Titre : Une semaine de paix
Auteur : Yebbeka
Genre : Romance/Humour (je veux toujours faire de l'humour mais inévitablement il y a de la guimauve qui déborde '^^
Couple : Draco x Harry
Rating : M
Disclaimer : rien ne m'appartient ... ma lettre n'a pas fonctionné ... TT
Résumé : "Nous avons décidé d'instaurer cette année une semaine de fête pour la paix" déclara Dumbledore. Ces quelques mots engendrèrent des changements plus que conséquents au sein de l'école.
Résumé du chapitre précédent : Au matin, Draco se réveille en croyant que tout ce qui s'est passé avec Harry la veille n'était qu'un rêve. Le brun doit alors le convaincre du contraire. Ils décident de sortir ensemble. Le directeur les charge d'aller chercher les commandes de Poudlard à Pré-au-Lard. Hermione craint le pire, surtout que les deux princes refusent de lui dire quoi que ce soit ! Elle veut à tout prix savoir de quoi il en retourne et elle ne peut s'empêcher de hausser le ton. Le soir, alors que nos deux tourtereaux préférés prennent un bain ensemble, elle les interrompt et les accuse de se moquer de tout le monde ! Harry la remet à sa place et elle se rend compte qu'elle ne sait plus où elle en est.
Nda : Kikou tout le monde !! Donc comme prévu j'ai coupé mon chapitre six en deux et cette partie est aussi longue que les autres chapitres ... '^^ J'espère qu'il va vous plaire !
Je tiens à remercier ma beta chérie, Lama-Reptilien, pour avoir corrigé dans des temps très très court ce chapitre alors qu'elle est en prépa ... Merci !!! T'es vraiment la meilleure !!! *love*
Ah avant que je n'oublie les esprits encore purs sont priés de ne pas lire sauf si ils veulent être choqués '^^ par contre les homophobes peuvent rester il n'y a rien contre eux dans cette partie ... vous verrez bien en lisant ce dont je parle XD
BONNE LECTURE
Une semaine de paix
Chapitre 6. Le sixième jour : Le bal
Partie 1
Hermione se réveilla avec la tête toujours autant emplie de questions, mais elle avait trouvé la réponse de l'une d'entre elles. Elle aimait énormément Blaise et, quelque soit la réelle situation, elle ne voulait pas le quitter. À chaque fois qu'elle était dans ses bras, elle se sentait en sécurité et quand il l'embrassait, elle était heureuse et elle espérait que ça ne finisse jamais, ou qu'il recommence encore et encore.
Deux lèvres se posèrent dans son cou et commencèrent à y butiner, puis elles montèrent jusqu'aux siennes pour lui ravir un baiser torride. Deux mains passèrent alors sous son haut de pyjama et lui caressèrent les hanches pour ensuite glisser vers sa poitrine. Elle poussa un gémissement de bien-être et, brusquement, tout pris fin.
« Pardon ! Excuse-moi, je ne sais pas ce qu'il m'a pris. »
« Blaise ? Ce n'est pas grave, il n'y a pas mort d'homme. Et puis si jamais j'avais été contre, je t'aurais repoussé. »
Le sourire charmeur auquel il eut droit le remplit de joie. Il se positionna, alors, au-dessus d'elle, en appui sur ses coudes et ses genoux. Puis, il l'embrassa tendrement. La jeune femme en profita pour passer ses bras autour de son cou et l'amener ainsi un peu plus contre elle.
Quand il mit fin au baiser, il se leva et enleva son tee-shirt puis son pantalon de pyjama. Il sentait le regard de sa petite amie le détailler et cela commençait à l'échauffer.
« Hermione, tu veux bien te tourner que je puisse m'habiller tranquillement ? »
Un murmure d'acquiescement arriva à son oreille. Il ôta alors son dernier vêtement, confiant. Puis, il fouilla dans son placard à la recherche de quelque chose à se mettre.
Il trouva, enfin, un boxer rouge bordeaux qu'il enfila prestement. Il avait un peu oublié la situation dans laquelle il se trouvait et avec qui surtout. Il s'admira un moment dans le miroir du placard et, soudain, remarqua le regard de la jeune femme posé sur son corps, ainsi que son sourire satisfait.
« Hermione ? Tu ... euh ... tu regardes depuis longtemps ? »
La concernée prit alors une teinte rouge et s'enfouit sous les couvertures pour se dissimuler. Il comprit qu'elle avait vu ce que, justement, il voulait encore garder secret.
