NOTES

DISCLAIMER : Les personnages et le monde de la magie appartiennent à J.K Rowling. L'histoire est la notre (il manquait juste un petit HPDM dans l'original !)

COUPLES : L'histoire est centrée sur un bon vieux HP/DM. En second plan Ron/Hermione et Remus/(surprise !).

RATING : A priori ce ne sera pas une fic joyeuse joyeuse, donc vu que certains thèmes peuvent choquer les plus jeunes : M.

A/N :

L'histoire commence juste après la guerre, donc on ne prend pas en compte l'épilogue.

Harry n'a pas été avec Ginny.

Remus n'a jamais été avec Tonks, et a survécu à la guerre. Par contre Tonks est morte (Teddy n'existe pas).

Fred n'est pas mort ! (JK est bien trop cruelle !)

Etat d'avancement : Les chapitres 7 et 8 sont écrits et le 9 est en cours.

Nombre total : ?

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REPONSES AUX REVIEWS

Cat240 : Contente de te lire à nouveau. C'est vraiment un plaisir de lire tes commentaires à chaque chapitre, donc merci beaucoup. Drago en infirmière…je prends… Bon en même temps drago en n'importe quoi et je prends lol. J'espère que ce nouveau chapitre te plaira surtout que je publie avec 2 semaines de retard. Merci encore à toi.

Ecnerrolf : Merci à toi pour ta review. Courte et directe mais elle va à l'essentiel : tu as apparemment aimé le dernier chapitre. J'espère vraiment que ce chapitre te plaira sinon je t'aurais fait patienter un mois pour rien.

Yaoiii-fictiioonn : Coucou toi ! Merci pour cette nouvelle review. Dsl pour ce retard inexcusable je l'avoue. J'espère en plus que ce chapitre ne va pas te décevoir étant donné que l'évolution entre Harry et Drago va être construite très lentement (car j'avais peur de manquer de réalisme sinon). Redis moi ce que tu en penses….et n'hésites pas avec les critiques. Merci encore pour ta review.

Ouragan : Trop désolé pour ce retard ! J'espère vraiment que ce chapitre te plaira comme ça je serais à moitié pardonnée…. ? Ca te va comme deal ? Merci encore pour review et je te laisse à ta lecture en espérant que tu aimeras.

Dymitry : Merci BCP pour ta review. Les flash back te plaisent ? Cool car parfois je manque d'inspi pour les faire. Je te laisse à ta lecture en attendant impatiemment tes impressions. Merci encore pour le petit mot.

OoO

CHAPITRE SIX

Impatients de retrouver leur ami, ils poussèrent la porte de plomb, sans même réaliser l'absence des sorts de verrouillage habituellement placés sur l'entrée. Ce n'est qu'à la vue de la couchette déserte de leur ami, qu'ils réalisèrent, avec horreur, que ce dernier avait disparût.

Flash Back

3 mois auparavant

Mr Malefoy

Suite à votre procès et délibérations des institutions ministérielles en charge de votre dossier, il a été décidé que les chefs d'accusation (rappelés ci-dessous) portant à votre encontre seraient annulées.

Crime de niveau 2 : Complot visant à infiltrer avec succès des Mangemorts dans l'école de sorcellerie Poudlard.

Crime de niveau 3 : Complot d'assassinat sur la personne d'Albus Perceval Wulfrik BRIAN Dumbledore.

Crime de niveau 6 : Association au criminel reconnu Tom Jedusor

Crime de niveau 9 : Port de la marque des ténèbres.

Sous réserve d'acceptation de votre part, une période de mise à l'épreuve de 10 ans sera instaurée. Dès la signature de ce document (trois exemplaires requis) vous serez dès lors considéré sous tutelle ministérielle. Vous seront proscrits :

Déplacements magiques (quels qu'ils soient) visant à quitter l'Angleterre.

Possession d'artefacts de magies noires

Association à tout Mangemort, suspects de collaboration et sujets sous tutelles (liste ci-jointe).

Retrait de plus de 10 Gallions hebdomadaires chez Gringott, sauf demandes spéciales au département de la Justice Financière.

