hello =)
voila la suite de l'histoire, un peu plus courte que d'habitude et j'en suis désolé... mais je ferais de mon mieux pour me rattraper!
encore merci aux Review et bonne lecture !
chapitre 6: je t'aime
Trois mois était passé depuis la mort de Tyki, notre cher pape était plus que déprimé, surement à cause de sa putain qui recherchait un mari. Pendant ce temps mon humeur était à son beau fixe, étrangement grâce à Allen. Depuis que cette charmante tête blanche était à mes côtés je n'arrivais pas à m'ennuyer. Chaque soir il venait dans ma chambre, soit pour m'offrir quelques informations biens juteuses, comme par exemple le cardinal Della Rovere qui était coupable des mêmes crimes que Mikk, ou encore de la manière dont le vice-chancelier Sforza a été élu… Etrangement il ne me demandait rien en échange, excepté quelques attentions et quelques caresses, qu'avec le temps je lui accordais avec de plus en plus d'entrain. Et comme à son habitude il disparaissait chaque matin, laissant derrière lui un doux parfum de jasmin. Comme chaque soir, il était allongé sur mon lit, le nez dans son livre pendant que je réglais certains problèmes que ce cher Farnèse m'avait mis dans les pattes. Il devait s'occuper de l'argent récolté par les impôts religieux, mais certains problèmes l'ont empêché de le faire, et bien entendu, c'était à moi de m'en occuper en son absence…Pff. Malgré ce travail en plus je ne pouvais empêcher mon regard de s'égarer sur le corps délicat du jeune homme. Etant sur le ventre, je pouvais aisément admirer les courbes de ses fesses, ainsi que sa taille, aussi fine que celle d'une femme. Finalement je pouvais comprendre l'affection que Mikk lui portait. Même si avec l'ancien cardinal, Allen jouait le prude candide, je trouvais son véritable comportement calme et mature pour un jeune homme de 16 ans (j'ai réussis, après maintes reprises à lui soutirer son âge). Perdu dans mes pensées, je ne vis pas le sourire amusé de celui qui envahissait mes pensées.
— Si ma présence te dérange dans ton travail je peux m'en aller, tu sais ?
Prit sur le fait, je retournais rapidement à mes comptes, ignorant le feu qui consumais mes joues et le petit rire d'Allen. Je bouclais rapidement mon travail, voulant à tout prix tenir compagnie à la divine créature étendue sur mon lit, quand on frappa à ma porte. Je retenais un feulement frustré tandis qu'Allen alla se cacher sous le lit. En soupirant, j'allais ouvrir, laissant Bookman (NDA : qui d'autre ?) entrer. Ce dernier étant habitué à venir, s'installa dans un des fauteuils.
— Il faut que nous parlions.
— A quel sujet ?
— …Il faut retrouver Allen.
— Allen ?! Pourquoi ?
Il soupira.
— Je suis certain que c'est lui le fautif ! Concernant Tyki.
— Lavi…Cette histoire date de plusieurs mois, laisse tomber veux-tu ?
— Hors de question !
Il inspira profondément, avant de dire.
— Quelque chose cloche avec lui. Il est trop…Immaculé pour être innocent.
— Quelle importance ? Il doit être loin.
— Je suis sûre que non !
Je fronçais les sourcils, l'invitant à continuer.
— J'ai remarqué le regard avec lequel il te regardait. Je pense qu'il en a après toi Yuu.
Je retenais un pouffement amusé.
— Que veux-tu dire ? Qu'un beau jour il va venir pour me tuer ?
La mine de Lavi resta grave.
— Il va essayer de te séduire et de te tuer comme il a provoqué la mort de Tyki. Il est malsain Yuu, je le sens !
J'aimerais lui dire qu'il venait me prévenir trop tard. Cela faisait quelques jours que je ne me voilais plus la face. J'étais tombé sous le charme androgyne et pourtant mature d'Allen. A la place je soupirais.
— Va te reposer Lavi, tu as besoin de sommeil.
— Ne me prend pas pour un imbécile Yuu, je suis sérieux.
— Ne t'inquiète pas, je prends tes avertissements en compte.
Il parut soulagé.
— Merci. Bonne nuit Yuu.
Il sortit tranquillement de ma chambre, comme soulagé. Lorsque je n'entendis plus ses pas dans le couloir, je fis signe à Allen de sortir. Il se remit debout de l'autre côté du lit, époussetant ses vêtements. Je pensais qu'il allait retourner sur le lit mais il déclara d'une voix blanche.
— Il se fait tard, je dois partir.
Je fronçais les sourcils, avant de me tourner vers l'horloge murale de ma chambre. Il n'était même pas 22 heures !
— Pourquoi partir aussi tôt ?
— J'ai quelque chose à faire.
Il contourna le lit et se dirigea vers la porte. Agacé d'être ainsi ignoré, je l'attrapais par les hanches avant de l'installer sur mes genoux, enlaçant sa taille pour l'empêcher de filer. Il soupira.
— Yuu…Il faut que j'y aille.
— Hum~… Et moi je n'ai pas envie.
Sans attendre de réponse je mordillais son cou, la parsemant de suçons. Je l'entendis soupirer d'aise avant de pencher la tête sur le côté. Je taquinais son oreille avant de murmurer.
— Tu ne devais pas aller quelque part… ?
Il grogna, avant de subtiliser mes lèvres. Je riais intérieurement. Allen n'aimait pas qu'on lui fasse remarquer ses changements d'avis. Sans séparer nos lèvres je me levais du fauteuil pour nous allonger dans le lit, le Blandinet accroché à mon cou. Je le laissais enfin respirer et il se blotti contre moi, la tête dans mon cou. Je caressais tranquillement la base de son dos, avant de murmurer.
— Ignore ses remarques, elles n'en valent pas la peine.
— Il ne sait rien et il ose l'ouvrir… En plus il semblait tenté la dernière fois que je l'ai vu.
— Oui Lavi n'est pas très logique parfois, oublie cette histoire.
— Hm…
Il semblait nerveux, je soupirais.
— Ne t'en fait pas, je sais que tu ne me tueras pas.
— Hm…
Je le serrais tendrement contre moi. Avant de m'endormir, je murmurais sans m'en rendre compte.
— Je t'aime.
Le lendemain, Allen n'était plus dans mes bras, comme tous les matins. Je passais toute cette journée à soupirer à cause de ma bêtise. Pourquoi lui ai-je dit ?! Moi, le froid, le cruel, je venais d'avouer mon affection à cet homme. Je me justifierais ce soir. Mais il ne vint pas. Ni le lendemain, ni le surlendemain, ni le jour d'après. Sans que je m'en rende compte, la nouvelle année fut annoncée sans qu'Allen ne réapparaisse. J'étais seul, à l'aube de l'année 1499.
pitié me frapper pas! T^T