Il se jeta sous les couvertures pour aller punir la voyeuse. Elle ne résista pas longtemps à ses chatouilles et préféra rendre les armes dignement.
Doucement, il lui enleva son haut. Il scruta, ensuite, la jolie poitrine avec convoitise. Hermione souriait intérieurement, tout d'un coup elle avait envie de le rendre dépendant d'elle. Leur amour devait encore durer et son corps serait un élément de dépendance.
Elle donna un coup dans son coude et, ainsi, il tomba la tête contre ses seins. Il resta un moment inerte, ne faisant que goûter la douceur de la peau blanche.
Le contraste de leur couleur de peau, l'une contre l'autre, excita davantage la jeune femme et, lorsqu'il commença à laper ses tétons, une décharge l'envahit et la fit gémir.
Elle passa ses jambes autour de sa taille et ondula du bassin contre le sien. Elle se mordit les lèvres quand elle sentit le pénis dur contre elle. Blaise lui mordillait le cou tout en lui tripotant d'une main un sein.
« Hermione, tu veux qu'on aille plus loin ? » murmura-t-il.
Il attendit patiemment sa réponse n'osant faire aucun mouvement au cas où son érection deviendrait trop douloureuse et qu'il ne puisse l'apaiser.
Hermione inspira bruyamment et elle sentit Blaise se tendre d'angoisse. Elle se frotta contre lui et frôla de ses mains son dos. Elle en glissa une dans ses cheveux et enfouit l'autre sous son caleçon. Elle était loin d'être prude et se disait qu'elle ne pouvait pas trouver mieux comme partenaire. Bon, son amour devait lui jouer des tours mais il fallait bien qu'elle essaye un jour, et puis être dépucelée par un homme aussi beau que Blaise et avant la fin de sa scolarité à Poudlard était une chance à saisir.
Prenant ses gestes pour le signal de départ, il l'embrassa passionnément. Il était terriblement heureux qu'elle lui accorde son corps. Il en avait rêvé depuis plusieurs années et voilà que ça se réalisait : il sortait avec Hermione Granger et il allait lui offrir tout son amour dans cet acte tellement symbolique. Parce qu'il l'aimait réellement et d'un amour si puissant qu'il l'empêchait souvent de dormir et de regarder les autres femmes qui pouvaient lui faire du charme.
Il descendit le long de son corps en le parsemant de baiser puis, quand il arriva à la barrière de vêtements - le denier rempart -, il les lui enleva calmement pour les jeter, ensuite, à l'autre bout de la pièce.
Hermione était gênée de se trouver nue devant lui et elle le regardait attendant de savoir ce qu'il allait faire. Elle enregistrait tous ses moindres gestes pour pouvoir ne jamais les oublier, et aussi les retranscrire dans son journal intime.
Blaise lui lança un clin d'oeil coquin puis il se baissa et embrassa ses lèvres génitales. Il fit glisser ses mains jusqu'à ses seins pour les malaxer tandis qu'elle agrippait le drap-housse, le coussin, les couvertures...
De sa langue, il taquina l'entrée puis il la fit pénétrer dans l'antre chaude. Sa salive se mélangeait avec le liquide d'amour de son amante et cela l'excitait encore plus qu'il ne l'était. Il essayait d'explorer le moindre espace de ce lieu si accueillant. La résistance qu'il rencontrait provenant des parois lui firent comprendre que sa dulcinée était restée vierge durant toutes ces années. Il se sentait comblé par son offre et il avait bien l'intention de lui faire vénérer ce moment unique.
Il cessa ses va-et-vient et remonta l'embrasser. Elle fit une grimace de dégoût.
« Et ben, ma belle ? Tu n'aimes pas ton propre goût ? » se moqua-t-il.
« Diras-tu la même chose lorsque l'on échangera les rôles ? » se rassura-t-elle.
Il se leva et enleva avec sensualité son boxer et ainsi exhiba le loup à la biche. Elle avala nerveusement sa salive, les yeux toujours fixés sur la nouveauté.
« Ce n'était pas plus petit tout à l'heure ? » demanda-t-elle.
« Ça te surprend tant que ça ? Pourtant je n'ai eu aucun recours à la magie. Et puis ce ne serait plus normal si la taille était la même au repos qu'à l'effort. »
Elle regardait encore son entrejambe lorsqu'il s'assit sur le lit et lui tendit les bras, après avoir mis un préservatif.
