Portés disparus

Salut les gens :D

Je poste aujourd'hui... Le septième chapitre de Portés Disparus ! Et oui ^^

C'est le premier chapitre sorti après le début d'Aventures saison 2, et je le clame haut et fort : cette saison promet d'être dantesque :3

Bref, comme d'habitude, merci à vous, lecteurs, qui avez visiblement apprécié le dernier chapitre.

On approche mine de rien de la fin de cette fic (tristesse), mais vous en faites pas j'ai pleiiiin d'idées pour une suite ;) Alors ne faites pas cette tête là, souriez, je ne vous abandonnerai pas ^w^

Un grand merci à Hakukai pour sa beta-lecture dévouée, comme toujours ...

Bonne lecture !


Le pendentif se mit à émettre une chaleur presque insupportable sous la tunique sombre noire de Thorcas.

L'elfe noir, abrité pour le moment sous un temple en ruines, attrapa la pierre bleutée et ferma les yeux.

-Maître Akunar ?, demanda-t-il, avec une légère appréhension.

-Thorcas, gronda la voix dans sa tête. Comment se déroule ton plan ?

L'assassin avala difficilement sa salive, anxieux.

-A vrai dire, ça n'a pas fonctionné..., annonça-t-il, s'attendant à de sévères remontrances de la part de son supérieur.

-Oh. Je vois. Trouve autre chose, dans ce cas, lâcha Akunar d'un ton blasé.

Le subalterne haussa un sourcil, surpris : pas d'insultes concernant son plan raté ?

Son maître reprit la parole.

-De mon côté, tout se passe à merveille : la statuette dans l'autre monde a été reconstruite et du sang l'a réveillé, lui révéla son maître. C'est une jeune fille qui a commis l'imprudence.

-Ces humains sont stupides, lâcha Thorcas avec un rictus moqueur.

-Certes, mais cela nous arrange, dit le télépathe. Elle regorge d'énergie, bien assez pour alimenter le cercle.

Thorcas accueillit cette nouvelle avec un grand sourire : leur plan se déroulait comme convenu.

Seul manquait Mahyar.

-Par contre, que fait-on des autres filles qui ont suivi ma proie ?, l'interrogea-t-il avec curiosité. Elles défendent notre cible, vous savez.

-Ces dommages collatéraux ?, soupira Akunar. Je n'en sais trop rien. Laisse-les, mais si elles se mettent entre toi et Mahyar Shakeri... Tue-les.

Le sourire de l'assassin s'élargit.

Parfait.

Kimi était un peu pâle.

La statuette qui s'était refermée sur son doigt l'avait terrorisée, ses amies lui manquaient terriblement, elle se faisait du souci pour elles et ne dormait plus.

Triturant le pansement rose Hello Kitty, trouvé dans la pharmacie de Mahyar, et qui ornait désormais son index trop curieux, la jeune fille regardait d'un air vague ses notifications Twitter désespérément vides, laissant les quatre joueurs en train de débattre près du dragon de métal, se gardant bien de promener leurs doigts sur la table.

La sonnerie de son téléphone retentit soudain dans le bureau silencieux du maître du jeu, dont l'appartement était squatté par les cinq apprentis détectives.

Le nom de Tailorfox s'afficha à l'écran et la fanfics' writer décrocha rapidement.

-... Solveig ?, demanda-t-elle.

-Salut Kimi, répondit son interlocutrice. Je venais prendre de tes nouvelles, ça fait un moment que tu ne postes plus.

-Oui, désolé, s'excusa la jeune femme. Je suis en pleine recherche des filles, je n'ai pas trop le temps d'écrire en ce moment...

-Je vois. Et ça en est où ?, enchaîna Solveig. Je veux dire … Vous avez des indices, quelque chose ?

-Rien, soupira Kimi en regardant son doigt abimé. Rien, à part...

Elle se figea, les yeux exorbités : qu'est-ce qui lui arrivait ?!

-Kimi ?!

Elle lâcha son portable, qui tomba lourdement au sol, terrorisée par la vision qui s'offrait à elle.

Sa main était devenue légèrement transparente.

Mahyar ouvrit les yeux.

