pour les personnes qui ce le demandent le rapprochement entre Arizona et Callie ce met tranquillement en place!^^
bonne lecture à vous.
La semaine qui suivit fut calme. Incroyablement calme même, du point de vue de Bailley. Arizona passait le plus clair de son temps en dehors de la maison, évitant Madame Capry et par la même occasion Callie. Lorsqu'elle n'était pas sortit elle s'occupait des chevaux ou était aux écuries. Elle dormait dans sa pièce et non à la maison. Enfin les nuits où elle était présente. Ce qui inquiétait le plus Miranda c'est qu'Arizona était sereine et même souriante. Non pas qu'elle souhaite qu'elle ne le soit pas. Mais étant donné la situation, ce comportement ne ressemblait pas à sa protégée. La demoiselle devait surement préparer quelque chose. Il ne lui restait plus qu'à découvrir quoi.
Arizona avait eut la main heureuse toute la semaine. Tout ce déroulait au mieux. Elle pourrait même partir plus tôt que prévu si sa continuait.
-Encore un soir gagnant ! lui dit Alex.
-Il faut croire que malheureuse en amour, heureuse aux jeux, est ma devise !
-On fête sa chez Adèle !
-Non pas ce soir.
-Ok Robbins, ça va faire trois soirs que tu ne veux pas aller chez Adèle. Qu'est-ce qui ce passe ?
-Rien, rassures toi. Je ne suis juste pas d'humeur.
Alex la regarda avec un sourire narquois.
-C'est la nouvelle employée c'est sa ?
Arizona le regarda un peu ahurie. Alex connaissait l'orientation sexuelle d'Arizona, il n'avait jamais eu de problème avec cela. Sauf peut être, lorsqu'ils étaient intéressés par la même personne. Cette femme était une redoutable séductrice.
-Non, ce n'est pas ça !
-Oh aller, ce ne serait pas un drame. Elle est sexy.
-Alex j'ai à peine regardé cette fille. Et je ne la regarderai jamais plus que sa !
Il rit fortement.
-Toi garder tes yeux dans ta poche. On aura tout vu ! Ne me dis pas que tu n'as pas flirté avec elle !
-Non, rien !
-Ok, alors si ce n'est pas cette fille, qu'est-ce que c'est ?
-Alex, j'ai le droit de ne pas vouloir aller chez Adèle, sans que ça devienne une inquisition ! Son ton devenait irrité, ce qui indiqua au jeune home qu'il y avait bien anguille sous roche. Il devint très vite sérieux.
-Ari, qu'est-ce que tu prépares ?
Elle soupira détachant son regard de son ami. Peut être qu'en parler à quelqu'un ne serait pas si mal après tout. Alex était la personne la plus fiable qu'elle connaisse. Il ne s'opposerait pas à son projet. Peut être même qu'il l'aiderait.
Elle le regarda avec le plus grand sérieux.
-Si je te le dis tu dois me promettre de n'en parler à personne. Et de ne rien faire pour entraver mon plan.
Il sourit victorieux. « C'est promis »
-Je compte partir. Dès que j'aurais assez d'argent je quitterais cette ville.
Alex resta abasourdit par cette nouvelle. Il se reteint de lui crier dessus que c'était de la folie. Qu'elle était ridicule d'agir de la sorte. Il savait que de dire ces choses ne ferait que renforcer la détermination de son amie.
-Pourquoi ? Réussit-il à dire assez calmement.
-Je ne peux pas. Ça, mon père, cette femme. C'est juste impossible.
Elle baissa la tête retenant une montée de larmes.
-Il l'aime. Je ne peux rien contre sa. Je ne veux pas tout gâcher. Si je reste c'est ce qu'il va se passer.
-Sauf si tu te comportes comme il faut avec cette femme.
-Non, elle ne sera jamais autre chose que la femme qui a épousé mon père. Rien de plus. C'est déjà trop.
Les larmes se mirent à couler doucement sur ses joues. Alex la tira contre son torse et l'enveloppa de ses bras.
-C'est bon, on n'en parle plus. Mais ne pleures pas. J'arrête, d'accord. Promis plus de question, plus de pression. Lui murmura-il.
Voir pleurer qui que ce soit était une chose qu'il détestait, mais voir pleurer Arizona était quelque chose qui lui fendait le cœur. Il avait beaucoup trop vu pleurer la blonde, sans pouvoir être en mesure de soulager sa douleur. Il se sentait impuissant face à ça. Etre la source de ses larmes était pire que tout pour lui. Il s'en voulut de l'avoir poussée. Il la garda un bon moment contre lui avant de la reconduire chez elle. En la déposant il se promit de trouver un moyen de retenir son amie. Il tiendrait sa promesse de n'en parler à personne. Même si il fut tenté de le dire à Bailley. Cette femme serait surement en mesure de la raisonner. Mais il songea qu'elle devait se douter de quelque chose, connaissant Bailley ce ne serait qu'une question de temps avant qu'elle ne découvre le dessein de sa demoiselle. Le jeune homme espérait qu'il ne soit pas trop tard. Au cas où, il devrait trouver une autre solution.
