Enfin voilà la suite!
je suis désolée du délai d'attente vous pouvez me jeter des cailloux si vous le voulez! J'ai vraiment essayé de faire le plus vite possible mais c'était la première fois que j'écrivais ce genre de truc! donc les critiques sont les bienvenus surtout si elles sont mauvaises ça m'aide à m'améliorer!
Enduite j'ai désespérément cherché quelqu'un pour me corriger mais je n'ai trouvé personne donc il n'y a que ma correction approximative, si vous trouvez des fautes dites le moi encore!
MERCI à tous pour votre soutien et j'espère que ce chapitre va vous plaire!
l'épilogue arrive demain!
Attention certains passages pourraient chiquer la sensibilité des plus jeunes et de ceux qui n'ont pas été averti : ça tourne au lemon!
Enjoy!
Pazouzou
« Euh Roronoa !? Où est-ce que tu m'emmènes ? » Cela faisait bien trente bonnes minutes qu'ils marchaient, ils étaient maintenant dans une petite forêt. Elle se maudissait de s'être laissé faire, le jeune homme avait un sens de l'orientation aussi médiocre que ses talents de cuisinière (et elle avait déjà brulé les cuisines de trois navires en essayant de se faire chauffer une tasse de lait!) Elle était certaine, malgré ses yeux et le manque de lumières, qu'ils étaient déjà passés par ce chemin deux fois. Mais le bretteur restait muet, et continuait, buté, sa route. Un vent frais était apparue depuis peu (ou alors elle venait juste de s'en rendre compte ?) elle se serra inconsciemment contre le torse musclé du jeune homme. Il était chaud et elle était enveloppée de son odeur, elle se rendit compte que son odeur lui avait manqué, elle avait apprécié ce contact et maintenant elle en était devenue dépendante. En à peine deux jours, elle était pathétique.
La jeune femme se surprit à fermer les yeux et se laisser porter. Après tout, aucun des deux n'avait leurs sabres et il était aussi saoul qu'elle. Elle ne risquait donc pas grand-chose, à part de se perdre sur l'île, mais même cette possibilité ne la dérangeait pas plus que ça, tant qu'elle pouvait se coller contre le corps de son compagnon et enfouir son visage contre son torse. Après ce qui lui semblait un battement de cil, mais qui, en vérité, devait être une bonne demi-heure, l'odeur de l'air changea, il était un peu plus frais et le sol étrange. Elle entendait le crissement des pieds sur ce qui ressemblait de plus en plus à du sable, et plus ils avançaient, plus le son des vagues se rapprochait. Ils étaient arrivés sur une plage.
Elle se sentit être déposée doucement sur le sable, Zoro se passait la main sur les cheveux regardant à droite et à gauche. Il avait l'air embêté. D'instinct elle posa la question :
« Dis-moi Roronoa, c'est là que tu voulais aller non ?
-On est où ? Le sunny n'est pas ici ?
-Ne me dis pas que tu voulais me ramener au bateau ! On est sur une plage ! Le port doit être de l'autre côté de l'île avec tous les détours que tu as fait !
-Ho ça va, c'est pas si grave, on va repartir que demain dans l'après-midi. »
Il avait réussi à casser tout semblant de confort qui s'était installé entre les deux. Maintenant agacée, elle marchait vers la mer, autant profiter de la situation et nettoyer ses plaies avec l'eau. La sensation était très désagréable, mais ses pieds se dégonflaient à vue d'œil. Elle s'assit sur le sable mouillé et regarda l'horizon, ils étaient du côté est, le port était au nord-ouest. Il les avait vraiment amenés à l'opposé. Le ciel devenait gris, le soleil allait bientôt se lever. Cela faisait très longtemps qu'elle n'avait pas pu profiter d'un lever de soleil, elle était souvent trop occupée pour le voir. La marée descendait, bientôt elle n'aurait plus les pieds dans la mer, mais pour le moment elle s'en fichait, elle se sentait fatiguée, elle voulait s'allonger et regarder le lever de soleil jusqu'à ce que le sommeil l'entraîne. Elle s'appuya sur ses coudes et s'émerveilla devant les couleurs qui transformaient le ciel d'été. Roronoa vint s'asseoir à ses côtés, imitant sa position, il regardait cependant, dans une autre direction, l'air penaud. Avec cette tête il ressemblait presque à un humain normal, elle avait presque envie de le faire sourire, ou alors d'enfouir ses mains dans ses cheveux, ou encore de se blottir contre lui et de dormir dans ses bras. Mais, elle était bien trop fière pour se laisser aller. Il les avait perdus sur une île, même si le paysage était magnifique. Et puis c'était lui qui avait perdu, tout à l'heure, il fallait qu'elle fasse attention, ils étaient maintenant à égalité et il allait chercher à prendre la tête.
