Disclaimer: Malgré TOUTES mes supplications et mes menaces, et mes tentatives de corruption, non, Hetalia ne m'appartient pas... Mais vous savez quoi, j'espère encore! Et selon mes calculs, d'ici 2050, la valeur de l'offre par rapport à ... (ok, je me tais)
Rating: Bon, je vous refais le coup, pas de petits entremède sexuel dans ce chapitre, du coup, toujours T!
Notes: PARDON PARDON PARDON PARDON ! je pourrais l'écrire à l'infini que ça ne changerait pas à quel point je suis DESOLEE de vous avoir fait attendre autant de temps. Je pourrais faire une liste d'excuse, et essayer de me trouver des prétextes, mais je pense que ça n'intéresse pas grand monde. Donc voilà, PARDON, et je vous PROMETS que ça n'arrivera plus. Je vais écrire comme une dingue, et une attente pareille ne vous sera plus jamais imposée!
Ensuite je voulais vraiment, du fond du coeur, vous dire MERCI. Chaque commentaire, chaque favoris, chaque alerte, c'est un rayon de bonheur dans ma vie, et je pense sincèrement que je ne mérite pas autant de soutient. Ceci dit ça me fait vraiment plaisiiiiiiiiir! Donc voilà, merci merci merciiiii! Je vous aime tous! JE VOUS FAIS DES DESSINS! JE VOUS SAUVE DU TITANIC EN VOUS LAISSANT PRENDRE MA PLACE SUR LA PLANCHE! JE CHANGE LES DRAPS DE VOTRE LIT! Merci merci! Vous êtes géniaux, et j'espère que vous ne serez pas déçu par ce chapitre.
PS: Les réponses aux commentaires sont à la fin! :D
(1)ça veut dire un truc du genre : putain/Chier/merde, en russe !
(2) Mon ordinateur essaye désespérément de corriger Feliciano en Fellation ! Hahah C'est terrible !
31 décembre.
Finalement, il était de retour chez lui. Kiku savait pertinemment que du point de vue de ses parents, revenir pour des « vacances » serait synonyme d'échec. Pour eux, le fait qu'il se permette de revenir, - même après plus de trois ans d'absence – sans avoir obtenu un poste plus important que celui qu'il avait dans l'entreprise où il travaillait en ce moment - n'était pour eux qu'une insulte. Il le savait très bien et en avait parfaitement conscience. Mais...Mais il avait tout essayé...D'abord de noyer le stress et la confusion qui l'accaparaient dans le travail, allant même jusqu'à se présenter à son bureau le 25 décembre. Et pourtant, cela n'avait pas suffi à le rendre plus serein. Au contraire, à chaque fois que son esprit quittait les tâches qu'il s'imposait, il ne pouvait pas s'empêcher de repenser à ce qui était arrivé le soir de Noël. Kiku était presque un professionnel dans l'art de s'enfoncer dans un déni impénétrable, mais il ne pouvait ignorer que le fait que le grec ait réussi à le séduire complètement même une fois était déjà très bizarre. Mais alors qu'il se soit en plus laissé entraîner une deuxième fois dans son appartement ? Kiku avait du mal à comprendre son propre comportement... Son instinct de survie aurait du lui dicter une fuite rapide...non ?
Il mit un pied dans le métro surchargé de Tokyo, soupirant à l'idée de retrouver ses parents. Bien sûr, il ne venait qu'en vacances : il repartirait pour Berlin la semaine suivante. Mais l'idée de tourner en rond dans son appartement en ressassant encore et encore les mêmes souvenirs, à essayer de trouver des raisons à l'acharnement de Karpusi-san et surtout aux raisons qui l'avaient lui-même fait entrer dans son appartement une deuxième fois... Cela tenait du délire. D'autant plus qu'il était tout à fait étranger au sentiment amoureux : Si des sentiments avaient été la raison de son « laissé-allé », il s'en serait rendu compte immédiatement, et aurait pu agir en conséquence. Mais non, c'était forcément autre chose.
Il soupira en sentant que le personnel responsable des rames du métro forçaient les gens à se tasser les uns sur les autres. L'avantage certain de Berlin, c'était bien l'espace dans les métros : même à l'heure de pointe, la densité d'être humain au centimètre carré était incomparable à celle du métro de Tokyo. Mais il avait grandi dans cette ambiance, dans la surcharge humaine et visuelle de la capitale japonaise, il devait se sentir chez lui ici. Si même ça lui était enlevé...
Heureusement pour lui, la maison de ses parents étaient à l'autre bout de la ville, et à chaque arrêt, un grand nombre de passager descendait. Bientôt, ils ne furent plus qu'une vingtaine, tous portant l'habit de travail des domestiques... Signe qu'en effet, il était bientôt chez lui. Il fallait qu'il se concentre sur ces petits détails, plutôt que de penser à la tournure qu'avait prise sa vie : Un travail nul, dans lequel il n'évoluait pas, une vie sentimentale qui aurait du être inexistante mais qui ne cessait d'être compliquée...
Le sentiment d'oppression qui hantait Kiku augmenta significativement d'une manière un peu trop soudaine. Tout à coup l'idée de s'être réfugié « chez lui » de ne lui paraissait plus si bonne, il avait fuit l'Europe, et pas pour retrouver sa famille, non, il savait pertinemment ce qui l'attendrait – son père ne lui adresserait pas la parole – et sa mère ferait un laïus sur la honte qu'il représentait pour sa famille. Il était enfant unique, et ses deux parents – de brillants avocats – avaient toujours beaucoup attendu de sa part. Il était entré à Todaï, la plus prestigieuse des universités japonaise dans le seul but de leur faire plaisir. Mais quand il n'avait pas fini major de sa promotion, ses parents lui avaient fait comprendre à quel point il était décevant. Alors non, il n'était pas venu pour les voir, mais simplement pour essayer de fuir.
