voulus réagir, protester avec un éclat de rire cynique et une réplique patronesque du genre « Bien sûr que je déconne ! T'es vraiment conne quand tu t'y mets ! » et enchaîner sur le sujet de son appel « Pour c'te nuit, le mieux serait vers vingt-deux heures. Ils seront encore debout à cette heure-là, mais assez crevés pour ne pas m'empêcher de faire ce que je veux. » puis raccrocher avant qu'elle n'ait le temps d'ajouter quoi que ce soit, mon portable se coupa à nouveau. La batterie venait de lâcher. Ils font vraiment chier, ces chinois à la con, avec leurs machins merdiques qui fonctionnent pas !
Je m'assis, excédé par tous ces problèmes qui s'enchaînaient depuis mon réveil – il y a maintenant trois heures, dont certainement la moitié dans cette piaule sombre où j'étais retenu prisonnier.
Des questions résonnaient toujours dans ma tête fatiguée. Pourquoi j'étais ici ? Pourquoi je ne m'étais pas débattu ? Pourquoi avait-il fallut que Hollyghoul appelle ? Pourquoi j'avais répondu ça ? Pourquoi tout simplement...
Et bien...
Fais chier ! Je me levai d'un bon, fracassant une fois de plus des objets présents à ma portée. J'aimais les vies simples où luxure et gourmandise étaient rois et où le mot « ennui » n'existait pas. Je hurlai à moi-même, ne laissant sortir de mes cordes vocales que des grognements de rage. Ma vie me plaisait comme elle était, je n'avais pas besoin que cette connerie de mémoire vienne me casser les couilles pour une chose dont je me contre-foutait !
Tu en es certain ?
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Alors que je continuais à gueuler, ma voix se coupa. Ma gorge me faisait souffrir. Je n'avais pas la notion du temps je ne savais pas combien de temps j'avais bien pu m'acharner sur les affaires du Gamin. Je m'adossai à la porte, essoufflé et trempé de sueur après ma querelle intérieure.
Mon repos fut de nouveau rompu par une vague de tourments.
La souffrance était toutefois différente. Plus forte. Plus destructrice. Je gueulai sans réellement m'en rendre compte, me tenant le crâne qui risquait à tout moment de se briser ; même si la force avec laquelle je me tenais la tête aurait bien pu la broyer quand même.
Cette fois, je ne me retrouvai pas dans un de mes souvenirs, loin de mon corps, ne ressentant même plus le mal qui me rongeait, mais dans un endroit glauque et sombre où la souffrance que l'on m'infligeait – que mon corps s'infligeait à lui même – était décuplée : dans mon esprit. J'agonisai sur le parquet froid de la chambre noire, ma chambre.
Alors que le déchirement de mes entrailles grandissait, une personne s'approcha de moi. Je ne voyais que ses pieds. Qui est-ce ? Le type s'accroupit sans mouvements brusques et inutiles. Il me tendit une main accueillante et chaleureuse. Malgré l'état dans lequel j'étais, j'arrivais à dire, murmurant :
« Ta pitié, tu peux te la foutre où je pense. »
L'individu me parlait, calme, serein, pur, rassurant surtout. La main se posa avec précision sur mon épaule, pas un centimètre à côté, un mouvement calculé qui apaisa ma méfiance. Il sourit et dit d'une voix audible et préparée :
« Ce n'est pas de la pitié. Je veux juste t'aider. Accepte un geste amical, au moins un court moment... »
J'attrapai sa main.
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Un déclic. À demi conscient, je tentais de réfléchir : j'avais déjà eu cette discussion, il y a longtemps, très longtemps. Mais où et quand, je n'en avais aucune idée. Qui avait bien pu me dire ces mots ? Qui, dans ce putain de monde, avait eu les couilles de m'approcher pour me dire ça ?
Le mal me lançait à présent dans la poitrine. Ma vulnérabilité me dégoûtait. Battu pas mon propre corps. Quelle ironie...
Un sentiment m'envahissait, un sentiment oublié, enfoui je ne savais où. Je m'en foutais, je ne voulais qu'une chose : que cela cesse.