Elle préférait y penser comme un jeu, cela lui enlevait la culpabilité de fricoter avec un ennemi et puis, elle n'était pas non plus très douée pour ce genre de choses, souvent elle faisait tout d'instinct et le peu de garçons qu'elle avait connue ne lui avait jamais donné réellement confiance en elle. Elle préférait voir ça comme un défi, elle aimait relever les défis. Et puis elle connaissait les hommes, elle avait grandi avec eux, elle savait ce qu'il fallait faire pour les avoir dans son lit, mais elle avait toujours l'impression d'être aussi douée qu'une table.
Il n'y avait vraiment qu'avec Roronoa qu'elle s'était amusée, Elle ne savait pas pourquoi, mais elle n'avait pas la pression de plaire, elle jouait avec lui. Elle n'avait pas besoin d'être parfaite, il réagissait au quart de tour. S'il ne vivait pas avec deux femmes magnifiques sur le bateau, elle aurait pensé qu'il avait passé sa vie dans une île réservée aux hommes. Peut-être que c'était cette amie qui lui ressemblait qui le poussait vers elle. Elle serait donc une sorte de substitut. Cette pensée, lui fit mal, à la tête d'une part (il était bien trop tard ou trop tôt pour penser) et puis sa fierté en prenait un coup, le seul homme qu'elle avait réussi à manipuler consciemment, ne le faisait pas à cause d'elle mais d'une autre. Elle voulait en savoir plus sur cette fille, comment était-elle morte, pourquoi comptait-elle pour le bretteur ? Sans le regarder, elle osa : « je peux te poser une question ?
-Ca dépend.
-Ton amie qui me ressemblait… Elle est morte, non ? »
Elle entendit le jeune homme gronder doucement, il semblait ne pas aimer parler de ça. Tant pis, elle devait savoir. Elle se tourna vers lui, il avait maintenant les yeux perdus dans le vide, Elle aussi avait le même regard quand elle repensait au passé, celui qu'elle n'aimait pas déranger. Plus doucement elle continua : « Comment c'est arrivé ?
-C'était la fille de mon maître d'arme, elle était la meilleure et je n'ai jamais réussi à la battre, mais elle est morte avant d'avoir pu accomplir son rêve. On s'est promis que l'un de nous deux deviendrait le meilleur épéiste du monde, elle pensait que les filles devenaient plus faibles que les hommes au bout d'un moment et elle refusait de voir ce jour arriver… Elle est tombée dans les escaliers et s'est rompu le cou. »
Si ce n'était pas aussi affreux, elle aurait explosé de rire, elle était tombée dans les escaliers des centaines de fois et à part un bras cassé et une épaule disloquée, elle n'avait rien eu de plus grave. Elle ne savait pas pourquoi mais l'absurdité de cette mort avait quelque chose d'impossible. Personne ne pouvait mourir comme ça, surtout pas, quand cela lui arrivait au moins une fois par jour ! Elle regardait Roronoa, elle ne pouvait pas lui dire ça. Elle n'allait pas lui dire que la façon dont elle était morte était ridicule, il souffrait encore de sa mort, elle en était persuadée.
« Je suis désolée, je suis sûre qu'elle doit être très fière de toi. En tout cas moi je le serais même si tu es un pirate ! »
Pourquoi avait-elle avoué ça ? Elle avait eu un moment de faiblesse en voyant son visage mais en le regardant elle oublia son aveu. Un sourire en coin venait d'illuminer son visage. C'était mieux comme ça, il était beaucoup plus beau avec ce visage. Ils restèrent un moment encore sur le sable, le soleil avait déjà projeté ses rayons sur une bonne partie du ciel. Il brisa le silence après quelques minutes, ça devait être leur minute de vérité.
« Pourquoi tu nous as aidé tout à l'heure ? Tu aurais pu partir après…
-Je ne pouvais pas laisser ses filles se faire maltraiter sans rien faire, pas encore une fois »
C'était à son tour de fixer l'horizon, se souvenant de ce jour qui avait changé sa vision de la marine et du gouvernement pour toujours. Elle ne voulait pas en parler, surtout pas à un pirate, mais l'alcool encore un peu présent et ses yeux qui la sondaient lui ôtèrent les mots de la bouche.
« Quand je suis allée dans le nouveau monde, je suis passée par l'ile Marijoa. Tous les dragons célestes y vivent et ils ont tous au moins une dizaine d'esclaves à leur service. J'ai dû les regarder se faire humilier et se faire battre sans pouvoir rien y faire, les marines protègent ces individus, alors qu'elle devrait protéger les esclaves. Certains n'avaient même pas 10 ans. J'ai voulu tout arrêter et abandonner, je ne pouvais plus me battre pour ces gens-là. Mais Smoker m'a convaincu de rester, maintenant je me bats avec lui pour qu'il puisse réaliser son rêve. Mais je ne pas t'en dire plus, je devrais te tuer sinon ! »
Sa déclaration fut suivi d'un rire moqueur, forcément, il ne croyait pas un instant qu'elle puisse le battre un jour, mais elle se battrait et continuerait d'y croire malgré le fossé qui les séparait. Elle se retourna vers lui et le défia du regard.