« Ce n'est pas gênant pour marcher ? » questionna-t-elle.
« Chérie, tu as de ces questions tout à coup... Tu sais... la plupart du temps j'évite de marcher dans cette condition... »
« Et si tu dois le faire ? »
« Je me précipite dans la salle la plus proche pour me libérer... »
La jeune femme ne fit aucun commentaire sur le double sens de sa phrase ce qui confirma la pensée de Blaise au sujet de sa virginité.
Il écarta de nouveau les bras vers elle et attendit qu'elle vienne à lui mais elle ne bougea pas d'un centimètre.
« Hermione, tu ne veux plus qu'on le fasse ? Si c'est cela, ne t'inquiète pas, ce n'est pas grave du tout, on a tout notre temps pour le faire une prochaine fois. »
« Non, ce n'est pas ça. C'est que je ne sais pas quoi faire. Je n'ai jamais éprouvé le besoin de me renseigner, ni de désir pour personne d'ailleurs... »
« Ah d'accord. Je pensais qu'on allait faire le lotus pour que tu sois plus en confiance, mais si tu préfères que je mène complètement la danse pour que tu goûtes plus facilement au plaisir, il n'y a pas de problème. »
« Lotus ? Danse ? ... » fit-elle confuse.
Blaise comprit qu'elle n'y connaissait vraiment strictement rien. Il se pencha à son oreille et lui demanda de s'allonger.
Elle lui obéit sans discuter. Il positionna alors ses jambes et l'embrassa sagement pour la mettre en confiance. Elle lui fit un sourire timide.
Il était en appui sur ses genoux et ses avant-bras qu'il avait mis autour de sa tête pour pouvoir glisser ses mains dans sa chevelure ondulée.
Elle passa ses propres bras autour de sa taille pour le rapprocher et pouvoir l'embrasser. Cette manoeuvre fit toucher le pénis du jeune homme contre l'entrée du vagin et au lieu de partager un baiser, elle poussa un petit cri.
Il sourit de sa candeur. Il baissa la tête et mordilla tendrement son cou. Il ne pourrait plus jamais oublier les sensations qui lui vrillaient l'estomac : il l'aimait vraiment ; c'était indéniable.
Elle ne bougeait plus. Il partit alors à la reconquête de son corps. Il s'arrêta sur sa poitrine et entreprit de la lécher, la malaxer, la caresser, la mordiller, la titiller... Il glissa, en une caresse volatile, sa main gauche sur son corps et la fit s'échouer sur son pubis.
De son majeur, il frôla à maintes reprises le clitoris de son amante et elle commença une litanie de gémissements. Tout ce qui l'intéressait était son plaisir ; peu importait le sien tant qu'il entendait cette excitante mélodie.
Il continua de s'affairer sur ses seins et sans qu'elle ne s'en rende compte il inséra son majeur dans son vagin. Il fit quelques mouvements puis ajouta son index.
Elle poussa alors un cri de surprise.
Sa main libre, toujours à côté de sa chevelure caressa le cuir chevelu de la jeune femme. Et elle se détendit peu à peu.
Il en profita pour insérer, en plus, son annulaire et exécuta de nombreux va-et-vient puis des mouvements en ciseau pour bien détendre les parois vaginales et ainsi mieux la préparer à quelque chose de tout de même plus volumineux.
D'abord, elle se crispa face à ce nouveau traitement puis elle se laissa faire à ses bons soins.
Il enleva alors ses doigts et les fit glisser sur le ventre de sa petite amie. Elle gigota un peu sous lui. Il remonta à sa hauteur en frottant lascivement son corps contre le sien.
Doucement, il la pénétra, tout en scrutant son visage pour connaître ses moindres impressions. Il constata une lueur de curiosité dans son regard de châtaigne. Il l'embrassa tendrement.
Il bougea un peu pour mieux se placer et lui permettre de bien exécuter sa danse. Elle poussa un petit cri aigu.
Quand elle s'habitua à sa présence, elle comprit qu'il attendait son accord pour commencer. Pourtant, elle avait énormément découvert jusque là et elle ne pensait pas être capable d'en supporter plus. Elle fit tout de même le signal en lui caressant le dos, avec un sourire en bonus.
Lentement, il débuta ses va-et-vient. Elle poussa de nouveau un petit cri.
Peu à peu, il accéléra ses mouvements. Il ne détachait pas son regard d'elle. Au bout d'un moment, elle détourna la tête.