Dans ce sens et afin de s'assurer de votre bonne volonté, une perquisition aura lieu à votre lieu de résidence reconnu comme étant le manoir Malfoy et ce chaque mois durant une période de 1 an.

Il vous sera également demandé de vous présenter une fois par semaine, et cela pour une durée encore indéterminée, au département de la justice pour un suivi de votre dossier et de votre période de mise à l'épreuve. Vous y rencontrerez alors le responsable en charge de votre dossier. Durant ces rendez-vous, votre baguette sera contrôlée afin de déterminer avec exactitude l'ensemble des sorts que vous aurez utilisé.

Pour tout renseignement, merci d'adresser une demande au Département de la Justice.

C'est avec plaisir que nous vous souhaitons une excellente journée.

Mme Pelenia McClaine

Chargée de la mise sous tutelle des cas difficiles

DEPARTEMENT DE LA JUSTICE SORCIERE

MINISTERE DE LA MAGIE

Il était libre. A en croire ce bout de papier aux allures officielles qu'on lui avait remis sans même un mot, il était libre. Enfin, si on omettait le fait que tous ses mouvements seraient surveillés pour les dix prochaines années, et qu'il devrait se présenter toutes les semaines pendant Merlin sait combien de temps, au Ministère pour justifier le moindre Gallion dépensé, la moindre parole prononcée, le moindre sort lancé…. Cela promettait d'être…contraignant était un mot trop faible. Le fait fut confirmé lorsqu'il prit connaissance des nombreux documents joints, parmi lesquels se nichait une liste, exhaustive, des personnes avec qui tout contact était strictement prohibé. Cette liste aurait tôt fait de le priver de la compagnie des quelques amis fidèles que la guerre ne lui avait pas déjà enlevé.

Il était libre, mais il avait dans l'idée, qu'il devrait le payer, d'une manière ou d'une autre. Cette mise sous tutelle n'était que le début. L'idée l'effleura de refuser le marché, il n'appréciait guère d'avoir une dette supplémentaire, d'autant que la dernière contractée avait été auprès de yeux balayèrent l'étendue de sa cellule, c'est-à-dire les quatre m² la composant. En considérant qu'il devait s'agir d'une auberge 4 baguettes (4 étoiles pour les moldus) par rapport à Azkaban, et que sa magie ne serait pas bridée, il eut tôt fait de se raviser. Son procès ne datait que d'une semaine et déjà il ne pouvait plus supporter ce lieu confiné. Il accepterait leur compromis et aviserait par la suite. Fort de cette décision, il attrapa une plume et s'empressa de signer le compromis. Aussitôt ce dernier disparut.

Quelque heure plus tard, on lui ouvrait la porte de sa cellule. Sans un mot, on lui restitua ses quelques effets personnels qui, au vue de leur piètre état, avaient dû faire l'objet d'une fouille minutieuse et approfondie. Un sorcier à l'allure sévère lui indiqua la sortie, le gratifiant d'un sourire encourageant.

« Bonne chance gamin. Pas de bêtises une fois dehors hein ! »

Sans attendre de réponse, il le laissa devant une cheminée qui devait le reconduire au Manoir. Mécaniquement il jeta la poudre qu'on lui avait fournie et, d'une voix éteinte, prononça l'adresse souhaitée.

Il n'avait pas fait deux pas hors de la magistrale cheminée du manoir que déjà sa mère accourait vers lui, le visage défait par l'inquiétude qui avait dû la tourmenter ces derniers jours. Sans un mot, il la prit dans ses bras pour une longue étreinte, tous deux récalcitrants à relâcher l'autre.

Il était chez lui, enfin.

Fin du Flash-Back

Le corps recouvert d'une fine couche de sueur froide de panique, le souffle court de douleur, les yeux humides de manque de sommeil, le corps engourdis par ce mal qui, peu à peu, rongeait ce corps, depuis trop longtemps, souffrant, il tenta de se relever de ce lit, moite, qu'il avait appris à détester.

