Disclaimer: Cette fiction de 18 chapitres appartient à ManneVanNecker à qui j'ai demandé l'autorisation (et elle me l'a donnée!). Le monde de Stephenie Meyer ne m'appartient pas.

Résumé : Edward est un garçon timide qui souffre de bégaiement, sa soeur jumelle Rosalie le défend face aux gros durs du Lycée. Celui-ci est surpris par l'arrivée d'une fille qui brise les règles et décide de lui parler, allant au delà de la peur de l'exclusion sociale. OoC/AH.

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Paper Love

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de ManneVanNecker

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Chapitre VII :

Sans échappatoire

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Surpris par ce rapprochement et ressentant le contact des lèvres tièdes de la jeune fille, Edward resta immobile tandis que Bella s'éloignait petit à petit.

Elle semblait très confuse, mais tout en prenant de la distance pour observer le visage d'Edward, elle remarqua qu'il était timide et confus. C'est alors qu'elle comprit que cela avait été trop pour lui.

Elle baissa les yeux, légèrement intimidée et contrariée, et attendit qu'Edward lui dise quelque chose, mais ce fut en vain.

Le jeune homme, encore endolori par les coups, évita de soupirer car sa poitrine lui faisait mal et voyant que tout deux restaient là, debout, à ne rien faire, il décida de marcher.

Il ne savait pas quoi penser, ni quoi faire. C'était la première fois qu'il embrassait quelqu'un. Bien qu'en réalité, on l'avait embrassé, et non, lui qui avait embrassé.

Est-ce que Isabella pensait vraiment à l'embrasser ?

Et si c'était un erreur. Elle ne voulait sûrement rien de plus de sa part et elle se trompait. Peut-être ressentait-elle de la tristesse.

En voyant qu'Edward ne réagissait pas, Isabella lui prit le bras avec douceur.

« Edward, regarde-moi », lui ordonna-t-elle quand elle se rendit compte que le jeune homme baissait la tête.

Le rouge sur ses joues était visible, Edward ne pouvait pas cacher sa honte. Ce n'était pas lui qui avait fait le premier pas mais il ressentait un profond sentiment de honte mélangé à de la surprise, un mélange de sentiments qui l'embrouillait totalement.

Isabella le saisit doucement par le menton et lui releva la tête.

« Pardonne-moi, c'était une envie soudaine. Pardonne-moi de t'avoir mis mal à l'aise mais je ne pouvais m'en empêcher. », admit-elle d'une voix douce, sans doute la voix la plus douce qu'Edward ait entendu.

Avait-elle vraiment voulu l'embrasser ? Apparemment, pour Edward, ce n'était pas possible. Une fille comme Isabella Swan n'embrassait jamais quelqu'un comme lui. Et si jamais cela arrivait, deux options s'offraient. Premièrement, il était fou à lier et il hallucinait complètement. Deuxièmement, Isabella avait pitié de lui.

Bien que pour elle, c'était inexplicable, Edward n'avait pas réagi. Il ne lui avait rien dit. Il n'avait rien fait...Que pensait-il d'elle ?

« Monsieur Cullen », l'interpella une surveillante qui passait. « Tout va bien ? »

« Ou-oui, a-avec-I-Isa-sabella, on-on v-va à -l'in-infirmerie », bégaya-t-il, plus nerveux encore qu'à l'accoutumée.

« Edward a eu des soucis avec des élèves. Le problème est résolu, Madame Lynch », renseigna Bella, en essayant d'alléger le fardeau d'Edward.

« Je vois, alors dépêchez-vous, Monsieur Cullen, afin que l'on soigne vos blessures. »

Sur ces mots, elle s'en alla.

Edward marchait beaucoup plus rapidement que d'habitude pour éviter qu'Isabella ne lui parle de ce qui s'était passé. Pour quelqu'un comme lui, il n'était pas envisageable qu'une femme, telle que Isabella Swan, le regarde. Honnêtement, c'était impossible et tôt ou tard, tout cela mènerait aux moqueries et aux ennuis.

« Edward », l'interpella Isabella avant d'entrer dans l'infirmerie.

Ce dernier l'observa sans piper mot, mais ne pouvant maintenir son regard, il se contenta de s'en détourner.

