[ Pour vraiment vous mettre dans l'ambiance et comprendre ce que j'attends exactement de la voix de Sakura au fur et à mesure de l'histoire, son évolution etc je vous conseille vivement d'écouter les sons mentionnés. C'est une fiction sur la musique. Je n'aime pas le fait de juste écrire les paroles et décrire la beauté de la voix etc etc. Oui, c'est cool mais bon c'est tellement plus que ça. Je suggère que vous écoutiez les chansons. Je me permets d'insister.
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Retour sur Hymn for the missings :
Je vous remercie beaucoup pour l'accueil que vous avez réservé à cette nouvelle fiction :-) A présent, elle présente de meilleurs stats que BBM et j'en suis reconnaissante :-) Allez, je ne vous dérange pas plus longtemps ! À plus ! XD
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Chapitre 7 : Better now?...
Le lendemain de l'annonce du décès d'Aki Haruno:
Sakura pleurait abondamment, assise dans un coin de la pièce. C'était un Samedi, elle n'avait pas cours. Elle se souviendra toujours de ce vendredi maudit au cours duquel elle avait apprit la mort de son oncle. Il se tenait actuellement dans le grand salon une réunion d'urgence des membres du clan Haruno. Yuna, la femme de son oncle décédé, était absente. Elle avait fait une fausse couche la veille. Une qui aurait pu lui être fatale si ce n'était pas grâce à la vitesse de réaction et le professionnalisme de Raidô lorsqu'elle avait perdu les eaux en s'évanouissant à la suite de l'annonce choquante. Yuna en était déjà à son 6ème mois de grossesse.
Sakura se recroquevilla encore plus. Elle n'avait plus d'oncle. Elle n'avait plus de petite cousine. Et tout ceci dans la même journée. Elle avait envie de crier. Elle avait envie de casser tout ce qu'il y avait à casser. Elle avait envie de tout détruire. Qu'il ne reste plus rien après son passage. Elle voulait semer le même chaos qui régnait dans sa tête et dans son cœur. Son oncle, son précieux oncle...
Une main se voulant rassurante se posa sur une de ses épaules. Elle posa son regard mouillé sur la forme accroupie devant elle. C'était son grand-père paternel. Elle vit sur son visage une telle souffrance qu'elle se sentit très mal d'un coup. Perdre ses parents ou perdre ses enfants? Y'avait il plus triste comme choix lorsqu'on s'aimait profondément? Sakura enlaça son grand-père. Ce dernier lui tapota lentement le dos.
― Tu es une bonne fille, Sakura-chan, fit il. Aki voulait tellement avoir un enfant comme toi... Pour lui tu étais vraiment comme sa fille, tu sais?
― Oui, Jiji, répondit Sakura dans un sanglot tout en frottant son nez contre les vêtements traditionnels de son grand-père.
Il y'eut un silence durant lequel les membres de la famille se turent, les visages graves. On n'entendait que les pleurs des plus proches d'Aki. Kizashi n'avait ouvert la bouche que pour saluer ou accepter les condoléances. Personne n'osait même ne serait-ce qu'essayer de lui faire la conversation. Il semblait profondément perdu. Parfois, il levait les yeux vers le plafond et un sourire triste ornait ses lèvres charnues. À la fin de la journée il pleurera sûrement. Ils le savaient tous. Mais pour l'instant ils respecteraient son souhait de rétention.
― La réunion peut commençer, annonça Kizashi d'une voix dénuée d'émotion.
― Kizashi-kun, fit une des tantes de ce dernier. Tu nous a dit que Aki... que Aki n'est plus. Mais que s'est-il passé? Pourquoi ne nous as-tu pas informé des circonstances?
Il y'eut une pause stérile.
― Nii-san m'a laissé une lettre, informa l'homme aux cheveux roses.
Il y'eut une exclamation surprise dans toute l'assemblée.
― Il... s'est suicidé?, demanda le grand-père de Sakura en tremblant dangereusement. Mon fils s'est suicidé?
― Ojii-san, s'il vous plaît, asseyez-vous, fit Mebuki en s'approchant de son beau-père et en l'amenant s'asseoir dans un fauteuil libéré derechef par un autre membre de la famille.
― Otoo-san, commença Kizashi d'un ton solennel. Aki... Ak-...Aki avait le cancer. Il était en phase terminale.
