Note au passage : Salutations à vous chers lecteurs ! Je tenais à vous remercier encore une fois pour vos reveiws !J'ai d'ailleurs une petite anecdote pour vous parce qu'un des commentaires m'a fait sourire :

Alors voilà, j'ai reçu sur le chapitre précédent, une review de quelqu'un qui disait trouver le chapitre plus travaillé que celui d'avant (respectivement ch. 5 et 4). Le commentaire m'a fait sourire parce qu'il se trouve que c'est plutôt vrai, le chapitre 5 est écrit depuis bien plus longtemps que le 4. ^.^ Si vous voulez tout savoir, le ch.5 était à la base, le début d'une autre histoire mais, après avoir écrit le passage de Sirius chez l'étudiante, je me suis retrouvée à ne plus savoir quoi en faire... A défaut d'inspiration, j'ai sauvegardé et mis de côté dans l'espoir de pouvoir m'en servir un jour. =)


Black et les apôtres de la Rose

Chapitre 6 : Un mâle pour un mal.

La semaine qui suivit s'écoula dans la même atmosphère étrange que celles passées depuis la dispute de James et Sirius. Il flottait dans l'air cette impression de calme avant la tempête. Les Maraudeurs ne se parlaient plus et la tension entre eux était palpable à chaque fois qu'ils se croisaient. Même Lily était mal à l'aise face à ce changement, se sentant au fond d'elle un peu coupable.

Mais Sirius semblait au-dessus de tout ça, s'entourant toujours de monde et d'« amis » qui couraient après sa popularité. Il se contentait juste de foudroyer du regard James et Remus lorsqu'ils se croisaient et ne leur parlait plus dans les dortoirs, faisant un effort colossal pour ne pas paraître affecté par la situation. En réalité, il était profondément blessé, jamais il n'aurait pensé que ses amis continueraient de l'ignorer sérieusement. Petit à petit, il commençait à se poser des questions sur son comportement, à se remettre un peu en cause, chose qu'il n'avait jamais faite avant.

Oui, il s'en voulait de ne pas avoir fait l'effort d'écouter James le vendredi où ils s'étaient disputés. Et s'en voulait encore plus de s'être menti à lui-même en pensant que tout irait bien, que la situation changerait s'il ne faisait rien. Alors il commença à se demander ce qui aurait pu pousser quelqu'un à rassembler les apôtres de la Rose, ce que lui, Sirius Black, avait pu faire à ce quelqu'un pour qu'il lui en veuille ainsi. Surtout, il se demandait si cette personne avait intentionnellement pris tout ce qui comptait à ses yeux : ses petites copines et ses amis.

Ce sentiment de culpabilité était vite refoulé par son amertume et sa colère lorsqu'il croisait James et Remus qui ne paraissaient pas non plus déstabilisés par la nouvelle situation. Pour couronner le tout, Sirius était obligé de supporter Severus Rogue pendant les heures de retenues que lui infligeait toujours McGonagall. Enfin… Ça c'était la version officielle.

« Non mais c'est vrai quoi, c'est énervant à la fin ! Je ne suis pas un mur devant lequel on passe sans même prêter attention ! S'exclama le rouge et or en agitant la serpillère qu'il tenait entre les mains.

- Je tiens à te signaler que je ne suis pas un mur non plus, Black, railla Severus en regardant le Gryffondor s'énerver dans le vide. Et encore moins un mur qui t'écouterait te plaindre.

- Non mais quand même, continuait Sirius sans prêter attention au Serpentard. Regarde-moi ! Je suis plus sexy qu'un mur !