Il l'admirait dans un état de plénitude, rarement visible. Elle avait le souffle court et se mordillait les lèvres pour ne pas laisser échapper le moindre son qui pourrait révéler son avis.
Il fit un mouvement brusque. Elle se mordit alors un peu la lèvre inférieure et agrippa le drap-housse.
Il lapa son cou et lui murmura à l'oreille :
« Hermione, ne te cache pas... J'ai envie de t'entendre jouir... Que je puisse savoir si tu aimes ce que je t'offres... J'ai besoin de savoir, mon amour... »
Elle ferma les yeux, la tête toujours détournée. Incertain sur la démarche à suivre, il préféra arrêter et se retirer.
Quand elle sentit sa présence s'en aller, elle le regarda et lui agrippa les épaules.
« Non, continue. »
Il stoppa tout mouvement et l'observa narquoisement.
« S'il te plait, continue c'est si bon. » dit-elle dans un souffle.
Il fit une allée et venue en elle ce qui la fit inspirer bruyamment.
« Je ne veux pas que tu t'empêches de gémir de peur que je désapprouve. C'est tout le contraire, j'ai besoin de t'entendre... »
« Je vais essayer... » fit-elle timidement.
« Je t'aime Hermione. »
Il l'embrassa langoureusement puis recommença sa danse.
Peu de temps après, elle commença à gémir et il en fut tellement heureux et ragaillardi qu'il augmenta le nombre et la vitesse de ses à-coups.
Il éjacula quand il atteint son apogée puis il se retira. Il l'embrassa sur le front. Il se débarrassa du préservatif, désormais usager. Il se rallongea à côté d'elle et la prit dans ses bras. Elle s'y lova, apaisée, et décida de dormir un peu plus.
« Qu'est-ce que tu en as pensé ? Pas trop déçue ? » demanda le jeune homme, tout à coup.
« C'était épuisant. »
« C'est normal tu n'as pas arrêté de t'empêcher de crier ton plaisir. »
« J'ai été surprise, je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi prenant. Ça me donnait très chaud et je ne savais pas comment me dégager de cette tourmente qui me troublait tellement que, inconsciemment, je ne voulais pas qu'elle cesse. »
« Donc tu as aimé. » dit-il de manière rhétorique.
« Oui. » souffla-t-elle.
« A vrai dire, j'avais peur que tu n'apprécies pas à cause de la douleur qu'une femme ressent lors de sa première fois. »
« En fait, la guerre m'a rendu plutôt insensible aux douleurs bénignes... » fit-elle, mal à l'aise.
« Hum, je comprends. N'empêche que c'est tôt pour une première fois. »
« Comment ça ? On a le même âge ! » récria-t-elle.
« Je ne parle pas de notre âge mais plutôt de notre relation. Ça ne fait que quelques jours que nous sommes ensemble ! »
« Pourquoi tu dis ça ? » demanda-t-elle soucieuse.
« Je ne veux pas que tu croies que mes sentiments pour toi sont faux ou bien inexistants. Je souhaite vraiment construire avec toi une relation durable. »
« Tu es bien courageux pour un Serpentard de me révéler ainsi tes sentiments. » fit-elle sournoisement.
« Il faut parfois prendre des décisions et s'y tenir. Bon qu'est-ce qu'on fait ? On va prendre une douche ou on reste dormir un peu plus ? »
« Tu as qu'à aller prendre ta douche. Moi, je vais reprendre des forces en attendant. »
Elle ferma les yeux et il déposa un tendre baiser sur ses lèvres. Il se leva sans bruit, passa une robe de chambre avec le blason de sa famille puis partit, joyeux, vers la salle de bain.
Draco se réveilla d'un bond et regarda autour de lui pour voir ce qui l'avait interpellé. Mais rien ne lui disait ce qui avait bien pu se passer.
Il était seul dans sa chambre. Sylvia était toujours dans la chambre de Harry parce qu'il n'avait pas pensé qu'il ne dormirait pas avec lui.
Harry l'avait rejoint après la mésaventure de la salle de bain. Ils s'étaient malheureusement disputés parce que Harry voulait rendre public leur couple ce que, bien évidemment, Draco refusait. Le Gryffondor avait donc décidé de dormir seul cette nuit, sans le moindre scrupule, puisque la chambre de l'autre avait retrouvé son hospitalité initiale.
Draco décida de se lever et de rejoindre son petit ami.
Il le trouva assis sur son lit, les lunettes posées sur son nez et les bras croisés. Il avait l'air en pleine discussion avec Sylvia.