Les yeux du vieil homme s'écarquillèrent démesurément. Puis ils se remplirent graduellement de larmes.
― Il lui restait un mois à vivre, continua Kizashi. Il a vu le médecin. Il lui avait dit que sa santé se détériorerait nettement après seulement deux semaines. Et... qu'il... et qu'il ne passerait pas le mois.
― Tu... le savais?, demanda un homme assis d'un ton accusateur.
― Ne m'insulte pas, Detsu. Si je l'avais su avant de l'apprendre dans cette maudite lettre rien n'aurait pu m'empêcher de sauver la vie de mon seul frère.
Sa voix froide gela l'assemblée. Des regards réprobateurs se tournèrent vers le cousin Detsu qui s'enfonça dans le canapé.
― Pouvons-nous voir la lettre?, demanda l'une des tantes présentes.
― Non, répondit Kizashi.
― Ce n'était pas une demande, mon garçon, reprit la même tante d'un air autoritaire.
― Ma réponse n'était pas une plaisanterie, tante Mei, continua Kizashi sans se dépaître de son ton laconique et de son air absent.
Ils surent que c'était inutile d'insister. Sakura les observa essayer de reprendre leur calme face à l'attitude inhabituelle de son père. Elle s'approcha discrètement et tira sur le pan de sa chemise. Ce dernier baissa les yeux sur sa petite forme et tenta de lui sourire sans succès. Les larmes de Sakura coulèrent malgré elle et elle tendit les bras. L'un des avantages de sa petite taille et de son léger poids était bien qu'on la voyait comme une enfant de 6 ans et qu'on la cajolait infiniment. Son père la souleva sans soucis et lui caressa les cheveux.
Sakura s'endormit tandis qu'ils commencèrent par parler des futurs arrangements pour les funérailles, les faire-part aux grandes familles et les annonces officielles à publier. Comme la veille, elle rêva de son oncle lui souriant et lui tenant la main.
Le jour suivant:
― Je veux y aller!, cria Sakura.
― Arrête de faire l'enfant, Sakura!, s'écria son père. Tu es trop jeune pour assister à des funérailles!
― Non! Je veux voir tonton Aki! Je veux y aller!, s'époumona Sakura en pleurant, la morve au nez.
Sa mère lui lança un regard désolé avant de suivre son père qui sortait déjà en ignorant ses protestations. Sur la table du talon étaient posées des feuilles recapitulant l'organisation des funérailles de son oncle. Ces feuilles avaient été distribuées aux membres du clan un peu plus tôt dans la matinée lors d'une deuxième réunion. Il avait été décidé qu'on enterrerait Aki selon sa religion ―catholique― le vendredi suivant, une semaine après sa mort. La veillée funèbre se tiendrait dans la soirée du jeudi avec les membres de la famille et les invités qui répondront présent à la suite des faire-part. Faire-part qui devraient être distribués Lundi dès l'aube.
Sakura regarda la pièce comme jamais elle ne l'avait regardé auparavant. Raidô avait été sollicité pour garder Yuna le temps de sa récupération. S'il y'avait bien une personne de confiance qui pouvait jouer ce rôle c'était bien le garde du corps.
Elle se sentit brusquement seule. Très seule.
Lundi:
Sakura ne parla pas de toute la journée. Premièrement, elle s'était dit que faire subir à ses parents le traitement du silence les convainquerait mais en fait elle avait juste envie de se venger. Trop petite pour dire aurevoir à un être aimé? Ils la voyait vraiment comme un bébé. Ça l'horripilait. Alors elle se tut. Pas de bonjour, pas de ''bon travail'' avant qu'ils ne s'en aillent. Rien. Pas un mot.
Elle n'avait pas parlé à Raidô non plus. Pauvre Raidô-san, pensa-t-elle finalement en s'en voulant de lui faire subir sa vengeance. Il devait continuer à l'emmener et à la chercher en voiture tout en s'occupant de Yuna. Elle avait envie de l'encourager mais elle ne s'y résolvait pas. Elle ne voulait vraiment pas parler. Elle ne voulait même plus chanter à ce stade.