« Je ne laisserais pas tomber Roronoa, un jour, les épées me reviendront. Tu peux progresser autant que tu veux, je ne baisserais pas les bras, je vais te battre un jour. Même si je dois y laisser ma peau, même si c'est la dernière chose que je ferais sur terre je ne te lâcherais pas tant que ces sabres ne sont pas entre les mains de la justice. » Pendant qu'elle parlait, elle s'était rapproché de lui. Il avait une expression étrange, comme s'il venait de voir un fantôme ou alors qu'il en laissait partir un. Dans la lumière du lever de soleil il était différent, plus doré et plus intense, il avait les cheveux un peu plus clairs et ses yeux étaient brillants. Elle n'avait jamais vu quelqu'un de cette manière. Elle n'avait jamais vu personne à la lumière d'un lever de soleil. La jeune femme se rendit compte de la situation. Elle était sur une plage déserte à observer un lever de soleil avec Roronoa Zoro. C'était surement la chose la plus romantique et bizarre qu'elle avait faite de toute sa vie. Et maintenant qu'il venait de lui prendre la main, elle avait vraiment l'impression de vivre un rêve étrange dans lequel son pire ennemi devenait son petit ami. Elle sourit et se blottit contre le jeune homme. Sa main toujours enlacée à la sienne et sa tête contre son épaule, elle se laissa bercer par la marée et par la respiration du bretteur. Très vite elle sombra dans un doux sommeil.
Quand elle se réveilla il faisait chaud, elle était toujours blottit contre ce qui devait être Roronoa, mais la mer n'était plus là, elle était dans une pièce ronde, elle reconnaissait le doux tangage d'un bateau. Elle était dans une vigie, celle des Mugiwaras. Elle s'assit encore un peu endormie et parcourut la pièce du regard. La jeune femme était sur une sorte de futon au milieu de la pièce, sur les murs il y avait des outils pour l'entretien des épées et des poids. Elle se rallongea, elle ne savait pas l'heure qu'il était mais elle s'en fichait pas mal. Aujourd'hui elle n'avait pas à se lever avant les autres pour être sûr que tout le monde se présente à l'heure à la revue des troupes. Tashigi se lova contre le jeune homme qui gronda un peu avant de la prendre dans ses bras. Alors qu'elle se rendormait, elle fut assaillie par une foule de pensées qui lui glacèrent le sang. Elle venait de se recoucher dans les bras d'un pirate, de Roronoa Zoro ! Elle n'avait pas cherché à savoir où était Shigure depuis hier après-midi et elle était dans le bateau des Mugiwaras ! Étaient-ils partis ? Quelle heure était-il ? Pourquoi elle aimait être dans les bras de son pire ennemi ? Comment était-elle arrivée ici ?
Trop de questions, qui lui donnèrent le tournis et une nausée effroyable. Elle allait avoir mal à la tête, il fallait qu'elle se sorte de là. D'abord, elle devait se lever, et trouver Shigure, ensuite, elle devait savoir s'ils avaient pris la mer. Mais surtout elle devait arrêter de prendre le pirate pour son oreiller, la nuit était terminée, elle était à nouveau une marine et Smoker devait être en train de la chercher partout. Elle avait trop tardé, il fallait qu'elle aille voir Nami et discuter de sa « libération ». Elle essaya de se dégager doucement de l'étreinte du jeune homme qui grogna encore, il ne voulait pas la lâcher. « Arrête de bouger, on n'est pas encore parti. Ton épée est ici et si t'as envie de faire pipi fallait y penser avant. » Elle tenta d'une voix étouffée par la poitrine du jeune homme : « c'est toi qui m'as ramené ici tout à l'heure ?
-Ouais, tu t'étais endormie, maintenant rendors-toi, il nous réveillerons pour dire au revoir ou pour manger. »
Tout était dit, elle n'avait plus rien à rajouter, mais les questions se bousculaient toujours dans sa tête, elle ne pouvait pas fermer l'œil. Elle avait la tête qui tournait. Même l'odeur du bretteur ne la calmait pas, elle avait l'impression d'avoir été dans une bulle qui venait d'éclater, la laissant avec des peurs et des doutes qui lui broyaient le cœur. Après ce qui lui semblait une éternité, Roronoa c'était rendormi, elle le poussa gentiment et se leva, sa tête et son estomac n'apprécièrent pas vraiment ce changement de position aussi rapide et lui firent savoir. Elle tituba un instant, son estomac dansait la gigue et elle avait l'impression que sa tête venait de passer dans un tsunami. Enfin capable de tourner la tête, elle repéra Shigure et se dirigea vers elle. Son épée lui avait manquée, elle l'avait quitté une demi-journée, mais elle ne se sentait pas elle-même si elle ne la tenait pas. Elle commença à faire quelques exercices pour se dérouiller, son estomac et son crâne la lançaient toujours, mais elle essayait de ne pas trop y penser.