Draco monta sur le lit, l'embrassa tendrement puis caressa son serpent. Il se sentit alors observé par deux regards.
« Quoi ? » fit-il peu rassuré par ces quatre yeux scrutateurs.
« Est-ce toi qui a crié ? » demanda soudain Harry.
« Alors c'est un cri qui m'a réveillé... Je pouvais toujours chercher. »
« Donc ce n'est pas toi... Sylvia m'assure que ça ne pouvait être toi même si le cri était plutôt aigu. »
« Pourquoi veux-tu que je hurle comme une midinette ? »
« Ben quoi, c'est possible sur le coup de la surprise. Tu aurais pu faire un cauchemar et crier dans ton sommeil. »
« Désolé de ne pas te faire cette joie. »
« Draco, mon ange, ne te mets pas en colère contre moi. Je m'inquiétais juste pour toi. »
« Personne ne m'aurait attaqué dans mon sommeil, la guerre est terminée. Tu me l'as toi-même dit hier. »
« Ça n'empêche pas les cauchemars, et je veux être là pour toi dans les moments joyeux comme dans les difficiles . »
« Franchement, il t'en faut du courage pour avoir des paroles qui sont autant dignes d'un Poufsouffle ! »
« Draco, tu es plus en sécurité avec moi qu'avec l'un d'eux ! »
« Tu ne taris pas d'éloge dis donc ! Pourtant ce n'est que le matin ! »
« D'habitude c'est toi qui te glorifie ! »
« Mais parce que c'est justifié chéri ! Comment peux-tu en douter ? »
« Tout simplement parce que c'est de toi dont il s'agit. »
« Harry, tu ne peux pas savoir à quel point cela me fait plaisir de savoir que, toi aussi, tu penses que j'ai raison. »
« Mais non, tu ne m'as pas compris ! »
« Bien sûr que si ! Regarde, tu t'emportes, c'est bien la preuve que tu ne veux pas que j'en prenne conscience. »
« Tu dis n'importe quoi ! Je... »
« Suis-je beau ? »
« Oui mais... »
« Suis-je intelligent ? »
« Oui mais... »
« Est-ce que tu m'aimes ? »
« Oui mais... »
« Tu vois que j'ai raison et que j'ai tout pour me glorifier. En plus, j'ai pris ton coeur donc j'ai deux fois plus raison. »
« A ce moment-là, moi aussi j'en ai le droit ! »
« Harry chéri, tu... »
« Aaaaaaaahhhhhhh »
« Hermione !? »
Harry se leva et voulut partir mais Draco le retint par le bras.
« Attend, Blaise va lui porter secours si jamais elle a un problème. »
« Mais si ça se trouve c'est à cause de lui que Hermione vient de crier ! »
« Harry, c'est mon meilleur ami ! Je le connais, il l'aime trop. Il ne lui fera aucun mal ! S'il te plait, attend encore un peu pour partir à sa soi-disant rescousse. »
« D'accord. »
Il se rassit à ses côtés et laissa son petit ami entrelacer leurs doigts entre eux.
« Haaannn »
« Bon cette fois-ci j'y vais ! »
« Le cri était différent. »
« Comment peux-tu dire ça aussi calmement en plus ? Il s'agit quand même de ma meilleure amie ! »
« Il doit y avoir une raison plausible à ses cris alors j'analyse la situation. Il ne sert à rien de partir la tête baissée dans les problèmes. »
« Draco, je crois que tu essaies de me piéger avec Blaise, et pourquoi pas d'autres Serpentard. Vous vous faites passer pour des personnes agréables et après vous vous débarrasserez de nous petit à petit. » déclara le brun en ramenant ses mains contre lui.
« C'est stupide, Harry. Pourquoi on ferait quelque chose d'aussi compliqué ? »
« Ce n'est pas « compliqué », un Serpentard peut facilement mettre en place ce genre de pièges ! »
« Comment peux-tu croire que je simule mes sentiments pour toi ? »
« C'est simple. Les Serpentard sont manipulateurs et prêts à toutes les bassesses pour obtenir ce qu'ils souhaitent. »
« Ok. J'en ai assez entendu. »
Draco se leva et partit en direction de la porte.
« Haan. »
A ce bruit, Harry se dressa d'un bond sur ses deux pieds.
« Hum... Oui... hum... c'est... bon... »
Harry fut alors stoppé en plein élan par ce qu'il venait d'entendre. Draco se tourna vers lui narquoisement.