Un autre problème. Sakura se prit la tête entre ses mains. Elle ne voulait plus entendre sa voix. Elle avait essayé de se défouler avec une chanson. Mais elle se dégoûtait elle-même. Aki aimait tellement quand elle chantait. Il lui offrait toujours des bonbons derrière le dos de ses parents sous-prétexte que ça l'aiderait à assouplir sa voix. Ils savaient tous les deux que c'était faux, mais ils s'amusaient tellement.
Son oncle était le seul adulte à volontairement rester avec elle pour discuter. Raidô le faisait également, mais il était payé à la fin du mois. Avec son oncle, c'était tellement... naturel. Il était sa famille. Ils étaient tellement, mais tellement proches. Les larmes lui montèrent aux yeux.
― Haruno-san, est-ce que tout va bien?, fit la voix du professeur à l'avant de la salle.
Tous les yeux se braquèrent sur elle, elle le sentit. Sakura se rappela qu'elle était en plein cours et qu'elle ne pouvait pas pleurer. Pas maintenant. Mais ses yeux la brûlaient déjà. Que devrait-elle faire? Elle inspira et se leva.
― Je suis malade, désolé, fit elle en se retenant à peine de renifler.
― Sakura-chan, fit la voix très inquiète de Naruto.
Elle sortit de la salle sans demander son reste. Elle entendit le professeur l'appeler en lui demandant si ça n'allait vraiment pas mais bientôt elle fut entourée de silence. Elle sema les bruits de pas qui la poursuivait. Essoufflée, elle s'assit dans l'une des toilettes d'un quelconque étage. Elle remonta ses cuisses et posa son front contre elles. Ses bras l'entourèrent comme un cocon. Elle avait mal. Des larmes coulèrent silencieusement sur ses joues pâles. Elle avait très mal.
Mardi:
Quand elle était entrée dans la salle elle avait sentit des regards particulièrement insistants. Et pour une fois elle était quasiment sûre que ce n'était pas à cause de ses cheveux mal peignés. Ses yeux étaient bouffis. Ses parents avaient essayé de lui parler ce matin mais elle avait maintenu le silence jusqu'au bout. Son père s'était alors énervé et avait quitté la maison en furie. Sa mère l'avait également réprimandé avant de sortir à son tour de mauvaise humeur. Comme si... comme si c'était de sa faute que tout arrivait. Comme si elle avait choisi d'être si désespérée. Sakura s'était alors retrouvée seule devant son petit déjeuner. Elle n'avait rien mangé.
Elle baissa ses yeux sur son bureau immaculé. Les gens murmurèrent encore longtemps en la regardant en coin jusqu'à ce que le prof n'entre dans la salle et ne réclame le silence.
― Haruno-san, j'aimerais vous parler à la fin du cours si ça ne vous dérange pas, ajouta-t-il en ne laissant rien filtrer dans sa voix.
Mais elle l'entendit distinctement. Cette pitié qui soulignait ces propos. Les nouvelles lui étaient sûrement parvenues. N'importe qui ferait le rapprochement avec la recrudescence de son dépérissement et le décès.
― Haruno-san?, demanda le professeur d'une voix inquiète.
Elle leva la tête et posa ses yeux ternes sur lui. Elle crut le voir frissonner avant que ses yeux ne se teignent d'une compassion non voilée.
― Oui, professeur.
Elle ne parla plus. Même lorsque plus tard tous les professeurs qu'elle croisa sur son chemin lui parlèrent en privé. Elle était fatiguée. Ce fut Raidô qui la déposa dans son lit ce soir-là après qu'elle se soit endormie sur la banquette arrière de la voiture. Il s'inquiétait des soudaines cernes qui apparaissaient lentement mais sûrement sous les yeux de sa jeune demoiselle. Mais il était perdu comme les autres. Il ne savait pas quoi faire d'autre qu'attendre que ça lui passe.
Mercredi:
― Euh, Sakura-chan?, appela doucement Naruto à sa gauche.
Sakura l'ignora, les yeux toujours baissés sur son bureau vide.
― Sakura-chan, continua encore Naruto moins discrètement.
Elle tourna sa tête vers la droite dans un geste clair de refus de conversation.
― Oï, qu'est-ce que tu as? Tu es tout le temps triste maintenant, s'inquièta Naruto sans se laisser abattre par son traitement.
― Sakura, tenta également Ino qui s'était rapprochée entre temps. Sakura, parle-moi s'il te plaît. Si tu ne me parles pas, comment est-ce que je peux t'aider?