...Il n'avait pas de talent particulier maintenant qu'il y pensait, pas de don pour la musique, la peinture ou quoique ce soit d'autre. Il était un japonais tout ce qu'il y avait de plus banal. Son intelligence n'était même pas digne d'admiration, tout ce qu'il avait obtenu, c'était par le travail : par des heures et des heures de labeur acharné...C'était ça... Il n'était certainement pas taillé pour devenir « quelqu'un », au grand dam de Hiroshi et Sakura Honda, ses parents qui avaient toujours eu de grands projets pour lui. En fait, Kiku était persuadé que s'ils lui avaient dégoté cette place à Berlin, c'était simplement pour se débarrasser de lui, et arrêter de devoir expliquer aux voisins que non, leur fils n'était pas un brillant ingénieur, ou un futur médecin de renommée mondiale.
Une fois arrivé à son arrêt, il descendit mécaniquement de la rame, maudissant son idée. Venir se réfugier dans son pays d'origine, que lui était-il passé par la tête ? C'était complètement stupide. Il aurait bien mieux fait de passer une semaine à l'étranger, où il aurait pu se changer les idées.
Ahah. de qui se moquait-il ? Passer quelques jours complètement seul à l'étranger ? Ça n'avait strictement aucun sens.
En tirant sa valise, il s'engagea dans la rue qui menait chez lui. Ici, il régnait constamment un air propret et luxueux dans lequel il ne s'était jamais sentit à l'aise. Ses parents étaient riches, bien plus riches que la moyenne, mais ils gardaient jalousement leur argent, et avaient toujours fait en sorte que Kiku n'ait pas l'impression de n'avoir rien à faire pour pouvoir en profiter.
Mais vu la tournure que prenait sa vie, il doutait de toute façon de pouvoir un jour voir la couleur de l'argent de ses parents. Les connaissant, ils étaient capables de l'avoir déjà déshérité.
Enfin, après quinze minutes de marche, il arriva devant le portail de l'immense propriété de ses parents. Il appuya promptement sur l'interphone, sachant qu'il aurait d'abord à expliquer la raison de son retour avant de pouvoir entrer, et attendit une seconde.
Puis deux.
À la troisième, il entendit distinctement son père dire à l'un de ses domestiques qu'il allait lui-même lui parler. Tant d'intérêt de la part de son paternel lui donna de l'espoir, qui fut malheureusement de courte durée :
-Kiku. » La voix de son père était exactement comme il s'en rappelait, sévère, sèche... : chaque syllabe semblait être porteuse d'un mépris infini.
-Père » répondit Kiku qui jouait maladroitement avec les manches de son manteau.
-Combien de promotions a-t-eu eues depuis ton départ? »
Kiku sentit ses entrailles se glacer : évidemment la vérité ne lui serait d'aucune aide. Mais l'idée de mentir à son père lui était tout simplement insupportable.
-Zéro, père, mais... »
Il n'eut même pas le temps de finir sa phrase, son père avait déjà raccroché l'appareil. Et il était complètement seul dans Tokyo, sans endroit où dormir.
2 janvier.
-Blya ! » (1)
Natalya releva la tête. Elle était occupée à préparer un test d'Allemand, ce qui restait sa plus grande faiblesse, mais le cri de son frère lui fit froncer des sourcils. Ivan s'était enfermé dans sa chambre quelques heures plus tôt pour faire son sac. Le fait qu'il s'énerve était donc relativement bizarre. Il n'avait ni téléphone portable, ni d'accès à Internet : elle ne comprenait donc pas la raison soudaine de sa colère, puisqu'une tierce personne ne pouvait pas être impliquée. Elle se leva, jeta un coup d'œil à la seule horloge de leur appartement – dix heures du soir, Katyusha aurait déjà du rentrer- et avança calmement vers la porte qui donnait sur la chambre de son frère.
Gérer Ivan quand il était en colère était loin d'être une mince affaire. Il avait changé, depuis qu'ils avaient quitté la Russie, c'était un fait. Il était plus calme, et ça faisait longtemps qu'elle ne l'avait pas vu lancer un objet par terre par simple dépit. Mais elle savait aussi que le genre de blessures qu'il avait ne se soigneraient jamais avec le temps. S'ils avaient eu les moyens, elle lui aurait sûrement proposé d'aller voir un thérapeute pour qu'il puisse au moins alléger ses épaules de la colère constante qu'il ressentait. Natalya était bien consciente que des deux sœurs, elle était la seule à ne pas craindre Ivan. Peut-être parce qu'ayant une différence d'âge plus courte ils étaient plus proche ? Ou parce que le lien qu'ils partageaient grâce à la danse l'obligeait à avoir dans une certaine mesure confiance en lui ? Difficile à dire, mais le fait est que Katyusha s'éloignait de lui dès qu'une étincelle de rage s'allumait dans son regard : fait qui blessait Ivan encore plus, le rendant d'autant plus agressif qu'il se rendait compte de la crainte qu'il inspirait à quelqu'un de son propre sang. La plus jeune, elle préférait voir de quoi il en retournait et d'essayer - si c'était possible - de calmer son grand-frère.
Elle toqua donc légèrement contre la porte, et attendit qu'Ivan lui ouvre. Elle s'attendait à beaucoup de choses, comme par exemple le trouver dans un état de fureur incontrôlable, où alors qu'il ait un air presque dément, celui qu'il avait commencé à avoir le jour où son père l'avait traîné avec lui dans une « mission » qui ne s'était pas très bien terminée. Mais quand le blond lui ouvrit, il était bien loin d'avoir l'air fou qu'elle lui avait parfois trouvé. Il semblait plus abattu qu'autre chose et cette constatation la rendit perplexe tout autant qu'elle la soulagea. Ivan en colère, elle n'était pas tout à faire sûre de pouvoir le gérer. Ivan démoralisé, par contre, elle devait probablement être capable de faire quelque chose.