« Alors qui est-ce qui avait raison ? Ai-je le droit de dire "encore" ? En tout cas, Blaise a dû être pris au dépourvu pour oublier de mettre un sort de silence. Mais bon, le principal c'est qu'il n'ait pas oublié le préservatif. Quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? Il faut toujours se protéger avant un rapport ! »
« Mais... comment tu as su qu'ils faisaient... euh... qu'ils faisaient ça ? Et comment sais-tu qu'il n'a pas oublié de mettre de préservatif ? »
« Si elle avait eu un problème, elle n'aurait pas espacé autant ses cris et puis, de toute manière, je connais Blaise et il serait parti à son secours. En plus, Blaise est du genre discret alors pour qu'il ne mette pas de sort c'est qu'il a été pris au dépourvu. Ensuite, pour ta dernière question, et bien, on a eu une conversation, un jour, tous les deux, sur le sujet, et il me disait que, pour lui, porter un préservatif est une marque de respect envers sa partenaire. Et, si je me souviens bien, il trouvait ça excitant d'en enfiler un devant sa conquête. Bon, après c'est son point de vue. »
« Tu le connais vraiment très bien. »
« C'est mon meilleur ami donc je trouve ça normal. »
Draco s'approcha du lit et y prit Sylvia pour la déposer dans son terrarium. Puis il se saisit de l'objet en verre et se dirigea vers la porte.
« Tu veux bien m'ouvrir ? J'ai les mains prises. »
« Qu'est-ce que tu fais ? »
« Ça ne se voit pas ? » dit le blond sur un ton mielleux. « Je ramène Sylvia dans ma chambre. »
« Pourquoi ? Tu peux la laisser ici, elle ne me dérange pas. »
« Elle vient avec moi car elle est ma colocataire depuis bien plus longtemps que toi. Alors maintenant, tu m'ouvres la porte et tu ne discutes plus. »
Harry obtempéra et la lui tint.
« Ah, et avant que tu ne poses de nouvelles questions, ça avait très bien commencé entre nous mais ça se dégrade, et de pire en pire, alors il vaut mieux qu'on arrête. Je sais bien que ce n'est pas à partir de deux disputes qu'on peut en venir à cette conclusion. Mais, vois-tu, je vais déjà écoper d'une punition, issue de l'esprit dérangé du directeur, et, même si tu seras dans le même cas que moi, je ne veux pas souffrir d'avantage. Je souffre assez à cause de ce qu'a causé la guerre. »
Draco s'arrêta devant sa chambre, il appuya sur la poignée avec son coude et, en même temps, poussa avec son épaule.
Harry referma calmement sa porte puis se jeta, sans aucune grâce, sur son lit. Il comprenait la remarque du Serpentard mais il n'arrivait pas à se dire que tout était fini entre lui.
Draco déposa délicatement le terrarium puis ferma sa chambre à clé. Il installa un sortilège de silence.
Il prit son oreiller puis il s'assit contre son lit, les jambes repliées contre lui. Il enfouit sa tête dans son coussin qu'il tenait fermement entre ses bras.
Sans un bruit, des larmes perlèrent sur son visage. Quelques minutes après, il explosa et pleura ouvertement toute sa peine, toute sa rancoeur, tout son mal-être.
Dans la Grande Salle, à l'heure du petit-déjeuner, Blaise regardait son meilleur ami, anxieux.
« Draco ? Ça ne va pas ? »
« Je vais bien. » grommela le concerné.
« Tu sais que tu as une mine atroce somme si tu venais de pleurer... »
La fin de sa phase n'avait été qu'un murmure pourtant les quatre convives attablés l'avaient parfaitement entendue. Harry détourna la tête de sorte que Hermione ne voit pas son visage qui ne devait pas être plus glorieux que celui du Serpentard.
Draco se doutait bien qu'il reflétait la tristesse, mais il n'avait pas voulu s'embêter à s'arranger, surtout qu'il aurait dû se regarder dans un miroir. Chose qui, ce matin-là, lui était inconcevable.
« Ce n'était tout bonnement pas ma faute si des cris, plutôt caractéristiques d'une certaine activité, dois-je ajouter, m'ont réveillé en sursaut et empêché de me rendormir. »
Blaise se passa négligemment la main dans les cheveux tandis que Hermione se plaquait les mains contre la bouche de manière scandalisée.