Sakura se leva au moment précis où le professeur entra. Elle ramassa son sac et s'en alla, stupéfiant la salle toute entière.
― Mais pour qui elle se prend?, dit Karin sans cacher son agacement.
― Uzumaki-san, je vous prierais de garder vos réflexions sur Haruno-san pour vous à l'avenir, dit le professeur d'un ton froid.
― Mais!
― Uzumaki-san!, la rappela-t-il à l'ordre.
Karin se mordit les lèvres de colère et détourna la tête. Sakura s'était arrêtée avant de franchir la porte en entendant le début de l'altercation. Elle se retourna et s'inclina profondément en direction du professeur.
― Je vous ferais notifier le cours, ajouta le professeur en lui souriant. Pensez à consulter vos mails.
Sakura s'inclina encore et s'en alla.
Jeudi:
Ce soir c'était la veillée. Bien que le ciel soit absolument magnifique Sakura ne voyait que du gris. Du gris partout. Il était aussi clair que le traitement du silence ne ferait pas céder ses parents qu'elle ne voyait d'ailleurs plus que le matin à cause des préparations funèbres. Comme elle aurait aimé être plus grande. Non. Comme elle aurait aimé que son oncle soit vivant.
Ino et Naruto avait encore essayé de la faire parler mais elle n'avait plus cédé à ses impulsions et elle était restée assise. Elle avait même assisté à tous les cours. Parce qu'elle ne s'attendait pas à ce que les professeurs soient réellement concernés par son bien être. Ça avait été une bonne surprise mais dans la pire situation qu'il soit.
Sakura se frotta les yeux. Elle n'avait pas dormi plus de deux heures. Elle ne faisait que se rappeler des moments passés avec son oncle. Elle avait résisté à l'envie d'ouvrir le disque dur contenant les fichiers "Vacances avec tonton et tantie !". Elle ne se sentait pas capable de voir les visages souriants qu'ils arboraient tous quelques mois plus tôt. Pas sans devenir folle.
Peut-être que ses parents avaient raison après tout. Pouvait-elle supporter de voir le corps sans vie de son oncle se faire transporter dans un cercueil? Et lorsqu'on le mettra sous terre, que fera-t-elle? Elle était si faible...
À la fin des cours elle ramassa ses affaires et sortit en ignorant les appels d'Ino derrière elle. De loin, elle vit Raidô approcher avec la voiture. Elle fit une pause en attendant qu'il se gare devant elle. Pendant ce court instant, elle songea à se placer sur la trajectoire du véhicule. Elle secoua brusquement la tête devant cette pensée plus qu'inhabituelle qui l'effraya réellement.
― Mademoiselle?, s'étonna Raidô lorsqu'elle entra à toute vitesse dans la voiture.
― Je veux dormir, implora-t-elle.
― La veillée à lieu à 20h, lui rappela Raidô en accélérant pourtant. Vous pouvez vous reposer toute l'après-midi.
Sakura fut bien contente que les jeudi soient demi-journée dans le complexe de La Feuille.
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― Ave Maria, chantait une chorale sur l'estrade de la chapelle.
Sakura observa les invités entrer et prendre place en attendant le début de la petite cérémonie. La chapelle louée était immense et conçue avec un goût certain. Le plafond était en verre et elle pouvait voir le ciel dénué de nuages et d'astres. Les grandes colonnes lui donnait l'impression d'être toute petite. Cependant la salle sembla devenir de plus en plus petite à mesure que les gerbes de fleurs s'entassaient à chaque minute. Sakura regarda les couleurs vives qui s'étalaient déjà à perte de vue alors que ce n'était que la première heure. Elle sentit l'odeur des fleurs se mélanger. La lourdeur engendrée lui donna l'envie de vomir. Elle détestera à jamais les fleurs.
Elle sut qu'on avait apporté le cercueil lorsqu'un silence révérencieux se fit et que l'orgue se mit à jouer la marche funèbre. Des pleurs discrets retentirent lorsque les hommes posèrent le cercueil sur un support spécialement réservé pour l'occasion. Le prêtre se dirigea vers l'autel et un des enfants de chœur arrangea son micro.
