Chapitre 8
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David et Mary Margaret étaient de retour chez eux. Emma constatait que son père ne lâchait plus son fils depuis son arrivée. Le Prince était assis dans le canapé, parlait à Theo tandis que Mary-Margaret leur préparait du thé.
— Il s'est levé cette nuit quand il a pleuré, expliqua Blanche. Il l'a bercé jusqu'à ce qu'il se rendorme. Je lui ai bien dit d'arrêter, qu'il ne faut pas que Theo s'habitue à dormir dans ses bras mais il ne veut rien entendre. C'est un vrai papa gâteau.
Emma ne dit rien sur cette explication. Elle sourit légèrement à sa mère pour lui indiquer qu'elle l'avait écoutée. Son regard posé sur David et Théo, elle percevait un sentiment d'amertume qu'elle aurait préféré ne pas éprouver. Son père avait eu un fils et il était heureux, quoi de plus normal ? Elle tourna les yeux vers Blanche et répondit enfin :
— Tant mieux...
Blanche s'assit sur un des tabourets et poussa l'assiette de cookies devant Henry.
— Et vous ? Comment ça se passe... Chez Regina ?
Henry fut le premier à répondre à cette question facile.
— Elle a une grande maison et elle est super gentille.
Blanche fut surprise par tant d'enthousiasme de la part d'Henry. Elle l'avait connu plus réservé à l'égard de Regina autrefois, mais celle-ci devait se rassurer de le constater aussi enjoué.
— Alors c'est une excellente nouvelle.
Elle releva les yeux sur sa fille qui semblait soucieuse et pensive. Elle se doutait que ce mensonge qu'elle devait nourrir pour garder Henry près de Regina la déstabilisait. Faire semblant de former un couple avec la Reine ne devait pas être simple tous les jours, surtout pour Emma...
— Tout va bien ? lui demanda-t-elle.
Emma acquiesça d'un signe de tête et lui offrit un sourire pour la rassurer :
— Ouais, ouais... Tout va bien.
Emma jeta un œil sur son fils et reprit :
— On est allé l'inscrire à l'école ce matin puis il va reprendre le hockey... Il va bientôt être plus occupé que moi.
D'ailleurs, en parlant d'occupation, elle devrait bientôt se charger de cette nouvelle sorcière, se trouver de quoi combler son temps libre. Henry rentrerait à l'école le lendemain et que ferait-elle loin de New-York ?
— Tu pourrais rep... Te présenter au poste de Shérif, peut-être, suggéra Blanche après s'être corrigée.
En présence d'Henry, celle-ci devait garder en tête qu'il n'avait plus ses souvenirs de sa vie à Storybrooke. Par conséquent, Emma n'avait jamais été Shérif en ville, seulement de passage pour quelques affaires.
— Ca, c'est une bonne idée ! intervint Henry. Tu pourrais faire un peu ce que tu faisais à New-York.
Mais Emma venait surtout d'avoir une idée en réfléchissant à la sorcière de l'Ouest qui s'amusait avec les habitants en ville. Sur son portable, elle écrivit un message rapide à Regina qu'elle envoya sans tarder parce qu'elle aurait besoin de ses talents de Maire.
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Regina avait du signer quelques papiers habituels. Son activité à la mairie était semblable aux années passées. Les regards des employés de la mairie demeuraient identiques, oscillaient entre mépris et craintes, ce dont Regina se moquait éperdument.
Assise derrière son bureau, elle vérifiait des documents administratifs. Entre demandes d'ouverture de chantier, restaurations de certains lieux publics, les budgets de la ville devraient être bientôt revus. Son téléphone sonna quand elle reçut le message d'Emma qu'elle consulta sans tarder. Sa compagne fictive lui suggérait de faire une liste de tous les nouveaux habitants de Storybrooke afin de réduire la liste des suspects. Une idée intelligente, songeait-elle en se demandant pourquoi elle n'y avait pas pensé elle-même.