Après quelques minutes, elle était en sueur et sa langue lui collait au palais, il fallait qu'elle descende pour boire et se laver un peu. Elle sortit et se dirigea vers l'échelle. Sans ses lunettes, elle descendit tout doucement elle ne voulait pas en plus de sa gueule de bois, avoir un bleu aux fesses et du mal à marcher. Arrivée sur le pont, elle eut le souffle coupé. Elle n'avait jamais vu le nouveau navire des mugiwaras, et il était magnifique. Tous les bâtiments qu'elle avait connus étaient tous gris et impersonnels. Là il y avait de la couleur partout, une orangerai et une terrasse avec des chaises longues et une table. Il y avait tout pour se sentir chez soi, si elle se laissait aller, elle aurait pu vouloir rester ici et quitter la marine. Mais elle s'était promis de tout faire pour que Smoker accomplisse son rêve et nettoie toute la marine. Elle voulait voir ce jour arriver. Elle ne pouvait pas se lier avec les pirates, elle devait partir le plus vite possible avant de s'attacher à tous ces personnages. Elle avança vers la cuisine, espérant y trouver quelque chose pour calmer son mal de tête et ses nausées. Elle y trouva Robin, Nami et Sanji assis devant une tasse de thé et des petites pâtisseries. Si elle n'avait pas été aussi malade, elle se serait jetée dessus, mais mal à l'aise et l'estomac barbouillé, elle dit poliment bonjour, espérant que son visage et son cou n'allaient pas jouer les coquelicots. Tous, savaient où elle avait passé la nuit, et elle pouvait lire dans les yeux de Nami et de Robin qu'elles en savaient un peu plus. Elle se sentait mal, encore plus mal que la fois où elle s'était réveillée dans le lit de ce marine stupide. Mais aucune ne fit de commentaires, on lui proposa du thé et des gâteaux. Elle prit un peu de thé mais refusa les gâteaux. Nami, lui fit remarquer qu'elle avait mauvaise mine, elle ne devait pas être habituée à boire autant. Elle répliqua d'un sourire, qu'elle n'avait pas l'habitude de se réveiller aussi tard. La jeune pirate ricana et l'ambiance se détendit. Tashigi voulait discuter du trajet qu'ils allaient prendre une fois en mer, elle ne pouvait pas rester avec eux très longtemps, son intégrité était vraiment en danger.
Après avoir fini son thé, elle se décida à demander. Nami regarda Robin et soupira, demain, si tout allaient bien ils arriveraient sur une île contrôlé par la marine. Robin lui expliqua, qu'ils avaient prévu de la laisser sur le bateau en attendant la rançon. Elle ne voulait pas risquer une guerre de plus entre les pirates et la marine juste pour une rançon. Il fallait qu'elle trouve un moyen de s'échapper avant d'arriver sur l'ile. En plus ça ferait un peu plus authentique. Elle leur parla aussi de l'heure à laquelle ils devaient lever l'ancre, ils attendaient leur capitaine qui avait passé la nuit sur l'ile, dès qu'il reviendrait, les voiles seraient déployées. Elle pria intérieurement qu'il revienne le plus rapidement possible. Ils discutèrent encore un peu de temps de tout et de rien, Sanji essayant de la séduire, Nami le frappant quand il en faisait trop. Encore une fois, elle commençait à se sentir à l'aise, confortable avec les pirates, ce n'était pas bon, pas bon du tout. Elle devait fuir, et se raisonner, elle était encore dans la marine, elle chassait les mugiwaras, même si Smoker et elle ne faisait plus vraiment parti de la même flotte. Son sang lui cognait dans les tempes, elle avait besoin d'arrêter son dilemme et vite. Nami, voyant qu'elle se tenait les tempes, lui conseilla d'aller voir Chopper pour qu'il lui soigne sa gueule de bois, elle ajouta que si elle le voulait des vêtements était prêts pour elle dans la salle de bain. Tashigi la remercia et se dirigea vers l'infirmerie. Le calme qui régnait dans les couloirs lui permettait de faire un point sur sa situation.
