Réponses aux reviews
kazenoseiren : Le lien est radical, oui ! Mais disons qu'il n'est pas permanent et "activable" pour tout et n'importe quoi. Ils peuvent communiquer par télépathie s'ils le veulent, et les émotions intenses - genre la douleur, passé un certain degré - sont transmises automatiquement. Pour le reste, on va voir ce qu'on peut décliner. :)
Lehanna : Oui, ça risque d'être fort cocasse, effectivement *PAN*
Riza Deumbra : Ils sont déjà incroyables séparément, mais alors maintenant... Oui, ça va être très, très amusant !
Unisson Link. 6
Crime Sorciere était une guilde indépendante depuis maintenant six ans. Guilde indépendante, ce qui signifiait pas de quartier général fixe et pas de chez soi.
Ça signifiait campement, nuits à la belle étoile, et repas sur le pouce.
En plus, Crime Sorciere étant composée exclusivement de criminels recherchés, dont les trois quarts étaient des évadés de prison, ça signifiait aussi capuchons, longs manteaux, sacs légers et voyages incognitos.
Assez atypique, très fatiguant, absolument contraignant. Mais la première règle de Crime Sorciere était le Châtiment, alors ils enduraient, sans se plaindre, ou à peine.
Comme par exemple aujourd'hui, où Sorano et Meldy avaient fait bloc et exigé qu'ils s'arrêtent un moment dans un petit bourg qui comprenait une auberge, un bain public, et un magasin de vêtements.
Dieu seul savait comment, mais elles avaient réussi à convaincre Ultear, ce qui avait clôturé l'affaire. Jellal se demandait souvent qui, de la brune ou de lui, était réellement Maître de guilde.
Quoi qu'il en soit, ils avaient déjeuné à l'auberge, où ils s'étaient régalés. La carte des desserts était arrivée, fort bien fournie, et Jellal avait hésité entre le fraisier - l'écarlate des fraises lui faisait de l'œil de façon assez intense - et la tarte aux myrtilles.
Finalement, il avait décidé qu'il aimerait beaucoup prendre le fraisier, et avait commandé la tarte aux myrtilles. Parce que la règle de Crime Sorciere était le Châtiment. Par conséquent, il n'avait pas le droit de se faire plaisir.
Les autres membres de la guilde l'avaient regardé d'un air désespéré quand il avait exposé son raisonnement - parfaitement logique selon lui - à Ultear et Meldy. Qu'importe, Jellal allait toujours au bout de ses convictions. Même pour une chose aussi futile qu'un gâteau.
Ils avaient ensuite fait un tour au bain public, à la demande de Sorano qui détestait se sentir sale. Les filles étaient parties en papotant de leur côté, et ils s'étaient retrouvés entre hommes, tous les cinq nus comme des vers dans le grand bassin d'eau chaude.
Bassin qui lui en avait rappelé un autre, il n'y avait pas si longtemps, où il avait côtoyé de près - de très près même - une certaine rousse au maillot de bain ocre assez révélateur. Erik et Sawyer allèrent discrètement tenter de mirer du côté des femmes, et revinrent tête basse après s'être pris chacun un pain de savon dans la figure.
Bref. A son sens, la journée avait été aussi épuisante que d'habitude. Et pour couronner le tout, voilà qu'il se trouvait actuellement dans un magasin de vêtements, traîné par une Meldy survoltée qui pérorait sur l'art de bien s'habiller.
Bon. Jellal jeta un coup d'œil aux vêtements entassés sur son bras gauche. Deux nouveaux pantalons, un débardeur ajusté, un pull-over, quatre paires de chaussettes et trois chemises en coton. Il avait largement de quoi tenir six mois.
Terminant son tour de la boutique, il avisa une allée de la partie Hommes qu'il n'avait pas visitée. Il y retrouva d'ailleurs Macbeth et Erik qui semblaient hésiter entre plusieurs articles. Ah, maintenant qu'il y pensait, en acheter d'autres ne serait peut-être pas du luxe.
Et c'est ainsi que Jellal Fernandez se retrouva à hésiter entre plusieurs modèles de caleçons.
C'est qu'il y avait du choix, remarqua-t-il en réfléchissant. Bon, déjà, on allait éviter les motifs de nounours, de petits cœurs ou de fleurs. Absolument pas viril. Jellal grimaça en voyant Macbeth repartir avec un boxer noir à motifs de fleurs blanches.
Se déplaçant dans le rayon, Jellal aperçut enfin des caleçons de couleur unie. Noir ? Non, ça lui rappelait trop Zeref. Vert ? Non, il n'aimait pas le vert. Jaune ? Trop criard.
Finalement, il se retrouva à hésiter entre un bleu foncé et un rouge écarlate. Le rouge le tentait beaucoup, mais il craignait les remarques d'Ultear et Meldy si elles le voyaient passer à la caisse avec un tel article. Ces deux-là pouvaient aisément se reconvertir en marieuses.
Le rouge ou le bleu ?
Si je peux me permettre, le bleu serait un très bon choix.
Jellal manqua de faire une crise cardiaque au milieu du rayon.
Erza ?!
Qui d'autre ?
Le ton était amusé.
Mais mais mais...
Mais quoi ? Je pensais que tu étais habitué, maintenant. Quoi qu'il en soit, je pense toujours que tu devrais prendre le bleu.
Heu... D'accord... Mais pourquoi le bleu ?
La réponse mit un peu de temps à venir.
... Il est assorti à tes cheveux.
Jellal se sentit rougir. Depuis quand Erza était aussi directe ?
Heu... Bon, hé bien, je vais le prendre alors... Hé mais attends... Depuis quand tu es là, exactement ?!
Oh... Hé bien... Je dirais depuis que tu hésitais à choisir ton dessert à l'auberge. Tu aurais du choisir le fraisier d'ailleurs, il n'y a rien de meilleur.
Le ton était clairement réprobateur cette fois.
Mais ne t'inquiètes pas, ajouta Erza mine de rien, j'ai regardé ailleurs quand tu étais au bain public.
Jellal manqua s'étrangler.
Quoi ?! Et comment ça, « regardé ailleurs » ? Tu as forcément vu ce que moi j'ai vu !
Tu sais, à dix-neuf ans passés, enfin vingt-six, enfin bref, je suis assez grande pour savoir à quoi ressemble un homme nu.
Pardon ?! Tu... Tu veux dire que...
Que tu as de beaux abdos, oui, ne t'inquiète pas !, pouffa Erza dans son esprit. Mais ne t'inquiète pas, je n'ai pas regardé plus bas. Je ne suis pas une perverse non plus. Oh, désolée, le Maître m'appelle. A plus tard !
Jellal resta figé au milieu du rayon de vêtements, rouge comme une tomate.
Finalement, son regard tomba sur les deux fameux caleçons.
Rouge ou bleu ?
Oh et puis zut. Les deux.
