Chapitre 6 - Le diable s'habille en Prada -

Harry ouvrit les yeux en entendant les coassement de River Song. « Laisse moi tranquille satané corbeau...» Marmonna-t-il en enfouissant sa tête sous son oreiller.

Mais bien sur, ça n'aurait pas été aussi simple. En plus de River, son ventre criait famine. Car oui, il était parti de la fête à laquelle il était allé avec Angela avant de pouvoir approcher le buffet terriblement sexy, et il n'avait rien mangé en rentrant, préférant aller se coucher tout de suite. Après tout, il travaillait aujourd'hui.

Quelle heure il était déjà ?

Harry rouvrit les yeux et poussa un cri en voyant s'afficher huit heures quinze sur son réveille. Il sauta littéralement du lit, obligeant River Song à s'envoler -ce satané corbeau dormait avec lui, sur son oreiller- en coassant dangereusement. Que ce sale piaf aille au diable, il était en retard !

Il sauta sous la douche en quatrième vitesse, eut à peine le temps de se savonner qu'il était déjà entrain d'enfiler ses vêtements, puis attrapa son sac à bandoulière et hurla un « Je vais travailler !», à travers l'appartement, et ferma la porte derrière lui, avant de piquer un sprint dans les escaliers, tout en enfilant son pull.

Après avoir failli se tuer au moins trois fois, Harry arriva à la boutique, le souffle court et haletant.

« Je suis là !» Scanda-t-il en ouvrant la poignet de la porte d'entrée.

Et apparemment, il était bien le seul. La porte refusait de s'ouvrir, ce qui signifiait clairement une chose : Barry n'était pas là, et il s'était pressé pour rien. Harry soupira lourdement et chercha rapidement dans son sac les clefs de la boutique.

Et comme une merde n'arrivait généralement pas seule, il fallait qu'il n'ait pas ses clefs. Il les avait oublié sur la commode de sa chambre, et Harry aurait pu en pleurer s'il en avait eu l'énergie. Par chance, il avait un peu d'argent - miracle !- et son journal. Il était peut être temps de mettre à plat les dernières heures.

Harry appuya sa tête contre le carreau frai de la porte de l'animalerie et poussa un nouveau lourd soupir. Le temps que Barry arrive, il avait le temps. Peut être une bonne heure, le temps de se prendre un café et peut être même un croissant. Harry adorait les croissants. C'était sûrement ce qu'avait fait de mieux les français au cours de leur histoire (1). Avait-il assez d'argent pour un croissant ? Il regarda avec envie son porte-feuille. Yes. Assez de sous. Finalement, peut être que la chance était avec lui ce matin.

Harry se retourna, descendit les quelques marches qui menaient à la porte de la boutique et se dirigea d'un pas mou et fatigué vers le café qui faisait l'angle de la rue. Sauf que, en passant devant le kiosque à journaux juste à côté du bar, il vit quelque chose à laquelle il ne s'attendait pas, même par temps exceptionnel de poisse. Sa photo, en première page. D'accord, la photo était petite, en dessous de la une sur un joueur de quidditch, mais elle était bien là. Et à côté de la dite photo était marqué ce qui avait été un retentissant «PÉTASSES !».

« C'est pas vrai...» Gémit il. Tant pis pour le croissant, il devait lire ça.

Le vendeur de journal le regarda un instant, regarda la une, puis le regarda à nouveau. Harry prit le journal mit l'argent sur le petit comptoir du kiosque et fila à toute vitesse dans le café, où il s'empressa de se cacher derrière une plante verte. Il commanda un café - le moins cher -, et il déplia le journal et s'empressa d'aller page 9, où se trouvait l'article parlant de la fête d'anniversaire de Thomas Gaunt.

Thomas Gaunt. Bordel de merde. Voldemort. Non, il n'était pas un Seigneur des Ténèbres, ce n'était pas le même monde, et pas la même histoire. Surtout ce dernier point, mais tout de même, il était vraiment poisseux.

Mais revenons à l'article. Écrit par Rita Skeeter. Certaines choses ne changeaient apparemment pas.