-Qu'est-ce qu'il se passe ? » lui demanda-t-elle sèchement en russe. De toute les choses qu'elle avait apprises au sujet de son frère, la plus importante était sûrement qu'il ne fallait jamais lui témoigner de la pitié. En effet, quelques unes de pires colères de son frère étaient arrivées justement parce que quelqu'un avait été peut être un peu trop « compréhensif » , et qu'Ivan ne supportait pas l'idée d'être pris pour un faible.
Ivan lui lança un regard mauvais, et répondit :
-Rien. » Avant de fermer – ou plutôt claquer - tout aussi sèchement la porte.
À nouveau seul, il ferma sa porte à clef et s'approcha à pas lourd du matelas défoncé qui lui servait de lit. S'il était dans un état pareil, c'était avant tout parce qu'avec tous ses problèmes liés à la danse, sa perte de poids, le fait qu'il était logiquement en train de devenir de plus en plus faible musculairement, toutes ces choses qui mettaient petit à petit sa carrière en danger et lui procuraient constamment un sentiment de stress et d'inquiétude, il en avait presque complètement oublié ses problèmes liés au lycée. Les heures qu'il passait dans son établissement scolaire lui paraissaient teintées d'un voile opaque, tant il y prêtait peut d'attention. Ses cours, ils ne les suivaient pas, puisqu'il créait mentalement tout un programme pour se remettre en forme et essayer de sauver sa peau le fait que ses idiots de camarades le « maltraite », ça non plus il n'y accordait aucune importance... Alors la perspective de devoir partir en camps de sport lui était plus ou moins sortie de la tête. Bien sûr, il n'avait pas oublié à proprement parler, il y avait toujours une voix dans le coin de sa tête qui ne cessait de lui rappeler l'Enfer que ce camp allait sûrement être, mais bien évidemment, il ne lui avait accordé que très peu d'attention, et il se retrouvait maintenant, la veille du départ, sans affaires de sport correctes.
Il avait les habits qu'il utilisait quand il dansait, bien sûr. Et là résidait son problème. Il avait complètement oublié qu'à ce foutu camp, il aurait besoin d'un jogging normal. Il avait réussi à obtenir un certificat pour ne pas devoir faire la gym au lycée, il n'avait donc pas eu besoin – jusqu'à présent – d'autre chose que son collant de danse. C'était l'habit obligatoire. Bien sûr, il ne s'agissait pas d'un collant rose dans un tissu vulgaire brillant. Il était noir et opaque, et était conçu pour les hommes. C'était évident pour quiconque ayant un minimum de connaissance en matière de ballet. Mais c'était trop demander à des lycéens de dix-huit ans, non ? Il ne pouvait décemment pas se pointer en collant au milieu d'adolescents tous plus idiots les uns que les autres. Mais pourquoi avait-il oublié un détail aussi important ? Son manque d'instinct de survie le sidérait : En effet, il avait déjà beaucoup de mal à se contrôler quand les abrutis qui lui servaient de camarade de classe s'en prenaient à lui, et ce pour des raisons débiles, alors pendant une semaine non-stop ?
Et impossible de s'en procurer rapidement : On était samedi soir, aucun magasin ne serait ouvert. Quant au lendemain, l'idée était également irréalisable. Un dimanche, de plus, si près du 31 décembre – On était le deux ou le trois – Ivan s'en fichait éperdument – tous les magasins de sports seraient décidément fermés. Et de toute manière, qu'est-ce qu'il pensait ? Il n'avait littéralement pas les moyens de s'offrir un jogging plus « convenable ».
Une nouvelle injure sortit de sa bouche alors qu'il jetait un regard mauvais à la raison de sa colère, qui pendait sur un cintre devant la fenêtre : Il était bel et bien condamné à devoir s'humilier pendant une semaine.
Ludwig sentit sa mâchoire se crisper, puis se fut le tour de ses épaules, de ses bras, et finalement, il ressentit le signe d'une nervosité extrême : la contraction du muscle de sa paupière.
Il respira profondément une première fois, puis une deuxième. Rien à faire, l'objet posé par terre n'était pas le fruit de son imagination. Il commençait presque à avoir l'habitude, avec son « stagiaire », à ce que l'ordre de sa vie soit perturbé. Mais comme si un être aussi vil dans son entourage ne suffisait pas, sa femme avait osé lui coller cette... cette chose, qui non seulement perturbait entièrement ses habitudes... Oui, parce qu'évidemment, un ... enfant de six ans ne pouvait pas être autonome. Non seulement il devait lui faire à manger, mais il devait aussi l'emmener à l'école, et ce genre de choses triviales qui perturbaient sa vie d'une manière plus qu'alarmante. Il sentait que son vase interne était en train de se remplir lentement... mais très sûrement. Et quand il déborderait, et bien, il aimait imaginer que ce serait son stagiaire qui serait en face de lui.
Parce que, comprenez le bien, Ludwig ne haïssait pas son fils. Il n'avait juste aucun intérêt pour lui. Il n'éprouvait même pas la curiosité qu'il ressentait parfois en regardant un documentaire animalier. Non, son fils était un être bizarre et surtout malheureusement dépendant. Il ne savait n'y comment se comporter avec lui, ni ce qui pouvait bien se passer dans sa petite tête. Parce qu'il était évident que quelque chose se passait derrière ses yeux. Mais quoi ?
Ludwig n'en savait rien. Parfois il lui semblait qu'il n'avait jamais été un enfant.
Son regard s'attarda une dernière fois sur l'objet, qui traînait, - une petite voiture – avant qu'il ne franchisse le couloir à grand pas et qu'il ne s'arrête complètement une fois devant la porte de son fils. S'il toquait – non, qu'il entrait avec violence en sommant Roman de ramasser ses affaires – il devrait lui parler, et ça, c'était quelque chose qu'il voulait éviter à tout prix.