- T'es foutu comme une planche à pain, ce qui en soi n'est pas si loin du mur…

- Et quand bien même je serais un mur, je serais suffisamment sexy pour que tout le monde se retourne pour me contempler… C'est déjà ce qu'ils font tous ! Non, non, pas que je ne sois narcissique, je suis un homme tout à fait modeste, mais…

- Et blablabla… Soupira le Serpentard sachant qu'il n'était pas écouté. Pourquoi est-ce que quand tu te plains de tes meilleurs potes, tu viens voir ton pire ennemi ? Je vous le demande… Ça n'a vraiment aucun sens ! Cette conversation n'a aucun sens ! Dans ce cas, je vais te dire un truc que, si tu m'avais écouté, aurait pu te servir à me faire du chantage jusqu'à la fin de mes jours : je suis gay. Surpris ? Bien sûr que non, tu ne m'écoutes pas. (Il soupira.) Tu sais que tu es la deuxième personne à le savoir, Lily est la première. En dehors de mon ex, il n'y a que vous, enfin qu'elle apparemment… »

Ils continuèrent ainsi leurs monologues respectifs jusqu'à que le silence revienne entre eux. Finalement, Sirius se tourna vers son compagnon de corvées et demanda d'un air innocent :

« Tu disais quelque chose ?

- Je suis surpris… Comment est-ce que tes potes font pour te supporter déjà ? Ah oui, c'est vrai, ils n'ont plus à le faire, vous ne vous parlez plus !

- Ouh, revoilà le Snevillus que je connais si bien… Je savais que tu étais trop silencieux pour que ça soit normal.

- Non, c'est juste toi qui parle trop, Black.

- Voyez-vous cela, on me cherche peut-être ?

- Moi, te chercher ? Ironisa le Serpentard. Ah ! S'il y a bien une chose que je cherche maintenant c'est comment me débarrasser de toi.

- Laisse-moi rire ! Rappelle-moi déjà pourquoi on en est là à se taper les corvées ménagères ensemble ?

- En effet, faut-il que je vous le rappelle, messieurs ? Questionna froidement le professeur de Métamorphose qui venait d'arriver dans leur dos. »

Les deux jeunes se raidirent et, se jetant un dernier regard noir, ils se remirent au travail, nettoyant le sol d'une des salles de cours abandonnées sous l'œil attentif de McGonagall. Après une heure de travail et plusieurs salles de classe lavées avec toute la mauvaise foi du monde, le professeur tyrannique finit par les libérer. Les deux jeunes se séparèrent en silence et partirent dans des directions opposées.

Quelques dizaines de mètres plus loin, Sirius s'arrêta et poussa un long soupir. Pour rien au monde et pas même sous Véritaserum il ne l'aurait avoué mais il avait apprécié la compagnie de Severus Rogue une fois de plus. Il avait trouvé ça apaisant de parler et d'écouter leurs morceaux de monologues décousus, car, quoi qu'il puisse dire, il avait écouté le Serpentard. Il avait apprécié le timbre détendu de la voix du vert et argent. Il l'avait aussi regardé faire de grands gestes théâtraux alors qu'il parlait dans le vide, il avait apprécié voir ses longues mains pâles s'agiter en l'air et ses lèvres faire parfois la moue. Il avait été surpris aussi par l'aveu du Serpentard et en même temps il s'en doutait. Quelque part au fond du lui, il le savait depuis le soir où ils s'étaient retrouvés dans la forêt. Non, peut-être même avant… Il avait toujours lu dans les yeux de son ennemi ce même petit quelque chose qu'avaient les femmes lorsqu'elles le déshabillaient du regard.

Soudain, il se retourna, geste impulsif dont il ne comprit pas le sens, il espéra juste apercevoir le dos de Rogue une dernière fois avant de partir. Il fut alors surpris de voir les yeux noirs du Serpentard braqués sur lui. Ils se fixèrent un instant, tous les deux arrêtés à un bout du couloir puis ils firent volte-face et partirent en courant, honteux et heureux comme l'aurait été une jeune pucelle surprise à admirer son prince.

Si Sirius l'avait pu, il se serait giflé à cette pensée.