« Invitée à la soirée d'anniversaire de Thomas Marvolo Gaunt, votre fidèle reporter, Rita Skeeter, a été témoin d'une scène incroyable dans une réception aussi huppée, mais disons d'abord quelques mots sur la personne la plus importante de la soirée qui fêtait ses 28 ans. Thomas est né de Fedora Gaunt, elle même fille de Merope et Tom Gaunt, né Riddle, et de Sirius Black. L'histoire de cette famille est célèbre et connue par beaucoup, car descendante de Salazar Slytherin, l'un des quatre fondateur de la célèbre école de magie Hogwarts, dirigée aujourd'hui d'une main de fer par Minerva Mcgonagall, mais aussi par le fait quel que soit la personne qui rejoigne la famille, elle prend automatiquement le nom de Gaunt. Thomas, descendant de cette illustre famille, est actuellement à la tête des entreprises Gaunt, et a eu un parcours digne d'un prodige. Admis à l'université à l'âge de 13 ans, il fait figure de modèle pour toute une génération de jeunes personnes, et est aujourd'hui une pointure dans le monde des affaires.

C'est au cours de la soirée donnée en son honneur qu'un invité, dont le nom n'a pas été dévoilé pour le moment, a insulté avec violence une amie de la famille Gaunt, Milicent Bullstrod et Pansy Parkinson de «pétasses», sans aucune raison.»

Sans aucune raison ?! C'est elle qu'il aurait dû insulter ! Il n'arrivait simplement pas à y croire. Mais il y avait quelque chose d'autre qui l'avait choqué. Sirius Black. Il était en vie, ici, dans ce monde, et même s'il était le père de Tom Gaunt, Sirius vivait. Il essuya les larmes qui lui vinrent aux yeux. Il revoyait encore parfaitement le corps de son parrain traverser le voile pour ne plus jamais réapparaître, frappé de plein fouet par l'Avada Kedavra de Bellatrix Lestrange. Nom de Dieu. Et Mcgonagall. Elle dirigeait Hogwarts, ce qui était logique puisque Dumbledore co-dirigeait le Conseil des Communautés Européennes.

Harry se sentit soudainement mal. Il se rendait maintenant compte qu'il était réellement dans un monde complètement différent, avec des personnes qui n'existaient pas dans l'autre dimension. Il avait trop chaud, sa tête allait exploser et ses oreilles sifflaient, comme s'il se trouvait sous l'eau, et son ventre était douloureusement serré. Harry respira lourdement par le nez avant d'expirer pour calmer son coeur palpitant.

« Excusez moi ? Monsieur, ça va ?»

Harry baissa son journal en sursautant et regarda la serveuse, les yeux écarquillés.

« O-Oui...» Répondit il nerveusement. La serveuse posa le café sur la table, et le regarda suspicieusement, apparemment inquiète. Harry se demanda un instant si elle était inquiète pour lui, par pur bonté d'âme, ou bien si elle était inquiète de devoir géré un client victime d'un malaise. C'était sûrement la seconde option en fait. « Aucun soucis.

- Hey mais... C'est vous !» Fit elle alors, pointant sa photo sur le journal. « Whoua ! C'est incroyable ! J'arrive pas à y croire ! Vous avez bien fait, ces aristocrates ont besoin d'être remis à leur place ! Surtout la Parkinson. Cette fille prend les gens de haut. Moi elle m'énerve, la dernière fois me meilleure amie l'a croisée, et l'a bousculée sans s'excuser ni rien ! En fait, elle lui aurait dit que c'était à Elle de lui demander pardon, vous vous rendez compte de son culot à cette pauv' fille ? Cette Rita Skeeter est une vrai vipère de toute manière. Vous n'avez pas eu de chance qu'elle soit là avec son appareille à photo.»

Harry ouvrit la bouche comme un poisson hors de l'eau. Comment pouvait on dire autant de chose sans prendre sa respiration ? C'était... Impressionnant. Vraiment.

« Heu... Merci ?

- De rien !» Fit la serveuse avec un sourire éclatant, avant de retourner au bar.

Harry se prit la tête entre les mains et se massa les tempes. Sa journée s'annonçait vraiment bizarre.

OoO

Barry était arrivé à dix heures. En fait, il était arrivé, puis il était retourné chez lui pour chercher les clefs de la boutique, après que Harry l'ait eu intercepté pour lui dire qu'il avait oublié les clefs. Au final, il aurait dû retourner chez lui. Ca aurait été moins long, et il aurait pu prendre un petit déjeuner correct.

Ils avaient ouvert la boutique à dix heure trente. Et il avait une migraine. Enfin, ce temps 'libre' lui avait permis de faire connaissance avec la serveuse -Mariah-, et de poser à plat ce qu'il s'était passé la veille au soir, et ce qu'il venait d'apprendre, dans son journal. Tom Gaunt, Sirius, le journal de Skeeter... Beaucoup de chose en moins de 24 heures. Et sa journée ne faisait que commencer.