― Nous sommes tous réunis ce soir pour-
Sakura n'écoutait plus rien. Ses yeux étaient fixés sur la boîte devant elle. La boîte contenant son oncle. Sa respiration s'accéléra. Son père le remarqua et murmura une phrase qui lui brisa le cœur mais qu'elle savait juste.
― Je te l'avais dit.
Il fit ensuite un signe discret de la main à Raidô-san. Ce dernier la fit sortir sans qu'elle ne fasse signe de protester. Quand elle rentra, elle vomit tout son saoul. Puis elle pleura jusqu'à l'aube, l'image du cercueil fermement en tête.
Vendredi:
Ce fut la matinée la plus horrible et la plus longue de toute sa vie, Sakura en était sûre et certaine. Ce matin, elle avait vu ses parents s'en aller, habillés en noir de la tête aux pieds pour le service final. Mais elle, que devait-elle faire? Aller tranquillement à l'école alors qu'on versait du sable sur son oncle? Oui. C'était exactement ce que ses parents lui avaient dit de faire. Ils lui avaient aussi recommandé de bien se défouler lors de sa séance de chant et que ça ira mieux. Sauf qu'elle avait râté la séance du lundi et du mercredi et que Kimimaro serait une vraie plaie si elle se pointait comme si de rien n'était au troisième cours. Que faire alors?
― Sakura-chan!, s'écria Naruto.
Elle accéléra le pas pour vite rejoindre la cafétéria mais le blond fut plus rapide cette fois. Il lui barra la route, les poings serrés et un air déterminé sur le visage.
― Aujourd'hui, tu vas parler!, annonça Naruto d'un ton très confiant.
― Naruto, si elle ne veut pas en parler..., fit Kiba derrière elle en essayant de calmer son ami.
Sakura se tourna et elle vit que toute la "bande" avait suivi. Ils étaient au complet, c'est à dire Sasuke, Kiba, Shikamaru, Chôji, Shino, Neji, Hinata, Ino, Lee, Tenten et Karin.
― Sakura-chan n'est plus Sakura-chan!, s'exclama Naruto en la pointant d'un doigt accusateur.
― Dobe, écoute ce qu'on te dit, dit un Sasuke blasé.
Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas entendu la voix de Sasuke d'aussi près. Sakura se tourna naturellement dans sa direction. Soudain, la sonnerie de midi résonna dans le bâtiment. Sakura se rappela que la descente du corps devait commencé à midi pile. Elle baissa les yeux en se sentant à nouveau plus abattue qu'à l'ordinaire.
― Teme, tu vois ce que je disais?!, s'écria soudain Naruto en pointant à nouveau sa forme désespérée du même doigt accusateur.
Sasuke s'approcha d'eux et tira les oreilles de Naruto pour l'éloigner.
― Tss, fit Sasuke. Si ça se trouve elle fait juste exprès d'être mystérieuse pour attirer mon attention ou un truc dans le genre.
― Sasuke!, s'indigna Ino en fronçant ses sourcils parfaits.
― Ce n'est pas comme si elle n'était pas capable de ça, ajouta-t-il en ricanant suivit par Karin.
Sakura ne sut pas pourquoi. Honnêtement, le coup était partit en premier. Oui, avant même de pouvoir se sentir insultée par les mots blessants de Sasuke. Parce que quoiqu'il puisse arriver on ne disait pas ce genre de chose en connaissance de cause. Elle le vit tomber, la joue gauche en feu. Karin poussa un cri strident en se précipitant vers un Sasuke choqué au-delà des mots.
― Qui penses-tu être, hein?, demanda Sakura, énervée tout en le regardant droit dans les yeux avec dégoût. Qui penses-tu être, toi qui pense tout à coup que tu sais tout de moi?
― Sakura... chan?, tenta Naruto devant l'étrangère leur faisant face.
Sakura regarda le brun longtemps, sa rage se fânant et laissant place à un sentiment plus triste.
― Es-tu vraiment si insensible?, demanda-t-elle d'une voix brisée tandis qu'une larme glissait silencieusement sur sa joue.
Elle la nettoya avec rage et s'en alla d'un pas vif, toute pensée de nourriture bannie de son esprit. Elle n'assista donc pas à la scène qui suivit son départ.
― Teme, tu l'as fait pleurer!, s'offusqua Naruto, les poings serrés.