Elle s'apprêta à contacter un employé de son secrétariat pour lui demander de sortir cette liste mais se ravisa finalement. Tout le monde était suspect autour d'eux. Et plus elle y réfléchissait, plus la Reine se demandait quel intérêt la Sorcière d'Oz aurait eu à relancer sa Malédiction ? Peut-être une tierce personne le lui avait-elle demandé? Après tout, nombreux étaient ses ennemis à Storybrooke qui auraient pu vouloir le jeter. Nombreuses étaient aussi les femmes qui la détestaient. Blanche-Neige aurait pu vouloir jeter ce sort pour retrouver Emma. David y compris... Sauf que Regina connaissait la procédure mieux que quiconque et la personne que Blanche et David chérissaient plus que tout au monde était leur fille, ce qui les éliminait de la liste. Le cœur d'un être aimé était nécessaire pour l'accomplir, autant de déductions qui rendaient ses suppositions erronées. Alors Regina pianota sur les touches de son clavier pour imprimer la liste qu'Emma lui demandait. Une vingtaine de noms de femmes apparurent, puisque la Sorcière de l'Ouest était bien une femme. Et comment s'y prendraient-elles pour démasquer cette Sorcière ? A une idée qui la traversa, Regina appela Emma :
# Oui Regina ?
— Puisque notre première tentative n'a pas marché l'autre soir à la Mairie, nous pourrions user d'un subterfuge plus discret.
# Lequel ?
— Un filtre de révélation. Demain aura lieu la kermesse annuelle de Storybrooke. Je pourrais préparer plusieurs gâteaux et Henry et toi les distribueraient aux femmes que j'ai sur la liste. Si l'une d'elles devient verte, nous aurons trouvé notre sorcière.
# Ok, fait ça... On va rentrer avec Henry, on t'attend chez toi.
Regina raccrocha, satisfaite que la Sauveuse valide son plan. Il ne lui restait plus qu'à préparer sa potion.
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Assise dans le canapé, Emma tentait de se concentrer sur le jeu en cours, la manette dans les mains. Près d'elle, Henry poussait quelques petits encouragements à son personnage afin qu'il reprenne le dessus sur leurs ennemis. La nuit était tombée sur Storybrooke et Regina n'était pas rentrée, ne lui avait pas envoyé le moindre message, ni le moindre appel depuis leur brève conversation quelques heures plus tôt.
— Non, non ! Pas là, maman, c'est de l'autre côté qu'il y a le totem...
Emma jeta un énième regard sur l'horloge accrochée au mur. Sept heures approchaient et Regina n'avait toujours pas franchi le seuil de sa porte. Pourtant, elle se rappelait de son enthousiasme pour le repas de ce soir, son désir de faire absolument son rôti aux pommes de terre sautées. Même si Emma ne vivait pas réellement avec la Reine, elle la connaissait assez pour savoir que, jamais, Regina ne manquerait une occasion d'exceller en cuisine. Sûrement pour la dixième fois depuis les cinq dernières minutes, Emma jeta un œil sur son portable en quête d'un message, d'un appel, en vain. Après quelques secondes, elle réalisa que le personnage d'Henry ne bougeait plus et elle tourna les yeux vers lui. Son expression venait de changer.
— Henry ? interpella-t-elle.
Elle le vit froncer les sourcils, reprendre un sérieux inquiétant, loin de celui qu'il accordait à son jeu.
— Où est maman ? l'interrogea-t-il aussitôt en levant les yeux sur elle.
Le silence tomba dans la pièce. Emma le détailla avec insistance après cette dénomination accordée à Regina.
— Henry ? répéta-t-elle, plus incertaine.
Henry posa la manette sur la table basse et se leva à la hâte.
— Je... Je me rappelle... Où est maman ?
Emma n'avait pas le temps de s'interroger sur les raisons d'un soudain retour à la réalité. Elle se leva, prit sa veste à l'entrée et celle de son fils qui l'avait déjà suivie.