Plusieurs clients étaient massés devant l'animalerie quand Barry était finalement arrivé avec les clefs. Ils étaient à peine ouvert que la boutique était plus pleine qu'elle ne l'avait jamais été, et Trooper avait été obligé de l'aider à la caisse. Leur petite boutique commençait à avoir du succès, et Harry aimait penser que c'était grâce à ses efforts. Après sa crise d'angoisse et ses inquiétudes du matin, il se sentait utile, et il était trop occupé pour penser à ses problèmes.

Barry était reparti dès qu'il avait pu (en laissant les clefs à ses bons soins), après lui avoir rappelé que ce soir il devait fermer après qu'un client important soit venu récupérer le serpent qu'ils avaient reçu quelques temps auparavant, soit vers dix-neuf heures. Harry avait juste espéré que la journée se passe sans plus de soucis.

Ça aurait été évidemment trop beau. Il était tellement occupé à penser à tout ce qu'il venait de lui tomber dessus qu'il avait oublié qu'il était vraiment fauché. Trop pour s'acheter un croissant. Et il avait oublié de s'emmener son déjeuner, puisqu'il était parti en urgence - et pour rien - de l'appartement. Et il avait oublié son portable, donc il ne pouvait pas appeler Angela, et il ne connaissait pas son numéro, sinon il aurait appelé directement sur son téléphone.

Alors maintenant, il avait une migraine et la dale. Et il allait devoir patienter jusqu'à dix-neuf heures pour rentrer à l'appartement et manger quelque chose. Pensivement, Harry se pinça les côtes et gémit en se disant qu'il allait encore perdre du poids. Il n'arrivait déjà pas à en prendre, alors s'il arrêtait de manger... Elisabeth, la petite vieille du quartier, allait encore le traiter de maigrichon. Oh il aurait pu aller la voir pour mander un peu de nourriture, mais il était malheureusement trop fier pour ça.

Tant pis, ça n'aurait pas la première fois pour lui de toute manière, il n'allait pas mourir. Il allait juste avoir quelques crampes à l'estomac parce qu'il n'avait rien mangé depuis vingt quatre heures. Ça allait le faire.

Harry avait donc poursuivi son train-train habituel, nourrissant les animaux, papotant avec les serpents quand il n'y avait personne pour s'occuper, puis retournant à la caisse dès qu'un client entrait dans la boutique. D'ailleurs, dès qu'on pensait au loup... Harry remit le serpent qu'il tenait sur ses épaules dans son vivarium, et quitta l'arrière-boutique pour regagner son comptoir.

« Bon-» Harry se stoppa brusquement. C'était pas vrai. C'était décidément sa journée, le destin avait dû décider qu'il avait fait quelque chose de vraiment mal, et que tout devait lui tomber dessus d'un seul coup.

- Bonjour. Je cherche des pattes d'araignées et des cornes de bicornes. Vous avez ?»

Les cheveux coupés court, habillé de vêtements noirs serrés, Severus Snape se tenait devant lui. Le coeur de Harry commença à battre à toute allure. Snape approcha de lui et le regarda fixement.

« Vous allez bien ?

- Oui...» Fit il, pour la deuxième fois de la journée. « Vous voulez...?

- Pattes d'araignées et cornes de bicornes.

- Je vous apporte ça tout de suite.» Souffla-t-il. Il se tourna vers la partie de la boutique consacrée aux ingrédients. « Il vous en faut combien ?» Sa voix trembla légèrement. Il ferma les yeux et avala durement sa salive; il devait absolument se reprendre et arrêter de se laisser submerger par ses sentiments.

- Deux douzaines de chaque.»

Harry mit les ingrédients dans deux sacs séparés et revint vers la caisse d'un pas raide.

« Deux gallions s'il vous plaît... Je ne vous ai jamais vu par ici... Vous habitez pas loin ?

- Je viens d'emménager.» Répondit l'homme. « Pourquoi ?

- Ce ne sont pas vraiment des ingrédients pour la cuisine, plutôt pour des potions, et on ne va pas bien loin pour aussi peu de choses.» Expliqua calmement Harry, avec néanmoins avec une pointe d'angoisse dans la voix.

Snape émit un ricanement, qui le fit frissonner. Pour un peu, il se serait senti comme lors de ses retenues, à Hogwarts.

« Vous avez un bon sens de la déduction. Je m'appelle Severus Prince.

- Harry P-Evans.

- Nous serons amenés à nous revoir je pense. Je suis Maître des potions.

- Vraiment ? Nous avons quelques amateurs de potion qui viennent souvent pour s'approvisionner, mais pas de vrai professionnel, c'est un honneur.»