Isabella, nerveuse, et qui attendait une réaction de sa part, s'approcha. Elle espérait qu'il en fasse de même, mais en vain et cela la plongea en pleine confusion.

Elle saisit son bras et le regarda fixement.

« Edward, je pense que toi et moi, nous devons parler de ce qui s'est passé dans le couloir, j'espère sincèrement... »

« Monsieur Cullen, je vous attendais. Pourquoi avez-vous mis autant de temps ? », dit l'infirmière au pas de la porte. « Venez donc par ici. Il faut désinfecter votre lèvre. »

L'infirmière amena Edward sur le lit de l'infirmerie et ce dernier la remerciait de toute son âme pour l'avoir sorti de cette situation car il ne saurait pas quoi faire si Isabelle se confondait en excuses. Il n'avait aucune idée de ce qu'il était censé faire dans ce cas-là. Il était si nerveux qu'il ne s'était même pas rendu compte que sa lèvre le brûlait.

Bella attendait à l'extérieur de l'infirmerie. Elle s'assit et tenta de se détendre bien que cela lui soit impossible. Elle savait qu'elle n'avait pas réglé cette affaire. En outre, Edward serait incapable de le faire et cela la rendait très anxieuse. Pour la première fois, elle sentait qu'elle aimait quelqu'un qui en valait la peine. Elle ne voulait donc rien gâcher avec son caractère impulsif.

Edward avait quelques blessures à l'estomac et sa lèvre était fendue, mais rien de grave qui nécessitait d'être amené à l'hôpital.

« Quelle cours avez-vous ? », lui demanda l'infirmière.

« C-cours de B-Bio—logie », lui répondit-il en remettant son tee-shirt.

« Je vais vous donner un mot d'excuse à ta copine et toi pour que vous n'alliez pas à ce cours. », sourit-elle.

« C-ce n'est p-pas l-la p-peine. Je m-me s-sens v-vr-vraiment b-b-bien et j-je n-ne v-veux p-pas l-lou-per d-de c-cours », assura-t-il, l'air hésitant.

L'infirmière fut compréhensive et lui recommanda de surveiller la plaie à sa lèvre.

Avant de sortir, Edward se demanda si Isabella était partie, mais non... elle était toujours là à l'attendre.

Prête à faire front, elle se leva. Elle était déterminée à convaincre Edward de parler du groupe d'idiots, Mike et son entourage en l'occurrence, à un surveillant et/ou une infirmière qui prendraient en compte sa déclaration.

Cependant, ce n'était pas le moment de mettre la pression à Edward, elle remarqua son malaise. Comme son intention n'était pas de le blesser, elle décida alors de lui en parler plus tard.

Ils arrivèrent au cours de biologie avec un peu de retard, mais sa place était vacante comme toujours. C'est ainsi que tous deux s'assirent en silence et se mirent à écouter le cours de Monsieur Banner.

Edward avait envie de partir et de ne pas voir Isabella. Au moins, ce serait clair qu'elle voudrait rester son amie, mais... Quelle sorte de plaisanterie était ce baiser ?

Peut-être avait-elle dû entendre dire qu'il ressentait quelque chose pour elle et qu'elle voulait tout simplement jouer avec lui...

Isabelle regarda Edward poser sa tête sur sa main et son froncement de sourcils montrait un peu d'inquiétude. Elle ne tint plus, le cours était totalement inintéressant et ses sentiments pour Edward étaient sur le point d'exploser si elle ne faisait rien.

Elle prit une feuille de son cahier et écrivit rapidement.

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Edward, j'ai besoin de te parler, mais je sais qu'on a dû mal à parler tous les deux, donc je pense que ce que je dois te dire doit être écrit ici et maintenant... tu me liras ?

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Elle tendit la note en direction d'Edward, et fit semblant de faire attention au cours.

Ce dernier lut le mot, surpris, mais il apprécia que cela fut par écrit. C'était pratique pour lui et la jeune fille évitait le regard d'Edward fixé sur elle.

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Bien sûr, pardonne-moi de ne pas être plus attentionné avec toi, je ne me sentais pas bien.

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Il laissa son mot le plus proche possible de la jeune fille et Isabella le prit.

Elle écrivit rapidement tout ce qu'elle devait lui dire, sans s'interrompre.