— On va voir à la Mairie...
Ils se précipitèrent hors de la demeure de Madame le Maire et coururent vers la petite voiture jaune d'Emma. Celle-ci n'en revenait pas, prise entre inquiétude au sujet de Regina et interrogation sur la mémoire d'Henry.
— Tu te rappelles de quoi exactement ? demanda-t-elle en conduisant.
Les yeux rivés sur la route, Henry songeait maintenant à sa mère qui n'était pas rentrée. Son expression avait changé du tout au tout, ses traits concernés, soucieux, investi dans la mission.
— De tout, répondit-il. Et je ne sais pas pourquoi, ni comment...
Emma stoppa la voiture devant la mairie et, avec son fils, courut vers les portes d'entrée pour pénétrer dans le bâtiment. Ils traversèrent un couloir, grimpèrent les escaliers qui menaient à l'étage, puis se ruèrent vers le bureau de Regina.
Tous les employés étaient partis et le silence régnait, les lumières allumées dans toutes les pièces. Prise d'un mauvais pressentiment, avant de franchir le seuil, Emma arrêta Henry en tendant le bras devant lui et sortit son arme de sa ceinture.
— Attends-moi ici...
Lentement, elle baissa la poignée de la porte et la poussa avant de braquer son arme en direction d'un éventuel intrus. Mais à l'intérieur de la pièce décorée sobrement, de noir et de blanc, personne ne s'y trouvait.
— Maman !
Malgré ses recommandations, Emma vit Henry courir vers le bureau et le contourner pour s'agenouiller près de Regina étendue sur le sol. Emma rangea son arme et le suivit en quelques pas. Inquiète et apeurée, elle posa ses doigts sur la jugulaire de la Reine, mais fut rassurée de sentir son pouls.
— Elle est en vie, lâcha-t-elle dans un soupir de soulagement.
Les mains rendues fébriles par les émotions, elle attrapa son téléphone et appela les secours. Elle leur indiqua l'endroit, la découverte de Madame le Maire inconsciente et raccrocha.
— Maman ! répéta Henry, pris de panique.
Il tenta de la secouer un peu, mais Regina ne bougeait pas, demeurait inerte, allongée sur le sol. Emma ramena ses cheveux en arrière dans un geste de main, nerveuse. Henry retrouvait la mémoire, Regina tombait inconsciente... Il ne pouvait s'agir que de la sorcière de l'Ouest, sinon quoi d'autre ? A l'extérieur, les sirènes des secours se firent entendre tandis qu'elle posait ses yeux sur un bouquet de roses rouges. Intriguée, elle se redressa et s'en approcha pour tenter de trouver l'expéditeur. Le pot encore emballé dans du plastique, les fleurs portaient encore l'étiquette du magasin... Elle fouilla les tiges, le bouquet à la recherche d'une carte et la trouva finalement près de la main de Regina. Sans hésiter, elle la ramassa et son expression s'assombrit en voyant le court message signé par elle-même... Jamais, elle n'avait envoyé de fleurs à la Reine et elle s'en serait souvenue le cas contraire...
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Chapitre 9
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Les ambulanciers entrèrent dans le bureau de la Reine avec la civière et leur matériel. Ils écartèrent gentiment Henry de sa mère et examinèrent Regina sous ses yeux désemparés. Emma se sentait coupable... Un bras autour de son fils, elle observait les ambulanciers penchés sur Regina et ne parvenait plus à prononcer le moindre mot. Si elle avait été plus attentive... Moins enfermée dans ses retenues. Quelqu'un s'en était pris à Regina en se faisant passer pour elle.
— Elle est inconsciente, nous devons la conduire à l'hôpital, annonça l'un des ambulanciers.
— On vous suit, répondit-elle sans hésiter.
Son téléphone vibra une nouvelle fois dans sa poche mais elle n'y prêta pas d'attention, inquiète quant à ces événements soudains. Sans attendre, elle quitta l'hôtel de ville et suivit l'ambulance jusqu'à l'hôpital.