Finalement, ce n'était pas si compliqué de paraître spontané. Mais en même temps, Snape -Prince, pardon-, était complètement différent de l'homme froid et fermé qu'il avait connu dans son monde. C'était comme un jumeau maléfique, mais dans l'autre sens. Et celui-ci était marié, une bague en or ornait l'annulaire de sa main gauche. Snape marié. Ça, ça faisait bizarre !

Prince ricana à nouveau, puis le fixa bizarrement.

« Vous ressemblez à quelqu'un que je connais...» Commença-t-il, légèrement hésitant. Harry sentit son coeur rater un battement.

- O-Oui ?» Est-ce qu'il connaissait sa mère ? Après tout, il avait été son ami d'enfance dans son monde, alors peut être que... Qu'il pourrait la retrouver... Peut être que elle et son père vivait.

- Vous ressemblez à ma femme, Lily. D'ailleurs vous portez le même nom de famille qu'elle. Vous êtes peut être parents ?» L'homme se figea un instant, regarda sa montre et prit un air légèrement paniqué -une nouvelle expression qu'il n'avait jamais vu sur le visage de Snape-. « Je n'avais pas vu l'heure, je dois y aller. Au revoir.»

Harry ne répondit pas, mais dès que la porte fut fermée, il s'écroula par terre, appuyé contre le comptoir de la boutique, ses jambes soudainement incapable de le soutenir. Lily était vivante. Sa mère était vivante ! Un sentiment de joie et de mélancolie s'empara de lui alors qu'il se mettait à sangloter. Il ne savait pas pourquoi il pleurait, vraiment, mais il ne pouvait pas empêcher les larmes de couler.

Le plus dur dans tout ça ? C'est qu'elle n'était pas marié à James Potter dans cette dimension, qu'il ne savait même pas s'il existait ici. Et sa mère était mariée à un homme qu'il avait détesté la majorité de sa vie, mais qui étrangement, méritait bien plus d'être heureux avec Lily Evans que celle-ci avec James Potter. Severus Snape avait sacrifié sa vie pour lui, dans tous les sens du terme, et par amour pour sa mère.

Harry passa l'heure d'après à se calmer, et à tenter de voir les choses du bon côté. Peut être, si Snape - Severus Prince- passait souvent, alors peut être qu'il aurait l'occasion de voir sa mère, ne serait-ce qu'un instant, et voir même peut être échanger quelques mots avec elle. Ça aurait été merveilleux. Bon, peut être qu'il allait éclater en larme à sa simple vue, mais il aurait tout donné pour ne serait-ce que l'apercevoir et entendre le son de sa voix.

Un peu plus calme désormais, Harry était empli d'une étrange euphorie. Toute sa vie, il s'était demandé ce que ça ferait de parler à sa mère, et maintenant, il avait une occasion inespéré grâce aux reliques de la mort. Pour la première fois depuis qu'il était ici, il ne regrettait pas d'avoir été ressuscité dans ce monde.

C'est ainsi que c'est avec un sourire immense, sa faim complètement oubliée, qu'il accueillit, aux alentours de dix-sept heures, Angela. Celle-ci, plutôt surprise, lui sourit en retour, étonnée de le voir aussi heureux après la soirée qu'il avait passé la veille au soir.

« Qu'est-ce que tu fais ici, Angie ?

- Tu as oublié ton téléphone à l'appart, et tes clefs.» Elle déposa le tout sur le comptoir, un sourire entendu aux lèvres. « Qu'est-ce qui te rend aussi heureux ? Tu as rencontré un beau garçon ? Tu as eu le coup de foudre ?

- Même pas, je passe juste... Une super journée !

- Même si tu as ta photo en première page ?

- Oh ça... La serveuse du café d'à côté a dit que j'avais bien fait.

- Donc tu as eu le coup de foudre pour une fille ?

- Non !» Se mit à rire Harry. « Et je me fiche de ce qu'on dit de moi dans ce journal. Je pourrai passer pour un sociopathe que je m'en ficherai. Je n'ai pas le droit d'être content ?

- Si si...» Il n'y avait pas de doute sur le fait que Angela soupçonnait quelque chose, mais qu'en avait il à faire ? Sa mère était en vie, et il attendait avec impatience le moment où il pourrait lui adresser la parole, mariée ou pas à ce bâtard de Snape. « Tu finis à quelle heure ?»

Harry soupira. Il avait presque oublié ce petit détail; sa journée avait failli être parfaite.

« Tard. Un client doit venir chercher un serpent, et il ne peut venir que vers dix-neuf heures. Du coup ne m'attends pas pour manger.