Il avait passé le nouvel avant avec son entreprise, bien sûr. Et, bien que plein de monde essaye d'adresser la parole à son fils, surtout des idiotes, Roman ne leur avait rien répondu et s'était borné dans un silence obstiné. Dès fois, il se demandait si son fils n'était pas simplement un idiot.
Ludwig secoua la tête et alla ramasser la voiture lui-même, la fit tourner un instant dans ses mains, crispa sa mâchoire méthodiquement, se demandant ce qu'il pouvait bien en faire... Il se dirigea finalement dans sa cuisine, et sans plus de cérémonie, la jeta dans la poubelle.
C'était désormais une nouvelle règle : tout objet appartenant à son fils qui traînerait par terre serait jeté.
Il y avait bien une chose que Tino n'avait jamais remarquée : le fait que depuis la salle à manger de l'appartement de ses parents, il était facile de percevoir les bruits de vie dans les appartements adjacents. Avant que ses parents ne les surprennent, Berwald et lui, leurs repas étaient toujours très animés. Son père avait toujours une anecdote drôle à raconter à propos de ses collègues ou de son travail en général. C'était en effet un homme particulièrement doué pour insuffler aux histoires les plus banales des détails qui leur conféraient une note extraordinaire. Quant à sa mère, jusqu'à présent, elle avait toujours été joyeuse, elle avait – si les photos des innombrables albums pouvaient tenir de preuve – toujours été un peu dingue, le genre de fille avec qui personne ne s'ennuyait jamais.
Comment ces êtres si pleins de vies avaient pu devenir de pareils fantômes ?
Tino se sentait de plus en plus coupable. Il savait que c'était absolument ridicule et que de toute manière, l'homosexualité n'était plus censée être un tabou... Mais la réaction de ses parents était bien au-delà de tout ce qu'il avait pu craindre, surtout venant de leur part. Il repensait avec amertume les quelques fois où il s'était vanté sur internet que ses parents, ah non, jamais il ne le rejetteraient.
Et pourtant, c'était bien ce qui était plus ou moins en train de se passer. Sa mère ne le regardait plus, et ne lui adressait presque plus la parole. Face à ce comportement, Tino avait d'abord éprouvé de la colère : De quel droit sa mère l'abandonnait-elle ainsi alors qu'il avait besoin d'elle comme jamais ? Mais peu à peu, cette colère se transformait en une lassitude douloureuse. Elle lui manquait, après tout, c'était sa mère. Son père, lui, essayait toujours de faire le premier pas vers lui, d'entamer une discussion. Mais c'était maladroit et Tino n'avait aucune envie de parler avec quelqu'un qui n'était pas prêt à accepter Berwald. Parce que le problème était là, surtout en ce qui concernait son père. Quoique, parfois il se demandait si sa mère aurait réagi de la même manière s'il n'avait pas été question de Berwald. Ses entrailles se contractèrent et il cacha avec peine le sourire qui grandissait sur son visage. On était samedi. Et lundi, il partirait en « course d'école » chez son petit-ami. Si ses parents apprenaient ça... Ils auraient du mal à ne pas lui faire la peau. Il aurait aimé pouvoir se confier à eux, leur expliquer de long en large à quel point il trouvait le suédois formidable...
Mais bon de toute manière et quoiqu'il fasse, la situation était figée. Il ne renoncerait pas à Berwald, et tant pis si ses parents ne voulaient plus de lui comme fils.
Il allait renoncer à Tino. Enfin non, il allait le laisser partir, et lui, il allait arrêter d'être aussi stupide. Il avait déjà de la chance de ne pas être en prison, ou tout du moins, de ne pas avoir eu de problèmes légaux. Berwald était conscient du geste des parents de Tino en lui disant simplement qu'ils ne voulaient plus jamais le voir. Ils auraient parfaitement pu lui attirer toutes sortes d'ennuis : Après tout, un ancien baby-sitter de vingt-six ans qu'on retrouve en train de se « taper » le garçon qu'il gardait auparavant, le suédois connaissait bien plus d'un journal douteux prêt à payer pour une histoire pareille.
Cela lui en coûtait, bien sûr. Quoiqu'en dise ses parents, ses sentiments pour Tino étaient sincères. Il se demandait juste dans quelle mesure ceux-ci avaient été provoqués par le plus jeune. Le début de leur histoire était plutôt flou, puisqu'il essayait d'y penser le moins possible. Imaginer ne plus jamais voir le sourire du finlandais lui glaçait le sang. Et pourtant, il devait y mettre un terme. Sa carrière était en jeu, sa réputation, et il était plus que temps qu'il essaye de trouver quelqu'un disons... plus adapté pour lui. Quelqu'un de son âge, avec les mêmes ambitions professionnelles... En fait, ça lui était égal, tant qu'il pouvait oublier Tino.
Il était sur le point de composer le numéro de téléphone de la famille Väinämöinen avant de se raviser. Tino ne méritait pas ça : pas un simple coup de téléphone lui déclarant qu'il allait changer de ville, de travail et qu'ils n'allaient jamais se revoir.
Non, il devait lui dire en face que tout était fini, et surtout, que c'était la meilleure chose qu'il pouvait leur arriver.
Gupta soupira, ferma les yeux une secondes, et décida d'implorer tout son sang froid pour rester aussi glacial que l'Antarctique. Quand il eut l'impression d'être plus ou moins préparé, il leva une main presque tremblante, et abaissa la poignée de la porte, avant de se faufiler dans le magasin.
- JE DIS QUE LES POUPEES VAUDOUS ONT ETE INVENTEE EN COREE ! »
Un vase Ming d'une valeur probablement moins chère que le prix qui était inscrit sur son étiquette, vint s'écraser à un centimètre du visage de l'égyptien qui ne tiqua pas. Du moins, en apparence.