Elle était dans un bateau pirate, en plutôt bon terme avec ses occupants, surtout avec l'un d'entre eux. Elle avait été intime avec lui, alors qu'elle devait l'arrêter. Elle avait trahie la marine et libérer des femmes qui allaient être réduites à l'esclavage. Elle avait suivi son instinct jusqu'ici, il n'était pas forcément en faveur de la marine, mais elle savait qu'elle avait défendu la justice et fait le bien. Néanmoins, il restait toujours la question du pirate. Elle ne savait pas quoi en penser. Parfois, elle laissait son corps parler et elle savait qu'elle ne faisait rien de mal. Mais parfois elle laissait son esprit parler et c'était une catastrophe. Il ne fallait pas faire ce genre de choses avec un pirate, même dans le cadre d'une prise d'otage/ sauvetage. Elle ne savait même pas pourquoi elle était comme ça. Elle l'avait toujours trouvé attirant, beau, mais elle n'avait jamais pensé à faire ça avec lui. Certes, maintenant qu'elle avait commencé, il fallait qu'elle continue, cependant, ce n'était pas bien. Comment pourrait-elle le défier la prochaine fois qu'elle le verrait ? Elle rougissait déjà en pensant à ce qu'elle avait fait. En même temps, elle commençait à connaitre son corps, elle savait par exemple que l'endroit où son cou rejoignait ses épaules était très sensible ainsi que la peau juste avant ses hanches. Elle pouvait peut-être l'utilisé contre lui dans un combat. Ou elle pouvait aussi trouver d'autres points faibles sur son corps pour pouvoir le battre la prochaine fois. Il fallait donc qu'elle se rapproche du bretteur, pour jauger sa résistance et son endurance. Elle se rattachait à cette seule raison et laissait son corps profiter de cette petite victoire.
L'infirmerie était plus grande et plus éclairée, Il y avait deux petits lits et un grand bureau, une bibliothèque et des cadres remplissaient les murs. Le petit renne l'ausculta et enleva son bandage, les points tenaient mieux maintenant, mais il faudrait retirer les fils dans une dizaine de jours. Il lui donna deux comprimés pour sa tête. Elle le remercia et partit. Elle se dirigea vers la salle de bain. Elle aurait aimé avoir ses lunettes, elle ne pouvait distinguer que les formes et les couleurs, mais elle pouvait sentir que ce navire était magnifique, les boiseries, les couleurs, la lumière. Dans tous les bâtiments qu'elle avait habité, il n'y avait quasiment pas de couleurs, tout était triste et dur. Elle arriva à la salle de bains, sa gorge se noua, la dernière fois qu'elle avait été dans une pièce de la sorte, elle avait commencé à perdre la tête. Mais cette fois-ci il n'y avait pas de bué, ni d'homme nu dans la salle de bain, juste une immense douche, une baignoire de la taille d'une petite piscine et un jacuzzi dans une petite alcôve. Elle était émerveillée. Tout ce luxe n'était pas présent dans les salles d'eau de la marine, elle prit tout son temps, testant toutes les positions de la pomme de douche, embuant la pièce en un rien de temps. Elle s'arrêta quand la peau de ses mains et de ses pieds devint flétrie. Elle s'habilla avec les habits qu'on lui avait préparés. Une jupe, trop courte et un simple t-shirt composait sa tenue. On avait donné une petite touche d'originalité à ses sous-vêtements, ils étaient ridiculement petits et verts sombre. Du même vert que le bandana d'un certain pirate. Elle pesta, elle était sûre que c'était fait exprès. Elle s'examina dans le miroir (il était immense), à part la tenue, elle ressemblait à elle-même. Elle s'attacha les cheveux et sorti de la pièce.
Sur le pont tout le monde était levé, on allait bientôt partir, Luffy venait juste de revenir. Les adieux furent interminables, tout le monde se prenait dans les bras et promettait de se revoir vite. Le capitaine du Sunny souriait et riait, il pressait tout le monde et voulait partir le plus vite possible. Taryn ne voulait pas qu'elle parte, elle l'a tenait dans ses bras et pleurait. La jeune femme dû lui promettre de revenir sur l'île pour qu'elle se calme. Elle se précipita ensuite sur le pont pour ne plus croiser d'autres personnes qui voulait la forcer à rester. L'ancre était levée et l'île devenait plus petite à vue d'œil, plus personne ne pouvaient les voir mais, certains pirates agitaient encore les bras. Quand Luffy se gratta le ventre en demandant si le repas était prêt, tout le monde se rua vers la cuisine. Elle les suivit en riant, elle était sûre qu'ils se dépêchaient pour avoir la chance de manger un peu, avant que leur capitaine s'empiffre. Elle n'avait pas forcément très faim, mais elle entra dans la pièce pour s'assoir avec eux. L'ambiance était folle, tout le monde parlait en même temps, se bagarraient pour avoir un morceau de viande ou pour protéger des plats. Même Roronoa était en train de pousser Luffy pour pouvoir manger un peu de viande avant qu'il engloutisse tout. Elle rit un peu et s'assit face à Robin, la seules de l'équipage qui ne se battait pas. Elles les observèrent un peu avant que Robin ne prenne la parole :
« Alors Marine, vous vous êtes habituée à la vie de pirate ? lui demanda-t-elle la joue posée sur la paume de sa main.
-Comment ça ? Je… Je ne vais pas rester très longtemps.
- Hm ? Oui, bien sûr et puis une marine ne peut pas apprécier des pirates n'est-ce pas ?