« Ah. J'ai donc oublié ça. C'est fâcheux. Si tu veux, tu pourras retourner dormir et je ferais ton travail. »
« Tu essais d'acheter son silence ? » fit, révolté, Harry en le regardant droit dans les yeux.
« Ah. Toi aussi, Harry, tu as une tête affreuse ce matin. Dois-je en conclure que tu as eu le même réveil que Dray ? »
« Oui, et sans lui, j'aurais déboulé dans vos chambres ! »
Blaise regarda sa petite amie et constata qu'elle était sur le point d'éclater en sanglots. Son couple venait d'en prendre un coup. Il faudra qu'il répare les pots cassés avec elle.
« Les pulsions de l'amour sont tellement difficiles à contenir mais si magnifiques... » fit Dumbledore qui se tenait à leur côté, debout.
« Bonjour, professeur. » dirent les quatre élèves en choeur.
« Oui, bonjour. Messieurs Malfoy et Potter ainsi que mademoiselle Granger, veuillez me rejoindre dans mon bureau une fois votre repas terminé. »
Ils hochèrent tous les trois de la tête puis le directeur sortit de la Grande Salle.
« Ne me dîtes pas que Hermione avait raison ! » s'exclama Blaise.
« Non, elle avait tort. » répliqua Draco sur un ton froid.
« C'est à cause de ce qu'elle a sous-entendu que nous nous sommes disputés. » déclara Harry.
« C'est surtout à cause de ton emportement. Enfin, bref, je ne veux plus en parler. » s'exclama Draco.
Harry lui jeta un regard noir avec ses, pourtant, si magnifiques émeraudes, que le concerné ignora royalement.
Leurs petits-déjeuners terminés, ils partirent en direction du bureau du directeur.
Le vieux bonhomme les invita à entrer puis à s'asseoir avec un sourire chaleureux qui ne les rassura nullement, bien au contraire.
« Vous vous doutez bien de la raison pour laquelle je vous ai demandé de venir... » fit-il joyeusement.
Ils hochèrent de la tête de plus en plus apeurés. Il n'y avait vraiment que lui pour aborder des sujets désagréables avec autant de joie et d'effusion de sourires.
« Par galanterie, je vais vous donner votre punition, mademoiselle Granger, après vous pourrez nous laisser. »
« Bien, professeur. Mais pourrais-je savoir ce que les garçons ont fait avant ? »
« Vous êtes trop curieuse, mademoiselle. C'est d'ailleurs ce qui cause votre punition, aujourd'hui. Vous voulez à tout prix que je vous donne raison mais je ne vais pas vous faire ce plaisir. Il doit régner cette semaine une aura de paix dans tout le château et tous les esprits et je refuse catégoriquement qu'il en soit autrement. C'est bien pour cela que la punition que je réserve aux élèves indisciplinés et têtus est unique et en fonction de la personne pour qu'elle comprenne convenablement son erreur. Par conséquent, j'ai décidé que vous n'aurez plus le droit de vous rendre à la bibliothèque dès lundi à une heure du matin. »
« Mais, professeur, comment pourrais-je faire mes devoirs sans effectuer des recherches à la bibliothèque ? » fit la jeune femme scandalisée.
« Vos professeurs sont déjà mis au courant et ils vous prêteront un seul livre dans lequel il y a strictement tout ce qu'il convient pour que votre devoir soit d'une très bonne qualité. Vous pourrez demander de l'aide à l'un de vos camarades tant qu'aucun livre de la bibliothèque ne sera entre vos mains. Si cela peut vous rassurer, je lèverai la punition lorsque je jugerai que vous avez bien compris votre erreur. Vous pouvez disposer, mademoiselle Granger. »
Le directeur arborait toujours son sourire joyeux et les deux jeunes hommes comprenaient que leur sanction serait pour eux la fin d'une vie paisible à Poudlard. Peut-être même que la guerre contre Voldemort était plus calme que ce qu'ils s'apprêtaient à subir.
Une fois que Hermione eut fermé la porte, ils l'entendirent pleurer tandis qu'elle descendait les marches. Inconsciemment, les deux princes se prirent la main pour se soutenir.
« Messieurs, ce n'est pas parce que vous vous aimez et que vous regrettez, peut-être, ce que vous vous êtes dit que je vais annuler la punition qui vous est dédiée. »
Ils se rendirent compte, alors, de leurs mains liées et s'empressèrent de les défaire en détournant la tête, les pommettes légèrement rosies.