Le magasin chinois était comme d'habitude dans un bordel infâme. Cela était probablement dû à la bataille opposant le propriétaire du magasin, un chinois dont l'apparence n'avait jamais changée, ce qui était étrange quant on savait depuis quand Gupta « commerçait » avec lui, et son ... « cousin » (personne ne savait vraiment quels étaient les liens qui avaient rassemblés les employés du magasin avec leur patron, si ce n'est leur appartenance à un même continent), un Coréen d'une vingtaine d'année, celui-là même qui hurlait des insanités en cassant un maximum d'objet.
Gupta s'éclaircit la gorge une première fois, tout en essayant vainement d'ignorer qu'une chaise rouge venait de traverser la pièce par la voie des airs.
-TU DIS N'IMPORTE QUOI ARU ! » s'exclamait en boucle le propriétaire du magasin qui – bizarrement – détruisait tout autant de meuble que l'autre.
Gupta, qui se demandait pourquoi c'était toujours lui qu'on envoyait chez les ...chinois, tapa avec force dans ses mains pour attirer leur attention.
Aussitôt un silence tendu s'installa, brisé seulement par le bruit d'un ordinateur, sur lequel tapait – imperturbable – un autre garçon, de toute évidence également asiatique.
-Maître Gupta » S'exclama aussitôt le propriétaire du magasin : Yao Wang, qui troqua en moins d'une seconde son air enragé pour un air d'une déférence absolue. Il s'était toujours adressé avec respect à Gupta, mais il était évident qu'il y avait une énorme dose d'ironie dans ses paroles mielleuse. En fait, l'égyptien était persuadé que plus Wang parlait aux gens d'une manière respectueuse et soumise, plus en fait, il se foutait littéralement d'eux. Ce qui n'était pas une très bonne nouvelle, puisque Wang l'appelait « maître Gupta ». le chinois lui adressa un sourire affable : « Que puis-je faire pour vous rendre service ? »
-Le boss reprend du service, et, comme d'habitude, il aura probablement besoin de vos services ».
Le coréen qui avait – entre temps – disparu, émergea de derrière une étagère.
-Kirkland est sortit de l'asile ? »
Gupta hocha de la tête avec sobriété.
Wang se frotta le menton, l'air indécis :
-La dernière affaire à failli causer notre perte, maître Gupta, je réfléchirai à cette proposition d'association aru »
C'était incroyable, la manière dont Yao Wang était capable de prendre un air sage et réfléchis, alors qu'il se tenait dans son magasin à moitié détruit, et qu'il venait de prouver à Gupta qu'il était absolument tout sauf sage et réfléchi...Surtout au vu de ce qui était arrivé à la chaise rouge.
L'égyptien hocha de la tête, les remercia brièvement et sortit dans la rue. Contrairement à son épicerie, le magasin « chinois » était placé en plein centre ville. Ceci dit, il n'avait jamais vu de client y entrer, et, à chaque fois qu'il devait s'y rendre, il était la seule personne non asiatique à y être. Les seules personnes qu'il ait jamais vu dans la boutique était Yao Wang lui même, Im Yong Soo le coréen, Leon le jeune imperturbable qu'il n'avait jamais vu quitter des yeux son ordinateur, et... Et Mei.
Une pointe de déception le saisit quand il se remémora son absence. Mais il se reprit bien vite, il n'avait pas de temps à perdre avec ce genre d'histoire.
D'autant plus qu'elle était affiliée à Wang, et ça, ça la rendait complètement inaccessible.
Il fit deux mètres de plus, avant de sentir une main sur son épaule. Gupta présuma que si cette situation était arrivée à quelqu'un d'autre, la personne en question aurait probablement fait une attaque. Mais il était définitivement habitué à ce que Sadiq surgisse de nulle part et essaye par un moyen ou par un autre de lui faire peur.
Malheureusement pour lui, c'était une nouvelle fois raté.
-Alors ? Qu'est-ce qu'ils ont dit ? » Demanda le plus grand une fois qu'il ait constaté que sa tentative d'effroi s'était une nouvelle fois soldée par un échec.
-Qu'ils allaient réfléchir... aru » ajouta Gupta. Il aimait particulièrement se moquer de ce tic de langage, et il le faisait d'autant plus qu'il était persuadé que Wang le méprisait pour être le « messager » de Kirkland.
Sadiq émit un petit ricanement avant de tapoter la tête de Gupta, geste qui l'agaça particulièrement :
-Quel pince sans rire tu fais ! Enfin bon, tu peux être sûr qu'ils vont accepter, ils aiment bien trop se fourrer dans nos affaires. »
Gupta hocha lentement de la tête :
-J'en suis également persuadé. »
Ils reprirent leur marche, les deux parfaitement détendus, jusqu'à ce que Sadiq reprenne :
-Et Mei ? »
Gupta se retourna lentement, prêt à lui expliquer que ça ne le regardait pas et que de toute manière il n'y avait strictement rien à dire mais...
Le turc avait déjà disparu.
La sonnerie d'un téléphone interrompit le silence qui était jusqu'à présent ponctué uniquement par des ronflements.
Une main émergea des profondeurs du duvet, attrapa l'appareil et l'engloutit dans l'obscurité :
-Ouais mec... » Sa voix était fatiguée et rouillée. « Non, je sors pas je suis encore en gueule de bois ! »
Alfred se redressa lentement, le téléphone toujours collé contre l'oreille. En tâtonnant il alluma sa lampe de chevet, et jeta un œil endormi à son réveil. Super, il s'était réveillé en plein milieu de l'après-midi. Il raccrocha en soupirant, se demandant comment ses amis faisaient pour être en forme après une tuerie pareille. D'accord, on était le deux janvier, techniquement il aurait du avoir tout le jour précédent pour se reposer, mais bon, à cause de certaines circonstances qui étaient plus ou moins floues, il avait un peu du mal à se souvenir de la raison pour laquelle il était allé au lit à 16heures plutôt qu'à 6, comme la plupart de ses amis.