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Edward, je... dans la salle de gym, je voulais te dire quelque chose de très important et je n'ai pas pu parce que j'ai été interrompue... je pense que ce baiser dans le couloir était ce que je voulais exprimer avec des mots...je t'apprécie beaucoup. Depuis que je suis arrivée ici, personne d'autre que toi n'a attiré mon attention et je ne sais pas comment tu vas réagir après cela, je ne veux pas te mettre la pression. Je ne veux pas que tu t'éloignes de moi. Si tu ne ressens rien pour moi, je comprendrai et si c'est partagé, dis-le moi…

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Elle remit le mot à Edward tandis que ses mains tremblaient, et un étrange mal s'immisça dans son estomac.

M. Banner avait remarqué que Edward et Bella n'étaient pas attentifs à son cours et qu'ils s'écrivaient également des mots.

Edward dépliait lentement la note.

« Que se passe-t-il, Monsieur Cullen ? », demanda-t-il, stupéfait par le manque de respect de ses étudiants.

Edward secoua la tête.

« N'avez-vous rien à dire alors ? », dit-il en arquant un sourcil.

« Et qu'est-ce qu-qu-il v-va d-di-r-re ? », imita Tyler.

« Sortez immédiatement de mon cours, petit insolent », invectiva monsieur Banner qui était très gêné par ce genre de moqueries à l'encontre d'Edward.

Isabella était pétrifiée sur sa chaise, si l'enseignant ramassait son papier, il y aurait une preuve, devant toute la classe tout particulièrement.

« Cachez ce papier si vous ne voulez pas que je vous le confisque et le lise ... », avertit Monsieur Banner.

Edward mit le mot dans la poche de son pantalon et observa la classe.

La brunette remercia monsieur Banner de ne pas avoir pris le mot d'Edward et bien qu'elle ne connût pas la réponse, elle attendait la fin du cours.

Les minutes semblaient éternelles pour les deux jeunes gens et on ressentait la tension dans l'air.

« Qu'est-il arrivé à Edward ? », demanda Emmett à Rosalie.

« Sûrement la même chose qu'à Bella. », rit Rose.

« La même chose qu'à Bella ? »

« Ils s'apprécient tout simplement. »

La déclaration de sa petite amie n'étonna pas Emmett. Seulement, il ne savait pas si Edward éprouvait la même chose pour Bella. Pour lui, le fait que sa sœur choisisse Edward était tout nouveau, mais il aimait beaucoup ce jeune homme et il ne s'y opposait pas du tout.

Ce fut bientôt la fin du cours. Pour Edward et Bella, cela avait duré une éternité. Pourtant, quand la sonnerie retentit, ils étaient plus que nerveux.

« Bella. », appela Alice. « Nous devons aller à la bibliothèque avant le déjeuner, pourquoi ne pas laisser les gars et nous allons chercher des livres ? »

Bella n'avait vraiment pas envie d'aller avec Alice, mais tout compte fait, cela laisserait du temps à Edward pour lire le mot et ainsi connaître sa réponse.

« Puis on se verra, n'oublies pas le mot. », chuchota-t-elle à Edward avant de partir.

« Eh bien, nous allons faire la queue ? », feignit Emmett, l'air enthousiaste.

« Ou-oui », répondit Edward.

Emmett, Ben et Edward partirent en direction du self alors que Bella, Alice, Rosalie et Angela allèrent récupérer quelques livres demandés.

« Comment ça va avec Angela ? », demanda Emmett, tout en sortant des livres de son casier.

« Je ne le lui ai encore rien dit, mais le week-end prochain, nous allons au cinéma. », sourit nerveusement Ben.

« Nous allons aussi au ciné. Et si nous allions ensemble ? », demanda Emmett, tout excité.

« Ce serait génial, j'ai besoin d'un coup de main avec Angela. Je pense que tout seul, je n'arriverai à rien. », admit-il en fermant son casier.

« Et toi ? », demanda-t-il à Edward.

Ce dernier sortit le mot de sa poche.

« M-moi ? J-je ne c-com-pr-prends p-pas. »

« Quand est-ce que je t'appellerai beau-frère ? », plaisanta Emmett en donnant une tape à Edward.

« J-je l-le s-suis dé-déjà », sourit Edward pour détourner la conversation.