A peine s'appuya-t-il sur ses bras que ces derniers, affaiblis par les prémices d'une transformation douloureuse, cédèrent sous son poids. Amer, il s'affaissa sur sa couche. Déjà la veille, sa condition l'avait obligé à garder de lit et abandonner Harry au sort du Serpentard. Il ne craignait pas particulièrement pour le bien être d'Harry, toutefois son esprit continuait de le harasser d'hypothétiques conjectures quant à l'état dans lequel les deux anciens ennemis seraient retrouvés après une journée entière de cohabitation forcée. C'était une chose qu'ils semblent s'entendre lorsqu'ils étaient entourés de Ron, d'Hermione ou de lui-même, s'en était une autre d'être livré aux démons du passé.

De là où il était, Remus pouvait entendre les cris de fureur poussés par, ce qui semblait être, la voix en colèrede Ron, ce qui eut tôt fait de l'inquiéter de nouveau.

« Mais c'est pas vrai. A quoi tu pensais hein ? A quoi, putain ! »

Et bien, cela ne faisait que dix minutes qu'il s'égosillait à en perdre la voix pensa-t-il amèrement. Il n'avait pas fait un pas dans la demeure ce matin-là, qu'il était accueilli par deux Gryffondors de forte méchante humeur.

« Ron je t'en prie, calme-toi ! ».

Granger, pourtant manifestement mécontente, tentait de tempérer au mieux l'humeur orageusede son ami… Sans grand succès bien que ce dernier ne cria plus aussi fort lorsqu'il s'adressa à elle.

« Nan je me calmerais pas ! Est-ce que tu te rends compte de ce qui aurait pu lui arriver Mione ? Il aurait pu faire une crise, s'évanouir, se blesser… On a même pensé qu'il avait été kidnappé !»

Et c'était reparti pour un tour. Il n'en pourrait bientôt plus de tout ce cirque. Il leurs en devait une, certes, mais c'était un Malefoy et ils semblaient un peu trop prompts à l'oublier à son goût.

Bien que conscient de ne pas avoir acquis leur entière confiance, même eux devaient admettre que Malefoy avait été irréprochable depuis sa venue au Square. Il répondait présent tous les jours, ne se plaignait jamais, et ne faisait aucun commentairedésobligeantquant aux conversations parfois intimes auxquelles il était témoin. Alors ce faux pas n'aurait pas dû peser si lourd dans la balance. Après tout Potter n'avait rien. Il n'avait même pas eu conscience de son départ. Aux dires de la belette, ils l'avaient retrouvé encore endormis, moins d'une demi-heure après son propre départ. Pas de quoi faire un drame. Par merlin, il ne leur avait rien promis !

« Tu nous dois beaucoup Malefoy, ne l'oublie pas si rapidement, veux-tu ?! »

« Bon écoutes-moi bien la belette, si j'en dois une à quelqu'un, c'est plus à Potter qu'à toi. Et on sait tous les deux ce que Potter dira si je déclare vouloir me retirer de votre projet … disons secret… Et honnêtement ça commence à être le cas. »

Ah le chantage, il n'y a que ça de vrai se dit-il, satisfait devant le visage livide du rouquin.

« Hé oui, tu sembles avoir oublié que, moi aussi, je le connais par cœur ton pote. Et pour ta gouverne, bien que sensible à vos problèmes, tu sauras que le bien être du balafré n'est pas exactement ma priorité du moment »

« Ah ouais, et si je contacte le ministère de la justice, tu crois que ça pourrait le devenir…. »

Cette fois ci, même lui dut admettre qu'il ne l'avait pas vu venir. Bien que son visage soit resté impassible, tous avaient conscience que la bonne carte avait été tirée…

« Ben je ne sais pas, tu demanderas à Lupin si ça le tente de ne pas recevoir sa potion demain, et après on reparle de ton petit chantage, si tu veux… »

« Ça suffit !» La voix de Potter résonna pour la première fois depuis longtemps dans le hall du Square. « Attends, qu'est-ce que tu viens de dire sur les potions ? »

Mais comment diable avait-il fait pour arriver là ?N'était-il pas censé tenir le lit, incapable de se déplacer de lui-même. Depuis combien de temps est-il présent ? Soudain et sans en comprendre la raison, Malefoy eut peur que Potter ait été présent lors de son petit discours... « d'émancipation ». L'avait-il entendu parler de lui en ces termes peu glorieux dont il avait oublié l'exactitude des mots.