Quelques jours passèrent avant qu'une nouvelle heure de colle pointe son nez, à nouveau ils nettoyèrent une salle de cours vide depuis des décennies, à nouveau ils parlèrent chacun pour ne rien dire, s'écoutant mutuellement tout en s'ignorant royalement, appréciant ce moment et sa contradiction. Comme si rien ne s'était passé. Après tout, se disait Sirius, ce n'est qu'un regard, cela peut vouloir dire tout et rien à la fois. Mais quelque part au fond de lui, une petite voix lui criait qu'il espérait que cela signifie bien plus qu'un simple contact visuel.

Lorsqu'ils partirent à la fin de l'heure chacun de leur côté, Sirius s'en alla sans se retourner. Il sentit le regard du Serpentard sur son dos, ou alors est-ce son imagination qui voulait que Severus le regarde ? Il l'ignorait. Il ne voulait pas le savoir. Il ne voulait pas se retourner et s'apercevoir que Rogue était déjà parti sans un regard pour lui.

Sirius arriva finalement au pied de la tour des Gryffondors sans s'en rendre compte. Les mains dans les poches, les yeux perdus dans le vague, il réfléchissait. Il se trouvait différent et se surprenait lui-même par ses comportements si éloignés du grand séducteur qu'il était. Ces regards à la dérobée et ce cœur léger à chacune de ses rencontres avec le Serpentard, tout ça était une première pour la personne de Sirius Black.

Soudain, le portrait de la Grosse Dame s'ouvrit avec fracas, tirant le Maraudeur de ses pensées. Plusieurs de ses « amis » sortirent alors du dortoir et tombèrent nez-à-nez avec lui.

« Ah Sirius ! On te cherchait, lança l'un d'eux avec un immense sourire. Tu viens avec nous ?

- Où ça ?

- Des filles, commença un autre théâtralement, nous ont invités à passer la soirée avec elles.

- Et elles ont dit : « Ramenez des beaux mecs et de l'alcool ». On ne dit pas non à une telle proposition !

- Surtout si tu les avais vu, enchaîna un troisième avec un geste appréciateur.

- Je vais passer, merci, déclina Sirius à contrecœur.

- Tu n'es pas sérieux ?!

- Je te rappelle que je me suis mis la quasi-totalité des femmes de Poudlard à dos, fit remarquer l'Animagus.

- ça, c'est ce qu'ils essayent de te faire croire…

- « Ils » ? S'étonna le brun, les sourcils froncés.

- Les connards jaloux de toi. Crois-moi quand je te dis qu'il y a encore plein de filles qui se retournent sur ton passage.

- Allez les mecs ! S'exclamèrent les autres qui s'éloignaient déjà. Vous traînez là !

- Sirius, ramènes ta pomme, toi aussi !

- Si c'est si gentiment proposé, sourit le Maraudeur en se joignant finalement à eux. »

L'Animagus passa alors une bonne soirée, bien arrosée, bien accompagné, ce qu'il n'avait pas fait depuis une éternité… Jusqu'à ce qu'elle ne se transforme en orgie. Il poussa un soupir et se trouva étrangement peu enclin à se mêler aux autres. Toutes ces filles étaient plus attirantes les unes que les autres, certes, mais il les trouvait fades, elles étaient creuses à ses yeux comme si, une fois le maquillage et les vêtements enlevés, il ne resterait plus rien d'elles.

Il prit alors la dernière bouteille de Bierraubeurre et partit. Le Gryffondor erra seul pendant un moment dans les couloirs vides du château, buvant dès que l'envie l'en prenait, laissant aller ses pensées où bon leur semblait. Il déambula près d'une heure, jusqu'à croiser Severus Rogue en fait.

« Hey, Snevillus ! Mais qu'est-ce que tu fais là, ici, là, humm …? Bref ! A cette heure de la nuit ?

- Ouhlà, tu m'as l'air gentiment bourré toi, constata le vert et argent sans la moindre agressivité, plutôt amusé par ce spectacle peu courant qu'offrait son ennemi.

- Faux, répliqua Sirius en titubant. Je suis paaaarrrrfaitement bien. »

A peine avait-il fini sa phrase qu'il s'effondra contre un mur avant d'éclater de rire. Croyez-le ou non, il n'était pas aussi alcoolisé qu'il y paraissait, il se plaisait juste dans cette attitude gai et insouciante.

« T'as pas répondu à ma première question, remarqua-t-il après un moment. »

Le jeune Rogue marqua une pause, il est vrai que la situation actuelle le distrayait grandement mais il était malgré tout question de Black. Il avait appris avec le temps à se méfier de tout ce qui pouvait venir de cet homme car même la plus anodine des phrases pouvait être un poison. Il poussa un soupir et le jugea à nouveau. Même conclusion que les fois précédentes, Sirius Black était bel et bien étalé dans un couloir du cachot, complètement bourré.

« Après le repas, répondit-il avec méfiance, je me suis fait accoster par un type qui semblait avoir oublié son cerveau en se levant et que j'ai essayé d'éviter toute la soirée. Je n'ai même pas pu retourner dans ma chambre… Avant de me perdre dans un livre de la bibliothèque et ne plus voir le temps passer. Et toi ? »

Il semblait évident que la question était plus pour la forme qu'autre chose mais, dans l'état actuel des choses, l'Animagus n'était pas en mesure de percevoir toutes les subtilités d'un tel discours.

« Je pensais à toi, répondit le rouge et or en toute sincérité. »

Severus réprima un frisson violent alors que son cœur semblait s'être arrêté de battre. La phrase paraissait si simple pour Sirius, roulant sur ses lèvres avec tout le naturel et la sensualité du monde. Mais ce n'était pas aussi facile pour le vert et argent. Il eut soudainement peur de cette petite phrase et ne sut quoi répondre. Pourquoi n'était-il pas simplement parti ? Pourquoi n'avait-il simplement pas pu ignorer le Gryffondor ?

« Je suis choqué, reprit Sirius après un moment. Je suis choqué de ne pas être choqué par ce que je vais dire, mais… Je crois que je t'aime. »

Le Serpentard tourna au rouge vif, lui aussi aimait Sirius Black depuis bien des années maintenant mais jamais il ne l'avouerait. Avec le temps, il avait appris à mettre tout cela de côté et enfermer ses sentiments dans un coffre à l'abri des regards. Mais son cœur (le traitre !) s'emballa malgré lui et il mit un moment avant de répondre.

« Essayes de me dire ça quand tu seras sobre, répliqua-t-il mal assuré et terriblement heureux quelque part au fond de lui. »

Par chance, Sirius ne sembla pas s'apercevoir du désarroi du Serpentard. Severus aida alors le Gryffondor à se relever, tentant de ne pas le prendre au sérieux, Salazar lui en était témoin, il ne pouvait pas se permettre de sauter sur un type bourré… Même s'il en mourrait maintenant d'envie. Le vert et argent se gifla intérieurement, il ne s'avouerait jamais vaincu par le charme de l'Animagus (nda d'une voix doucereuse : ne jamais dire « jamais » !). Ils prirent finalement la direction du dortoir des rouges et ors.

« Hey, Severus ! (Ledit Severus rougit encore plus à la mention de son nom dans son oreille.) Où est-ce que tu crois aller ?

- Bourré comme tu l'es il faut bien que tu décuves, je te ramène dans ta chambre.

- Mais c'est trop loiiiin, se plaignit Sirius comme si rien ne s'était passé. Ton dortoir est juste à côté. J'ai toujours rêvé de voir le dortoir des Serpentards ! »

Rogue poussa un long soupir, il se sentait complètement battu par tant d'innocence et ne put refuser la requête du Gryffondor. En plus, il devait avouer que ça l'arrangeait grandement, lui évitant un autre détour avant de pouvoir aller se coucher.

Ils traversèrent la salle commune en silence et montèrent directement au dortoir de Severus. Ils pénétrèrent dans une chambre un peu plus petite que celle des rouges et ors. Il y avait quatre lits mais un seul était couvert de draps verts, les autres étaient vide. Rogue poussa un soupir et ferma sa chambre de quelques sortilèges comme il en avait l'habitude, histoire d'éviter d'être emmerdé par les élèves de sa propre Maison. Il proposa alors au Gryffondor de s'installer.

« Tu es seul dans la chambre ? S'étonna le rouge et or.

- Oui, c'est pas mal, hein ? Répondit son vis-à-vis fier de lui, oubliant finalement toute la façade qu'il s'appliquait à présenter aux Maraudeurs. »

Sirius s'assit alors sur un lit vide pendant que le Serpentard filait se doucher. Il faisait bon dans la pièce, l'Animagus retira sa cape et ses chaussures, se disant alors qu'il aurait pu s'endormir ainsi. Oui, il aurait pu… Mais il n'avait pas sommeil, il avait faim. Une faim qu'il connaissait bien et qui le surpris le temps d'un instant avant de s'y résigner étrangement bien. L'alcool aidant. Le jeu est fait, se dit en lançant un court sortillège.

Quelques minutes plus tard, Severus sortit de la douche en boxer, se séchant les cheveux avec une serviette. Ses yeux noirs lançaient des éclairs.

« Tu trouves ça drôle en plus ? Demanda-t-il froidement au Gryffondor. Il n'y a qu'un gamin ou un type bourré pour faire une blague d'aussi mauvais goût ! »

Sirius abordait un sourire fier de lui. Il avala sa dernière gorgée de Bierraubeurre et reporta son regard sur le corps du Serpentard.

« Le boxer est de trop, soupira-t-il finalement. »

Le cœur de Severus loupa un battement, encore une phrase qui pouvait tout ou rien dire et qu'il avait peur de trop interpréter. Si seulement Sirius pouvait se rendre compte de tous les sous-entendus qu'il lui faisait…

« Je garde toujours mes sous-vêtements dans la salle de bain, tenta-t-il sur un ton qu'il voulait détaché. Au cas où ce genre de conneries m'arriverait de nouveau. Qu'as-tu fait de mes fringues, Black ?

- Là-dessous, répondit Sirius en désignant le lit devant lui. »

Le vert et argent poussa un long soupir, ce Sirius était définitivement un môme dans sa tête, un môme bourré qui plus est. Il s'agenouilla et se pencha sous le lit pour aller chercher ses affaires. Ce fut alors qu'il sentit quelque chose se frotter à se fesses.

« Peut-on savoir ce que tu fais ? Lâcha-t-il froidement. »

Il s'assit par terre et leva le regard pour fixer le Gryffondor assis sur le lit. Il fut surpris lorsqu'il vit que les yeux bleus de Sirius étaient étrangement noircis. Le rouge et or ne dit rien, glissant simplement son pied entre les jambes du Serpentard, venant le titiller.

« Je suis un homme, tu sais, finit par faire remarquer Severus sentant son corps s'enflammer malgré l'étrangeté de la situation.

- Et tu es gay. Sans compter que ça crève les yeux que je te plais…

- Comment sais-t- Tu m'écoutais ?!

- Oui, répliqua Sirius. Mais toi tu ne sembles pas avoir compris ce que je dis depuis le début de la soirée. »

Rogue déglutit difficilement, le rouge et or était tellement sexy, sans compter il se sentait durcir sous la caresse. Puis lorsque la phrase du jeune Black atteignit enfin son cerveau fatigué, il y eut comme un déclic dans sa tête.

« J'avais peur de comprendre, avoua-t-il avec un sourire carnassier. »

A peine avait-il fini sa phrase qu'il se redressa et plaqua ses lèvres sur celles du Gryffondor, mordillant et suçotant cette pulpe tendre à portée. Il recula légèrement son visage, fixant les yeux bleus de l'Animagus un instant. Il sentit un gémissement se coincer dans sa gorge, s'emparant les lèvres l'autre jeune une nouvelle fois, puis il se recula à nouveau avant d'embrasser tendrement les paupières du Gryffondor.

« Ferme-les yeux et laisse-moi faire… Murmura-t-il. Oublies qui je suis, juste pour ce soir. »

Sirius ne dit rien et le jeune Rogue prit cela comme une incitation à continuer. Severus descendit alors lentement le long du cou du Maraudeur, ses lèvres se posant sur cette chair tendre et légèrement bronzée. Il défit les boutons de la chemise, continuant sa descente, dessinant les muscles fermes du Maraudeur du bout des doigts, ne pouvant s'empêcher de marquer la peau par endroit. Finalement, ses doigts tombèrent sur le nombril puis les premiers poils pubiens, ces derniers se firent de plus en plus nombreux au fur et à mesure qu'il descendait toujours plus.

Le vert et argent s'empara de la ceinture de Sirius et ouvrit habilement son pantalon avant de saisir sa verge qui durcissait déjà. Il commença alors des va-et-vient d'une main, glissant l'autre dans son propre boxer avant d'imprimer le même rythme sur son sexe. Lorsqu'il sentit le pénis de son partenaire se dresser complètement, il se pencha et lécha, traçant un sillon humide sur toute la longueur de l'érection face à lui. Il vint titiller le bout du gland de la langue, le suçotant amoureusement avant de l'avaler autant que possible.

Sirius avait le cerveau qui se barrait en sucette. Il n'était pas tout à fait sûr de savoir s'il rêvait ou non, mais s'il rêvait, il n'était pas prêt de vouloir se réveiller. Il se mordit la lèvre sous l'affluence de tout ce plaisir, sentant la bouche chaude et humide du brun sur une grande partie de sa longueur, et il ne songeait même plus à arrêter le Serpentard qui enroulait sa langue avidement autour de sa verge.

Ce sexe, ils le voulaient autant l'un que l'autre.

Soudain le rouge et or attrapa le visage de Severus entre ses deux mains, l'obligeant à se redresser, il vint lécher une goutte de salive qui s'échappait des lèvres du Serpentard dévalant ensuite le long de son menton et son cou. Le vert et argent répondit rapidement à l'appel, glissant une main dans les cheveux bouclés de son partenaire, il l'embrassa sauvagement. L'un et l'autre étaient affamés, dévorant leurs lèvres et emmêlant leurs langues dans un ballet chaotique de soupirs.

Lorsqu'ils se lâchèrent à bout de souffle, ils étaient tous deux bien excités et Sirius bien décidé à pousser le vice jusqu'au bout. Après tout, ce qui est fait est fait.

« Hey, constata soudainement le rouge et or, tes tétons pointent… Est-ce qu'ils sont aussi sensibles que ceux d'une femme ?

- Qu'est-ce que j'en sais, je- »

Severus n'eut pas le temps de finir sa phrase que Sirius s'emparait de l'un d'eux, léchant et mordillant habilement, tout en malaxant ses fesses. Le Serpentard ne put retenir un gémissement de plaisir, pas de doutes, l'Animagus s'avait s'y prendre. Ils s'embrassèrent à nouveau avec passion et se lâchèrent tout aussi essoufflés l'un que l'autre.

Constatant un trop plein de vêtement dans toute cette histoire, Severus aida son partenaire à se déshabiller et lorsque Sirius envoya valser pantalon et boxers par-dessus son épaule, le vert et argent attira par magie une bouteille de lubrifiant et des préservatifs. Il glissa une capote dans les mains de son partenaire, lui faisant comprendre ce qu'il avait à faire, et s'empara de la bouteille, se versant une quantité impressionnante de gel sur les doigts. Il se prépara longuement, ce qui intrigua le rouge et or qui finit par ajouter un doigt à son tour dans l'intimité de Severus. Le Serpentard ne put retenir un gémissement de plaisir lorsque le Gryffondor se retira, cercla l'anneau de chair du bout du doigt pour se faire désirer avant de le pénétrer à nouveau. Sirius s'empressa de réitérer son geste ce qui provoqua un nouveau grognement chez son partenaire.

Le jeune Black ne pouvait détacher ses yeux du visage du vert et argent, jamais il n'aurait imaginé que Severus Rogue pouvait avoir des expressions aussi sexy, les cheveux en désordre, les yeux mi-clos, les lèvres entrouvertes qu'il mordait ou léchait par moment. Le Serpentard finit par s'apercevoir du regard insistant de son partenaire. Il lui sourit, murmurant à bout de souffle :

« Etrange situation, n'est-ce pas ?

- Mais pas pour le moins excitante, rectifia Sirius avant de l'embrasser. Je suis prêt quand tu te sens prêt. »

Severus rit doucement à la preuve de gentillesse, il était touché par l'attention même s'il se doutait que cette phrase devait souvent franchir les lèvres du rouge et or lorsqu'il se retrouvait au lit avec quelqu'un. Néanmoins, il ne se le fit pas redire et repoussa Sirius d'une main au centre de la poitrine. Ce dernier se laissa faire sans un mot, ouvrant bêtement la bouche avant de la refermer lorsque son partenaire s'empala finalement sur lui, glissant lentement le long de sa verge en érection. Ils gémirent en cœur lorsque le Gryffondor accompagna le mouvement du bassin, fondant sous l'affluence du plaisir.

Ils commencèrent à bouger d'abord doucement, Sirius hésitant quelque peu sur ce terrain inconnu, il décida de se laisser guider. Bientôt, ils accélérèrent à en devenir chaotique, l'Animagus pénétrant toujours plus son partenaire qui se mit à crier de plaisir. Sirius en perdit la tête. Bien vite, leurs voix s'entremêlèrent alors qu'ils atteignaient la jouissance. Le Gryffondor se redressant en position assise pour pouvoir aider le brun qui perdait toute cohérence. Severus se libéra dans la main de son partenaire qui accompagnait le rythme sur sa verge. A la limite du plaisir et de la conscience, il songea à serrer Sirius qui était toujours en lui et complètement défait, maintenant ses allers-retours aussi vite que possible. Le rouge et or se libéra profondément en lui, son corps frissonnant visiblement de la tête aux pieds, avant de se laisser retomber dans le matelas. Le Serpentard le suivit et s'effondra sur le torse de son partenaire, complètement vidé. C'était la première fois qu'il prenait tant d'initiatives, aussi la première fois qu'il le faisait avec quelqu'un moins expérimenté que lui dans ce domaine… Et surtout la première fois qu'il avait eue autant de plaisir à se faire prendre.

Sirius, quant à lui, était soudainement fatigué comme s'il accusait enfin le coup de tout l'alcool qu'il avait bu. Il se dégagea lentement du Serpentard, se redressa, balança le préservatif à la poubelle et s'effondra sur le seul lit avec des draps. Il s'endormit au chaud sous les couvertures juste après que le vert et argent se soit blotti contre lui malgré toute l'appréhension qui l'habitait.


Voilà, c'est fini... Pour le moment ! Parce que je tiens à rappeler à ceux qui viennent de pousser un soupir de soulagement (je te vois, toi, là-bas, au fond) qu'il y a encore 5 chapitres supplémentaires à l'histoire... ^.^ (Je me permets d'ajouter : Mwahahahah, je suis machiavélique !)

/!\ Prochain chapitre dans 2-3 semaines (Mwahahahah, je suis-), je m'accorde un break sur ces bonnes paroles !

Chapitre 7 : Black e(s)t le tripoteur.