Je me contre-fichais du regard des autres, de la loi, des conséquences, de ce que les autres – et moi-même – pouvaient ressentir, tant que je pouvais vivre comme bon me semblait, sans contraintes...
MENTEUR
Arg...
MENTEUR !
Ce mot résonnait dans ma tête à la faire exploser.
MENTEUR !
« Assez ! »
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L'homme en noir s'était relevé sans s'en apercevoir, comme un réflexe. Il jeta violemment ses lunettes pour pouvoir se tenir la tête qui lui faisait souffrir le martyr.
Il cria. Non. Ça ressemblait plus à un gémissement, une plainte. Il tomba brusquement sur les genoux comme si ses jambes avaient cédé.
Il semblait souffrir, tellement, plus que jamais. Des larmes coulèrent sur le visage rageur de l'individu abattu.
Il n'en avait pas conscience, il n'était pas vraiment là. Il était ailleurs, dans les abysses de son âme, là où tous les secrets se cachent...
Il hurla de nouveau, plus fort encore. S'ensuivirent d'autres larmes et des grimaces à cause du mal qui le ravageait.
Malade, fou, il se blottit contre le sol glacial. Le calme revenait peu à peu sur son visage, laissant place à une sorte de tristesse énigmatique.
Il remit ses verres opaques. C'était le seul geste qui montrait l'humanité en lui, malgré le fait que ce soit une sorte d'automatisme, un tic. Il n'était toujours pas conscient d'où il était, son âme perdue dans un tourbillon de souvenirs dont il n'avait même pas accès.
Était-ce ces souvenirs qui lui procuraient cette funeste souffrance, ou l'accès à son cœur était-il si compliqué ? Personne ne saurait l'expliquer... Même – surtout – lui.
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Je me réveillai en sursaut, écarquillant les yeux par ce retour subit à la réalité. Une lumière aveuglante me brûlait les yeux malgré mes lunettes de soleil et ce qu'elles cachaient.
Alors que j'étais effondré sur le sol, à l'agonie, une personne apparut et s'approcha. Je ne voyais que ses chaussons courant vers moi, étrangement familiers. Qui est-ce ? Le type s'agenouilla brusquement à côté de moi. Une main hésitante s'agita devant moi, ne sachant que faire. Je chuchotai à peine (je crois que seules mes lèvres avaient bougé, et encore, je n'en étais pas sûr) :
« Dégage... Je ne veux pas de ta putain pitié... »
L'individu chouinait, agité, affolé, inquiet surtout. La main tremblante et froide attrapait avec force mon bras, m'arrachant un rictus. Il pleura et cria d'une voix cassée et bégayante :
« Patron ! Patron !? Tu m'entends !? »
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Gamin !?
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Note de Nodoka997 : Hé là hé là, j'ai presque rien à dire pour ce chapitre, il est vraiment bien ! Moi qui adore critiquer, heureusement que MlleOcatopus fait des fautes d'orthographe, sinon je serai au chômage ! XD Bon, ceci dit, même si elle s'améliore rapidement et énormément (« Ça fait beaucoup de -ment ! » « Absolument ! » Désolée, j'ai pas pu résister ^^ Qui a reconnu cette citation de SLG 88 ? :3) dans l'écriture, pour les fautes c'est pas encore ça, des fois je me demande si elle fait exprès sérieux (croyez-moi, vous ne voulez pas la lire sans correction... Oui, j'ai dis ça exprès pour t'embêter Mlle :P) XD Bref, j'espère que vous avez apprécié les gens, moi en tout cas j'adore la lire et la conseiller sur ce que je peux ! :D
P.S. : Et si vous trouvez que ce chapitre s'est trop fait attendre, je suis vraiment désolée, mais c'est de ma faut :X J'étais malade, et comme MlleOcatopus ne peut se passer de moi (nan, c'est pas vrai ça, c'est juste pour me jeter des fleurs XD), bah il a pas pu être posté avant que je commente et corrige du coup ^^'