Il ne comprit l'étendue de sa méprise que lorsque le silence se prolongea et rendit l'atmosphère de la pièce incommodant. Tous avaient accueillis cette nouvelle avec un stoïcisme inquiétant. Il jura lorsqu'il réalisa son égarement. Jamais son implication quant aux potions Tue-Loup n'aurait dû être révélée, ni maintenant, ni jamais. Il avait fait une promesse et avait pour habitude de les tenir (raison d'ailleurs pour laquelle il ne s'engageait que rarement dans ce genre de serment).

Il aurait presque préféré être seul avec Potter. Ce dernier se serait inquiété pour la condition de son ami lycanthrope et alors, et seulement à ce moment-là, illui aurait révélé son rôle dans cette affaire. A lui, et à lui seulement, il aurait pu révéler qu'il était à l'origine de ces envois de potion, jusqu'à maintenant tenus mystérieux, ne serait-ce que pour voir un autre de ces sourires francs et sincèreslui être adressé.

« Je n'ai rien dit qui vaille la peine d'être répété Potter. »

Ce n'aitévidemment pas un sourire qui lui fut adressé en réponse à ces mots. Alors que la veille ils semblaient avoir atteint une sorte de compromis, Potter le regardait actuellement avec un tel regard qu'il en eut le souffle coupé. Dans ce regard il décela un mélange d'incompréhension, de tristesse… Et, bien pire que tout le reste, une once de déception. Cela ne présageait rien de bien engageant pour la suite, qui ne tarderait certainement pas.

« Si… Tu as dit que Lupin n'aurait pas sa dose ce mois-ci. Est-ce que… Est ce que c'est toi qui les prépare ? »

« … »

Que répondre ? Rien. Il était pathétique, il n'osait même plus croiser le regard de Potter, honteux des mensonges qu'il s'apprêtait à proférer.

« Répond putain ! »

« OUI ! Ça te va Potter, je prépare ces putains de potions et je les envoie ! T'es content là ? ».

La honte avait laissé place à de la colère. Après tout, qui croyait-il être pour remettre en question chaque décision que les gens autour de lui faisaient.

« Pourquoi ? …Pourquoi Malefoy ?»

« Parce que j'ai fait une promesse à un être cher. »

Sans un regard pour le Survivant, il se tourna vers Granger, la seule qui était restée silencieuse durant la scène.

« Ca à l'air d'aller, vous vous débrouillerez sans moi pour aujourd'hui ? »

« Non attends, on se sait pas comment il va réagir à ton absence prolongée, il faut… »

« C'est l'occasion de le découvrir. Appelez-moi en cas d'urgence… Seulement en cas d'urgence. »

Personne n'osa répondre, tous encore trop choqués par les dernières révé tenta de se recomposer un visage neutre et noble avant de prendre congé.

« Si vous voulez bien m'excuser, j'ai bien peur d'avoir beaucoup à faire… »

Potter saurait bien survivre une journée sans lui. Sur cette dernière pensée, il transplana, atterrissant directement dans son laboratoire personnel. Sans tarder, il se mit au travail.

Il avait pourtant apporté des livres de potions avec dans l'idée de profiter de la compagnie, généralement calme, de Potter pour effectuer quelques recherches. Il n'avait osé les ouvrir. Les deux acolytesl'avaient accueilli sans un mot le matin même, le menant à la chambre de Potter dans un silence inconfortable, qu'il en aurait bien présenté ses propres excuses, pourvu que ce silence cesse enfin.

Dans l'ancienne chambre de Regulus, où Potter semblait avoir de nouveau élu domicile, l'attendait le brun, confortablement installé dans ce lit qui paraissait être sur le point de l'avaler tant il était extravagant par sa taille. Même son propre lit, au manoir, avait des dimensions plus modestes et pourtant, lui-même admettait volontiers, requérir un certain confort et faire preuve d'extravagance lorsqu'il s'agissait de l'aménagement de ses quartiers privés.

A l'entente de son arrivée, le brun leva la tête du livre dans lequel il semblait plongé. Son visage, d'abord surprit, se transforma bientôt en une moue gênée.

