Hello! Nouveau chapitre qui vous plaira je l'espère! Merci à mes reviewers: ridzo, Donnegail, darkmoonlady, premiergalop, Theta and Koscheii, Nutel ginger, fannymangahits et QuietPlace... Je vous adore (sérieusement) et chaque review me fait un plaisir fou donc n'hésitez pas à continuer! En attendant, bonne lecture! :)


Chapitre 7

Le Maître ne saisit pas de suite ce qui se passait. Il sentit le Docteur l'attrapait par un bras et le trainer hors de sa cellule.

- Qu'est-ce que tu fais ?

Le Docteur ne répondit pas et continua de l'entrainer dans les profondeurs du vaisseau. Le Maître comprit bien vite ce qu'il comptait faire. Il commença à se débattre pour faire lâcher prise son geôlier. Un violent coup sur son postérieur l'énerva et il se débattit avec plus de force.

- Lâche moi ! Tu n'as pas le droit de te débarrasser ainsi de moi !

Le Docteur le plaqua contre une paroi et le fusilla du regard.

- J'ai tous les droits sur ta personne. La justice gallifreyenne continuera de s'appliquer même si ce n'est pas par ma main !

- Que veux-tu dire ? Tu m'emmène dans une autre prison ? demanda le Maître avec une touche d'espoir.

Le sourire du Docteur ne lui plut pas du tout.

- Une autre cellule Koschei, pas une autre prison…

- Dans ce cas qui appliquera justice si ce n'est pas toi ?

- Le TARDIS bien entendu !

Le Maître pâlit en entendant cela.

- Tu… tu ne peux pas faire cela… Ton vaisseau va me tuer !

- Peu m'importe. Je n'ai pas réussi à te réformer. Tu es totalement irrécupérable. Je te laisse entre les mains de quelqu'un que tu ne pourras pas blesser.

- CE N'EST PAS QUELQU'UN ! C'est une chose, un objet ! La dernière fois que tu m'as laissé entre les mains de ce tas de ferraille, il m'a pratiquement torturé à mort !

- Si cela t'empêche de nuire à nouveau, qu'il en soit ainsi.

Le Docteur activa une commande sur le mur et une porte s'ouvrit. Il jeta sans ménagement le Maître dans la sombre salle.

- Ne fais pas ça, je t'en supplie ! Je n'y survivrais pas !

- Adieu Koschei.

Le Docteur verrouilla la porte et s'éloigna au plus vite.


Le Maître était abasourdi. En l'espace de quelques heures, il avait tué ce faux Docteur, s'était occupé dignement de sa dépouille, reçu une punition non méritée et s'était retrouvé enfermé à vie dans cette cellule avec le pire des gardien qui soit. Ses bonnes actions ne lui avaient apportées que misère et solitude. Il se jura que ça serait la dernière fois.


Le Docteur faisait les cent pas dans tout le vaisseau. Qu'avait-il fait ? Le Maître était le dernier de son espèce encore en vie, enfin, lui-même excepté. Certes, il avait tué son double mais il ne l'aurait pas fait sans provocation, n'est-ce pas ? Il avait même avoué qu'il espérait que le TARDIS l'arrête avant qu'il ne commette l'irréparable. Pourquoi d'ailleurs ne l'avait-elle pas arrêté ? Quelque chose n'allait pas avec sexy depuis que le Maître lui avait trifouillé les entrailles. Il se mit en quête de trouver la raison.


La salle était sombre, très sombre. Il n'arrivait même pas à définir visuellement le contour de ses mains.

- TARDIS, allume la lumière !

Sa demande ne fut évidemment pas exécutée. Il avança à tâtons, les bras face à lui et atteignit le mur le plus proche. Il le suivit sur tout son périmètre et comprit bien vite où était le problème : aucune porte n'était présente. Enervé, il frappa sur le mur en hurlant le nom du Docteur pendant des heures. Personnes ne lui répondit.

Il finit par s'allonger de fatigue sur le sol humide de sa cellule, les larmes aux yeux d'être ainsi abandonné. Pourquoi ne lui avait-il simplement pas dit la vérité ? Une minute… il ne pouvait pas mentir vu que le champ de vérité était activé. Ce satané double du Docteur avait du détruire le champ en même temps que la console du TARDIS. Il devait en parler au Docteur, c'était sa seule chance de réussir à se sortir de ce trou.

Il tambourina contre les murs de toutes ses forces, hurlant le nom de son geôlier et espérant le faire réagir. Les mains en sang, il en perdit une grande quantité. Ajouté à cela son manque de nourriture, il finit par s'évanouir. Sa dernière pensée fut d'espérer que le Docteur vienne le sauver et qu'il puisse vivre un jour de plus pour se venger.


Le Docteur continuait de réparer son précieux vaisseau. Koschei, ou même son propre double, l'avait détruit empêchant toute activité cognitive du TARDIS. Ce n'était plus qu'un simple vaisseau spatial voyageant dans l'espace. Ses pensées vagabondaient, réfléchissant et espérant avoir pris la bonne décision pour son compatriote. Après plusieurs heures de travail, il avait réussi à rétablir pratiquement toutes les fonctions de Sexy.

- Voyons voir ce que fais Koschei… murmura t'il en allumant un écran de surveillance infra-rouge.

En le voyant il crut d'abord qu'il se reposait. En jetant un œil à ses constantes biologiques, il comprit qu'il n'en était rien et se précipita vers la cellule. Arrivé à celle-ci, il l'ouvrit d'un mouvement de la main et se précipita sur le corps de son prisonnier.

- Koschei ! Tu m'entends ? le secoua t'il.

- Je ne voulais pas… je ne voulais pas… parvint-il à marmonner avant de retomber dans l'inconscience.

Le Docteur le prit dans ses bras et le transporta à l'infirmerie. Il réussit à stabiliser son état à temps. Une seule question le taraudait : devait-il le remettre dans sa cellule avant son réveil ?


Le Maître fut réveillé par une douleur dans les mains. Il s'assit et remarqua qu'elles étaient plâtrées. Le Docteur aurait pu soigner ses fractures sans mal avec l'aide du TARDIS mais il avait choisi cette méthode inconfortable pour une raison.

- Tu es enfin réveillé.

Le Maître se retourna et vit le Docteur assit à six mètres de lui. Le message était clair : je n'ai aucune confiance en toi, ton confort ne m'importe peu.

- Me punir en utilisant mes propres blessures et une méthode vile pour une personne qui se fait appeler docteur…

- Ton avis ne m'intéresse pas.

Le Docteur ne lui facilitait pas la tâche.

- Dès que tu iras mieux, tu retourneras dans ta cellule et cette fois dans une camisole de force.

Le rythme cardiaque du détenu s'accéléra en entendant cela.

- Je dois te dire quelque chose…

- Rien de ce que tu as à dire m'intéresse, l'interrompit le Docteur.

Il sorti rapidement de la salle.

- Attends ! Je suis désolé pour ton double ! Je t'ai menti, je me suis vraiment senti mal de l'avoir tué !

Les larmes de désespoir aux yeux, il attendit pendant plusieurs minutes dans un silence total, espérant entendre les pas du Docteur.

- Pardonne moi… marmonna t'il au bord du désespoir.


AN: Pauvre Maître... Mais essayez de vous mettre à la place du Docteur qui n'a connu que duplicité depuis des centaines d'années de la part de son compatriote, difficile pour lui de le croire capable de faire quoique ce soit de bon. Qu'en avez-vous pensé? :)