« Oui, mais non, je ne faisais pas référence à cela. », dit-il en arquant un sourcil. « Allez, dis-moi... »

« E-Entre B-Bella et m-moi, il n-n'y a r-rien. », admit-il, mal à l'aise.

« Mais oui, bien sûr. », rigola Emmett.

La seule chose qu'Edward voulait, c'était lire ce mot, mais avec Emmett, les choses se compliquaient.

« Je-je v-vais au t-toilettes, j-je v-vous r-re-trou-v-ve au s-self. », sourit Edward, nerveux.

Il ne leur donna pas le temps de l'interroger et se dirigea en hâte vers les toilettes.

Il s'enferma dans une des toilettes et sortit le papier.

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Edward, je... dans la salle de gym, je voulais te dire quelque chose de très important et je n'ai pas pu parce que j'ai été interrompue... je pense que ce baiser dans le couloir était ce que je voulais exprimer avec des mots...je t'apprécie beaucoup. Depuis que je suis arrivée ici, personne d'autre que toi n'a attiré mon attention et je ne sais pas comment tu vas réagir après cela, je ne veux pas te mettre la pression. Je ne veux pas que tu t'éloignes de moi. Si tu ne ressens rien pour moi, je comprendrai et si c'est partagé, dis-le-moi...

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Son cœur battait à tout rompre...l'appréciait-elle vraiment ?

Il s'isola encore et lut à nouveau le mot...
Cela ne pouvait pas être possible ! Ces choses n'arrivaient pas à des personnes comme lui, une femme comme Isabella Swan était digne d'être une pom-pom girl et la petite amie d'un idiot de footballeur.

Il mit le mot dans ses poches, et se dirigea rapidement vers le self.

Il ne savait pas quoi faire, il n'était pas capable d'exprimer ses sentiments. La seule chose qu'il parviendrait à faire, ce serait bégayer plus encore que d'habitude. Mais il fallait agir maintenant qu'elle avait fait un grand pas vers lui… ...Et bien qu'il ne pût y croire, il décida de prendre le risque. Son seul espoir était que cela ne soit pas une blague de mauvais goût, c'est qu'il ne serait pas une blague de mauvais goût. Bien que ce soit peut-être une plaisanterie, après tout, elle avait été trop gentille pour être sûr que cela ne le soit pas.

« Edward ! », l'interpella Emma en levant la main.

La file d'attente était assez longue, repérer les gars fut compliqué, mais, grâce à Emmett, il finit par les trouver.

« Comme toujours, les filles ne sont pas arrivées », déclara Ben.

« Elle arrivent », sourit Emmett en voyant sa petite amie qui se démarquait de toutes les filles, de par sa taille et sa beauté naturelle, son sourire et sa sympathie incomparables.

« La bibliothèque était pleine à craquer ! », cria Alice.

« Je ne l'ai jamais vu aussi occupée », sourit Rose.

« A cause de la conférence peut-être ? », demanda Bella.

« On a vu comment elles se sont toutes précipitées sur mon Jazz ? », critiqua Alice.

« Jazz ? », s'interrogea Angela, un sourcil arqué.

« De quoi parlent-elles ? », dit Emmett, l'air confus.

« Jasper est venu de faire une conférence et elles sont toutes dans la bibliothèque. Même Alice ne le savait pas. Toutes les filles demandaient les horaires et empruntaient des livres », expliqua Rosalie en prenant la main d'Emmett.

« Ah bon ! », dit Ben, surpris.

« Je vais devoir y aller après le déjeuner, peut-être que je réussirai à le voir et sortir de cette foule. », dit Alice, ennuyée.

« Jalousie ? Ahah ! », plaisanta Ben.

Bella ne cessait pas de regarder Edward tandis que celui-ci esquivait son regard. Il avait besoin de rassembler le courage.

Ils arrivèrent à l'endroit où on prenait les plateaux. Tout le monde en prit un et commença à choisir son repas.

« Où va-t-on s'asseoir ? », demanda Bella.

« Là, dans ce coin », sourit Alice.

Pour Edward, se déplacer avec son plateau dans le self lui faisait souffrir le martyr, surtout quand Mike et son groupe attendaient de lui faire un croche-patte pour le faire tomber parterre avec ses affaires.