« Malefoy… Je suis content que tu sois là… J'avais peur que… »

« Je ne fais pas souvent de promesse Potter, et bien que je n'ai pas promis d'être le toutou d'une horde incontrôlable de Gryffondors, j'ai promis de t'aider dans la mesure de mes possibilités, alors oui, me voilà. »

« A propos d'hier… »

« Je t'arrête tout de suite, je ne présenterais pas d'excuses, ni à toi, ni à quiconque ! »

« Non ! Enfin je veux dire… Bien sûr. En fait c'est moi qui voulais t'en présenter… »

Bien que se sachant dans son droit, jamais il n'aurait un jour espéré que le Grand Harry Potter lui présente un jour des excuses, à lui l'apprenti Mangemort.

« Oh ! … Et bien dans ce cas… Je t'écoute ! ».

Il ajouta à ces paroles moqueuses un léger haussement de sourcil, comme seul lui avait le secret, comme s'il doutait que le Gryffondor puisse s'acquitter de cette tâche pour laquelle lui-même manquait de pratique… Et de bonne volonté.

« Oh, d'accord. Alors … En fait… Eh bien c'est-à-dire… que… que… parce qu'en fait… ».

Avec jubilation, il constata que le brun se perdait dans des balbutiements répétitifs, ressemblant davantage à quelques borborygmes qu'aux excuses qu'on lui avait promises. Il avait certes appris à apprécier la compagnie apaisante du Gryffondor, néanmoins il restaitun Serpentard .Il prit donc un plaisir certain à assister à ce spectacle qui, il en était certain, ne se reproduirait pas de ci-tôt.

« Ouah ! Potter je suis impressionné. Je t'avoue que je m'attendais à un vrai spectacle… Mais certainement pas de cette envergure… »

Devant le silence persistant du brun, il continua :

« Allez, je vais t'aider. Des excusesen bonnes et dues formesdevraient ressembler à peuprès à ceci : Malefoy, Je tiens à m'excuser pour mon comportement de chacal hier(ou on dit des chacaux ?), je m'incline devant ta grandeur et ta supériorité sans conteste… Blablabla… Tu saisis le principe je suppose. Bon, bien sûr, là c'est la version générique, mais vu ton niveau, on va attendre encore un peu avant de ne serait-ce que citer la version « deluxe » ».

Il agrémenta ces derniers mots d'un sourire joueur, seule preuve que son discours n'était pas autre chose que quelques moqueries taquines.

« Tu ne me facilites vraiment pas la tâche, tu sais ! »

« Ouaip, j'en ai joyeusement conscience »

Pour la première fois depuis son arrivée, Potter lui rendit ce sourire qu'il persistait à lui présenter, malgré la situation grotesque et…. Inhabituelle dans laquelle ils trouvaient.

« Je suis vraiment désolé tu sais. Ils n'auraient jamais dû te parler ainsi pour être parti en urgence. » Il fit une brève pause, comme si le reste lui était plus difficile à verbaliser « et moi… Ce n'était vraiment pas ma place de te questionner ainsi, surtout si tu dis vrai et que tu aides réellement Remus. En réalité peu m'importe tes raisons, ce qui est important c'est que tu le fasses… Alors pardonne-moi et … Merci… Vraiment »

« Eh bien, tu es long au démarrage mais quand tu es parti, tu ne t'arrêtes plus, dis-moi. »

Il ponctua le tout d'un petit rire, preuve que l'affaire était réglée et qu'il n'en serait désormais plus question.

« C'est la même chose quand tu t'envoies en l'air ? »

Potter s'étouffa presque à cette boutade qu'il n'avait pas vu venir.

« Allez remet-en Potter, je blague… Quoique ! Maintenant que j'y pense plus sérieusement, forcément je veux la réponse ». Son regard, sincèrement curieux, fit rougir le brun qui s'étranglait encore dans ses propres sécrétions, s'étouffant dans son inconfort.

« MALEFOY ! »

« Ok, ok. Je me tais »

Heureusement ses deux amis avaient choisi de les laisser seuls pour cette explication jugée nécessaire, se dit Harry, dont la toux semblait seulementcommencerà se calmer la rougeur de ses joues, elle, persistant étrangement.