L'aube teintait le ciel d'une douce couleur orangée, faisant briller la rosée sur les feuilles des arbres. Les oiseaux s'éveillaient et leurs trilles joyeux animaient les frondaisons.

Il entendait quelques bribes de conversation plus loin, ainsi que le crépitement d'un feu et le frémissement de l'eau en train de chauffer. Le maître du jeu remua lentement dans sa confortable couchette.

Son dos le torturait beaucoup moins depuis que Temtaranne s'acharnait à lui administrer des sorts de soin et sa fièvre avait totalement disparu.

Il se releva difficilement et s'assit sur les couvertures, tandis qu'Éden venait lui faire la fête, ameutant par ses gémissements heureux tous les occupants du campement. L'homme au bouc, bien qu'un peu faible, leur sourit pour les rassurer.

Toutes les filles lui sautèrent au cou, heureuses de voir leur ami bien vivant et de retour parmi eux.

Quand le MJ releva la tête après l'immense câlin, il remarqua l'absence de deux d'entre eux.

-... Où sont Haku' et Théo ?, demanda-t-il d'une voix un peu enrouée par le manque d'utilisation.

-Partis à la ville chercher de quoi te transporter sans rouvrir ta blessure, lui répondit Grunlek. Tu vas mieux, mais il est préférable de ne pas prendre de risques.

-Et Bob, ta tête..., s'interrogea Mahyar, surpris par les bandages qui ceignaient le front du demi-diable.

-Euh... Léger incident avec ma part démoniaque, expliqua Balthazar, un peu gêné.

Après tout, il avait quand même essayé de le tuer ...

Le MJ éclata de rire quand Shin lui décrit l'action héroïque de Myfan.

Les trois hommes étaient rassurés de constater que l'étranger allait bien mieux : il tenta même de faire quelques pas en début d'après-midi mais, il tomba lamentablement dans l'herbe après quelques enjambées, sous le regard moqueur de Myfanwi et Maddey et celui inquiet de Rubéale.

Les deux élèves de Théo allèrent ramasser le pauvre blessé et le réinstallèrent dans ses couvertures en le bordant comme un enfant, ignorant ses protestations puériles.

Koschei, qui observait la route depuis un moment, cria soudain d'un ton joyeux :

-Les revoilà !

Suivis par un nuage de poussière, Théo, perché sur le dos de Lumière et Hakukai, juchée sur la charrette tirée par un magnifique hongre, leurs compagnons étaient enfin rentrés de leur voyage, en bonne santé.

Et apparemment, ils n'étaient pas revenus seuls...

Plus tôt dans la journée, la jeune semi-élémentaire et le paladin avaient fait halte au bord du chemin de terre pour se restaurer un peu. Théo avait profité du retour en ville pour acheter des pommes et un peu de viande, réjouissant la jeune femme qui se régalait des fruits juteux, sous le regard amusé du chevalier.

Ses sens élémentaires s'affolèrent soudain, lui faisant prendre conscience d'une aberration naturelle non loin de leur camp. Elle se redressa vivement, alertant l'inquisiteur par la même occasion, puis s'enfonça silencieusement dans la forêt, l'arbalète déjà chargée grâce à ses réflexes surhumains.

-Qu'est ce que tu as senti ?, chuchota Théo qui l'avait suivie, et qui avait appris, depuis longtemps, à faire confiance aux instincts des demi-élémentaires.

-C'est difficile à décrire, lui confia Hakukai en murmurant, nerveuse. C'était comme si une présence se trouvait ici, alors qu'elle devrait être à des lieues de distances. Et ça n'a rien de rassurant, crois-moi ..., rajouta-t-elle en frissonnant.

-Reste sur tes gardes alors, lui conseilla sagement le chevalier en fronçant les sourcils, inquiet.

Il l'arrêta soudain avec son bras, fixant le pied d'un arbre avec insistance, n'osant plus respirer de peur de se faire repérer : là, devant eux, se tenait un elfe noir, une amulette étrange en main. Il murmurait des paroles étranges, que l'Inquisiteur parvint à saisir par bribes.

-... Stupides... Filles... Tuer... Mahyar...