Dieu Merci ! Cette fois-ci, ils n'en firent rien.

Emmett les toisait du regard, et quand ils passèrent, il ne les quitta pas des yeux. Il sentit que quelque chose se tramait et il était prêt à défendre Edward.

Durant le déjeuner, ils parlèrent de leur sortie au cinéma. Ils voulaient tous y aller pour profiter d'un agréable vendredi. Après tout, cette semaine, ils avaient beaucoup étudié et rien ne valait mieux qu'un week-end de détente.

Edward était anxieux et plus d'une fois, il croisa le regard de Bella, le faisant rougir.

« Je vais voir Jasper. Qui vient avec moi ? », dit Alice.

Tous le regardaient, l'air surpris.

« Quoi ? On va me laisser y aller seule et tout le monde me suspectera ? En plus, j'ai envie de voir les livres offerts. » sourit-elle. « Qui vient avec moi ? »

« Je dois renouveler le prêt d'un livre et je l'avais oublié, donc je vais y aller avec toi. », dit Emmett.

« Si Emmett y va, je viens aussi », se réjouit Rose.

« D'accord, merci de me rappeler que tu es mon amie. », sourit-elle.

« Mais, si je suis ton amie », affirma-t-elle en la prenant dans ses bras.

« On y va tous ? », dit Emmett.

« Je d-dois a-aller j-ju-jus-t-ti-f-fier m-mon ab-bsen-ence, à un c-cours », expliqua Edward.

En réalité, il voulait juste avoir un moment seul à seul avec Bella avant les cours.

« Moi aussi, je dois y aller. J'ai aussi loupé ce cours. », dit Bella.

Tous avaient des soupçons, mais personne ne voulait y fourrer son nez. Ils savaient qu'Edward était très timide, et tout commentaire pouvait gâcher le moment.

« D'accord, on se verra en cours de langue », sourit Alice.

Tous les garçons s'en allèrent, et Edward, et Bella se dirigèrent vers les espaces verts.

Ils s'assirent sous un arbre.

« As-tu lu le mot ? », demanda Bella pour rompre le long silence.

Edward hocha la tête.

« Alors ? », renchérit-elle en souriant nerveusement.

Ses mains tremblaient, et le nœud dans son ventre l'empêchait de respirer.

Edward avait l'impression que sa langue s'emmêlait et l'empêchait de parler, refusant de passer à l'acte... il prit un cahier dans son sac, en sortit un stylo et commença à écrire.

Isabella était impatiente de savoir ce qu'il en était et essaya de voir ce qu'il écrivait, mais Edward avait caché son mot.

Une fois qu'il eût fini, il lui tendit pour qu'elle le lise.

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Bella,
Tu m'as pris par surprise… je ne savais pas quoi faire quand tu m'as dit que tu voulais parler avec moi, je ne pensais pas que tu souhaitais que je sois plus que ton ami ou quelque chose de ce genre, j'ai eu du mal à réaliser quand tu m'as embrassé dans le couloir... je ne sais pas quoi te dire, juste que je t'aime beaucoup et je ne sais pas comment faire avec ce genre de choses, c'est la première fois que cela m'arrive et je me sens un peu ridicule. J'avoue que j'ai peur que cela ne soit pas réel ou que cela finisse mal, mais tu es une personne si belle et sincère que je ne peux pas refuser le fait d'être avec toi, Veux-tu être ma petite amie ?

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A la lecture de cette dernière phrase, Bella trembla... elle ne pensait pas qu'il ressentait la même chose et cela lui faisait aussi mal que voir qu'il se sente autant rejeté. C'était un homme merveilleux, au grand cœur, plein de bons sentiments. Pourquoi les gens le traitaient-ils de la sorte ? Un simple défaut ne valait pas la peine de souffrir autant. Désormais, elle s'en fichait que tout le monde la critique parce qu'elle sortait avec Edward car elle était heureuse de partager ses sentiments.

Elle s'assit plus près d'Edward et posa sa tête sur l'épaule d'Edward.

Ce dernier trembla et posa sa main sur l'épaule.

« Oui. », murmura-t-elle. « Oui, je veux bien être ta petite amie. »

Pendant ce temps, le rouge leur montait tout deux aux joues, dévoilant au grand jour ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre.