La plupart des personnages sont inspirés de gens réels ou alors appartiennent à L. J. Smith. Cette fiction contiendra probablement des relations homosexuelles. Homophobes s'abstenir. La partie Vampire Diaries se déroule après l'épisode 8 de la deuxième saison, mais prend en compte certains personnages qui arriveront par la suite. Merci à tous ceux qui me suivent et/ou qui ont laissé des reviews.

NB : Les "*" indiquent un changement de statut dans la narration. Tout mot en italique, est à considérer comme ayant été dit en français (n'oubliez pas, tout se passe aux USA !).

Navrée à tous ceux qui me lisent, entre les vacances sans Internet et la reprise des cours, j'ai mis du temps à m'adapter, et ça fait longtemps que je n'ai pas posté. Le chapitre est très court, sans beaucoup d'intérêt, j'en suis navrée. Les choses intéressantes arrivent bientôt, c'est promis. Merci à ceux qui ont eu la patience de m'attendre.

Lorsque je redescendis quelques temps plus tard, je m'arrêtais sur la dernière marche de l'escalier pour observer Alice qui lisait sur le canapé. Absorbée par sa lecture, elle se mordillait la lèvre d'un air concentré. Seules sa tenue légère et l'étincelle qui allumait sont regard me rappelaient que je l'avais vue s'envoyer en l'air avec une créature de rêve à peine quelques heures plus tôt.

La légère rougeur de ses joues ainsi que les traces de griffures que laissaient entrevoir son short et son débardeur trahissaient l'excitation et le plaisir qui l'avaient submergée entre les bras de June, et cette vue me broya le coeur, me donnant l'impression de suffoquer. Alice était mon oxygène, ce dont j'avais besoin à tout prix pour vivre, et elle m'échappait... Je la perdais et je n'avais pas la force de supporter la douleur que cela me causait. Je n'avais pas la force de supporter cette indifférence qu'elle m'imposait comme seule explication à notre distance.

-Eh bah alors Fisher, t'as dégagé ta putain ? Quoique, je te comprends, malgré ses arguments très ... frappants, si tu vois ce que je veux dire, elle n'avait pas l'air d'avoir beaucoup de conversation.

-Ta gueule, Ian. T'es mal placé pour l'ouvrir. Moi au moins je ne m'envoie pas une nana différente à chaque pulsion.

-Tu devrais, ma toute belle, la monogamie c'est chiant. Il parait même que ça bouffe le sex appeal.

-Bah voyons.

Elle ne décrochait pas de son livre, ne daignant même pas lever sur moi son regard que je devinais étincelant de colère.

-Tu sais, pour lire un livre, c'est pas mal de tourner les pages. Tu devrais essayer.

Tout, tout plutôt que ta froideur, mon ange. Je préfère encore ta fureur à ce silence qui me torture, à cette indifférence qui me détruit.

Je pouvais gérer la colère, les insultes, je pouvais tout supporter en échange de quelques mots, d'une réaction. D'un sourire, d'une attention.

Je peux tout endurer pour un regard de toi, Alice.

-Sommer, tu commences vraiment à me faire chier.

Peux m'importe mon amour que tu m'en veuilles tant que tu me parles. Peu m'importe de souffrir pour toi mon coeur tant que tu me permets d'exister pour toi. De survivre par toi.

-Tu vois, tu es de mauvaise humeur. Tu devrais t'envoyer en l'air plus souvent.

-June est partie pour la semaine.

-Hé bien, sors, drague, couche avec quelqu'un d'autre, je ne sais pas, moi !

Fais ce que tu veux , mais je t'en supplie mon amour, réagis. Ne me laisse pas seul, sans toi, sans ta voix, sans ta passion, sans ta colère. Ne me laisse pas seul avec ton silence. Ne m'ignore pas, je t'en prie, pas quand je n'existe que par toi...

***0***

-Ok, ok ! Tu sais quoi ? J'me barre. Tu me saoûles. Il est quoi, 19H ? Parfait. Je vais sortir d'ici, et aller passer une soirée géniale là où tu ne seras pas ! Parce que je n'en peux plus de ton comportement, Ian ! Je n'en peux plus que tu sois toujours après moi ! Tout ce que je veux c'est que tu me foutes la paix !

Je me lève et monte dans ma chambre, tu ne prononces pas un mot. Pourquoi me provoques tu en permanence ? Pourquoi cherches tu toujours à me blesser ? Pourquoi est-ce que quoi que je fasse, tu veux toujours m'entraîner dans ton foutu jeu ? Pourquoi est-ce que tu me détruis toujours un peu plus ? Je n'en peux plus Ian. Je laisse tomber. Chaque matin, il y a cet air sur ton visage. Cet air de satisfaction. Cette odeur que tu dégages, comme si tu étais gorgé des cris et des gémissements de toutes ces filles. Gorgé à l'outrance. Gorgé à n'en plus pouvoir. Il y a tes yeux qui me tuent parce que chaque jour ils brillent de cette étincelle de victoire, de séduction, celle qui me dit qu'aucune fille ne peut te résister, et moi encore moins que les autres. Il y a ton sourire pour lequel j'ai vendu mon âme au diable. Tout ce que tu es, Ian, tout ce que tu me fais, tu m'as volé mon coeur et maintenant tu le piétines en riant. Et moi je me meurs, oui mon coeur je me meurs d'amour pour toi. Parce que tu me fais tellement de mal, Ian, tellement de mal ... Je ne le supporte plus. Je ne supporte plus ta distance, tes silences, ton absence... Alors si le seul moyen pour que tu me vois c'est de participer à ton jeu cruel, très bien. Je vais le faire. Mais par pitié mon amour, reviens moi ...

***0***

Alice était montée brusquement, furieuse et vexée. J'avais peut être eu tord. Tord de la pousser à sortir, tord de la pousser à se trouver un nouvel amant, ou bien une nouvelle maîtresse. Tord de la pousser à bout. Mais c'était quelque chose dont je ne pouvais pas m'empêcher. La provoquer. Chercher une réaction. Chercher quelque chose à partager. Quelque chose qui aurait pu nous rapprocher, établir un contact, une ressemblance, n'importe quoi. Jusque un petit quelque chose qui pouvait nous créer une intimité rien qu'à nous, un lien entre Alice et moi qui la forcerait à reconnaître ma présence, mon existence ... Est-ce que c'était tellement demander, qu'un peu de bonheur ?

***0***

Je redescendis peu après, indécise. Et si Ian me testait ? Et si j'étais tout simplement en train de pousser notre relation vers plus de destruction ? Et s'il s'était juste moqué de moi ? Peut être ne voulait il même pas de moi dans son jeu cruel de séduction. Peut être ne voulait il pas de moi dans sa vie. Peut être même n'étais je pas capable de relever un tel défi. Offrir mon âme au diable. A Ian. A cet ange tentateur. A son jeu idiot. A ses insanités. A tous mes démons. A cette pulsion qu'il faisait naître en moi, irrégulière, instable, violente, destructrice. Douloureuse mais tellement salvatrice. Avais je même jamais ressenti quelque chose d'aussi fort, d'aussi beau et d'aussi dangereux ?

Ian chantais sous la douche un air français parfaitement stupide qui me fit esquisser un sourire. Bien sûr que j'étais capable de relever ce défi. Bien sûr que j'en avais envie. Faire partie intégrante de son univers.

-Ce soir je serai la plus belle pour aller danser...

J'attrapais une veste, amusée. Il fallait que je le batte. Que je lui prouve que moi aussi je savais jouer, et séduire. Rivaliser. Que je pouvais ne pas tomber seule, que j'étais capable de l'entraîner dans ma chute comme lui m'entraînait peu à peu dans son jeu malsain. Il me fallait lutter. Jusqu'à la fin. Jusqu'au faux pas qui nous perdrait l'un comme l'autre, nous faisant toucher le fond de la débauche.

Je sortais en claquant la porte, confiante. Ce soir, j'allais jouer. Et gagner.

-Danser !

***0***

C'est en entrant dans une boîte réputée pour son ambiance que je découvris par hasard Alice, entourée d'une foule de prétendants de tout genre et de tout sexe, un verre à la main. Ne la quittant pas des yeux, je commandais une vodka à la jolie barmaid. Brune, petite, les yeux noisettes, une poitrine appétissante, elle m'adressa un clin d'oeil et un sourire éclatant en m'apportant ma commande.

-Et une vodka pour le beau brun. Elle est jolie, la gosse, n'est-ce pas ? Tu n'es pas le premier à ne pas pouvoir en détacher les yeux. Elle n'est pas très régulière, mais quand elle vient, il n'y en a que pour elle ! A croire qu'on existe plus.

D'abord interloqué, je reportais mon regard sur Fisher, qui riait aux éclats alors qu'un jeune homme brun extrêmement séduisant lui murmurait quelque chose à l'oreille. Il avait glissé sa main au creux des reins de la jolie brune, caressant sa peau par dessus le tissu léger de sa courte robe noire. Lorsqu'elle se détourna de lui pour reprendre son verre, il l'embrassa dans le cou, profitant de l'espace qu'Alice avait dégagé en nouant ses cheveux. Les yeux mi clos, elle m'adressa un sourire en coin en levant son verre dans ma direction, avant de l'avaler d'un trait.

-Tiens, on dirait que tu lui as tapé dans l'oeil. Dommage, t'es plutôt mignon, et ça me plaisait bien, de brancher une star du petit écran ...

-C'est ma colocataire.

-Alors ça change beaucoup de choses. Avec une nana pareille en visuel chaque jour, tu dois être en appétit...

Je me tournais vers la petite serveuse en lui dégaînant mon plus beau sourire. Sa moue aguicheuse me confirma que j'avais trouvé compagne pour la nuit.

-Tu n'as pas idée, ma belle...

-Moi c'est Sam. Et je finis mon service dans une heure.

Apercevant Alice, passablement éméchée, et son Jules ténébreux qui s'éclipsaient vers les toilettes, je sentis comme une déchirure se dessiner en moi. Avalant mon verre cul sec pour mieux échapper à la douleur, je décochait à la pimbêche qui babillait d'un air ravi à côté de moi mon oeillade la plus charmeuse.

-On va chez toi ?