-Exactement ! Bien que je doive reconnaître qu'ils m'ont très bien accueillie, je suis avant tout une marine et je vais vous arrêter un jour ou l'autre. » Même pour elle, sa voix lui semblait fausse, elle avait l'impression d'être en plein délire, elle parlait cordialement avec la femme qui avait essayé de la tuer des années auparavant.
-Même si ces pirates ne sont comme aucun de ce que nous avons connu avant. Et pourtant je crois que vous comme moi avons connu un bon nombre de forbans.
-En effet, je ne connais pas beaucoup de pirates qui iraient défier le gouvernement autant de fois.
-Il est tout à fait normal de tomber sous leur charme. Je crois même que vous poursuivez un peu le même rêve. »
Tashigi la regarda un instant perplexe, mais après un sourire, elle se leva et partit rejoindre Nami et Sanji qui bataillaient ferme pour avoir un morceau de gâteau. La jeune femme ne comprenait pas vraiment où elle voulait en venir. Elle ne connaissait pas les rêves de tous les pirates, mais elle savait que Luffy voulait devenir roi des pirates et que Roronoa voulait devenir le meilleur bretteur du monde. Quant à elle, elle voulait simplement retrouver les épées légendaires et les mettre du côté de la justice.
Même si maintenant, elle ne savait pas trop où la justice se trouvait, d'ailleurs, elle n'avait pas cherché à mettre la main sur les sabres du pirate. Elle ne savait pas vraiment pourquoi, mais elle avait l'impression de faire quelque chose de mal, en lui confisquant les armes. Elle avait vu sa maîtrise des Katanas, elle savait qu'il n'y avait pas meilleur maître, et puis, même s'il était pirate, ses épées luttaient pour une cause juste. Robin avait peut-être vu juste. Peut-être qu'aujourd'hui, elle luttait aux côtés des Mugiwaras pour la justice. Alors, peut-être qu'aujourd'hui, elle pouvait faire ce qu'elle avait envie avec le pirate, car juste cette fois-ci, ils n'étaient pas vraiment ennemis.
Elle attendit patiemment la fin du repas, elle picora un peu son repas, mais son esprit était ailleurs. Enfin le repas était fini, la jeune femme attendit encore que le bretteur se dirige vers la vigie. Elle le suivit, elle monta en premier sur l'échelle, lui laissant une vue panoramique de ses sous-vêtements. Arrivés dans la vigie, Tashigi eut à peine le temps d'embrasser la pièce du regard : le futon était replié, quelques poids étaient sortis et les vêtements sales du pirate étaient rassemblés dans un coin. Elle fut plaquée au sol par Roronoa.
En moins d'une minute ils furent tous les deux entièrement nus, elle haletait, la bouche du pirate parcourait son corps en traçant des arabesques avec le bout de sa langue, plus sa langue descendait, plus elle se cambrait, essayant de contrôler les bruits qui s'échappaient de sa bouche. Mais quand sa langue vint se poser entre ses jambes, elle ne put empêcher un cri. Les mains agrippées à ses cheveux, elle priait pour que la vigie soit insonorisée ou qu'elle soit assez haute pour que personne n'entende sa voix. Il était doué, elle était totalement à sa merci, bougeant ses hanches pour accentuer ses mouvements. Elle se sentait venir, la terre commençait à tourner, quand il rentra un doigt en elle, elle perdit pied, en quelque secondes, elle se contractait entièrement, le plaisir la traversait par vagues, elle ne savait plus où elle était, ni qui elle était. Tout ce qu'elle sentait était la langue et les doigts de son compagnon. Elle pouvait même sentir le rictus qu'il affichait. Elle essaya de reprendre son souffle, il fallait qu'elle lui fasse payer son coup bas. Elle l'épuiserait.
D'un coup de rein, elle le bloqua par terre, sa main le trouva dur et prêt. Elle commença ses représailles, le regard du pirate s'embua, elle prenait le pouvoir. Elle n'avait presque plus besoin de le tenir, ses mains sur les hanches de la jeune femme, la bouche entrouverte, il commençait à panteler. Elle allait s'amuser un peu avec lui. Elle se positionna au-dessus de lui, ses mains la poussèrent vers son membre, elle résista, accentuant ses mouvements. Elle se baissait, aussi lentement que possible, elle le plaça juste à l'entrée. Il commença à la pousser plus fort, il essaya même de se relever, mais elle l'avait bloqué avec ses genoux, il était piégé. Il balbutia quelques mots, à peine compréhensibles. Elle s'approcha de son visage, lui laissant une trainé de baisers. La jeune femme sourit et baissa encore un peu son bassin, elle le sentait tout chaud contre elle, la jeune femme dut se faire violence pour s'arrêter. Roronoa serra des dents et poussa un grognement d'avertissement, il ne supportait pas cette situation, elle avait le pouvoir, il devait capituler pour avoir ce qu'il voulait et elle allait gagner. Il avait déjà perdu en se jetant sur elle, mais ça ne comptait pas, aucun des deux n'avaient l'esprit au jeu. Cependant, maintenant qu'elle était satisfaite, elle pouvait jouer avec lui indéfiniment.
Elle revit son jugement quand le bretteur repris ses esprits, il avait laissé ses mains se balader sur son corps, l'une prenant place sur son point sensible. Tashigi glapit, elle vit le visage du pirate se fendre de son sourire carnassier. Bonne joueuse elle accentua ses mouvements et se baissa encore. Cette fois-ci, il entra en elle, quelque centimètres, mais assez pour lui faire arrêter ses caresses. Essayant de se maîtriser, elle se retira tout doucement, il lutta un peu, mais il semblait perdu dans les sensations qu'il ressentait. Elle se pencha jusqu'à son oreille. C'était le moment de savoir s'il était aussi borné et intraitable qu'on le disait. Entre deux baisers et mordillage de l'oreille elle lui murmura : « Je sais ce que tu veux Roronoa, mais il va falloir me le demander gentiment ». Il grogna et marmonna quelque chose qui ressemblait à un va te faire foutre. Elle sourit et allait riposter quand elle se senti soulever et être renversé par terre. Elle aperçut son sourire triomphant, elle venait de perdre, mais jamais la défaite n'avait eu un aussi bon goût. Quand il entra en elle, son corps prit le dessus sur sa raison et elle se laissa aller au plaisir. Ils bougèrent en rythme, sans faux pas, elle se sentait partir encore une fois, plus fort cette fois-ci. Les mouvements s'intensifiaient, elle lui griffait le dos et lui bloquait le bassin avec ses jambes. Il grognait et avait enfoui son visage dans le cou de la marine, lui mordant la peau et laissant des marques qu'elle aurait sûrement encore la semaine prochaine.
Elle jouit, juste avant lui, ses coups de reins avaient eu raison de son faible et traitre corps. Son cri fut étouffé par la bouche du pirate, ils s'embrassèrent continuant leurs mouvements encore un peu, le temps de redescendre sur terre. Elle ferma les yeux, tout lui semblait trop éclatant, dans les bras de son amant, elle sentait la torpeur du sommeil l'envahir, elle se sentait tellement bien et protégée. Elle entendit son nom prononcé par une voie un peu rauque, mais Morphée l'avait déjà pris dans ses bras. Juste au moment de sombrer, elle sentit une couverture la recouvrir et deux bras puissant la serrer un peu plus.
Quand elle se réveilla, il faisait encore jour, Roronoa était à ses côtés, toujours enlacés et nus dans la couverture, elle sentait l'odeur du jeune homme sur elle. La jeune femme s'étira un peu, elle se tourna vers le pirate et commença à jouer avec ses cheveux. Elle les ébouriffa, essaya différentes coiffures et les entortilla sur son doigt. Il bougea et essaya de se dégager de ses bras. Mais elle s'amusa encore un peu. Elle pinça ses joues, souleva ses sourcils, tira ses lèvres et lui chatouilla les oreilles avec ses cheveux. Il la retourna et lui bloqua les bras sous son corps, elle s'agita un peu. Le jeune homme commença à caresser le corps de Tashigi, elle se laissa aller sous ses mains. Elle aimait ses mains, elles étaient calleuses et chaudes, elles les savaient puissantes, pourtant elles semblaient délicates et légères sur son corps. Quand elle senti la bouche du pirate entre ses seins, elle sombra encore dans le plaisir et le désir. Il ne leur fallu pas longtemps pour atteindre ensemble l'euphorie. C'était devenue presque un réflexe, elle connaissait le corps de Roronoa comme si elle avait vécu des années avec lui, et soit il était vraiment, vraiment doué, soit il la connaissait aussi bien qu'elle le connaissait. Elle se sentait pleine de confiance, belle et désirable. Elle se sentait vraiment femme. Et elle aimait ça.