Callie avait désormais trouvé ses marques dans cette maison. Elle avait fait plus amples connaissances avec Madame Capry qui était une femme agréable. Elle lui parlait toujours de façon polie et n'était pas très exigeante. L'une de ses exigences était le calme. Une chose qui n'était pas difficile à lui offrir, étant donné que la maison était seulement habitée par cette femme, Miranda et Callie.
Le seul point que Callie pouvait déplorer était la façon dont l'ignorait Mademoiselle Robbins. Ignorance était peut être un grand mot, étant donné que les deux jeunes femmes ne se croisaient pas. Callie savait pertinemment que c'était délibéré de la part de la blonde. Mais elle se trouvait impuissante face à ce problème. Cette femme semblait vivre la nuit et dormir le jour. Lorsqu'elle ne dormait pas elle s'occupait des chevaux. Callie s'était demandée ce qu'elle faisait exactement avec les chevaux. Lorsqu'elle posa la question à Bailley celle-ci lui répondit que pour le comprendre il fallait le voir. Sur ses mots la Latina resta sur sa fin. Jusqu'à ce jour où la petite femme vint la trouver au salon.
-Laisses ce plumeau et va dehors !
Suite au regard interrogateur de sa cadette, elle expliqua.
-Arizona est en train de préparer Saphir. Si tu veux voir ce qu'elle fait, c'est le moment ou jamais. Mais ne t'approches pas trop.
Callie la gratifia d'un énorme sourire avant de se précipiter dehors. Elle s'arrêta au niveau du puit, un point où elle pouvait voir les écuries et le manège sans que d'un premier abord on puisse faire attention à sa présence.
Dans un premier temps il ne se passa rien. Puis Arizona sortit des écuries, bientôt suivit d'un étalon noir. Elle ne le tirait pas, il n'y avait aucune longe. L'animal la suivait simplement. La jeune femme s'arrêta au milieu du manège, l'étalon en fit de même. Elle s'avança davantage, faisant face au cheval. A ce stade Callie ne pouvait pas voir ce qu'elle faisait exactement. L'animal lui cachait la blonde. Elle se contorsionna pour en voir plus.
-Elle le met en confiance. Fit une voix masculine qui lui était inconnu.
Callie sursauta, elle crut que son cœur allait s'arrêter tellement il battait vite. Elle se tourna vers cette voix qui appartenait à Karev.
-Je suis navré, je ne voulais pas vous effrayer. Je vous ait vu l'observer. Je me suis dit que je pourrais vous tenir compagnie.
Callie eut un mouvement de recule. Il l'avait prit en train d'espionner sa patronne. Elle savait qu'il était un ami proche de la jeune femme. Elle se sentait très mal à l'aise, Alex le sentit.
-Il n'y a aucun mal à ce que vous la regardiez faire. Son travail est impressionnant. On voit rarement ce genre de chose. Si ça peut vous rassurer je ne lui en parlerais pas. C'est promis.
Callie laissa échapper un soupire de soulagement.
-Alex Karev. Dit-il en lui tendant la main.
Elle l'accepta, encore un peu hésitante.
-Callie Torres.
Une fois présentée, elle retourna son attention sur Arizona. Elle pouvait voir que les lèvres de la blonde bougeaient alors que ses mains s'exécutaient sur l'encolure du cheval. Ça dura dix bonnes minutes. Puis doucement elle les passa sur le dos de l'animal, semblant y faire une pression. Saphir baissa la tête. Ça semblait être le signal, car avec agilité elle monta à crue sur le dos de l'étalon. Callie était ébahie. Arizona fit faire un tour du manège au pas à sa monture. Puis ils passèrent au trot, pour finir au galop. Arizona ne semblait faire qu'un avec l'animal, calquant ses mouvements.
-Elle le rééduque. Commença Karev.
Callie hocha la tête faisant signe qu'elle l'écoutait mais elle était incapable de détacher son regard de la cavalière.
-Saphir et Diamant sont les chevaux de Monsieur Karson. Ils ont survécus à un incendie. Mais pas sans blessures. Saphir a été brulé au flan gauche. Il y a six mois ce cheval était inapprochable. Monsieur Karson a fait appel aux services d'Arizona.
Il se tut attendant que la brunette pose la question.
-Pourquoi ? Qu'est-ce qu'elle fait exactement?