Pour clore définitivement le sujet, Malefoy déposa la potion Tue-Loup sur son chevet, et sans un mot, prit place aux côtés du brun, qui l'accueillit avec reconnaissance, dans une étreinte désormais coutumière.

Une demi-heure plus tard, durée qu'ils avaient jugée suffisante pour régler le différend qui les avaient opposés au Serpentard la veille même, Ron et Hermione toquaient doucement à la porte de la chambre d'Harry. C'est tout naturellement que ce dernier les invita à entrer, toutefois, à en juger par l'ouverture progressive de la porte et les pas encore hésitants qu'ils hasardèrent dans la pièce, il supposait que ses deux amis craignaient le spectacle auquel ils seraient confrontés.

Pourtant Harry et Malefoy étaient tranquillement installés sur le lit, tous deux plongés dans leur lecture respective, Harry fermement accroché au bras que Malefoy prenait soit de libérer. Le manque qu'avait engendré l'absence de Malefoy auprès d'Harry durant une journée entière était pratiquement inexistant. Comme tout dépendant, pourtant, cela ne le rendait que plus conscient de la présence du blond à ses côtés, et tout particulièrement prudent quant à son éloignement, aussi s'accrochait-il, même inconsciemment, fermement à ce membre qui lui était offert sans condition aucune.

Heureux de constater que les deux jeunes hommes avaient trouvé un compromis, ils s'approchèrent du lit d'une démarche, cette fois, plus assurée.

« Malefoy… Excuse-moi pour hier, la panique m'a rendit un peu … Indélicat »

Alors qu'il avait facilement accepté les excuses de Potter, ne questionnant ni leursmotivations, ni leurs sincérités, celles de Weasley lui étaient étrangement plus difficiles à ne serait-ce que tolérer. Un bref regard vers Potter qui le regardait de ce regard empli d'un espoir naïf, que seul un enfant aurait dû maîtriser, lui suffit à revoir sa position. Avec un soupir las, résigné depuis peu à ne pouvoir rien refuser à Potter, il accepta ces excuses.

« C'est bon Weasley, n'en parlons plus. Pour ma part, je vous enverrais un hiboux si la situation venait à se reproduire, ça nous évitera les désagréments d'une « explication » ».

« Ouais, ok. Faisons comme ça. Et puis de notre côté, on laissera à l'avenir l'adresse à laquelle nous joindre en cas d'urgence… »

Tous deux étaient inconfortables, autant devant leur auditoire (composé d'une Hermione particulièrement fière de la maturité dont faisait preuve son ami, et d'un Harry qui posait sur le blond un regard insupportable de candeur), que par le fait que les premières paroles qu'ils avaient échangées depuis longtemps se doivent d'être des excuses qu'ils se présentaient mutuellement.

Quand la chose fut établie, que l'incident fut enfin oublié, tous furent enclins à mettre de côté les tensions que l'évènement avait fait resurgir du passé. Ils prirent grand soin à reprendre leurs habitudes quotidiennes. Ainsi Ron et Hermione prirent eux aussi place sur le lit et, pour la première fois depuis son arrivée au Square, Malefoy fut accueilli ouvertement dans les discussions, bien que de manière encore hésitante et hasardeuse.

« Oh fait Harry, Maman t'a préparé un plat de reste. Malefoy, y'en a aussi pour toi si tu veux »

Harry eut un sourire tendre en prenant son assiette. Molly avait toujours été extrêmement possessive quant à l'alimentation des amis de son fils et, bien qu'il n'ait pas pu se rendre à la réunion familiale, il n'était pas surpris de se voir offrir en contrepartie une assiette des restes du dîner familial.

Comprenant qu'il serait probablement mal avisé de refuser ce geste de paix, Malefoy accepta la sienne avec une certaine méfiance.

« Oh putain, ça m'a manqué ! ».

Harry dévorait le plat avec tant d'appétit qu'il jugea sûr d'en faire de même. Il n'avait pas mangé depuis longtemps, n'ayant pas le temps pour de telles futilités, aussi empoigna-t-il ses couverts et entama son assiette avec un enthousiasme non feint. Pourtant à peine eut-il gouté sa première bouchée, qu'il recracha son contenu dans l'assiette.