Enfin bref, là n'était plus la question. Il s'étira, et ouvrit les stores : il devait impérativement être en pleine forme pour lundi, puisqu'il partait en camp de sport, et il se réjouissait depuis si longtemps que rater le premier jour... Ou plutôt passer une mauvaise journée parce qu'il était trop fatigué, lui paraissait être la pire perspective imaginable.
Il fallait qu'il commence à s'occuper de son sac, mais connaissant sa maman, Alfred ne doutait pas une seconde qu'elle allait s'en occuper elle-même. Et finalement, c'était mieux comme ça, parce qu'il était sûr que si on le laissait faire son sac tout seul, il oublierait la plupart des choses qu'il était supposé prendre. D'une main distraite il attrapa le premier pantalon venu, l'enfila et ouvrit la porte de sa chambre en baillant.
Il avait, comme qui dirait, grand faim. Arrivé dans sa cuisine, il remarqua qu'il n'était définitivement pas seul. Il salua sa mère et son père d'un signe de tête, tout en remarquant que sa maman avait l'ombre d'un reproche dans les yeux. Quant à son père il semblait particulièrement fier de lui :
-Alors, ce nouvel an ? C'était comment ? »
-Une tuerie ! » S'exclama Alfred, son énergie retrouvée : « Je te raconte même pas la crise que vont faire les parents de Jonas quand ils verront l'état de leur maison ! »
Son papa sourit et reprit une gorgée de son café. Alfred ouvrit le frigo avec vigueur et jeta un œil dedans :
-On a rien de « pas-diététique » à manger ? »
Son père produit une exclamation de joie triomphante, et s'adressa à sa femme, un air légèrement moqueur sur le visage : « Tu vois, on est deux contre un ! »
Mme Jones soupira en secouant la tête :
-ça ne vous ferait pas de mal de manger un peu plus équilibré. »
Alfred hocha de la tête, tout en se réjouissant d'avoir déniché un paquet de chips.
-Maman, tu pourras me repasser mes affaires et me les passer pour le camp de sport ? »
Elle acquiesça, tout en continuant de lire le journal. Alfred sourit, mais remarqua l'air légèrement ennuyé de son père :
-Un problème ? » s'enquit-il en s'asseyant lourdement sur une chaise, son paquet de chips à la main. Son père le regarda et déclara, pesant ses mots :
-Mon frère m'a appelé. »
Le père d'Alfred avait un frère jumeau qui lui était diamétralement opposé, parfois Alfred se demandaient s'ils partageaient vraiment les mêmes gènes. L'un était sportif et avait une vraie âme de leader (selon ses propres dires en tout cas...) Alors que l'autre était plus timide, plus réservé et avait une situation financière beaucoup moins intéressante.
Alfred, qui ne comprenait pas trop où son père voulait en venir le pressa du regard :
« Matthew a changé d'avis, je crois qu'il devait partir pour un camp à ... Florence ou quelque chose du genre, et finalement il avait trop peur d'y aller tout seul » (il ricana) « alors il vient à ton camp de sport... pour que tu t'occupes de lui.» Le mépris du père d'Alfred pour son neveu était clair comme de l'eau de roche.
Alfred prit un air confus :
-Qui ça ? »
Son père le regarda en haussant les sourcils :
-Ton cousin, Matthew, tu sais... il est bizarre, timide...et sa cote de popularité doit être alarmante»
Alfred haussa des épaules, il voyait bien que son père n'avait pas spécialement envie de le décrire, et de toute manière, ce « Matthew » le trouverait bien une fois dans le car. Bien sûr, c'était son camp sport, alors il n'allait pas pouvoir jouer les baby-sitter tout le temps, surtout s'il était question d'un cousin dont il ne se souvenait même pas... Dingue, il était persuadé que le frère de son père et sa femme n'avaient pas d'enfant... Il avait du se tromper.
Francis était d'excellente humeur alors qu'il dirigeait les livreurs. Son ancien studio photo, celui qu'il avait auparavant dans un immeuble, arrivait enfin chez lui ! Fini les longues heures de trajet, maintenant il pourrait faire venir les mannequins chez lui, et son travail s'en trouverait grandement simplifié.
-Attention à la marche ! » S'exclama-t-il joyeusement en leur ouvrant la porte. Les deux hommes portaient les lampes, et Francis était particulièrement content de voir qu'ils faisaient extrêmement attention avec son matériel. Il aurait détesté devoir renvoyer ces types sous prétextes qu'ils faisaient un mauvais travail.
-Où est-ce que vous voulez qu'on vous les mette ? » Demanda le plus barbu. Et accessoirement le plus musclé.
Francis leur signala une porte :
-A la cave ! C'est beaucoup plus simple, pour prendre des photos, de faire un éclairage totalement artificiel plutôt que de devoir en plus gérer une lumière naturelle ! »
Les deux hommes ne lui répondirent pas. Il fit la moue, et alors qu'il les laissait descendre en premier, son regard s'attarda sur sa maison. En quelques semaines seulement, et après avoir dépensé une petite fortune, il avait réussi à rénover la maison... du moins en grande partie. De lugubre et complètement sale elle était devenue moderne et charmante.
Il se réjouissait de pouvoir trouver un prétexte pour pouvoir foutre dehors l'autre anglais. Mais il fallait bien admettre qu'il n'était pas très envahissant. Parfois, Francis se demandait même s'ils habitaient bien dans la même maison. Enfin bref.
Il descendit les escaliers avec légèreté et rejoint les ouvriers en bas. Son sourire se figea, et prit une teinte colérique à la seconde où il aperçut que sa cave, bien loin d'avoir été laissée vide, tel qu'il l'avait prévu, était devenu le... dépotoir de Kirkland. De quel droit se permettait-il d'envahir ainsi son espace ? Il serra des poings, prêt à remonter quatre à quatre dans les étages pour mettre la main sur l'anglais et lui expliquer de quel bois il se chauffait, quand un cris presque inhumain retentit. Évidemment, un des deux hommes fit tomber la lampe qu'il tenait, qui s'écrasa et se brisa lamentablement sur le sol.