« Compte tenu du mal que vous vous êtes fait par ces deux disputes et du fait que vous étiez les deux personnes les plus visées par ce besoin de paix, je ne pouvais que chercher une sanction à votre hauteur. J'en ai donc parlé avec le corps enseignant, pour avoir leurs avis et surtout leurs idées. »
Dumbledore marqua un silence devant les visages catastrophés et, surtout, apeurés de ses deux élèves. Il trouvait plaisant de constater qu'ils étaient effrayés de ce qui leur était réservé, alors qu'il ne pouvait pas les soumettre à des sortilèges de torture.
Il sortit un parchemin de son bureau et l'aplanit devant eux.
« Pour mademoiselle Granger, c'était facile de trouver la sanction qui l'atteindrait le plus mais pour vous deux ce n'était pas le cas. J'ai donc décidé de vous donner une liste de choses à effectuer jusqu'à la fin de votre scolarité. Ne prenez pas cet air outré, monsieur Malfoy, il n'y a personne qui me fera changer d'avis ! Il y a dix tâches que vous devrez effectuer et, bien sûr, cette liste peut s'agrandir si jamais l'un de vos professeurs a besoin d'un quelconque service. »
Il fit une pause dans son monologue qui n'en finissait pas. Les deux élèves rejetaient, mentalement, la faute sur l'autre mais ils savaient que si jamais ils protestaient, leur vie deviendrait encore plus vite un enfer.
« Bien. Première tâche : vous aiderez monsieur Rusard et les elfes de maison à nettoyer tout le château, dont la volière. Vous verrez avec lui pour plus de précision. Deuxième tâche : vous récurerez les pots de chambre de l'infirmerie. Non, messieurs, ce ne sont pas les mêmes tâches, pour la simple et bonne raison que madame Pomfresh craint pour la santé de ses patients si d'autres personnes que les elfes de maison nettoient son précieux lieu de travail. Ensuite, troisième tâche : vous rangerez les potions du professeur Snape par ordre alphabétique. Il a estimé que s'il vous donnait à récurer les chaudrons, il vous enlèverait une précieuse sanction. Quatrième tâche : ranger les nouvelles commandes de madame Pince. Cinquième tâche : recopier les archives abîmées du professeur Binns. Il est bien évidemment interdit d'utiliser une plume ensorcelée et de demander de l'aide à quiconque et en particulier à mademoiselle Granger. »
Il les fixa par-dessus ses lunettes en demi-lune pour qu'ils comprennent bien que, si jamais ils ne respectaient pas les consignes, il le saurait.
« Continuons. Sixième tâche : transformer des petites cuillères en souris. Le professeur McGonagall a jugé que cette sanction d'une part ferait diminuer le nombre de cuillères astronomiques qui étaient créées lors de ses cours et augmenter le nombre de souris, et d'autres part serait un très bon entraînement. Septième sanction : s'occuper des différents pensionnaires de Hagrid. Il vous suffira d'y aller une fois tous les week-ends lorsqu'il part en vadrouille dans la forêt Interdite. »
« Professeur, on ne pourra jamais tout effectuer avant la fin de l'année. » interrompit Draco, scandalisé.
« Bien sûr que si vous pourrez puisque, de toute manière, vous êtes aussi privés de sorties à Pré-au-Lard. Huitième sanction : monter la nouvelle vaisselle et les boules de cristal du professeur Trelawney dans sa salle de cours, et sans aucune casse. Neuvième tâche : donner de l'engrais à base de bouses de dragon à toutes les plantes du professeur Chourave. Et enfin dixième tâche : aller chercher deux kilos de plumes dans l'enceinte du château pour les cours de sortilèges de l'année prochaine. Celles que vous avez prises hier étaient pour les édredons des dortoirs. Voilà, j'ai fait le tour de tout ce que vous devrez faire à partir de demain. Je vous laisse cette liste qui, bien entendu, est une copie. »
Les deux princes, du moins ce qu'il en restait, se levèrent pour prendre congés mais avant d'arriver à la porte ils furent interpellés.
« J'allais oublier. Votre présence au bal de ce soir est obligatoire. »
nda : Pitié ne me tuer pas XD je suis une accroc aux happy end alors ne vous inquiétez pas .... XD
Sinon qu'est-ce que vous en avez pensé ? ça vous plait toujours autant ? ou c'est de pire en pire ? Je réponds à toutes les reviews ^^ même anonymes (dans le chapitre suivant)
Bizss à la semaine prochaine ^^