« PAR MERLIN, mais c'est infect ! ».

Les paroles lui avaient échappées avant qu'il n'ait pu en contrôler la teneur. Inquiet de la portée de ces dernières, il osa un regard vers le roux qui le regarder avec une délectation qu'il ne compritpas.

« Qu'est-ce que tu as mis dans mon assiette, la belette ? »

« Rien, je t'assure que c'est la recette originelle. Est-ce que tu serais en train d'insulter les talents culinaires de ma mère ?»

Comprenant qu'il était probablement pire pour le rouquin d'insulter sa mère que de remettre en question son honneur, il tenta de nuancer son constat précédent.

« Euh…non. En réalité c'est la surprise qui m'a fait réagir ainsi….C'est un plat…original ».

Cette fois et, à sa grande surprise, ce fut les trois Gryffondors qui posèrent sur lui un regard moqueur à peine contenu Weasley, lui, ne cachait rien de sa jubilation.

« Vous avez rajouté quelque chose ! J'en étais certain ! »

« Non, en fait c'est bien la recette originelle… Mais il faut avouer que c'est un plat… spé n'y a qu'Harry qui en raffole réellement. » lui expliqua Hermione, en tentant tant bien que mal de contenir ce rire qui menaçait de s'échapper.

Il tourna la tête vers le dit Gryffondor pour le constater perdu dans la dégustation de son assiette. Son expression en était presque obscène tant il semblait prendre de plaisir en mangeant son plat. Soupirant, il lui tendit sa propre assiette.

« Te vexes pas Weasley hein, mais je crois que si Potter aime tant que ça, il vaut mieux que je lui laisse ma part ».

« Tant d'abnégation de ta part Malfoy, ça m'épate, vraiment je t'assure ! »

Pour tout réponse, il se contenta d'un regard noir envers le roux, et d'un, cette fois désespéré, vers Potter qui ne suivait déjà plus rien de la discussion, tant il était perdu dans sa deuxième assiette que déjà il entamait.

Plusieurs heures plus tard, Drago était enfin de retour au manoir. Son autre patient nécessitait lui aussi des soins réguliers, ne permettant pas à ces sorties se s'éterniser plus d'une journée. Il retrouva sa mère, dans la chambre attribuée à l'invité, attendant patiemment aux côtés du malade.

« Comment va-t-il ? »

« Mieux, il a repris connaissance à plusieurs reprises. Il s'est endormi naturellement vers 15h »

Drago souffla. Il avait eu si peur la veille, à la réception du courrier aux connotations dramatiques de sa mère, qu'il avait craint le pire. Mais son patient se remettait vite de cette petite rechute. Le coma magique avait duré à peine quelques heures, après lesquelles il s'était réveillé, désagréable au possible. Cela semblait vouloir dire qu'il se rétablissait, pensa Drago, un sourire tendre aux lèvres.

Bien que de nouvelles crises arrivent probablement dans le futur, ces dernières auraient tôt fait de se raréfier pour ne plus être qu'un mauvais souvenir… Du moins l'espérait-il.

« Il t'a dit QUOI ? »

Hermione assoupie à leurs côtés, Ron et Harry conversaient tranquillement, tachant au mieux de ne pas tirer du sommeil, amplement mérité, leur amie.

Depuis la première venue de Malefoy au Square, Harry n'avait pu passer que très peu de temps avec pour seule compagnie, ses deux amis. Bien que Malefoy se fasse toujours discret lorsque la situation l'exigeait, il était heureux de retrouver la complicité unique qui le liait à son plus cher ami et le visage de ce dernier, à cet instant même, valait presque les semaines de souffrance qu'il avait dû endurer pour pouvoir contempler cette figure honnête, incapable de mensonge, ou s'inscrivait l'ahurissement et l'incrédulité quand à ces propos antérieurs.

« Il m'a proposé de m'amener… Tu sais… un … pot »

Bien que le souvenir burlesque de l'échange le fasse sourire, il ne put empêcher une rougeur de venir colorer ses joues.