L'instant suivant, Henry et elle se retrouvèrent en salle des urgences et elle vit ses parents franchirent les portes, effrayés.
— Emma ! fit Blanche... Seigneur, j'ai cru qu'il t'était arrivée quelque chose. J'ai voulu appeler Regina à son bureau et le gardien m'a dit qu'une ambulance venait de l'emmener.
Elle étreignit sa fille et Henry expliqua :
— Elle était inconsciente quand on est arrivé. Quelqu'un s'en est pris à elle ! Vous auriez dû me dire que j'avais tout oublié, vous auriez dû ! accusa-t-il.
David et Mary-Margaret regardèrent leur petit-fils, incertains, comprenant que ce dernier avait recouvré la mémoire lui aussi.
— Il... Il se rappelle ? demanda David.
— Oui, fit Emma.
Blanche regarda sa fille.
— Emma, je ne sais pas si tout est lié mais nous aussi nous nous souvenons... Nous nous souvenons de tout.
Emma lâcha un soupir de confusion. Son inquiétude pour Regina grimpait au fil des minutes qui s'écoulaient. Le Sort avait été levé, son fils se rappelait, mais la Reine avait été attaquée. Pourquoi tout ne pouvait-il pas revenir à la normale ?
— Je sais pas ce qui s'est passé, fit-elle, confuse. Mais quelqu'un a envoyé des roses à Regina en signant un mot à ma place...
— Est-ce que tu penses que la sorcière de l'Ouest pourrait être responsable ? demanda David, lui aussi intrigué.
— Quoi ? reprit Henry qui n'était pas informé. La Sorcière d'Oz est ici ?
— Elle s'en est pris à nous tous quand nous sommes revenus dans la forêt Enchantée, expliqua Blanche. Elle s'est même emparée du château de Regina...
Mais Emma contourna le petit groupe pour aller à la hauteur de Whale qui approchait.
— Elle est dans une sorte de coma, annonça-t-il aussitôt.
Devant l'expression incrédule et déboussolée d'Emma, il rectifia :
— Je ne sais pas comment, mais elle a été victime de son propre sort... Elle est tombée dans un profond sommeil.
— Putain, c'est pas vrai, lâcha Emma à voix basse.
David approcha de sa fille et posa une main sur son bras.
— Je crois qu'on va devoir réunir tout le monde dans la salle des fêtes... Tous les habitants ont dû retrouver la mémoire à l'heure qu'il est.
Emma croisa le regard d'Henry qui attendait sûrement d'autres explications au sujet de la nouvelle sorcière en ville.
— Je t'expliquerai tout plus tard.
Henry aurait voulu des réponses tout de suite mais il semblait se réveiller lui aussi d'un profond sommeil. Il suivit sa mère et ses grands-parents à travers le couloir de l'hôpital tandis qu'Emma passait plusieurs coups de fil. Sa confusion était sans borne. Il avait été comme spectateur de sa propre vie au cours des derniers mois et pourtant, il se souvenait de tout. De sa vie au côté de sa mère alors qu'il était conscient de ne l'avoir rencontrés que trois ans auparavant. Tout se bousculait dans son esprit, perdu entre inquiétude et réminiscences troublantes. Il avait cru qu'Emma avait quitté Walsh pour sa mère brune et le pire était sans doute de prendre conscience que celle-ci avait confirmé ses conclusions sur leur couple. Emma et elle avaient joué le jeu, à moins qu'il ne s'agissait pas d'un jeu, Henry ne savait plus.
Un quart d'heure plus tard, les habitants de Storybrooke affluaient dans la salle communale malgré l'heure tardive. Chacun discutait des événements, de leurs nombreux souvenirs revenus. David prit aussitôt la parole quand tout le monde fut assis.
— Nous devons avant tout savoir si l'un d'entre vous sait qui a jeté ce sort.