-Les gens te diront qu'elle a un don, qu'elle parle aux chevaux. Mais c'est des conneries. Son grand père était dresseur. Il lui a tout appris parce qu'elle avait comme lui l'instinct avec les chevaux. Elle lit leur mouvements pour comprendre leurs comportements, après elle s'adapte à eux. Tout simplement.
-Tout simplement ! dit-elle incrédule.
-Oui peut être pas. Mais pour elle ça l'est. Des gens de partout viennent la voir.
Arizona fit stopper sa monture, elle descendit doucement, le remerciant en lui donnant une pomme qu'elle gardait dans sa poche.
-C'est bien mon beau. Demain, on travaillera sur le port de la selle.
Elle se dirigea, vers la prairie dans le but d'y laisser l'étalon. Il l'a suivit sans problème, toujours libre de toute attache, elle l'y laissa. En remontant elle aperçut Alex échangeant avec Callie. Elle vit ça d'un très mauvais œil. Elle alla à leurs rencontres.
-Quoi vous n'êtes jamais allé dans un club où l'on joue du jazz ! Fit Karev choqué.
La discussion entre les deux avait facilement dérivé surtout lorsqu'ils s'étaient rendu compte de l'arrivée imminente d'une certaine blonde. Chacun d'eux savaient, qu'il ne valait mieux pas qu'elle sache qu'ils l'avaient observé et qu'ils avaient parlé d'elle.
-Arizona cette demoiselle n'a jamais écouté de Jazz dans un bon club ! Il faut à tout prit qu'on l'amène chez Adèle un de ces soirs.
Le regard noir d'Arizona ne le fit pas arrêter. Il avait une mission et il était sur que cette jeune brune pourrait l'aider à l'accomplir.
-Vraiment Alex ! Tu viens ici à trois heures de l'après midi pour inviter mon employée à sortir.
Son ton était sec, mais il y a avait deux choses qui transparaissaient dans ses paroles. Callie a retenu le « mon employée ». Elle ne put réprimer un sourire à ces paroles. Il n'y avait en soit rien d'extraordinaire. Bien au contraire. En temps normal, avec une autre personne ces paroles auraient pu être très blessantes. Mais Arizona pour la première fois admettait que Callie était son employée. Que sa présence était donc justifiée.
Alex lui y vit tout à fait autre chose. La peur. Son amie avait peur. Il comprit tout de suite que son idée de faire entrer Callie dans ses plans était bonne.
-Non, Mademoiselle, ma rencontre avec Callie est le fruit du hasard. C'est toi que j'étais venue inviter. Mais je compte faire d'une pierre deux coups. Avoir deux belles femmes à mes bras serait super flatteur. Dit-il avec un sourire narquois.
-C'est hors de question. Pour moi toujours. Il y a une grande soirée poker chez Jo. Je ne peux pas la manquer.
-Aller, tu peux te poser pour une soirée ma belle. Si tu sollicites trop ta chance, elle va finir par tourner.
-Tu sais comme moi que je peux toucher gros.
-Comme tout y perdre. Tu sais que je suis ton porte bonheur. Et ce soir ma belle ton porte bonheur va s'enfiler des verres chez Adèle en écoutant ce petit pianiste prometteur et cette chanteuse que t'aimes tant. Comment s'appelle-t-elle déjà ?
Elle leva les yeux au ciel sachant très bien qu'il connaissait son nom.
-Liberty.
-Ouai Liberty. Il ne doit pas exister meilleur nom pour une chanteuse de Jazz !
Avec tout ça il savait qu'elle ne pourrait pas résister. Il avait appuyé sur sa superstition, sur son plaisir de l'alcool, sur la musique et sur les femmes.
-Ok sa marche. Mais mardi…
-On se rattrape chez Jo, je te le promets. Vous en serais Callie.
Elle sursauta à la question. Elle ne l'avait pas prit au sérieux la première fois qu'il avait insinué qu'elle était invitée. Elle savait que sa patronne ne désirait pas sa présence. Elle ne la regardait d'ailleurs pas, gardant ses yeux bleus sur meurtriers sur son ami.
-April vient aussi. C'est une soirée à ne pas manquer. En plus demain c'est dimanche et le dimanche je sais que vous n'avez pas beaucoup de boulot étant donné que Monsieur Robbins mange en ville. Dites moi oui.
Elle lança un dernier coup d'œil à sa patronne avant de répondre un faible : « D'accord »
-Parfais, je viendrais vous chercher vers les huit heures.
Lorsqu'elle les regarda s'éloigner, chacun de leurs côtés, Callie se demanda si elle avait fait le bon choix.
« Ce n'est qu'une soirée, ça va me faire du bien de voir d'autres personnes. Et puis April sera là. ET Alex aussi, il semble être une bonne personne. Et Arizona et sa colère. Oh mon Dieu dans quoi je me suis engagée ! »