Elle se dégagea de l'étreinte, se leva en s'étirant un peu. Elle devait aller aux toilettes. Heureusement, Franky avait aménagé un espace dans la vigie. Quand elle revint, Roronoa était debout, il était habillé que d'un pantalon. Il s'entrainait un peu avec une de ses épées. Elle ramassa ses sous-vêtements et enfila la chemise du pirate, c'était plus confortable que sa robe. Elle prit Shigure et se positionna face au bretteur. Il lui sourit, et se mit en garde. Leur joute était aussi verbale que physique, ils se tournaient autour, se jaugeaient et se taquinaient, encore dans le même jeu qui les avaient menés dans la vigie un peu plus tôt. Elle le savait, ils ne se battaient pas, ils jouaient. Seulement, elle aimait ce jeu. Elle arrivait à jauger sa puissance, elle devinait ses coups et elle pouvait admirer le torse du pirate autant qu'elle le voulait. Elle avait la vague impression de danser avec lui, leurs coups avaient quelque chose de chorégraphié et prédictible. La jeune femme voyait bien qu'elle n'était pas du même niveau, mais elle n'essayait pas de le vaincre. Elle dansait, elle jouait, ils se séduisaient. C'est pour cela qu'elle ne fut pas surprise quand l'épée du jeune homme lui trancha un morceau du tee-shirt. Elle se retrouva avec un trou qui partait du sternum et qui se finissait avec le tee-shirt. Son ventre et sa culotte était à découvert. Il fallait qu'elle riposte, sa contrattaque lui fit sauter le bouton de son pantalon. Il lui sourit, toujours le même sourire qui maintenant la faisait fondre. Leur danse continua encore un peu, les vêtements devinrent charpies et seuls les sous-vêtements de Tashigi résistèrent, ils étaient un peu trop collés au corps. Leurs corps se rapprochaient à chaque coup, la chaleur laissait leurs peaux luisantes, bientôt les deux bretteurs se retrouvèrent l'un contre l'autre. Un mur vint accueillir les corps, le dos de la jeune femme rencontra la paroi de bois avec force, avec un mouvement fluide, sa culotte vola à travers la pièce.
Contrairement à la veille, rien n'empêcha les jeunes gens de profiter de leurs corps. Très vite les gémissements vinrent remplacer les rires et les moqueries. Elle n'avait rien connu de tel, aucun homme ne lui avait fait cet effet, elle n'avait jamais eu autant envie d'un homme avant. Jamais elle n'avait ressenti ce genre de choses. Elle avait l'impression étrange d'être novice, certes elle n'avait pas connu beaucoup d'homme avant, mais vivant avec eux et les connaissant aussi bien, elle pensait qu'elle avait assez de savoir et d'expérience pour ne plus avoir cette sensation. Néanmoins, elle saisissait toute l'originalité et l'unicité de la situation. Jamais elle n'avait pensé passer toute une après-midi à explorer son corps et celui d'un pirate, et pourtant, alors qu'elle atteignait les sommets du plaisir encore une fois, elle remerciait le destin qui l'avait mené à s'allier aux mugiwaras. Et elle put en remercier un, encore et encore plusieurs fois durant la journée.
Quand elle se réveilla (elle s'était endormit quelques heures auparavant épuisée dans les bras de son amant, encore essoufflés.) il faisait nuit, de la vigie, elle pouvait apercevoir un phare, l'île où elle devait être échangée, était bientôt en vue. Ils y seraient à la fin de la matinée. La fin du weekend s'annonçait. Tashigi devait partir le plus vite possible. Il ne fallait pas qu'ils fassent quelque chose de fou, comme essayer de la monnayer. Elle fouilla frénétiquement dans les draps, il lui fallait des vêtements, Roronoa ronflait la tête sur les genoux de la jeune femme. Elle retrouva ses sous-vêtements quasiment intacts, sa jupe, et le tee-shirt en lambeaux du bretteur. Elle voulait retrouver celui qu'on lui avait offert le matin, mais elle avait déjà perdue trop de temps et le pirate commençait à bouger. Elle s'habilla et se leva, prit Shigure et sortit de la pièce, laissant un mot sur la buée des fenêtres : « À bientôt ! » Avec sa vision et la nuit aussi noire qu'un puits sans fond, elle trébucha et tomba lourdement sur les pieds et les fesses. Elle retint un cri de douleur. Elle allait avoir des bleus, et des courbatures ainsi que des suçons et des morsures. Elle allait avoir du mal à expliquer les traces. Il faisait froid, l'eau allait être encore plus froide, la marine voulait retourner dans la vigie et retrouver son pirate. Sa présence commençait à lui manquer. Pourtant il fallait continuer, c'était le mieux à faire pour les deux camps. Tashigi jeta un dernier coup d'œil à la tour, puis au reste du bateau, le temps d'un adieu silencieux. Elle sauta. L'eau était glacée, le sel lui brulait son corps meurtri par ses pratiques, et ses courbatures commençaient à se faire sentir. Elle devait néanmoins continuer. Avec un peu de chance et d'efforts, elle pouvait arriver sur l'île avant midi. Elle regarda une dernière fois le Sunny, une seule fenêtre était encore allumée à cette heure. Robin avait compris son plan. Au moins, elle les préviendrait de son départ.
Elle se retourna et commença à nager, les souvenirs du weekend et sa rage pour lui tenir compagnie. Quand le soleil se leva elle nagea plus vite, essayant de deviner ce que Roronoa ferait quand il se réveillerait. La buée aurait disparue. L'épuisement la guettait. Mais elle tint bon jusqu'à la côte. Là, elle se laissa portée par le courant à moitié consciente. Elle sentit qu'on la sortait de l'eau, l'odeur de fumée l'enveloppa entièrement. Alors enfin, elle s'autorisa à sombrer. Elle était rentrée.