Une seconde après, alors que Francis était toujours bouche-bée devant l'étendu du massacre (c'était des lampes très chères et presque impossible à trouver en Europe, il allait devoir attendre des SEMAINES avant de pouvoir ré-ouvir son studio), le chat fit son apparition.
Apparemment, le cri inhumain venait bien de lui, et même si Francis était persuadé que l'anglais s'était bien joué de lui en faisant passer un chat noir pour un dangereux démon, le félin avait bel et bien une lueur moqueuse dans les yeux.
Cette constatation glaça le sang du français. Il secoua la tête, c'était de la pure manipulation opérée par Kirkland, et il ne devait pas se laisser abuser. Ce chat n'avait pas l'air satisfait, il avait l'impression qu'il possédait cet air simplement parce que Kirkland le traitait vraiment comme un « esprit supérieur ».
En parlant de Kirkland, des pas se firent entendre dans l'escalier, alors que les deux livreurs faisaient leur plus plates excuses à Francis qui regardait toujours et sa lampe/projecteur ET le chat d'un air dépité.
-Toi ! » S'exclama-t-il à la seconde où l'anglais arriva en bas des escaliers. « Je peux savoir ce que c'est ? » rugit-il en montrant l'ensemble de la pièce avec de grands gestes.
-Mon bureau » répondit l'autre, alors que le chat se précipitait vers lui.
-Ton bureau ? » Francis était scandalisé « non, non et NON! Ici c'est mon studio, et personne d'autre que moi ne mettra désormais les pieds dans cette pièce ! »
-Patron ! »
Francis se retourna brusquement : un homme, mains dans les poches, capuchon sur la tête, et un masque blanc cachant ses yeux était apparu.
-Je peux savoir d'où il vient, lui ? » Sa voix avait prise une tournure presque hystérique.
-Les chinois réfléchissent à votre offre. » Déclara le nouveau venu, en l'ignorant complètement.
Le chat miaula en prenant un air particulièrement...maléfique, Arthur sourit d'un air entendu qui lui donnait un air presque... polisson et Francis gémit de désespoir.
Gilbert venait de passer un nouvel an tout simplement épuisant. Entre Francis qui n'arrêtait pas de parler de son futur studio, d'ailleurs s'il se rappelait bien, il était censé recevoir le matériel nécessaire aujourd'hui... Enfin de qui se moquait-il ! Évidemment qu'il se rappelait, Francis n'avait littéralement parlé que de ça.
Romano avait aussi été particulièrement pénible. Le plus vieux des frères italiens avait une forte tendance aux crises, c'était bien connu, mais là il s'était surpassé. Seul Antonio et Feliciano (2) avaient été plus ou moins agréables. Et encore, Antonio s'était vu obligé de s'occuper de Romano, et Feliciano avait commencé à pleurnicher vers les une heure du matin.
Il était donc parti plus tôt, alors que la tradition aurait voulu qu'il reste chez les italiens jusqu'au trois, se réjouissant de retourner chez lui. Roderich n'était pas venu avec lui, ce qui était bizarre. D'habitude il l'accompagnait toujours pour ce genre d'occasion. D'ailleurs, c'était peut-être pour cela que ce nouvel an lui avait paru si insupportable... Parce que Roderich n'avait pas été là.
Ah, il se réjouissait de retourner chez lui.
Mais sa bonne humeur disparu bien vite lorsqu'il franchit le portail de la propriété qu'il partageait avec l'autrichien. Il y avait une autre voiture en plus de celle du brun... Ce qui ne pouvait dire qu'une chose : Le suisse était chez eux.
RAR:
Minikorne: Evidemment que tes reviews me font plaisir! Et c'est toujours le cas d'ailleurs! MERCI MERCI!Oui, je suis bien d'accord avec toi, tu es géniale ;) Et t'as du bol d'avoir un pseudo unique, parce que moi et mes pseudos banals...banaux...enfin bref... Haha ;) Désolée, il n'y a ni Norge, ni Denmark dans ce chapitre, mais ils seront dans le suivant! Das ist eine PROMESSE!Ah, moi j'aime bien le FRUK! Désolée si ça te rebute, mon but sera de te conquérir! Mouahaha (rire diabolique mortel) ! Ah, pour les Harry Potter avec voix sensuelle, je t'envoie les enregistrement aussitôt que possible ;) MErci encore INFINIMENT pour la review, je t'aime aussi!
Lady-Hana: Et ben dis donc! Haha! Faut arrêter la drogue avant de lire les fanfictions! (référence à ton commentaire arc-en-ciel cupcakes hahaha! ;) ) Je rigole! QUe tu dises ça me remplis d'une joie INTERSIDERALE! Ah, je me demande si tu as aussi eu une intuition pour ce chapitre, madame la médium ;) Hahaha, je fais 15 fautes d'orthographe à la seconde, c'est sympa! Désolée pour le retard, en tout cas! Et merci infiniment pour la review! C'est vraiment adorable à toi ! MERCIII!
Cellequevousconnaissezpas: Ahaha, j'adore mettre les gens dans des états étranges... Surtout quand c'est du à une petite pilule mise par "inadvertence" dans un verre! HAHA (de dieu, je suis hilarante!) Je suis super contente si tu as aimé en tout cas! ;D Oui, c'est Arthur le boss de Sadiq et Gupta. Il y a des choses comme ça, qui ne s'expliquent pas. Hem. Et oui, en effet, Ivan a une vie de merde. Mais ils ont tous une vie de merde, en fait. Sauf Arthur. Et Yao haha!OUIII Fais moi autant de calin que tu veux! J'aime ça! Hahah bref, MERCI infiniment pour ta review, sérieux, t'es trop sympa! ! MERCI!
perd-son-temps: Hihih, qui a dit que Gupta et Sadiq formaient un couple? PERSONNE N'EST SAUF ! Hem. Excuse-moi, je suis crevée je veux rien dire. haha!Merci infiniment pour la review, c'est vraiment trop sympa de ta part!