Il tressaillit au nom de son ami : au vu de ses paroles, il ne lui voulait pas que du bien ...

L'inconnu sourit, puis la pierre cessa d'émettre une lumière bleutée.

Haku sentit la présence disparaître, et hocha la tête vers l'elfe : c'était lui la source de la perturbation qu'elle avait ressentie.

Théo chargea alors, le bouclier en avant, prenant l'étranger totalement au dépourvu : en même temps, Thorcas n'aurait jamais imaginé qu'en ouvrant les yeux, il se retrouverait face à une montagne de muscles protégée par une armure brillante de mille feux ...

Un coup de bouclier et trois nœuds plus tard, l'assassin était assommé, bâillonné et ligoté au fond de la charrette, et les deux aventuriers étaient repartis, tranquillement.

-Je ne vous dirai rien, cracha Thorcas avec un rictus mauvais.

Il se prit un poing dans le ventre, vidant soudainement tout l'air de ses poumons.

-Tu parlais de Mahyar, je t'ai entendu, assena Théo en même temps que son coup.

L'elfe essuya sur son épaule le sang qui perlait de sa lèvre fendue par une gifle donnée par le demi-diable agacé, regardant ceux qui l'interrogeaient d'un œil noir.

Autour de lui, Théo, Bob, Shin, Grunlek et Myfanwi tentaient d'obtenir les précieuses informations que cet assassin détenait.

Plus loin, Mahyar et les autres filles préféraient ne pas regarder le spectacle, même s'ils le savaient justifié.

Après une bataille de regard entre lui et leur prisonnier, Balthazar haussa les épaules, fataliste.

-On ne tirera rien de lui ce soir, prédit-il. Autant le laisser poireauter toute la nuit sans manger ni boire et le cueillir au petit matin.

Les enquêteurs s'éloignèrent de Thorcas, et Tem en profita pour s'approcher, un linge mouillé à la main.

Rubéale la regarda d'un air interrogateur et légèrement désapprobateur, la voyant essayer de nettoyer les plaies d'une victime récalcitrante : la druidesse ne supportait pas de voir la souffrance, surtout quand elle était causée par ses amis.

-Si tu me libère, lui murmura Thorcas d'un ton profond, je t'épargnerai... Tu pourrais devenir puissante, et riche... Libère-moi, et...

Il se prit une baffe qui le laissa sans voix.

-Si tu l'ouvre encore une fois, je te laisse aux bons soins de Balthazar, répondit la druide d'un ton dur, avant de continuer à nettoyer le sang sur le visage de l'elfe sonné.

-Il faut laisser tomber, au moins pendant un moment, lâcha Krayn. S'acharner comme nous le faisons, ça n'a rien de constructif.

Bob hocha la tête, pensif, tandis que Fred protestait avec véhémence :

-Mais réfléchis un peu ! Si ça se trouve, ils sont enfermés quelque part, et ils n'attendent que nous pour les libérer !

-Fred, ça n'arrive que dans les films et les mauvaises fanfictions, le calma Seb. Krayn a raison, mieux vaut mettre en stand-by les recherches.

-Et Kimi, vous avez pensé à elle au moins ?, dit le Joueur du Grenier. Elle est seule et inquiète, elle ne dort plus !

Un bruit sourd se fit entendre dans le bureau de Mahyar, suivi par un cri horrifié.

Quand les quatre hommes ouvrirent la porte, ils tombèrent sur l'adolescente en pleurs et à genoux par terre, qui fixait son bras d'un air terrifié.

Elle était en train de disparaître.


Moi, faire des cliffangers monstres?

Noooon...

Désolé Peter Queen, toi qui était apaisé de voir Kimi sagement dans notre monde.

Et désolée Kimi, mais bon, il fallait bien que tu y passe aussi x)

J'espère que ce chapitre vous aura plu, à la semaine prochaine pour la suite,

Qu'Euthanasie vous garde de disparaître mystérieusement sous la plume d'une auteure sadique,

Temtaranne.

EDIT: En allant poster ce chapitre, je me suis rendue compte que cette fic avait dépassé les 400 vues.

Woah.

Je bug complètement devant mon ordi.

Merci infiniment :)