― Naruto, calme-toi, fit Shikamaru en s'impliquant dans le conflit pour la première fois.
Sasuke était sans voix et toujours à terre pendant que Karin gigotait dans tous les sens en hurlant au meurtre. Sasuke fronça les sourcils, énervé.
― Silence!, ordonna-t-il.
Karin se tut. Sasuke n'y croyait toujours pas. Elle l'avait frappé. La chose rose l'avait frappé. Elle sentit Ino l'aider à se relever. Quand il voulut la remercier, elle lui donna un coup de poing qui le fit retomber contre le sol dur. Karin sembla être sur le point de leur percer les tympans.
― Je ne te savais pas comme ça, fit Ino d'un ton froid qui glaça ses amis. Sais-tu pourquoi elle pleure? Elle a perdu son oncle vendredi passé, continua Ino en observant les différentes réactions. Mais tu le sais déjà, n'est-ce pas? Mes parents sont à l'enterrement en ce moment. Aki-san était un homme bien et ils étaient comme père et fille. Ce que tu as avec Itachi-san, elle l'avait dix mille fois plus avec son oncle, est-ce que tu comprends? On ne traite pas les gens comme ça, Sasuke. Tss... Je n'ai même plus envie de voir ta sale gueule.
Elle s'en alla sur les pas de Sakura en claquant ses talons sur le sol. Shikamaru soupira et la suivit en les saluant vaguement de la main.
― Je voulais te frapper aussi, mais tu as l'idée, dit Naruto. Ça ne se fait pas!
― Elle te crachait dessus! Mais c'est quoi votre problème?, s'écria Sasuke en perdant totalement son sang froid pour la première fois en public.
― Oh du calme, firent Kiba et Tenten au même moment en se plaçant devant les deux meilleurs amis.
― Ino aussi! Mais elle est là avec nous, non?! Karin aussi, mais elle est là avec nous, non?!, s'emporta le blond. Tu fais chier Sasuke! Ce n'est même plus une excuse à ce stade! C'est quoi ton problème?
Sasuke se tut en serrant ses poings.
― Tu m'énerves, dit Sasuke sans pour autant bouger.
― Oui oui, fit Naruto en roulant des yeux. J'énerve tout le monde mais ce n'est pas la fin du monde. Oï, teme, tu vas aller lui parler?
Sasuke se dirigea vers la cafétéria sans répondre. Il n'en avait que faire d'elle et il n'en avait que faire de Naruto.
Non?
Sakura essaya de s'enfuir lorsqu'elle entendit des pas s'approcher alors qu'elle pleurait recroquevillée dans un coin du jardin. Ino fut plus rapide et attrapa sa main sans la lâcher.
― Il ne savait pas, tenta Ino.
― Si, il savait, mais il s'en foutait, pleura Sakura.
― Oui, il savait, consentit finalement Ino. Tu sais quoi? Tu as raison! C'est un putain d'enfoiré!
Sakura entendit plus que ne vit Shikamaru soupirer près d'elles en leur faisant signe qu'il était près si elles avaient besoin de quelque chose. Il y eut un silence entre les deux filles.
― Est-ce que... ça va aller?, demanda Ino en semblant retenir ses larmes.
Sakura craqua et se jeta dans ses bras.
― Non, pleura-t-elle, ce qui causa immédiatement les larmes de la blonde. Non, ça ne va pas aller. Ça ne va pas. J'ai tellement mal.
Elles s'imaginaient toutes les deux la cérémonie mortuaire qui finissait à des kilomètres d'elles.
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Prochain chapitre: Sakura lâche tout. Sasuke se repent...
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Si je postais un three-shot sur Kurenaï et Kakuzu, vous le liriez? XD
Résumé potentiel:
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Elle ne connaissait pas son nom, mais ce qui était sûre, cela ne saurait tarder, pensait-elle en le suivant supposément discrètement.
― Un pas de plus et tu es morte, gamine, entendit-elle, provenant de l'arrière.
...
Kurenaï n'a vraiment aucune idée dans quoi elle vient de s'embarquer en tentant coûte que coûte de séduire celui que l'on surnomme en murmurant "Le Croquemort de l'Akatsuki".
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Alors? Je poste ou pas? ^^'' (J'ai déjà écrit 2 sur 3 des O.S)