Des murmures s'élevèrent mais personne ne répondit ou ne sembla avoir la réponse.
— C'est forcément la Méchante Reine, lança une femme au deuxième rang.
— Oui, affirma un homme. Regardez, elle n'est même pas venue !
— Regina Mills est à l'hôpital, annonça Blanche alors que Ruby se tenait au premier rang, Theo dans les bras. Quelqu'un l'a agressée à la Mairie et le docteur Whale nous a affirmé qu'on lui avait jeté le sort du sommeil.
— La pauvre, commenta Belle qui savait mieux que personne ce que ce sort impliquait.
Un homme se leva, mal rasé et expliqua :
— Si Regina est victime du sort du sommeil, je pense pouvoir la réveiller.
— Je suis d'accord avec lui, intervint une femme qui se leva.
Plusieurs personnes la regardèrent et David demanda :
— Qui êtes-vous ?
— Zelena. J'ai entendu parler de cette malédiction. Seul le baiser de l'amour véritable peut le briser.
David regarda sa fille :
— Je connais Robin, dit-il. C'est un ami de longue date, je crois que lui et la Reine se sont rapprochés durant notre année passée dans la Forêt Enchantée.
Blanche intervint :
— Nous ne savons pas ce qu'il s'est passé entre eux, David.
Emma s'était tendue en reconnaissant cet homme que Regina avait croisé la veille. Bien sûr, Robin des Bois se trouvait parmi les nouveaux habitants de la ville ! Ses conclusions devenaient réelles et ses doutes se confirmaient. La gorge nouée par la colère et les tensions, elle avait entendu les mots que ses parents avaient échangés. Regina s'était rapprochée de Robin... Tandis que Robin arrivait à leur hauteur, Emma recula d'instinct, bras croisés. Il s'adressa à David et Blanche :
— Laissez-moi la voir, demanda-t-il. Je... Je crois que je suis en mesure de la réveiller.
Blanche lança un regard vers sa fille qui gardait ses distances. Elle attendit une intervention de sa part, un mot, une réflexion, mais Emma demeurait muette. Celle-ci s'évertuait à bloquer ses émotions spontanées, incontrôlées. Elle se remerciait d'avoir gardé un certain recul depuis la veille, dans ce faux couple qu'elle avait dû jouer avec Regina.
— Emma... l'appela sa mère.
Pourquoi Blanche la fixait-elle ainsi ? Pourquoi attendait-elle une intervention de sa part ? Devant les allégations de cet homme, Henry s'en mêla, plus que concerné.
— Pourquoi vous êtes si sûr de savoir que ma mère se réveillera ? Elle ne m'a jamais parlé de vous !
Robin regarda le jeune garçon avec des yeux calmes et rassurants.
— J'ai rencontré ta maman quand nous étions dans la Forêt Enchantée... Elle cherchait un moyen de te retrouver à tout prix. Elle m'a beaucoup parlé de toi.
— Mais...
— Henry, l'interrompit Emma en posant une main sur son épaule.
Si ce que Regina lui avait dit la veille était vrai, Emma devait laisser cet homme agir. Henry ne comprenait plus rien et détaillait ce Robin des Bois qu'il n'avait encore jamais vu, ni aperçu avec sa mère. La seule fois remontait à la veille au matin, mais Regina ne lui avait accordé que quelques mots à peine. Comment pouvait-il être son véritable amour alors ?
— Bien, alors allons-y, reprit David, décidé.
Il entraîna sa femme et Robin avec lui, tandis qu'Emma demeurait clouée au sol, paralysée par cette dernière conversation. Henry tourna les yeux vers elle et lui prit la main.
— Viens, on doit y aller nous aussi !
— Non, rétorqua Emma. Vas-y, ta mère voudra te voir quand elle se réveillera.
— Si elle se réveille... rectifia Henry dubitatif.
Il la tira par la main et réussit à l'amener avec lui pour suivre les autres jusqu'à l'hôpital.
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