« Non mais quand tu dis « pot », tu ne veux pas dire un ...pot…Si ? »

Le rouquin ne put s'empêcher de laisser échapper son rire, jusque-là contenu, à la simple idée de la tête de Malefoy alors qu'il s'interroger sur les procédés de toilette de son ancien rougeur soutenue des joues de son ami suffit à le convaincre de la véracité de ses dires.

« Tu vois, c'est ce genre d'anecdote qui m'aide à supporter sa présence ici… »

Il prit quelques secondes pour apprécier l'ironie de la situation, alors que Malefoy avait passé sa scolarité à tourner en ridicule le rouquin, puis il reprit, plus calmement cette fois.

« Si seulement il pouvait sortir une grosse connerie comme ça devant moi. Je pourrais lui en faire baver pour des années…légitimement en plus ! T'imagines ?»

Le rouquin soupira d'aise, comme si cette simple anecdote suffisait à égayer sa journée… Ce qui était probablement le cas.

Après quelques instants pourtant, les traits, auparavant détendus du rouquin, se froncèrent de nouveau, preuve qu'il était sur le point d'aborder un sujet délicat.

« Dis Harry… ? »

« Ouais ? »

Inconscient de la détresse soudaine de son ami, Harry grignotait paresseusement les quelques miettes oubliées dans les assiettes abandonnées sur son chevet.

« Pourquoi Malefoy ? » Devant le regard confus de son ami qui délaissait enfin les restes de victuailles, abandonnés là sans égard, il reprit « Pourquoi la présence de Malefoy t'est-elle .. .vitale »

« … Je sais pas Ron… »

Ron, honteux, n'eut pas la force de soutenir son regard.

« J'aurais préféré qu'il ne soit pas là… J'aurais préféré qu'il ne vienne jamais ».

Le regard d'Harry se fit sérieux, incertain quant à la teneur exacte de discours décousu de son ami.

« Tu voudrais qu'il parte ? … J'ai besoin de lui tu sais.»

Son regard était empli de cet amour fraternel qu'aucun des deux n'avaient jamais pris la peinede verbaliser. Et ce regard lui disait que s'il le désirait, il demanderait à Malefoy de ne plus jamais poser un pied au Square, et ce quand bien même sa présence était vitale, et ce quand bien même il était venu à apprécier la compagnie du blond.

« J'aurais préféré que ce soit moi… Que ce soit moi dont tu ais besoin, moi qui te sauve…Moi qui sauve mon propre frère. »

Jamais auparavant Ron n'avait admis ouvertement ce fait, bien qu'Harry l'ait toujours supposé. Pendant des années il avait espéré avoir, peut-être un jour, sa propre famille. Mais la vérité était qu'il en avait déjà une, et Ron venait de l'accueillir officiellement dans la sienne, la lui offrant sans condition aucune. Ron lui donnait toujours ce dont il avait le plus besoin. Et à cet instant précis, après des semaines d'incertitudes quant à son état, il avait eu besoin de voir ce lien qui les unissait confirmé.

« Je sais Ron, moi aussi »

Moi aussi je t'aime criait silencieusement ce regard qu'Harry posait sur lui, avant que tout deux ne cèdent à une embrassade chaleureuse. Ils eurent tôt fait de se séparer, inquiets qu'Hermione ne se réveille et les découvre ainsi.

To Be Continued

J'espère que ça vous a plu …

Quelques que soient vos impressions, faîtes-en part en reviews : critique, lynchage en règle, compliment, monologue d'adoration … Je prends tout !

Comment ça, pas de monologue d'adoration en mon honneur ? Bouuuuu !

Pour nous faire pardonner de cet horrible retard, nous prévoyons une update de Moonlight (pour ceux qi suivent et sont intéressés) demain soir. Encore désolé de ce retard.

P.S : Petite curiosité de ma part ! Une UA que j'adore littéralement c'est Aimes-tu le hockey autant que moi. C'est vraiment une de mes UA favorite. Est-ce que quelqu'un sait si l'auteur compte publier de nouveau ou si la fic est définitivement abandonnée ?

Merci beaucoup à ma sœur que j'adore et qui m'a corrigé ce chapitre, mis en page etc….car j'avais trop la flemme (trait redondant chez moi je l'avoue)