-D'accord, de toute façon je sors ce soir. Avec un garçon.» Le sourire de la jeune femme était éclatant.

-Et c'est à moi que tu reproches de te faire des cachoteries ?

-Je n'ai jamais dit ça !» S'écria Angela.

-À peine.»

Puis Angela regarda dans la boutique avec un air suspicieux. « Ce vieux pervers n'est pas là ?

- Non Angie, Barry n'est pas là.»

La blonde souffla de soulagement. Apparemment, elle en voulait toujours à Trooper de lui avoir mis la main au fesse la première (et seule) fois qu'elle était venue à la boutique. Le côté macho et sexiste de l'homme était ressortie dès que la belle blonde était entrée dans l'animalerie. Barry était parfois un sale con.

« Ne t'inquiète pas, il est parti pour le reste de la journée, il m'a laissé les clefs.

- Ok. Bon, et si on parlait d'hier soir ?

- Comment ça ?» Éluda Harry, pas très motivé pour parler de la soirée de Tom Gaunt.

- Oh allez ! Tu es parti comme un voleur en insultant Pansy Parkinson. Qu'est-ce qu'elle a bien pu te faire ?

- À part nous insulter ? Rien. Et je n'allais pas rester alors que je venais de la traiter de pétasse, du coup je suis parti. Tu ne m'en veux pas j'espère ?» Rajouta-t-il, légèrement anxieux.

Angela lui sourit et répondit doucement : « Non. Je suis restée avec Scorpius, puis avec mes parents. On doit se revoir dimanche prochain. Tu voudras venir avec moi ? Ils aimeraient te rencontrer.

- Moi...?» Demanda-t-il, surpris par la demande de son amie. « Mais pourquoi ?

- Je leur ai dit que c'est toi qui m'avait poussé à leur parler à nouveau, et ils aimeraient peut être te remercier ? Je ne sais pas, alors viens, s'il te plaît ?» Comment résister à ces yeux de cocker ? Impossible !

- D'accord.

- Cool. On se voit demain matin, au petit déjeuner ? Je te raconterai tous les détails croustillants de ma soirée.» Elle lui fit un clin d'oeil et Harry leva les yeux au ciel.

- À demain Angie.»

La blonde sortit en coup de vent de la boutique, non sans lui avoir envoyé un baiser de la main. Cette fille était vraiment adorable. Sa venue avait égaillée un peu plus cette journée mal commencée. Avec un peu de chance, la personne qu'il attendait arriverait même en avance, et il pourrait rentrer, peut être même sortir en boîte, et se trouver quelqu'un avec qui finir la nuit. Harry se sentait d'humeur joueuse, et ça faisait longtemps qu'il n'avait rien fait de ce côté là.

Harry regarda sa montre et soupira. À peine dix-sept heures trente. Le temps allait être long.

OoO

Harry avait l'impression que ça avait été l'heure la plus longue de sa vie. Peu de personnes étaient venues, quelques enfants étaient venus voir les chouettes, puis se faire peur avec les serpents à l'arrière boutique. Harry les laissait parfois venir, quand ils arrivaient à le faire craquer avec leurs grands yeux larmoyants. Il était maintenant près de dix-neuf heures, et toujours rien.

Le jeune sorcier soupira et s'écroula à côté de la caisse. Il était épuisé, et sa faim était revenue une fois son euphorie enfin retombée.

Des bruits de pas se firent finalement entendre. Harry se releva brusquement, un grand sourire - forcée, Barry lui avait appris comment faire, même s'il ne l'utilisait lui même que très, très rarement-, et s'exclama :

« Bonsoir ! Bienve-» Harry s'arrêta aussi sec après avoir relevé les yeux vers l'homme qui venait d'entrer. « ... Thomas ?

- Tiens, Harry ! Que le monde est petit.» Fit Thomas Gaunt, un petit sourire moqueur aux lèvres.

À suivre

(1) En fait il est probable que les croissants soient plutôt d'origine autrichienne, mais chut !

Hello~o everybody !

Comment allez vous en cette merveilleuse semaine ? Mal ? Vous êtes en partiels ou en période de révision ? Moi aussi, vous en faites pas x)

Bref, je vous passe les détails, j'espère que vous avez apprécié ce chapitre, je me suis amusée à l'écrire, surtout tous les petits malheurs qui tombent sur Harry. Je suis sûr que vous êtes tout(e)s impatient(e)s de lire le prochain chapitre, avec un rapprochement de Tom et Harry :P

J'ai hâte de lire vos commentaires en tout cas !

À mercredi prochain !

Sedinette