Atlantos: Je suis HYPER contente si tu aimes ma fanfiction, merci! C'est vraiment le plus beau compliment qu'on puisse me faire! :DAh oui, Pauvre pauvre pauvre Gilbert... Si tu savais ;) , mais avec grand plaisir! MErci beaucoup à toi d'avoir pris le temps de me laisser un mot! MERCI!
SimpleDemoiselle:Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me laisser un mot! C'est vraiment super sympa! Pour les points qui t'intriguent, j'espère qu'à la toute fin, tout sera éclairé! En tout cas, encore merciiii!
Un fantome qui passe: MERCI BEAUCOUP! Merci d'avoir pris le temps de laisser un mot! Je suis très contente si ça plaît! Désolée, d'avoir pris autant de temps! encore merci d'avoir reviewé!
Canuk: hihih, merci beaucoup d'avoir pris le temps de laisser une review! C'est vraiment trop sympa! Je suis super honorée si tu aimes le concept de la fanfiction, et si elle te plaît! Désolée, je n'ai malheureusement pas pu - pour raison scénario - écrire sur liet et Poland pour ce chapitre, mais t'inquiète pas, c'est prévu pour le prochain! Hehehe!Désolée d'avoir pris autant de temps, je sais que c'est pas très respectueux, mais ma foi! C'est la vie! hahaha! :D Encore merci pour tout ces compliments, sérieux, je suis très touchée! Encore merciii! et à bientôt!
zok0: Hahah! Dis donc, ça me flatte ce que tu écris! Haha! C'est pas bien de faire ça! (Si tu veux un autographe on peut s'arranger... ;) ) (je rigole haha) Ahaha tant mieux si tu avais trouvé l'autre chapitre joyeux, parce que c'est pas vraiment le cas de celui-ci... Désolée!Ah merde! La date de ton anniv! Haha c'est trop con! Désolée! Bref, merci mille fois pour la review et les compliments, je pense que je ne m'en remettrai jamais!
Flicia: Oh wow, merci beaucoup! C'est vraiment troooop sympa de dire ça! Je me sens ... Vachement euphorique maintenant! Et c'est... Grâce à toi! ;) AH oui! Ton herbe! J'en veux bien! Hahahaha! Désolée d'avoir pris autant de retard, c'est clair que c'est pas très sympa de ma part...! Ahahaha, mais Sadiq et Gupta ne trafiquent pas de la drogue... mais quoi? Telle est la question! HAHAH, et pour Chine, c'est chose faite! :;D Bref, MERCI INFINIMENT pour la review, c'est vraiment trop sympa! Encore merci!
baka-hiro: (purée c'est maintenant que je vois que tu m'as donné ton adresse mail, quelle abrutie je suis) Alors pour le paranormal, j'ai pris une décision, je vais en parler plus en dessous, mais merci beaucoup d'avoir donné ton avis!Merci ! Je suis contente si ça te plaît!Et oui je vais continuer encore loooongtemps. LOOOONGTEMPS. haha! MErci d'avoir laissé un mot, c'est vraiment trop sympa!
Darkfeather: Mais je suis une folle! Et je suis aussi très affectueuse! ;) Oui je suis vraiment désolée à propos du rythme de parution. Franchement je vais essayer de faire mieux! Woah, merci beaucoup! Et je suis très contente si tu as du plaisir à lire cette fanfiction! C'est vraiment le plus beau compliment qu'on puisse me faire! bref merci merci merci! D'avoir pris le temps de laisser un mot!
BelialDisraeli: Woah, merci beaucoup!Je suis contente si tu aimes, et je suis désolée pour le temps que j'ai pris!Et évidemment que ton avis m'intéresse! Et je compte finir cette fanfiction. Je suis juste pas très sûre du temps que ça me prendra hahaha! MErci pour tous ces compliemnts, ça me va droit au coeur! MERCI MERCI MERCIIIII!
Un caca: Olala! MErci! Tant de compliments, c'est trop pour moi! ;) T'inquiète je n'abandonnerai JAMAIS! Et pour le paranormal, merci de m'avoir donné ton avis! :D Et merci d'avoir laissé un mot! Je t'aime! Hahah!
A-Tsubaki-Flower: HAhaha merci pour le commentaire! J'espère que ce chapitre ne t'aura pas déçue!
Fmimac: HAhaha, j'adore ta review, t'es hilarante! J'ai bien ri! (et je rigole maintenant en te répondant, d'ailleurs) Merci merci! Franchement, c'est trop sympa ce que tu dis! OUI SUISSE LIBRE! Bref, merci beaucoup d'avoir laissé un mot, c'est trop cool de ta part, je te kiff, toi. Bref! MErci merci merci!
J'aimerais vraiment vous dire merci à tous de me soutenir. J'aimerais bien me la jouer froide et au-dessus-de-ça, mais sérieusement, si j'ai réussi à me foutre un coup de pied aux fesses, c'est bien grâce à vous! Alors surtout ne vous gênez pas, Critiquer ce chapitre! Insultez-moi! Parlez-moi de vos problèmes! J'adore vos commentaires! Haha (je suis une vraie prostituée dis donc! ;D)
Bref, MERCI MERcI MERCI à tous du fond du coeur!
Pour le paranormal, merci d'avoir donné vos avis! Je les ai bien pris en compte! MOUZAHAHAHAHA (vous verrez bien ce qu'il se passera)
BREF MERCI MERCI MERCI! Je suis DESOLEE et CONFUSE si ce chapitre vous a déçu (si c'est le cas n'hésitez pas une seconde à dire pourquoi) et à bientôt!
PRomis, plus de pauses comme ça! ;)
